COQUETIERS — CORDON BLEU
Ils représentent assez bien la spécialité aujourd'hui connue sous le nom de beurre et œufs.
Je les ai trouvés nommés cocaliers, cocassiers, coquaiiers, gueconniers, cocquassiers, beurriers, etc.
Coquilliers. La Taille de 1292 cite 3 coquilliers. Suivant fJéraud, ils auraient fait des « coquilles, espèce de coifFure à l'usaj^'e des femmes* ». Mais, la coquilli' dérivée du chaperon, ne fut guère en usage avant la lin du quatorzième siècle*.
Corailleurs. Marchands de corail, ouvriers en corail, qu'on trouve aussi nommés coraliers et cnuraliers.
Ils dépendaient de la corporation desorfèvTes. Mais, comme toutes les pierres précieuses, le corail formait la base de nombreux médicaments, il passait pour guérir Thjdropisie, les pertes séminales, etc. Destiné à cet emploi, le corail appartenait au commerce des épiciers-apothicaires.
Voy. Joailliers et Patenôtriers.
Coraliers. Vov. Coraillevirs.
Corbeaux. N oy. Croque-morts.
Corbeille ^Offrande de la). C'était une des nombreuses redevances offertes par les jurés nouvellement élus aux jurés sortants. Elle se composait d'une corbeille remplie de fruits et de confitures sèches. En 1682. les merciers remplacèrent l'offrande de la corbeille par le don de huit jetons d'argent '.
Corbeilliers. Corbeilloniers. Corbeliniers. Corbelleurs. Corbelloig"neurs. Voy. vanniers.
Corbesiers. Voy. Cordonniers.
Corbilloniers. Corbisiers. Vov. Van-
Gorde. Ancienne mesure de capacité, qui était suri nul l'mplnyée pour le bois à brûler. Voy. Mouleurs de bois.
Corde D.\nseursde). Voy. Funambules.
Cordeleurs. Voy. Arpenteurs.
Cordes de boyau. Voy. Boyaudiers.
Cordes poiir instruments de musique. On les Irouve citées, au quatorzième siècle, dans la nomenclature des objets que débitiiient les merciers *. Au dix-septième siècle, on recherchait surtout les cordes de Rome ; elles se vendaient en gros i'i Paris rue Saint-Denis, aux trois maillel-s, et en détail chez tous les luthiers ^ .
1 Taille de 1202. y. '198.
* A oy. Ducange, Glossaire, au mot coçuiâus.
^ Sainl-Joanny, Registre des déliiérations îles mnrrhamls merciers, p. 157.
* Voy. le Dit d'un mercier.
5 Le Livre commode pour 1692. I I, p 215.
Au dix-huitième siècle, Lyon fai.sailune concurrence sérieuse à l'Italie ' . A Paris, toutes les cordes de boyau étaient confectionnées par la corporation des boyaudiers.
Cordeurs de bois. Voy. Moulevirs de bois.
Gordiers. Leurs plus anciens statuts connus datent du treizième siècle ; ils y sont qualifiés « faisierres - de cordes de toutes manières de fil, de teill ' et de poil ». Chaque maître ne pouvait avoir à la fois plus d'un apprenti, et l'apprenti.ssage durait quatre ans *. Les cordiers étaient exempts de tout impôt, à la condition de fournir gpaluilemenl les chevêtres, c'esl-à-dire les brides et les licous destinés aux sommiers ' de la maison royale *.
La Taille de 1292 nomme 26 cordiers, celle de 1300 en cite 13 seulement.
Les statuts de celte corporation furent renouvelés en janvier 1395. Il n'y est plus question de la redevance des chevêtres, mais elle est remplacée par une autre : les cordiers doivent fournira l'exécuteur des hautes œuvTes les cordes qu'il emploie dans l'exercice de sa profession. « pource que, dit l'article 14, ils livrent pour néant et à leurs dépens toutes les cordes qu'il faut avoir et sont nécessaires au fait de la justice du Roy, nostre sire ».
De nouveaux statuts, datés de janvier 1706, donnent aux maîtres de cette corporation le nom de cordiers-criniers.
Les ouvriers de ce métier étant obligés de marcher en arrière quand ils tordent leurs cordes, on disait d'eux qu'ils gagnaient leur vie à reculons. Les articles de chasse et de pêche constituaient une des spécialités de la communauté, dont les maîtres, vers la fin du siècle ajoutèrent à leur titre officiel ceux de marchands de chasse-mouches et filets, fabricants et enjoliveurs de crin. On appelait chasse-mouches un filet à cordelettes pendantes dont on couvrait les flancs des chevaux pour les garantir des mouches.
On comptait alors à Paris environ 130 maîtres cordiers. Une prescription qui avait été presque générale au moyen âge leur était encore imposée, ils ne devaient point travailler à la lumière, « à cause des fraudes et tromperies si aisées en ce métier », et des graves conséquences qu'elles peuvent avoir.
La corporation était placée sous le patronage de saint Paul, qu'elle fêtait le jour de la conversion.
Cordiers (Maîtres). On nommait ainsi, dans les arsenaux, les officiers préposés au service de la corderie.
Cordon bleu. < D'après le Dictionnaire de Trctoiu, ce mot se dit figurément d'une personne
I Savary, DictioiiHaire. t. I. p. 1510.
- Faiseurs.
3 Éi'orce de tilleul.
' Litre des mêliers, titre XIII.
5 Bibles lie somme.
* Litre des mfliers, 2" partie, titre I, art. 63.