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XIV PRÉFACE

moins exclusiflc régime de la corporation en facilitant l'admission, de supprimer les abus des jurandes et confréries en plaçant les Corporations sous la surveillance immédiate des officiers royaux, enfin de prélever une taxe sur les brevets de maîtrise. La bourgeoisie de la Capitale était privilégiée par ces édits, car les maîtres reçus dans ses corporations avaient la faculté de s'établir dans toutes les villes du royaume, tandis que les maîtres reçus en province n'avaient pas le droit de s'établir à Paris '.

A mesure que s'étendait l'autorité royale, l'organisation des métiers de Paris devenait un type sur lequel se modelèrent les Corporations des autres villes, surtout quand elles étaient constituées par lettres patentes. Il y eut dès lors plus d'uniformité dans les statuts. Paris conserva toujours une situation privilégiée.

L'ordre étant rétabli après les guerres civiles, la royauté aurait pu renoncer à maintenir le régime corporatif.

.^.u moven-âge, dans un temps où la police générale assurait très mal la sécurité des individus isolés, où le droit revêtait d'ordinaire la forme de concession et de privilège, les artisans avaient trouvé dans le corps de métier une forteresse à l'abri de laquelle leur industrie s'était défendue et avait grandi. Cette forteresse, au lieu d'en ouvrir plus largement les portes à mesure que l'industrie se développait, ils s'appliquèrent constamment à en rehausser les barrières et à v multiplier les obstacles. 11 faut rendre à la rovauté du X\T siècle cette justice qu'elle se proposa de réagir contre cet égoïsmc. Elle aurait pu aller jusqu'à la suppression du pri\ilège corporatif; on peut conjecturer qu'elle aurait obtenu l'assentiment de la haute bourgeoisie, puisqu'aux états généraux de 1614, les derniers qui se soient réunis avant la Révolution, le Tiers État demanda la suppression des jurandes, maîtrises et lettres rovales.

' V" (liirporaticuis. Entre les deux édits de i58i et de Ô97 se place une - liste générale et ruoles de tous les arts et métiers qui sont en jurande et qui s'excercent tant en la ville et faux bourgs de Paris qu'es autres villes, faux bourgs, bourgs, bourgades de ce royaume, ■• que M. Franklin a reproduite. Elle porte r5i professions, mais elle n'est pas spéciale à Paris. Une autre liste des Corporations, publiée dans le dictionnaire de .Savarv vers le milieu du XVIII' siècle, ne porte que 66 professions.

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