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la victoire de Bouvines ; mais il en eut bien plus de pouvoir sur sea vassaux.
Celui qui perdit le plus à cette bataille, fut Jean d'Angleterre, dont l'empereur Olhon semblait la dernière ressource.
( m 18) Cet empereur mourut bientôt après comme un pénitent. Il se fesait, dit-on, fouler aux pieds de ses garçon» de cuisine, et fouetter par des moines , selon l'opinion des princes de ce temps là, qui pensaient expier , par quelques coups de discipline, le sang de tant de milliers d'hommes. (Histoire Générée).
BULLE D'OR. — sa raouobcarioA ( ay décembre i356). — L'empire allemand (car dans les dissensions qui accompagnèrent les dernières années de Louis de Bavière, il n'était plus d'empire romain,) prit enfin une forme un peu plus stable sous Charles iv de Luxembourg, roi de Bohême, petit-fils de Henri vu.
[ i556] 11 fit à Nuremberg cette fameuse constitution qu'on appelle bulle d'or, à cause du sceau d'or qu'on nommait évita dans la basse latinité. On voit aisément par là pourquoi les édits des papes sont appelés huiles. Le style de cette charte se ressent bien de l'esprit du temps. Le jurisconsulte Barthole, l'un de ces compilateurs d'opinions qui tiennent encore lieu de lois, rédigea cette bulle. 11 commence par une apostrophe à l'orgueil , à Satan, à la colère, à la luxure. On y dit que le nombre des sept électeurs est nécessaire pour s'opposer aux sept péchés mortels. On y parle de la chute des anges, du paradis terrestre , de Pompée et de César. On assure que l' Allemagne est fondée sur les trois vertus théologales , comme sur la Triuité.
Cette loi de l'empire fut faite en présence et du consentement de tous les princes, évêques, abbés, et même dea députés des villes impériales , qui , pour la première fois , assistèrent à ces assemblées de la nation teutonique. Ces droits des villes , ces eU'ets naturels de la liberté, avaient commencé à renaître en Italie, en Angleterre, en France et en Allemagne. On sait que les électeurs furent alors fixés au nombre de sept. Les archevêques de May en ce, de Pologne et de Trêves, en possession depuis long- temps d'élire des empereurs, ne souffrirent pas que d'autres évêques , quoique aussi puis» sans, partageassent cet honneur. Mais pourquoi le duché de Bavière ne fut-il pas mis au rang des électorats ? et pour-