‹ Dictionnaire historique des événemens remarquablesChapitre 113 sur 183 · PAT · texte numérisé non relu

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soutenu les privilèges de la Livontc, sa patrie, avait été général dn roi Auguste; mais son esprit vif et alticr «'accommodant mal des hauteurs du général Flemming, favori du roi, plus impérieux et plus vif

3uc lui , il avait passé au service du czar, ont il était alors général et ambassadeur auprès d'Auguste. C'était un esprit pénétrant ;, il avait démêlé que les vues de Flemming et du chancelier de Saie étaient de proposer h paix au roi de Suède à quelque prix que ce fût. Il forma aussitôt le dessein de les prévenir, de ménager un accommodement entre le czar et la Suède. Le chancelier éventa son projet, et obtint qu'on se saisit de sa

Personne. Le roi Auguste dit au czar que atkul était un perfide qui les trahissait tous deux. Il n'était pourtant coupable que d'avoir trop bien servi son nouveau maître; mais un service rendu mal à propos est souvent puni comme une trahison.

D'un côté, le czar le redemandait hautement comme son ambassadeur ; de l'autre , le roi de Suède exigeait, exi menaçant, qu'on le lui livrât. N Patkul était alors enfermé dans le château de Koenigs tein en Saxe. Le roi Auguste crut pouvoir satisfaire Charles xu et son honneur en même temps. 11 envoya des gardes pour livrer ce malheureux aux troupes suédoises; mais auparavant il envoya au gouverneur de Rnenigsteio un ordre secret de laisser échapper son prisonnier.

La mauvaise fortune de Patkul l'emporta sur le soin qu'on prenait de le sauver. Le gouverneur, sachant que Patkul était . très riche, vonlut lui faire acheter sa liberté. Le prisonnier, comptant encore sur le droit des gens, et informé des intentions dn roi Auguste , refusa de payer ce qu'il pensait obtenir pour rien. Pendant cet intervalle , les gardes commandés pour saisir le prisonnier arrivèrent, et le livrèrent immédiatement a quatre capitaines suédois , qui l'emmenèrent d'abord au quartier général d'Altranstad, où ii demeura trois mois attaché à un poteau avec une grosse chaîne de fer. De là il fut conduit à Casimir.

Charles xu, oubliant que Patkul était ambassadeur du czar, et, se souvenant seulement qu'il était né son sujet , ordonna au couseil de guerre de le jugei avec la dernière rigueur. Il fut condamné à être rompu vif, et à être mis en quartiers, lin chapelain vint lui annoncer qu'il fallait mourir, sans lui apprendre

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