‹ Dictionnaire historique des événemens remarquablesChapitre 175 sur 183 · VIG · texte numérisé non relu

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même , lorsqu'on l'arrêta dans Litige , on trouva une confession générale écrite de sa main , qui servit non pas de preuve contre elle, mais de présomption. 11 est faux qu'elle eût essayé ses poisons dans le» hôpitaux, comme le disait le peuple, et comme il est écrit dans les Causes célèbres, ouvrage d'un avocat sans cause, et fait pour le peuple; mais il est vrai qu'elle eut , ainsi que Sainte-Croix, des liaisons secrète avec des personnes accusées depuis des mêmes crimes. Elle fut .brûlée, en 1676, après avoir eu la tète tranchée. Mais depuis i6;o, qu 'Exili avait commencé à faire des poisons, jusqu'en *Wo , ce crime infecta Paris. On ne peut dissimuler que Penautkr, le receveur général du clergé, ami de cette femme, fut accusé quelque temps après d'avoir mi» *es secrets en usage, et qu'il lui en coûta la moitié de sop bien poursuppri mer les accusations.. .

La Voisin, JU Vigoureux, un prêtre nommé Le Sage, et d'autres, trafiquèrent des secrets d'Jixili , sous prétexte d'amuser les âme» curieuses et faibles par des apparitions d esprits. On cru t le crime plus répandu qu'il n'était en: effet. La chambre ardente fut établie a l'Arsenal, près de la Bastille , en 1680. Les plus grands seigneurs y furent cités , entre autres deux nièces du cardinal JUUxarin , la ducficsse de Bouillon * et la comtesse de Sortons , mère du prince Eugène.

La duchesse de Bouillon ne fut décrétée que d'ajournement personnel, et n'était accusée que d'une curiosité ridicule trop ordinaire alors, mais qui n'est pas du ressort de la justice. L'ancienne habitude de consulter des devins, de faire tirer sop horoscope , de chercher des seerets pour se (aire aimer, subsistait. encore parmi le peuple et même chex las premiers du royaume.

Nous avons déjà remarqué qu'à la naissance de Loup xi? on avait fait entrer l'astrologue Morin dans la chambre même de la reine-mère , pour tirer l'hoHJSCPpe de l'héritier de la couronne. 2i ous avons

* L'histoire de Reboulet dit que m la rîucbeiao de Bouillon fut décrétée de prise de corps, e» qu'elle parut devant le* jugei avec tant «l'ami* qu'elle n'avait rien à craindre, quand même cUc eût été coupable. • Tout cela eat tria faux; U n'y eut point de décret de priie de corpa contre elle, et «fort nuls amis n'auraient pu la aouatrairc à U juctioe.

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