Staliils ,!.■ Iti.-.!), art
3 Statuts de 1858, art. 1.
de la (;ouunuiianté et sa boutique sera fermée '.
Le 1;{ mai 1681, une sentence de police avait défendu aux maîtres professant la R. P. R. de prendre aucun apprenti, celui-ci fût-il calholi([ue. Des déclarations ou des arrêts, datés du 20 février 1680, des 9 juillet et 15 septembre 168.5, leur interdirent les métiers de satre-femme. de libraire, d'imprimeur, de chirurgien et d'apothicaire *. Le 10 juin de cette dernière année, l'aciidémie des Beaux-Arts accueillit dans son sein le peintre Blain de Fontenay avant qu'il eut terminé son tableau de réception, « pour lui mar(|uer la joie de ce qu'il s'est nouvellement converti à la foi catholicpie. el exciter parcelle grâce les autres de la R. P. R. qui sont de la compagnie à rentrer dans le giron de l'Eglise ». Louis XIV les y convia d'une manière plus pressante encore au mois d'octobre, en révoquant l'édit de Nantes •''.
Les écrivains, dans leurs statuts de 1727, exigent encore du candidat à la maîtrise, non seulement qu'il déclare pratiquer la religion catholique, mais encore qu'il le prouve <- par un certifiât de son confesseur et de deux notables bourgeois * >>.
En 1746, les boulangers menacent de peines sévères rou\Tier qui aurait « blasphémé le saint nom de Dieu ^ ».
Catisseurs. Ou\Tiers qui donnaient le lustre aux étoffes. Pour le cati à froid, on interposait dans chaque pli du tissu une planche bien unie, puis l'on mettait en presse. Dans le cati à chaud, des plaques de cuivre chauffées remplaçaient le bois.
Les catisseurs sont aussi nommés presseurs, applanisseurs, appréteurs, etc.
Cauderliers , Caudreliers , Cau driers, Gaudronniers. Voy. Chaudronniers.
Gauponiers. Voy. Cabaretiers.
Çavatiers et Çavetiers. Voy. Savetiers.
Çavetonniers de petis soulers de basenne. Nom que le Livre des métiers donne aux savetonniers.
Ceinture de la reine. C'était un impôt destine à l'enlretien de la nuiisou de la reine ''. Au treizième siècle, on le levait, de trois en trois ans, « le jour de la Sainl-Remy », sur les .1 vins entrant à Paris ; il fut plus tard étendu à '•' d'autres denrées '. Sous une autre forme, cet
• Article 5.
' \ oy. !.. l'ilatli", Jii/ils. drelnrations el arrfis coiicer-
iiani tu irtigi'on prétendue réfurmfe, p. 4», 81, 204 cl 237 ot passiiii. .-
3 Vuy. ci-dcsiioiis l'art. Édit de Nantes. fl
* .\i-iiclf 1. Cet article n'existe plus ilans leurs fl statuts de 1779.
5 Statuts, art. 47.
*• \'ov. Dueanfje, (thssarium, v* tona résina'. ' \'oy. Ueppiuff, Oritonmiitces retatites aux métiers, 1>. 430.
CKINTIUI'; UK l.A HKl.NK - CIvNSia HS HOVAIX
iiEi|>(M l'xislait eiu-ore au ttix-liiiitit'iiii' ^i^•cle »'l il lut perçu lor?i ilu iiiariafje ilo I.cuiis XV ', mais Mai'io-Aiiliiini'll(> v iviioiira lors de miii nvt'iii'iiiiMil ù la rduronne -.
Ceinturiers. C'est vers la lin du qualorzièiiie sièi-le que les corroierx chani^èrent «li; nom et devinrent reinluriers de ciiieir et de luiUin. Kn même temps le métier cessa d'être lilire, le roi en diinna les revenus à son chambellan ul ù son elunnhrier. el il fallut pour s'établir payer seize sous, dont dix au premier et six au second. De plus, on exijrea cpie tout candidat à la maîtrise fit rhef-ir œuvre ; ce l'ut alors, suivant la jnode du jour, ^< une ceinture de velours à deux pepdans, à huit boucles par le bas des pendans. la fernu'e de Ter limée el percée à jour, a feuilhif^es encloués dessus el dessous, les clous avec leur contre-rivet, le tout bien poli ».
L'ordonnance dite des Bannières ^ écrit Sainturiers.
Vers le milieu du seizième siècle, la comnuinauté comptait près de deux cents maiires. La décadence des ceintures et la mode des deniiceints portèrent à sa prospérité un coup dont elle ne se releva point. Puis, deux ciu-porations nouvelles, celle des ceinturiers en e'iain et celle des demi-ceintiers. leur créèrent une concurrence redoulable : mais les premiers leur lurent réunis, les seconds entrèrent dans la communaulé des chaineliers, el, en mars 1551, les ceinturiers reçurent île nouveaux statuts, qui, révisés en 1598, les ont régis jusqu'à la Révolution.
Chaque maître ne pouvait avoir à la l'ois qu'un ~eiil apprenti, et la durée de l'apprentissage était de (jualre ans. Quatre jurés, dont deux étaient pris parmi les ceinturiers d'étain, surveillaient le métier.
.\ dater de ce moment, les ceinturiers modifièrent un peu leur spécialité. Ils confectionnèrent surtout des ceinturons (d'où leur nom de ceinluronniers) en buffle, en maroquin, en veau, des courroies d'éperon, des baudriers et autres objets de même nature destinés à l'équipement des troupes. Mais ils ne retrouvèrent jamais leur prospérité primitive, el ù la lin du dix-huitième siècle, le nombre des maîtres était de 43 seulement *.
Les ceinturiers avaient pour patron saint Jean-Biiplisle.
^ oy. Chef-d'ceuvre. — Demi-ceintiers et Expérience.
Ceinturiers en étain. .\iiisi appelés parce qu ils ornaient les ceintures de clous en étain. .\ la suite d'un long procès, ils furent, en mars 1551, réunis à l'ancienne corporation des ceinturiers.
Ceinturiers en fer. Cette spécialité paraît dater seulement du seizième siècle. Les maîtres.
' Voy. \r Journal ic Barbier, août I"25, t. I, p. 403. - .Vriiiuires de Wel/et, édit. Bonille et Bariièn-, t. I, !■ «.
■' Juin 1407. — Ordonu. royales, t. XVI, p. 6"2. ' Jaubert, Dielionnaire, t. I, p. 409.
après élre restés (|nel((ue temps indépendants, tinireni parse fondre ilans l'ancienne corjjoralion des ceinluriers.
Ceinturonniers. Voy. Ceinturiers.
Celleriers. On nommait ainsi, eeu.x qui, dans un giariil établissement, un couvent par exemple, avaient le soin des provisions de bouche. Le cellerier recevait du chambrier l'argent nécessaire, el devait pourvoir ù la nourriture journalière des bûtes et des frères. La cuisine, avec son matériel, ainsi que le jardin potager étaient sous son entière dépendance '.
tin trouve aussi cere/iers, cAeceliers, etc.
Cendre gravelée iM.vrchands de). Les ménagères el les blanchisseuses faisaient jadis grand usage, pour leurs lessives, du sel de soude et de la cendi-e gravelée, lie de vin sécliée et calcinée. Les Tailles de 1202 et de l:Sl:l ne mentionnent chacune qu'un seul cendrier, mais, au seizième siècle, ils sont souvent cités dans les cris de Paris :
Ci'iiiln- à lavanilièrp, pemlre à lavandière I Hz sont ù six blancs le boisseau .V la grand'rue de Sainct-Marceau Tout auprès de la Baibodièiv *.
En 1(573. Colbert voulut forcer les « marchands de cendre el de soûle •• » à se constituer en connnunaulé. Ils étaient alors au nombre de 40, el on les la.xa à 300 liv., ce qui eût fait entrer 12.000 liv. au Trésor, mais l'édit ne fut pas exécuté, et la cendre gravelée devint le monopole des vinaigriers.
Sur la manière dont on traitait la soude au dix-huitième siècle, voy. V Encyclopédie méthodique *.
Cendriers. Voy. Cendre gravelée.
Censeurs royaux. On fait remonter au seizième siècle la censure des li\Tes. Exercée d'aliord par la Faculté de théologie, elle fut confiée, en 1624, à quatre docteurs deSorbonne, docteurs désignés par le roi et recevant de lui des honoraires. Enfin, en 1653, il fut décidé que le chancelier nommerait les censeurs chargés d'examiner les ouvrages dont l'impre.ssion sérail proposée.
Aucun volume ne put plus être publié sans avoir été soumis h un censeur royal qui, en général, formulait ainsi son approbation : ■.< J'ai lu, par ordre de M. le chancelier, un manuscrit ayant pour titre... el je n'y ai rien trouvé qui doive en empêcher l'impression ».
Les livres devenant de plus en plus nombreux, le service de la censure dut êlre réorganisé en 1742. Les censeurs, portés au nombre de 78, furent partagés en plusieurs classes : théologie, jurisprudence générale, jurisprudence maritime,
' Dueanfje , au mot eellarius. — \albûnnais , .Vêmoires pour servir à l'histoire dit J)au/jAiiie'. p. 110. * .\nt. Truqiiet. les cent el sep/ cris. etc. '* De somb'.
l Tome VII, p 554.
CKNSEL'RS ROYAIX — Cl'LNTKALlSATIUN DES METIKHS
liiédeciiie, liisloire naturelle et cliimie, chirurgie et iinatiJinie, inallifiiiatiques, belles lettres, géd^raphie, iiavij^atiou et vo yawes.
Les affiches, les placards, les pièces de théâtre représentées, les chansons et autres écrits de ce {jenre qui ne dépassaient pas deux leuilles d'impression élail sdiMinairenient examinés par le d-nseur de lu jio/ire, fonctionnaire dépendant du lieutenant général.
On trouve dans l'ouvrage suivant: A. -M. J.iillin. (!titalti<i'ue chronologique des Uhraires. etc. ', la liste des censeurs royaux ayant exercé depuis 1742.
Centralisation des métiers. Pendant
plusieurs sii'cles, chaque profession resta centralisée dans une même rue ou tout au moins dans un même quartier; faliricants, marchands, arti.sans exerçant un métier identique étaient logés ù côté les uns des autres et appartenaient ù une même corporation, à une même confrérie. Les recensements faits à l'occasion des tailles levée.s .sur la population fournissent à cet égard des renseignements très sûrs et très curieux. Quelques rues ont conserve jusqu a nos jours le nom qu'elles devaient à l'industrie qui y avait été spécialement représentée. Je citerai, comme exemple, la rue de la Heaumerie, qui n'a disparu ([n'en 18.53, lors de la continuation de la rue de Rivoli, et qui demeura pendant plusieurs siècles le centre de la falirication des armures. Sauvai dit - qu'elle « enq)runla son nom d'une maison où pendoit pour enseigne un heaume, et encore des armuriers qui occupoient la plupart des logis dans le tems que nos pères donnoient le nom de heaume à un casque et aux armuriers celui de heaumiers •' ». En effet, parmi les vingt contribualiles que mentionne la Taille de 1292 dans « la Hiaumerie », je relève les noms suivants :
Fouquet, le larmier *.
Martin, Varmeurier.
Rogier l'Anglois, larmier.
Son compaignon.
Jehan le Flamanc, trumelier ".
Jaques de Senli/-, armeurier.
(îervèse, le larmier.
Je trouve encore cités dans la partie de la rue Saint-Denis qui allait du Châtelet à la rue de la Heaumerie :
PLelipe, le ftmrheeur '.
Robert, le fimrbeeur.
Nicholas de Tours, armeurier.
Phelippot, son vallet.
Jehannol, son vallet.
Jelian Godin, huubergier.
Guillaume, armeurier.
< Paris, 1789, in-B».
* Heclierchrs sur Paris, I. I, p. 111.
** Voj. Hiissi Mc'iui^f, Uic/ion/iaireê/^moluf/itiiff, l. II, 1>. 4:i2.
* Ils fiil)rii]U«ii'nl des C'perans, tles (Slners, des mors cl la plupai'l di's |icl.ils ohji'ls de fer qui cuiii|ilélai('iit réiiuipt'iiii'iit (lu cavalier et le lianiachi'ini-nt ilu cheval.
5 Us faliriquaicut les Irunielières, qui (irotéfj^eaieut les juiiihes.
S fuurbisseur.
Henri, \f fourieeur.
(Tuillaume le boçu, armeurier.
Jehan Godin, hanhergier.
Henri, Xa fourbeeur.
Raoul le Bl(jnt, fourJjeeur.
Raoul Tire-\'eel, armeurier.
(iodefroi l'Alemant, fourheeur.
Jehan le Bourgueignon, armeurier.
Michiel, armeurier.
Nicholas de Roen, faurbeeur.
Robert de Ponlaise, armeurier ^.
Vers la fin du treizième siècle, les inconvénients de celte centralisation s'étaient fait sentir, et les métiers avaient commencé ù se répandre un peu partout. Je remarque pourtant
encore dans la Taille de 1292 :
La rue aux Jugleeurs, avec deux Irompeeurs et deux jugleeurs.
La rue de la Petite-Bouclerie, avec quinze Ijoucliers.
La rue de la Sellerie, avec vingt-cinq selliers et quatorze lormiers.
La rue des Plâtriers, avec un plâtrier, deux maçons et un tailleur de pierres.
La rue de la Bùcherie avec sept bûchiers.
La rue aux Ecrivains, devenue un peu plus tard rue de la Parcheminerie, avec un écrivain et neuf parcheminiers.
La rue de la Boucherie Sainte-Geneviève, avec huit bouchers el un tripier.
La rue de la Poulaillerie, avec onze poulaillers, etc., etc.
Au siècle suivant, la dissémination est devenue la règle générale. On rencontre pourtant encore des exceptions ; la petite rue au Foin possédait seulement cinq contribuables, dont quatre étaient faniers el le cinquième porteur de foin ; la rue de la Saunerie compte encore, sur dix imposés, trois sauniers ; la rue de la Tannerie, vingt-neuf tanneurs sur quarante-trois imposés. La Heaumerie a conservé sa spécialité ; parmi les trentequatre imposés qui y demeurent figurent :
Guiart de Ponloise, armeurier.
(iuillaume de Tournay, larmier.
l'oincet, le hiaumier.
( Juerin, le hiaumier.
(iuillaume le Cauchois, armeurier.
Maheut, famé feu Charonne, armeurier -.
Eslienne le Bourgoignon, armeurier.
Jelian \'idré, hauberi/ier.
.lehan de Sanliz, armeurier.
Pierre, le hauberqier.
Niccdas do Mcullant, Irumelier.
(leolfroj Petit-Clerc, armeurier.
Poincet île Baumes, armeurier.
Symon. \q trumelier.
Colin TEscot, qui fait gantele:.
Thomas le Champion, hyaumier '.
A la fin des statuts accordés, en 1407, aux haubergiers. on lit ces mots : « Publiés au
i Taillf de 1292, l>. 28 el 97.
- Veuve continuant te comiuoi'ce île son mari.
:' Taitlc de 1313, p. 102.
CENTRALISATION DKS MKTIKUS - CHAdUINIKRS
carrefour do In Heaunifrio le 10 mai 1407 '■> ; et
(JiiiUi'litTl (le Metz ocrivail encore vers 1434 :
rue de la Heaumerie. ou l'eu ' l'ait uruieuro * >>.
Cepiers. Vov. Geôliers.
Gerceliers ei Gercliers. Celaient des falirieanls. des uiarchands ou des plieurs de cerceaux pour lonueaux, peut-être même tout cela ensemble. Dès le treizième siècle, ils criaient dans les mes les produits de leur industrie :
Cerciaus de bois vt'ndrt' volons •*.
La Taillg de 129:^ meniionne un cercelier , cvWo de i:ii)0 cite quatre plieurs de cerceaux. Ils appartenaient à la corporation des tonneliers.
On trouve aussi serquiliers.
Cercueils Commerce des!. .\u mojen ày^e. l'écrin est parfois un objet de luxe, c'est plus souvent une boite, même une boite de grande dimension, même un cercueil, et ceux-ci sont fabriqués par les écriniers. Les Chroniques de Saint-Denis, racontant la mort de Thibaut, roi de Navarre *, nous apprennent que son corps « fu embasmé, enveloppé et mis en un écrin bien et frentement ^ y>.
Les écriniers devenus lajetiers conservèrent cette spécialité, qu'ils partageaient déjà avec les menuisiers, ou du moins avec leurs ancêtres les huchers. L'article 4 des statuts accordés à ces derniers en décembre 1290 * est ainsi conçu : v< Que nus ne loue coffres à gens mors ». Ce qui prouve, en outre, que dès celte époque les pauvres, transportés parfois au cimetière dans une bière louée, étaient mis en terre sans cercueil. Les plombiers fabriq\iaienl les cercueils de plomb, qui recevaient la dépouille des gens riches. Au dix-septième siècle encore, ceux-ci devaient s'adresser aux selliers pour une foule d'accessoires. Leurs statuts de septembre 1678 les autorisent à >< faire chariots de pompes funèbres, faire et fournir la grande coiiverture pendante, garnir le cercueil de velours et de croix de satin, faire les caparaçons des chevaux, et fournir tout ce qu'il conviendra aux harnois et à la selle " ». A cette date, les lavetiers ne confectionnaient plus que les bières communes en sapin.
Sébastien Mercier, qui écrivait vers 1780, nous dit que l'Eglise avait alors le monopole de la fourniture des cercueils, et il ajoute qu'elle les vendait le double de ce qu'ils valaient *. 11 nous montre plus loin le lajetier allant livrer une bière, et la promenant sur son épaule au milieu de la foule qui s'écarte pour le laisser pas.ser '. Le pauvre devait souvent encore se contenter d'un cercueil biinal qui. après l'avoir mené
• Où Ion.
' Description de Paris, ctlit. Le Roux do Linoy, p. 211. 3 Guillaume de la \'ill<' Neuvr, Les rrieries tle Paris. ' Mort on 1253.
5 Édit. Paulin Paris, l. V, p. 21.
^ Dans Dopping, Ordonnances relatites aux métiers^ p. Xi\.
■J .\rtlclc 18.
« Tableau de Paris, t. 111, p. 184.
9 Taileau de Paris, t. XI, p. 88.
jusqu'au bord de la fosse, revenait à ville, et recevait ainsi chaque jour >in nouveau cadavre '. Ces bières-là étaient, du moins, à l'abri des profanations que l'on reprochait au fos.so)eurs *.
Vov. Emballeurs. — Fossoyeurs. — Pompes funèbres.
Cerdeaux. Vov. Serdeaux.
Cérémonial. Voy. Aide des cérémonies. — Grand maître des cérémonies.
— Hérauts d'armes. — Introducteurs des ambassadeurs. — Maîtres des cérémonies. — Maîtres des cérémonies ecclésiastiques. — Rois d'armes '.
Cerenceresses. Vov. Pilassiéres.
Cerneaux March.vnus de;. Dès le treizième siècle, on criait des « cerniaux » dans les rues de Paris *. Ils étaient devenus « cerneaux » au seizième siècle :
.\ mes beaux cerneaux, A mes beaux cerneaux !
Tout cec3' pour deux tournois.
Je crie à si haute voix
Que j'en suis quasi tout en eau ^.
Certificateurs des actes des notaires. Offices créés par édit du 'i^ juin 1627. .\ux termes de cet édit, les titulaires devaient « certifier tous les contracts et actes excédans cent livres, passez par ceux qui ne sçauront lire, écrire, ne signer ».
Cervisiers et Cervoisiers. Voy. Brasseurs.
Ceveliers. Voy. Cellerlers.
Chableurs. Nom que portaient, sur la haute Seine, les maîtres des pon's cl pertuis. Il y avait un chableur à Corbeil, à Melun, à Montereau, au pertuis d'Auferne. à Pont-sur-Yonne, à Sens et à Villenenve-le-Roi •>.
Voy. Maîtres des ponts.
Chaesniers. Nom que la Taille de 1292 donne aux chainetiers.
Chagrainiers. Voy. Chagriniers.
Chagriniers. Ou\Tiers qui préparaient les peaux de manière à les rendre grenues. On les trouve aussi nommés chagrainiers, orthographe plus conforme à l'étymologie.
Au milieu du dix-huitième siècle, deux ou trois tanneurs avaient adopté celle spécialité, mais presque tout le chagrin employé en France venait encore de Constantinople, de Tunis, d'Alger et de Tripoli.
Voy. Maroquiniers.
I Tableau de Paris, t. 111, p. 187.
- Tableau de Paris, l. I, p. 258.
3 Ottnsulter sur ce sujet : Th. Godefroy, I^e cérémonial fraii^-iils. 16-10. 2 in-folio. — Ktat de la France pour 1687. I. 1, p. ï>1\;pouT 1712, t. I, p. 6U;pour 1736. t. Il, p. 310.
♦ Lescrieries de Paris, par Guill. de la Ville Neuve.
■"• Les cent el sept cris, etc. par .Antoine Truquct.
6 Ordonn. de février 1415, art. 616 et suiv.