‹ Dictionnaire historique des événemens remarquablesChapitre 159 sur 183 · TAM · texte numérisé non relu

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de nouvelles laveurs de l'inconstante fortune ne me tentent point. •

Supposé que cette lettre ait été écrite, elle pouvait n'être qu'un artiGce. Les Turc* disent encore que Tamerlan, n'étant pas écouté de Soliman , déclara sultan dans Burse ce même Musa, ùls de Bajaxct, et qu'il lui dit :« Reçois l'héritage de ton père ; une âme royale sait conquérir des royaume* , et les rendre. •

Ce fut à Samarcandc qu'il reçut, à l'exemple de Gengis, l'hommage de plusieurs princes de l'Asie, el l'ambassadcde plusieurs souverains. Non seulement l'empereur grec Manuel y envoya oes ambassadeurs , mais il en vint de la part de Henri m , roi de Gastillc. Il y donna une de • ces fêtes qui ressemblent à celles des premiers rois de Perse. Tous les ordres de l'état , tous les artisans (lassèrent en re* vue, chacun avec les marques de sa profession. [i4o6] Il maria toussespetils-filset toutes ses petites-lillesle même jour. Knfin il mourut dans une extrême vieillesse, après avoir régné pendant trente-six ans, plus heureux par sa longue vie, et par le bonheur de ses petits-fils , qu'Alexandre , auquel les Orientaux le comparent; mais fort inférieur au Macédonien , en ce qu'il naquit chez une nation barbare , et qu'il détruisit beaucoup de ville*, comme Gengis, sans en bâtir une seule : au iieu qu'Alexandre, dans une vie très courte, et au milieu de ses conquêtes rapides, construisit Alexandrie et Scanderon , rétablit cette même Samarcandc qui fut depuis le siège de l'empire de Tamerlan , et bâtit des villes jusque dans les Indes; établit des colonies grecques au delà de l'Oxus, envoya en Grèce les observations de Bahylone, et changea le commerce de l'Asie , de l'Europe et de l'Afrique, dont Alexandrie devint le magasin universel.

Voilà, ce me semble, en quoi Alexandre l'emporte sur Tamerlan, sur Gengis et sur tous les conquérons qu'on lui veut égaler.

Je ne crois point d'ailleurs que Tamerlan fût d'un naturel plus violent qu'Alexandre. S'il est permis d'égayer un peu ces événemens terribles, et de mêler le petit au grand, je répéterai ce que raconte un Persan, contemporain de ce prince. Il dit qu'un fameux poète persan, nommé Hamédi Kermani, étant dans le même bain que lui avec plusieurs courtisans , et jouant à un jeu d'esprit, qui consistait à estimer en argent ce que valait

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