‹ Dictionnaire historique des événemens remarquablesChapitre 167 sur 183 · USU · texte numérisé non relu

USU

mépris qu'elles méritent ; pourquoi respecterait-on davantage la suzeraineté prétendue du royaume de Naples? Si l'antiquité consacrait les erreurs., et les mettait hors de toute atteinte, nous serions tous tenus d'aller à Rome plaider nos procès, lorsqu'il s'agirait d'un mariage, d'un testament, d'une dime; nous devrions paver des taxes imposées par les légats : il faudrait nous armer tontes les fois que le pape publierait une croisade; nous achèterions à Rome des indulgences ; nous délivrerions les ames des morts à rix d'argent, nous croirions aux sorciers, la magie, au pouvoir des reliques sur les diables ; chaque prêtre pourrait envoyer les diables dans le corps des hérétiques ; '. lout prince qui aurait un différend avec le pape, perdrait sa souveraineté. Tout cela est aussi ancien ou plus ancien que la prétendue vassalité d'un royaume , qui par sa nature doit être indépendant.

Certes , si les papes ont donné ce royaume, ils peuvent l'ôter; ils en ont en efi'et dépouille autrefois les légitimes possesseurs. C'est une source continuelle de guerres civiles. Ce droit du pape est donc en effet contraire à la religion chrétienne, à la saine politique et à la raison; ce qui était à démontrer.

De la monarchie de Sicile. — Ce qu'on appelle ie privilège , la prérogative de la monarchie de Sicile, est un droit essentiellement attaché à toutes les puissances chrétiennes, à la république de Gènes, à celle de Lucques et de Raguse , comme à la France et à l'Espagne. 11 consiste en trois points principaux , accordés par le pape Urbain 11 à Roger, roi de Sicile.

Le premier, de ne recevoir aucun légat A latere qui fasse les fonctions de pape , sans le consentement du souverain.

Le second , de faire chez soi ce que cet ambassadeur étranger s'arrogeait de faire.

Le troisième, d\»nvoyer aux conciles de Rome les évêques et les abbés qu'il voudrait.

C'était bien le moins qu'on pat faire, pour un homme qui avait délivré la Sicile du joug des Arabes, et qui l'avait rendue chrétienne. Ce prétendu privilège n'était autre chose que le droit naturel , comme les libertés de l'église gallicane ne sont que l'ancien usage de toutes les églises.

Ces privilèges ne furent accordés par Urbain 11 , confirmés et augmentés par quelques papes sut vans, que pour tâcher

5a8 USU

île Jaire an fief apostolique de la Sicile , comme ils l'avaient fait de Hante» : mais, le* rois ne ne laissèrent pas prendre à ce» piège. C'était bien anses d oublier leur dignité jusqu'à etre vassaux en terre ferme, ils ue le furent jamais dans Itle.

Si l'on veut savoir une des raisons pour laquelle ces rois su maintinrent dans le droit de ne point recevoir de légat, dans le temps que tous les autres «onveraius de l'Europe avaient la faiblesse de les admettre , la voici dam Jean , évèque

de Sabsbury : Leguti apoilotioi ita

detaccliantur in provineiis où Satan ad EccAcêiam flagclUndam à fade Dotnini.

Proviheiaruni diripiunt spolia, as si thesanros Crœsi studeant comparâtes lis saccagent le pays, comme si c'était Satan qui flagellât l'Eglise loin de la lace du Seigneur. Ils enlèvent les dépouilles des provinces, comme s'ils voulaient amasser les trésors de C résus.

Les papes se repentirent bientôt d'à* voir cédé aux rois de Sicile un droit naturel. Ils voulurent le reprendre. Baro»

nius soutint enfin que ce privilège était subreptice, qu'il n'avait été vendu aux rois de Sicile que par un antipape : et il ne fait nulle difficulté de traiter de tyran» tous les rois successeurs de Roger»

De Ferrare. — Si les droits de la Sicile sont inébranlables , si la sueoralneté de NaplcS n'est qu'une antique chimère, l'invasion de Ferrare est une nouvelle usurpation. Ferrare était constamment un fief de l'empire, ainsi que Parme et Plaisance; Le pape Clément vin en dépouilla César d Est , à rnaiè armée , es 1597. Le prétexte de cette tyrannie était ' bien singulier pour un homme, qui se dit l'humble vicaire de Jésus-Christ. Le duc Alfonse d'Est , premier du nom, ssuVerain de Ferrare , de Modène, d'Est, de Carpi , de Bovigno , avait épousé une simple citoyenne de Ferrare, nommée Laura Eustoohia , dont il avait en trois enfans avant son mariage, reconnus par lui solennellement en face d'Eglise. Il ne manqua à cette reconnaissance aucune des formalités prescrites par les lois; Son successeur, Alfonse d Est, fat reconnu duc de Ferrare. Il épousa Jolie d'Urbto, fille de François, duc dUrbray dont il eut cet Infortuné César d'Est , liéri lier incontestable de tous les biens de sa maison , et déclaré héritier par le dernier duo, mort le vj octobre 1597. Le pape Clément vm , du nom d'Aldubran-

usti

din, originaire d'une famille de négocia m de Florence, usa prétexter que la grand' mère de César d'Est n'était pas assez noble, et que h* enfans qu'elle Avait mis au monde devaient être regardés corasne des bâtards. Cette raison est ridicule et scandaleuse dans ua évèque ; elle est insoutenable dans tous les : tribunaux de l'Europe : d'ailleurs , si le due n'était pas légitime vil devait perdre Modeste et ses autres états ; et «'il n'y avait point de vice dans sa naissance, il devait garder Ferrare , comme Modène.

L'acquisition de Ferrare était top belle pour que le pape ne fit pas valoir toutes les décrétâtes et toute* le* décision* des brèves théologiens , qui assurent que le papu peut rendre juste ce qui cU «m juste. En conséquence, il excommunia d'abord César d'Est ; et comme l'excommunication prive, nécessairement, on homme de tous ses biens, le père, commun des fidèles leva des troupes contre l'excommunié < pour lui ravir son héritage, au nom de l'Eglise. Ces troupes rarent battues £ mail le duc de Modène et de Ferrare vit bientôt ses finances épuisées et ses amis refroidis.

Ce qu'il y éut dé plus déplorable , c'est que le roi de France, Henri iv, se ctut obligé de prendre le parti du pape, pour balancer le crédit de Philippe n à la cour de Rome. C'est • ainsi que le bon roi Louis xu , moins excusable , s'était déshonoré en s'unissantavec le monstre Alexandre vt et son exécrable bâtard , k duc Borgia. Il fallut céder; alors le pape fit envahir Ferrare parle cardinal A 1 do brandin, qui entra dans cette florissante viiie avec mille chevaux et cinq mille tautassins. f

Depuis ce temps Ferrare devint déserte ; son terroir inculte se couvrit de marais croupissans. Ce pays avait été* sous La maison d'Est 4 un des plus Oeaux de l'Italie; le. peuple regretta toujours ses ancien! maîtres. Il est vrai que. le duc fut dédommagé. On lai donna b nomination à. un évêobé et à une cure, et on lui fournit même quelques minots de sel des magasins de Cervia ; mais il n'est pas moins vrai que la maison de Modène a des droits incontestables et imprescriptibles sur ce duché de Ferrare ♦ dont elle est si indignement dépouillée.

De Castro et lioncigliene* — L'usurpation de Castro et Bonciglioue sur la maison dé Parme n'est pas moins injuste ,

usu

mais la manière a été pkis basse et plus lâche. Il y a dam Borne beaucoup de juifs qui se vengent comme ils peuvent des chrétiens , en leur prêtant sur gages à gros intérêt. Les papes ont été sur leur marché. Ils ont établi des banques que l'on apelle4 monts de pieté; on y prête sur gages aussi, mais avec un intérêt beaucoup moins fort. Les particuliers y déposent leur argent , et cet argent est prêté à ceux qui veulent emprunter, et qui peuvent répondre.

Rainuce, duc de Parme, fils de ce célèbre Alexandre Farnèse qui fit lever au roi Henri iv le siège de Rouen et le siège de Paris, obligé d'emprunter de grosses sommes, donna la préférence au mout de piété sur les juifs. Jl n'avait cependant pas trop à se louer de la cour romaine. La première fois qu'il y parut , Sixte- Quint voulut lui faire couper le cou, pour récompense des services que son père avait rendus à l'Eglise.

Son fils Odoard devait les intérêts avec le capital , et ne pouvait s'acquitter que difficilement. Barbarin ou Barber in, qui était alors pape , sous le nom d'Urbain vin , voulut accommoder l'afTaiie en mariant sa nièce Barbarini ou Barbarina au jeune duc de Parme. Il avait deux neveux^ qui le gouvernaient; l'un Tadéo Barbarini , préfet de Rome , et l'autre le cardinal Antonio; et de plus un frère, cardinal aussi, mais qui ne gouvernait personne. Le duc alla à Rome voir ce préfet et ces cardinaux, dont il devait être le beau-frère , moyennant une diminution des intérêts qu'il devait au mont de piété* Mi le marché , ni la nièce du pape , ni les procédés des neveux ne lui plurent ; il se brouilla avec eux pour la grande affaire des Romains modernes; le punctUioj la science du nombre des pas qu'un cardinal et un préfet doivent faire en reconduisant un duc de Parme.

Tous les caudataires se remuèrent dans Rome pour ce différend, et le duc de Parme s'en alla épouser une Médicis.

Les Barberins ou Barbarins songèrent à la vengeance. Le duc vendait tous les ans son blé du duché de Castro à la chambre des apôtres , pour acquitter une partie de sa dette ; et la chambre des apôtres revendait chèrement son blé au peuple. Elle en acheta ailleurs, et défendit l'entrée du blé de Castro dans Rome. Le duc de Parme ne put vendre

USU 5iD

son blé aux Romains , et le vendit aussi ailleurs , comme il put.

Le pape, qui d'ailleurs était un assez mauvais poète , excommunia Odoard , selon l'usage, et incaméra le duché de Castro. Incamérerestuamotde la langue particulière à la chambre des apôtres : chaque chambre a la sienne. Cela signifie prendre, saisir, s'approprier , s'appliquer ce qui ne nous appartient point du tout. Le duc , avec le secours de Médicis et de quelques amis, arma pour désincamérer son bien. Les Barberins armèrent aussi.

On prétend que le cardinal Antonio, en fesant délivrer des mousquetons bénis aux soldats , les exhortait à les tenir ton- *ours bien propres , et à les rapporter dans e même état qu'on les leur avait confiés. On assure même qu'il y eut d«s coups donnés et rendus , et que trois ou quatre personnes moururent dans cette guerre , soit de l'intempérie, soit autrement.' On ne laissa pas de dépenser beaucoup plus que le blé de Castro ne valait. Le duc fortifia Castro ; et, tout excommunié qu'il était, les Barberins ne purent prendre sa ville avec leurs mousquetons. Tout cela ne ressemblait que médiocrement aux guerres des Romains du temps passé ; et encore moins à la morale de Jésus-Christ.

Ce n'était pas même le contrains Us d'entrer ; c'était le contrains-les de sortir. Ce fracas dura , par intervalles , pendant les années i64a et i645. La cour de France, en 1644» procura une paix fourrée. Le duc de Parme communia, et garda Castro.

Pamphiie, Innocent x, qui ne fesait point de vers et qui haïssait les deux cardinaux Barberins, les vexa si durement, pour les punir de leurs vexations, qu'ils s'ènfuirent en France, où Je cardinal Antonio fut archevêque de Reims , grand aumônier, et chargé d'abbayes.

Nous remarquerons en passant qu'il y avait encore un troisième cardinal Barberin, baptisé aussi sous le nom d'Antoine. Il était frère du pape Urbain vin. Celui-là ne se mêlait ni de vers ni de gouvernement. 11 avait été assez fou dans sa jeunesse pour croire que le seul moyen de gagner le paradis était d'être frère lai chex les capucins. Il prit cette dignité, qui est assurément la dernière de toutes; mais étant depuis devenu sage , il se contenta d'être cardinal et très riche. Il vécut en philosophe. L'épitaphe qu'il ordonna

55o bSU

qu'on gravât sur soo tombeau est curieuse.

Hie jaeet puJpis 0i finit , posteà nihil. Ci-gît poodr* et cendre , et pub rien.

Ce rien est quelque chose de singulier pour un cardinal.

Mais revenons aux affaires de Parme.

Pamphile, en 1646, voulut donner a Castro un évêque fort décrié par se»

mœurs , et qui fit trembler tous les citoyens de Castro qui avaient de belles femmes et de jolis enfâns. L'évêque fut tué par un jaloux. Le pape, au lieu de faire chercher les coupables , et de s'entendre avec le duc pour les punir, envoya des troupes, et fit raser la ville. On attribua cette cruauté à dona Olimpia , belle-sœur et maltresse du pape , à qui le duc avait eu la négligence du ne pas faire de présens lorsqu'elle en recevait de tout le monde. Démolir une ville était bien pis que de llncamérer. Le pape fit ériger une petite pyramide sur les ruines , avec cette inscription : Qui fu Castro.

Gela se passa sous Ramuce u , fils d'Odoard Faruèse. On recommença la guerre, Oui fut encore moins meurtrière que celle des Barberins. Le duché de Castro et Ronciglione resta toujours confisqué au proGt de la chambre des apôtres , depuis 1646 jusqu'à 166a, sous le pontificat de- Chigi , Alexandre vu.

Cet Alexandre vu ayant, dans plus d'une affaire , bravé Louis xiv, dont il méprisait la jeunesse et ne connaissait pas la hauteur, les diffêrens furent poussés si loin entre les deux cours , les auimosités furent si violentes entre le duc de Créqui, ambassadeur de France a Rome , et Mario Chigi, frère du pape, que les gardes corses de sa sainteté tirèrent sur le carrosse de l'ambassadrice, et tuèrent un de ses pages à la portière. 11 est vrai qu'ils n'y étaient autorisés par aucune bulle; mais il parut que leur aèle n'avait pas beaucoup déplu au saint père. Louis xiv fit craindre sa vengeance. Il fit arrêter le nonce à Paris , envoya des troupes en Italie, se saisit du comtat d'Avignon. Le pape, qui avait dit d'abord que des légions d'anges viendraient à son secours , ne voyant point paraître ces anges , s'humilia, demanda pardon. Le roi de France lui pardonna, à condition qu'il rendrait Castro et Ronciglione au duc de Parme, et Commacbto au duc de Modéne, tous deux attachés à ses intérêts, et tous deux opprimés.

Comme Innocent x avait fait ériger une petite pyramide en mémoire de U démolition de Castro, le roi de France exigea qu'on érigeât une pyramide du double plus haute à Rome , dans la place Farnèse , où le crime des gardes du pape avait été commis. A l'égard du page tué, il n'en fut pas question. Le vicaire de Jésus-Christ devait bien au moins une pension à la famille de ce jeuue chrétien. La cour de Rome fit habilement insérer dans le traité, qu'on ne rendrait Castro et Ronciglione au duc que moyennant une somme d'argent , équivalente à peu près à la somme que la maison Farnèse devait au mont de piété. Par ce tour adroit, Castro et Ronciglione sont toujours demeurés incamérés , malgré Louis xiv, qui, dans les occasions, éclatait avec fierté contre la cour de Rome, et ensuite lui cédait.

Il est certain que la jouissance de ce duché a valu à la chambre des apôtres quatre fois plus que le mont de pieté ne peut redemander de capital et d'intérêts. N'importe, les apôtres sont toujours en possession. Il n'y a jamais eu rPnsorpation plus manifeste. Qu'on s'en rapporte a tous les tribunaux de judicarure, depuis ceux de la Chine jusqu'à ceux de Corfou : y en a-t-il on seul où \e duc de Parme ne gagnât sa cause? Ce n'est qu'un compte à faire. Combien vous dois- je?

combien avec- vous touché par vos mains? payez-moi l'excédant , et rendez-moi mon gage. Il est à croire que quand le doc de Parme voudra intenter ce procès, il le gagnera partout ailleurs qu'à la chambre des apôtres.

Réquisitions de Jules H. — Je ne parlerai point ici de Gommachio; c'est une affaire qui regarde l'Empire , et je m'en rapporte à la chambre de Vetzlar et an conseil aulique. Mais il faut voir par quelles bonnes œuvres les serviteurs des serviteurs de Dieu ont obtenu du eiW tous les domaines qu'ils possèdent aujonrdtrai. Nous savons par le cardinal Bcmbo , par Guicbardin et par tant d'autre.*, comment la Rovère, Jules «1, acheta la tiare, et comment il fut élu avant même que les cardinaux fussent entrés dan* te conclave. Il iallait payer ee qu'il avait promis , sans quoi on lui aurait représenta ses billets, et il risquait d'être dépwf. Pour payer les uns il fallait prendre a:tt

pes; il se meta leur tète, assiège Pérou*-.

USD

qui appartenait au seigneur Baglioni, liorome faible et timide» qui n'eut pas Je courage de *e défendre. Il rendit sa ville en i5o6. On lui laissa seulement emporter ses meubles avec des agnus Dci* De Pérouse, Jules marche à Bologne , et /en chasse les Bcotivoglio.

On sait comment il arma tous les souverains contre Venise , et comment ensuite il s'unit avec, les Vénitiens contre Louis xn. Cruel eunemi, ami perfide, prêtre, soldat , il réunissait tout ce qu'on reproche à ces deux professions , la fourberie et l'inhumanité. Cet honnête homme se mêlait aussi d'excommunier. Il lança son ridicule foudre contre le roi de France Louis xu , le Père du peuple. Il croyait , dit un auteur célèbre, mettre les rois sons l'anathèine , comme vicaire de Dieu ; et il mettait à prix les têtes de tous les Français en Italie, comme vicaire du diable. Voilà l'homme dont les princes baisaient les pieds», et que les peuples adoraient comipe nu Dieu. J'ignore s'il ent la v. ... , comme on Ta écrit : tout ce que je sais , c'est que la sjgnora Orsini , sa fille, ne l*èùt point, et qu'elle fut une très honorable dame. Il faut toujours rendre justice au beau sexe dans l'occasion.

Des acquisitions a" Alexandre VI . — La terre a retenti assez de la simonie qui valut à ce Borgia la tiare; des excès de fureur et de débauche dont se souillèrent «es bâtarde; de son inceste avec Lucrecia , sa fille. Quelle Lucreeia 1 On sait qu'elle couchait avec son frère et son père, et. qu'elle avait des évêques pour valets de chambre. On est assez instruit du beau festin pendant lequel cinquante courtisanes nue* ramassaient des châtaignes en variant leurs postures , pour amuser sa sainteté, qui distribua des prix aux plus vigoureux vainqueurs de ces dames.

L'Italie parle encore du poison qu'on , prétendit qu'il prépara pour quelques cardinaux , et dont on croit qu'il mourut lui-même. 11 ne reste rjen de ces épouvantables horreurs, que la mémoire; mais il reste encore des héritiers de ceux que son fils et lui assassinèrent , ou étranglévent, ou empoisonnèrent pour ravir leurs' héritages. 'On connaît le poison dont ils se servaient; il s'appelait fa can^arelta. Tons les crimes de eette abominable famille sont aussi connus que l'Evangile , à l'abri duque] çej monstres les commettaient impunément. Il ne s'agit ici que

Page 1