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TRIOMPHE DANS MOSCOU. (l5juillct
— Il restait aux Suédois une armée navale avec laquelle ils tenaient la mer.
Pierre ambitionnait depuis long-temps de signaler la marine qu'il avait créée. 11 était parti de Pétersbourg, et avait rassemblé une Hotte de seize vaisseaux de ligne, cent quatre-vingts galères propres à manœuvrer à travers les rochers qui entourent Pile d'Aland, et les autres îles de la mer Baltique non loin du rivage de la Suéde, vers laquelle il rencontra la flotte suédoise. Cette flotte était plus forte en grands vaisseaux que la sienne, mais inférieure en galères , plus propre à combattre en pleine mer qu'au travers des rochers. C'était une supériorité que le czar ne devait qu'à son génie. Il servait dans sa Hotte en qualité de contre-amiral, et recevait les ordres de Pamiral Apraxin.
Pierre voulait s'emparer de l'île d'AIand > qui n'est éloignée de la Suède que de douze lieues. Il fallait passer à la vue de la flotte des Suédois: ce dessein hardi fut exécuté ; les galères s'ouvrirent le passage sous le canon ennemi, qui ne plongeait pas assez. On entra dans Aland ; et, comme celte cote est hérissée d'écutils presque tout entière , le czar fit transporter a