‹ Dictionnaire historique des événemens remarquablesChapitre 165 sur 183 · TUR · texte numérisé non relu

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L'empereur Rodolphe ne s'en mêle ou'en exhortant l'archevêque à quitter son église et son élcctorat , s'il veut garder sa nouvelle religion et sa religieuse.

Le pape Grégoire xut l'excommunie comme un membre pouri , et ordonne qu'on élise un nouvel archevêque. Cette bulle du pape révolte les princes protestans ; mais ils ne font que des instances. Ernest de Bavière , évéque de Liège, de Freisingen et d'Hildesheim, est élu électeur de Cologne, et soutient son droit par la voie des armes. Il n'y eut alors que le prince palatin Casimir qui secourut l'électeur dépossédé , mais ce fut pour très peu de temps. Il ne resta bientôt plus à Truchsés que la ville de Bonn. Les troupes envoyées par le duc de Parme % jointes à celles de son compétiteur, en firent le siège ; et Bonn se rendit bientôt.

[ 1 584 ] L'ancien électeur luttait encore contre sa mauvaise fortune. II lui restait quelques troupes qui furent défaites; et enfin , n'ayant pu être ni assez habile ni assez heureux pour armer de grands princes en sa faveur, il n'eut d'autre ressource que d'aller vivre a la Haye avec sa femme, dans un état au-dessous de la médiocrité, sous la protection du prince d'Orange. (Annales de l'Empire).

TURENflE (le maréchal de). — s* ' most ( »7 juillet 167a). — Montécuculi était seul digne. d'être opposé à Turenne. Tous deux avaient réduit la guerre en art. Ils passèrent quatre mois à se suivre, à s'observer dans des marches et dans des campemens plus estimés que des victoires par les officiers allemands et français. L'un et l'autre jugeaient de ce que son adversaire allait tenter, parles démarches que lui-même eût voulu faire à sa place, et ils ne se trompèrent jamais. Ils opposaient l'un à l'autre la patience, fa rase et l'activité ; enfin ils étaient près d'en venir aux mains, et de commettre leur réputation au sort d'une bataille, auprès du village de Saltzbach , lorsque Turenne, en allant choisir une place pour dresser une batterie, fut tué d'un coup de canon. Il n'y a personne qui ne sache les circonstances de cette mort ; mats on ne peut se défendre d'en retracer les principales , par le même esprit qui fait qu'en en parle encore tous les jours.

Il semble qu'on ne puisse trop redire que, le même boulet qui le tua ayant emporté le bras de Saint-Hilaire, lieute-

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