‹ Dictionnaire historique des événemens remarquablesChapitre 170 sur 183 · VEN · texte numérisé non relu

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vile et de toutes celles de religion dont l'Europe a été ensanglantée? point d'autre que le malheur d'avoir long-temps négligé la morale pour la controverse. L'autorité a voulu ordonner aux hommes d'être croyans , an lien dé leur commander simplement d'être justes. Elle a fourni des prétextes a l'opiniâtreté. Ceux qui sucriûenf leur sang et leur vie ne sacrifient pas de même ce qu'il» appellent leur raison. 11 est plus aisé de mener cent mille hommes au combat que de sou* mettre l'esprit d'un persuade*.

(Essai mriés metitrt).

VENISE (la république de). — m* ta îXTBBDiT , 17 avril iGor>). — h Sous Borghè^e, Paul v, renaquit l'ancienne querelle de la juridiction séculière et de l'ecclésiastique, qui avait fait verser autrefois tant de sang. [iGo5] Le sénat de Venise avait défendu les nouvelle» donations faites aux églises sans son concours, et surtout l'aliénation des biens-fonds en faveur des moines. 11 se crut aussi en €Ïroit de faire arrêter et de juger un chanoine de Vicence et urt abbé de Nerrèèe , epnva/ocus de rapines et de meurtres.

Le pape écrivit à la république que le& décrets, et l'emprisonnement des deux ecclésiastiques blessaient l'honneur de Dieu ; H exigea que les ordonnances du sénat 'fussent remises a son nonce, et qu'on lui rendit aussi les deux coupables , qui ne devaient être justiciables que de là edur rôuiaine.

Paul V; 'qui peu de temps auparavant avait fait plier là république de Gènes dans une occasion pareille, crut que Venise aurait la même cou descendance. Le sénat envoya un ambassadeur extraordinaire pour soutenir ses droits. Paul répondit à l'ambassadeur que ni les droits ni les raisons de Venise ne valaient n'ea, et qull fallait obéir. Le sénat n'obéit pôint. [17 avril 1606] Le doge et le* sénateurs furent excommuniés, et tout l'état de Venise rais en interdît , c'est-à-dire

3u*il fut défendu au clergé , sous peine e damnation éternelle , de dire la messe, de faire le service , d'administrer aucun sacrement , et de prêter son ministère à (a sépulture dés morts. C'était ainsi que Grégoire vn% sçs successeur* en avaient usé ènvei s plusieurs empereurs, bien sûrs alors' que les peuples aimeraient mieux abandonner leurs empereurs que leurs églisoar', et comptant totijpurs sur des princes prêts à envahir les domaines des

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