‹ Dictionnaire historique des événemens remarquablesChapitre 173 sur 183 · VER · texte numérisé non relu

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merec autrefois clandestin qui avait été le sujet de la rupture. Cette expédition fut regardée par les Anglais comme un des plus grands services rendus à la nation. L'amiral fut remercié par les deux chambres du parlement : elles lui ccrivirent ainsi qu'elles en avaient usé avec le duc de Marlborough après la journée d'Hochstet. Depuis ce temps les actions de leur compagnie du Sud augmentèrent, malgré les dépenses immenses de la nation. Les Anglais espérèrent alors de con* quérir l'Amérique espagnole. Ils crurent que rien ne résisterait à l'amiral Ver non ; et lorsque, quelque temps après, cet amiral alla mettre le siège devant Carthagène, ils se hâtèrent d'en célébrer la prise : de sorte que, dans le temps même que Vernon en levait le siège, Ils firent frapper une médaille où l'on voyait le port et les environs de Carthagène avec cette légende : II a fris Carthagène; le revers représentait l'amiral Vernon, et on y lisait ces mots : Au vengeur de sa pairie. Il y a beaucoup d'exemples de ce» médailles prématurées qui tromperaient la postérité, si l'histoire plus fidèle et plus exacte ne prévenait pas de telles erreurs.

{Siècle de Louis XIV).

VERSAILLES (fêtes de). — Voyex Fcles de Versailles.

VERV1NS ( paix de ). — 4 bt ai juiit 1598, — Ce fut le premier traité qui fut avantageux à la France. La paix de Cateau-Cambresis sous Henri 11 lui avait coûté beaucoup de villes. Celles que firent François ier et ses prédécesseurs furent ruineuses. Henri iv se fit rendre tout ce que Philippe 11 avait usurpé dans les temps malheureux de la ligue; il lit la paix en victorieux; la fierté de Philippe 11 fut abaissée; il souffrit qu'au congtès de Vervins ses ambassadeurs cédassent en tout la préséance aux ambassadeurs de France, en couvrant son humiliation du vain prétexte que ses plénipotentiaires n'étaient que ceux de l'archiduc Ernest , gouverneur des Pays-Bas, et non pas ceux du roi d'Espagne. 1

Ce racine monarque, qui du temps de la ligue disait, ma ville de Paris, ma ville de Reims , ma ville de Lyon, et qui n'appelait Henri tv que le prince do. Bcam, fut forcé de recevoir la loi do celui qu'il avait méprisé, et qu'il respect tait dans son cœur, s'il connaissait la gloire.

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