‹ Dictionnaire historique des événemens remarquablesChapitre 172 sur 183 · VER · texte numérisé non relu

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être égorgés à la même heure, le jour de Pâques au son de la cloche de vêpres. Il est sûr que ce Jean de Procida avait, en Sicile , préparé tous les esprits à une révolution, qu'il avait passé à Constantinopie et en Aragon, et que le roi d'Aragon, Pierre,, gendre de Mainfroi, s'était ligué avec l'empereur grec contreCharles d'Anjou : mais il n'est guère vraisemblable qu'on eût tramé précisément la conspira' tion des Pâmes Siciliennes, Si le complot avait été formé, c'était dans le royaume de Naples qu'il fallait principalement l'exécuter; et cependant aucun Français n'y fut tué. [ia8a] Malespina raconte qu'un Provençal, nommé Dro-

Eet, violait une femme dans Païenne le . ademain de Pâques, dans le temps que le peuple allait à vêpres ; la femme oria, le peuple accourut, on tua le Provençal. Ce premier mouvement d'une vengeance particulière anima la haine gé-. uéralc. Les Siciliens excités par Jean de Procida et par leur fureur, s'écrièrent qu'il fallait massacrer le» ennemi». On Ct main-basse à Palerme sur tout ce qu'on trouva de Provençaux. La mémo rage, qui était dans tous les cceurs , produisit ensuite le même massacre dans le reste de l'île. On dit qu'on éveutrait les fera* mes grosses pour en arracher les en fans à demi formés, et que les religieux mêmes massacraient leurs pénitentes provençales. Il n'y eut, dit-on, qu'un gentilhomme, nommé des Porcellets, qui échappa. Cependant il est certain que le gouverneur de Messine avec sa garnison se retira de l'iie dans le royaume de Naples *.

( Essai sur ies mœurs ).

VERNON, amiral anglais. — m£daiu,b

PHKMATUBliK DOIT H. BST l'oBJKT ( mars

1740). — L'a m ir.il Vcrnon pénétra dans le golfe du Mexique, y attaqua et prit la ville de Porto-Bcllo, l'entrepôt des trésors du nouveau monde , la rasa ct en fit un chemin ouvert , par lequel les Anglais purent exercer, à main armée, le com-

* Cette opinion est fondée car une tradition très reculée. Porcelet , diaent d'anciens écrivains , fut aauvé aeul du maaaacre de Palerme , a cause de aa grande prudhonrie et vertu. On prétend qu'un autre Porcelet sauva Richard-Cœur-de-Lion enve» loppé parle» Sarrasins, en attirant leurs coups sur lui-même. Après sa mort, lea Sarrasins trempèrent dea linges dans son «ang, par une superstition digne du ces temps de valeur et de férocité. Cette famille subsiste encore; mais

y»o pauvreté noble est tout ce qui lui reatc.

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