‹ Dictionnaire historique des événemens remarquablesChapitre 106 sur 183 · NOR · texte numérisé non relu

NOR

NORiMAIXDS. — d*bohmmb?it ob ce»

babbark» en 843. — Tout étant divisé, tout était malheureux et faible. Cette confusion ouvrit un passage aux peuples de la Scandinavie et aux habilans des bords de la mer Baltique. Ces sauvages trop nombreux, n'ayant à cultiver que des terres ingrates , manquant de manufactures, et privés de» art»,, ne cherchaient qu'à se répandre loin de leur patrie. Le brigandage et la piraterie leur étaient nécessaires, comme le carnage aux lu* tes féroces. En Allemagne , on les appelait Normands , hommes du Nord , sans distinction , comme nous disons encore en général les corsaires de Barbarie. Dès le quatrième siècle , ils se mêlèrent aux flots des autres barbares qui portèrent ia désolation jusqu'à Rome et en Afi ique.On a vu que, resserrés sousCharleroagne, ils craignirent l'esclavage. Dès le temps de Louis -le -Débonnaire, ils commencèrent leurs courses. Les forêts, dont ces pays étaient hérissés, leur fournissaient assez de bois pour construire leur» barques à deux voiles et à rames. Environ cent hommes tenaient dans ce»

bAtimcns , avec leurs provisions de bière, de biscuit de mer, de fromage et de viande fumée. Ils côtoyaient les terres» descendaient où ils ne trouvaient point de résistance, et retournaient chez eux avec leur butin, qu'ils partageaient ensuite selon les lois du brigandage , ainsi qu'il se pratique en Barbarie. Dès l'an 845, ils entrèrent en France par l'embouchure de la rivière de Seine , et mirent la ville de Rouen au pillage. Une autre flotte entra par la Loire , et dévasta tout jusqu'en Touralnev Ils emmenaient les hommes en esclavage, ils partageaient entre eux les femmes et les fille», prenant jusqu'aux enfans , pour le» élever dans leur métier de pirates. Les bestiaux, les meubles, tout était emporté. Ils vendaient quelquefois sur une côte ce qu'il» avaient pillé sur une autre. Leurs premiers gains excitèrent la cupidité de leurs compatriotes indigens. Les habitans des côtes germaniques et gauloises se joignirent à eux, ainsi que tant de renégats de Provence et de Sicile ont servi sur les vaisseaux d'Alger.

En 844 » >1* couvrirent la mer de vaisseaux. On les vit descendre presqu'à la fois en Angleterre , en France et en Espagne. Il faut que le gouvernement des Français et des Anglais fût moins bon

Page 1