CHAINETIKRS — CHAMBRE ET CABINET DU ROI
Chaînetiers. Faiseurs de chaînes. En 1202, il y avait à Paris ijepl maîtres chaeaniers ou clicestiiers. C'est à peu près tout ce que l'on sait sur l'histoire primitive de cette corporation, les documents qu'elle avait réunis ayant été brûlés, (;n 1085, avec le cofîrc où elles étaient conservées. La communanlé, qui avait ciinipléjiisiiu'ii qiialrevinj^ts iniiilres, élail réduile à six en 1718; elle ne faisait phis d'apprentis et, faute de sujets capables, les mêmes jurés restaient en fonctions cinq ou six ans de suite ^ .
On avait pourtant réuni successivement à cette communauté les liauberj^iers ou haulier^euiers, les tréfliers et les demi-ceinliers, aussi les maîtres étaient-ils qualifiés de chainetiers-haubergeniers- Irc'/liers-demi-ceittliers * .
Des lettres patentes du 21 septembre 1762, enrei^islrées seulement en août 1764, réunirent aux épiiij,'liers les chaînetiers, qui conservèrent pour patron saint Alexis.
\J Ennjdnpéâle métliodique, en 1782, les nomme chuisucttiers •'..
Voy. Gardes-chaines.
Chair humaine (Marchands de). Voj.
Recruteurs.
Ghaircuitiers. Vov- Charcutiers.
Chaise ( Conducteurs . Traineurs et Tireurs de). Voy. Brouetteurs.
Chaisiers. Voy. Tourneurs en bois.
Ghaisnettiers. Voy. Chaînetiers.
Chalets de nécessité. Voy. Latrines publiques.
Chambellan de France (Grand). La royauté lui avait concédé une partie des revenus provenant de cin(j iiiéliers.
Voy. Maitre des cordonniers.
Chamberières. Voy. Servantes.
Chamberiers. Voy. Valets de chambre.
Chamberlans. \oy. Chambrelans.
Chambre des bâtiments et Chambre de la maçonnerie. Voy. Maître des maçons.
Chambre de la marée. Voy. Marée.
Chambre et du cabinet du roi ^I'ersonnel de la).
Ce personni'l. dont le nondire varia sans cesse. .se composait en 1712 de :
1 p^rand chambellan.
4 premiers fjrntilshnmmes.
24 pa-es.
4 {.^(uiverneurs des pag'cs.
1 Savary, Dictionnaire, t. I, p. C17.
* Voy, tous CCS noms.
3 Commerce, !. I, p. 389-
4 sous-f^ouverneurs.
1 maître de mathématicpies.
l maître en fait d'armes.
1 maître à danser.
L'antichambre
2 huissiers.
La Chamhre
[)remiers valets de chambre.
huissiers.
valets dft chambre.
porle-manteaux.
[)orle-arquebu.ses.
porle-mail.
barbiers valets de chandire.
barbier ordinaire.
clururji;ien, opérateur pour les dénis.
tapissiers.
horloij;ers.
renoueurs.
i^arçons.
porte-chaise d'afîaires.
porle-table.
frolleur.
porle-meubles.
porteur de meubles.
capitaine des mulets.
peintres.
sculpteurs.
vitriers.
menuisiers.
serruriers.
cofTretiers-malleliers.
capitaine des levrettes et lévriers.
valets et ji^ardes des levrettes.
I^ardes des petits chiens.
pâtissier des chiens.
chef du vol pour les champs.
maître fa\iconnicr.
piqueur.
acheteur il'oiseaux.
vali'l des épa^jneuls.
capitaine du vol pour pie.
maiire fauconnier.
pi(|ueurs.
oiseleur ou teiuleur '.
iriand maitre de la (rarderobe.
maîtres de la {jarderobe.
premiers valets.
valets.
porte malle.
p;arçons.
tailliMirs.
empcM-ur.
rcmplisseuse de points.
brodeurs.
pelletiers.
linfj;ers.
cordonniers.
chapeliers.
I Cl' pi'r.s(inni'l fui fort ati^'mi'nté sou.- Louis XV.
CHAMBRK KT CABLNKT DU ROI — CHAMBUIOLANS
i:tr>
2 merciers.
(■> chiuissetiers.
2 laviiiuliers.
Le Cabinet
2 huissiers du cabinet.
1 huissier de Tordre du St-Kspril.
4 secrétaires du cabinet.
4 courriers du cabinet.
1 ji^ardieii des livres.
1 t^ardien des médailles.
2 lecteurs.
1 interprète pour les la nfjuesarabeset syriaques,
l interprète pour la langue latine.
1 interprète pour la langue grecque.
Oiseaux du Cabinet
l capitaine général.
1 capitaine du vol pour corneille.
1 lieutenant, aide.
1 maître fauconnier,
♦i piqueurs.
1 garde-perches.
1 capitaine du vol pour pie.
1 lieutenant, aide.
1 maître fauconnier.
;i piqueurs.
1 garde-perches.
1 capitaine du vol pour les champs.
1 lieutenant, aide.
1 maître fauconnier.
2 piqueurs.
1 valet d'épagneuls.
l garde-perches.
1 capitaine du vol pour émérillon.
1 lieutenant, aide.
1 maître fauconnier.
2 piqueurs.
1 garde-perches.
Garde-Meubles
intendant, contrôleur général.
garde général, garde-meubles.
garçons.
Musique
de la Chambre
surintendans.
maîtres de la musique.
violons.
compositeurs.
hautes-tailles.
2 haute-contre.
2 basses-tailles.
basses.
clavessin.
porte-épinetle.
2 petits luths.
2 violes.
théorbe.
maître de luth.
pour les pages.
1 maître de grammaire pour les enfans de la musique de la chambre.
2 dessus de violon.
2 basses.
2 basses de viole.
4 flûtes.
1 faiseur de luths et autres iiistrumens de musique de la chambre.
MusiyuK DU Cabinet
21 violons.
2 bassons.
3 hautbois.
1 huissier des ballets.
1 garde des instrumens.
4 trompettes ordinaires des plaisirs du roi.
1 timbalier.
4 tambours.
4 fifres.
1 premier médecin.
1 médecin ordinaire.
8 médecins .servans par quartier.
1 médecin de Tiiifirnierie de la maison du roi.
1 premier chirurgien.
1 chirurgien ordinaire.
8 chirurgiens servans par quartier.
4 apothicaires.
4 aides-apothicaires.
2 apothicaires-distillateurs.
1 opérateur ordinaire.
1 herboriste.
Soit environ 500 personnes ' . Presque tous les noms cités ici ont un article dans ce dictionnaire.
Ghambrelaines. Nom donné par Rutebeuf aux femmes de chambre du treizième siècle.
Ghambrelans. Plus .souvent nommés chamberlans. On appelait ainsi les ou\Tiers travaillant en chambre .Sauf très rares exceptions, les artisans étaient tenus d'appartenir à l'atelier d'un patron , et la plupart des corporations faisaient poursuivre avec acharnement les chambrelans. Il était interdit à tout ouvrier non embauché de posséder chez lui les gros outils du métier-, et cela sous peine d'amende, de prison ou de punition corporelle. Les menuisiers s'expriment ainsi : « Faisons très expresses défenses à tout compagnon d'avoir chez lui, en sa chambre, maison, auberge ou partout ailleurs, un établi ou table forte percée de trous pour mettre valet ^, sur quoi il puisse travailler ; sous peine d'être ledit établi saisi et confisqué, ensemble les gros outils comme varloppes, demi
' Trabouillet, Étai de la France pour 17 12, t. I, p. 136 <'t suiv.
* Hoi-lofrers, statuts de 1583, art. 4.
3 Outit de f<r qui maintieol sur l'vtabli les pièces do bois pendant qu'on lis travaille.
CHAMBRELANS — CHAMI'ART
varloppes *, valefs, sergens, *, rabots, fcuillcrels, giiillaiiines ^, scie à refendre et autres, lesquels seront bien saisis chez l'hôte ou le voisin dudit compagnon, et même partout ailleurs, dès (jU'ils seront trouvés chez gens qui n'ont pas la qualité de maîtres de ladite profession * ». Toute contravention de ce genre coûtait, outre la saisie des outils, une amende de cent livres '■'. Mais le délinquant n'était pas seul frappe ; le propriétaire ([ui avait toléré chez lui cet atelier clandestin, quand même son locataire n'y eût point travaillé, se voyait contisquer pour un an le loyer de sa maison entière ".
Kn dépit de celte sévère répression, le nombre des artisans cpii restaient indépendants de toute communauté fut toujours considérable, l'édit du 29 mars 1673 l'évalue à treize mille au moins.
Chambres basses et chambres courtoises (Ouvriers iss). Voj. Vidangeurs.
Chambres g-arnies. Dès le début du quinzième siècle, les bourgeois louant des chambres garnies furent soumis aux mêmes règlements de police que les hôteliers. Les lettres patentes du 29 novembre 1407 les obligent à faire connaître chaque jour au prévôt de Paris le nom de leurs locataires'', injonction sans cesse enfreinte par les particuliers et sans cesse renouvelée par le roi.
Le nombre des chambres garnies fut toujours très considérable à Paris. Tout s'y louait, même les plus somptueuses demeures en l'absence de leur propriétaire. Aux noces de Jehan du Chesne, qui sont décrites dans le Ménagier de Paris *, on loua, pour une journée, le célèbre hôtel de Beauvais. « Les maisons de Paris, écrit l'ambassadeur Lippomano, se louent presque toujours garnies, par jour ou par mois ; car les concierges, qu'on pourrait appeler les fermiers des maisons et des palais, ne peuvent pas en disposer autrement, craignant toujours que leurs maîtres ne reviennent. Alors, il faut dénicher tout de suite, principalement quand c'est une maison de grand seigneur. Ainsi, Mgr Salviati, le nonce du pape, fut forcé, de mon temps, de déménager trois fois dans deux mois" ».
Les règlements des 27 juillet 1777 et 6 novembre 1778, ordonnent encore, aux propriétaires de chambres garnies comme aux hôteliers, la tenue de deux registres destinés au contrôle de la police '".
Voy. Hôteliers.
f La varlopi- est un rabot trè.s long et muni d'une poignée. La demi- varlope ou riflard est un peu moins forte que la varlope.
- Et mieux serre-joints, instrument qui maintient fortement jointes les pièces de bois que l'ouvrier vient Jo coller.
•' Sorte de rabots qui servent à faire les feuillures.
i Statuts de 1713, art. 92.
5 Statuts de 1743, art. 31.
6 Orfèvres, statuts de 1759, titre III, art. 5. '' Ortioim. royales, t. IX, p. 261.
8 Tome II, p. lit;.
9 Retnlioiis des ambassadeurs ténilieHS, t. II, p. 609.
'" Isamberl, Aneiennes lois françaises, t. XXV, p 70 et 449.
Chambrier de France (Grand). Le grand chambrier <•< avoit, écrit du Tillet. supérintendance de la chambre du Roy et de ses habillemens et meubles* ». Charles d'Orléans, fils de François I" et mort le 9 septembre 1545, fut le dernier titulaire de cet office. Des lettres patentes, datées du mois d'octobre de la même année, le déclarèrent supprimé : « Supprimons, disent-elles, éteignons et abolissons, avec tous les offices et officiers de sa justice, la juridiction du gran<l chambrier, en quelque lieu qu'ils soient établis ».
Le roi avait abandonné à son grand chambrier tout ou partie des revenus provenant des métiers suivants :
Fripiers.
.Selliers.
Pelletiers.
(.ihapuiseurs
Cordonniers.