COMBATS DAMMAUX — COMMIS MARCHANDS
l,ii iiialsiinc ciiridsili» qu'excitait co spectacle devint telle, i\nc l'on soiijj^ea ù lui consacrer un amphithéâtre pouvant contenir vinj^l mille personnes, et même ù faire venir (rKspai,''ne <.< lies maîtres aipahles <le Lliriirer ces sanji^lanles boucheries ' ». l'IUes furent, en elïet, transportées près de rh(\pitHl Saint-Louis, à l'extrémité de la rue Granj^e-aux-Belles, et la barrii-re de Pantin devint la barrière du Combat. Jusquelà, l'on n'y avait admis comme acteurs que des animaux, et aucun homme n'y risquait sa vie. On trouva sans doute ces émotions insuffisantes, et l'on demanda au g'ouvernemenl d'autoriser des courses de taureaux semblables à celles dont jouissait l'Espairne. Aussi, le 4 mai 1780, M. Amelot, ministre de la Maison du roi, écrivait-il au lieutenant y^énéral de police ]>enoir : « Je vous avoue que j'ai beaucoup de répugnance à accorder la permission d'établir la course de taureaux dont il est parlé dans le mémoire ci-joint. Indépendamment de ce que c'est un nouveau spectacle et qu'ils sont déjii trop multipliés, il me sendile qu'il v a quelque inconvénient a en autoriser un qui n'est point dans nos mœurs et dont l'effet seroit d'accoutumer le peuple à voir du san<; * ». L'autorisation fut refusée, et un Guide de 1824 écrivait encore : « On est rarement témoin, à ce spectacle, de scènes sang'uinaires. Des dojjues y combattent contre des taureaux, des loups, des ours, qui ne sont presque jamais misa mort. Le Tiàxcnlo peccaia ■* est le paillasse de ces acteurs à quatre pieds. Quoique l'on n'y voie jamais des hommes risquer leur vie pour le plaisir du peuple, comme en Espafjjne, on s'étonne de l'existence d'un tel spectacle dans une ville où l'on devrait craindre d'inspirer la moindre idée de férocité aux o^ens, souvent sans éducation et sans moralité, qui le fréquentent * ». *
Voy. Bateleiirs.
Comités. Officiers des galères, et plus particulièrement ceux qui étaient chargés de faire nnner les forçats. Ils commandaient lachiourme.
Voy. Bateaux des maisons royales.
Gommandaresses et Commande resses. Voy. Bureaux de placement.
Commis aux changes. Voy. Changeurs.
Commis général du port payé. L'invention (les timbres-poste date du milieu du dix-septième siècle, et on l'attribue à un maître des requêtes nommé Renouard de ^'illayer, l'Hermippe des Caractères de La Bruyère.
En 1653, il fut répandu dans Paris une circulaire qui débutait ainsi : « On fait sçavoir à tous ceux qui vouldront escrire d'un quartier de Paris à un autre, que leurs lettres, billets ou mémoires seront fidèlement et diligemment portés et
' Mémoires secrets, 15 mai 1778, t. XI, p. 225. - Arekires kislorii/ues et litléraires, I. 1 (1889). (i. 29. ■* L'n [tauvn- ànf qui luMait aussi cuiiliv Ifs ctiiens. ' F. -M. Marchant, Le nouveau conducteur de l étranger à Paris en 1824. p. 327.
reniius à Irur ach'esse et (|u'ils en aui'onl prom|)tement responce, pourvu (|ue lorsqu'ils eci'iroiit, ils mettent avec leurs lettres un billet qui portera />")•/ /wyc', parce <[u'on ne prendra point d'argent. Le(|uel billet sera attaché il ladite h'tire, ou mis autour (le la lettre, ou passé dans la lettre, ou en tout autre manière (ju'ils trouveront k propos, de telle sorte néiimnoins que le commis le puisse voir et l'oster ayséuuuil... ».
On exiginiit ([ue l'envoyeur écrivit de sa main sur le billet la date exacte, afin que l'on ne put le faire servir deux l'ois. On en vendait chez les toiirières des couvents, chez les portiers des colli'ges et chez les geôliers des prisons. Le bureau du commis général était installé au Palais. Il existait dans la collection Feuillet de Couches une lettre adressée à Mademoiselle de Scudéri, et portant cette mention : Par bUlel de port -payé. Notez que la réponse piii/t:e ét;iil déjà inventée, car on lisait sur le billet : « Outre le billet de port payé que l'on mettra sur cette lettre pour la l'aire partir, celuy qui escrira aura soiiig, s'il veut avoir responce. d'envoyer un autre billet de port payé enfermé dans sa lettre '». Loret, dans son numéro du Ki août, célébra en mauvais vers cette innovation qui n'eut aucua succès, mais qui fut reprise, peu d'années après, par M. deChamousset *. Loret s'exprimait ainsi :
Ou va bion-tôt métré en pratique
l'our la commodité publique
Un certain ètabtissomont,
(Mais c'est pour l'aris seulement)
De Boëtcî nombreuses et drues
.Vux petites et grandes rues,
Où, par soy-mesme ou son laquais,
On poura porter des paquets,
Et dedans à toute heure mettre
Avis, Billets, Mi.ssivc ou Lettre,
Que des Gens commis pour cela
Iront chercher et prendre là,
Pour, d'une diligence habile,
Les porter par toute la ville
A des Neveu.x, à des Couzins
Qui ne siéront pas trop vnizins.
Ceu.x qui n'ont suivans, ny suivantes, Ny de Valets, ni de Servantes, .■\yant des amis loin logez Seront ainsi fort soulagez.
Outre plus, je dis et j'anonce Qu'en cas qu'il faille avoir réponce On l'aura par mesme moyen.
Kt si l'on veut savoir combien Coûtera le port d'une Lettre (Choze qu'il ne faut pas obmettre) .A.tîn que nul n'y soit trompé, Ce ne sera qu'un suu tajié •*.
Commis marchands. Audiger les nomme (jarçoHS marchands et s'exprime ainsi sur leur compte : ^< Un garc^on marchand doit avoir bien soin de toutes les marchandises qui sont chez le marchand où il est, de s'appliquer à les connoître tontes , ainsi que les marques et les numéros. Il faut aussi qu'il prenne une
' l'iieii. Du senice des postes et de la taxation des lettres. 1838, in-4». — .\. Belloc, Les postes françaises,
- Voy. ci-dessous l'art. Facteurs des postes.
S .l/uie historique.