‹ Dictionnaire historique des événemens remarquablesChapitre 20 sur 183 · CAR · texte numérisé non relu

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ment est l'effet de la gravitation , dont le seul Newton a connu et calculé les phéno mènes qui semblaient hors de la portée de l'esprit humain.

Il ne s'agissait pas, du temps de Gré- f goire xiii , de chercher à deviner la cause de cette précession des équinoxes, mais de mettre ordre à la confusion qui commençait à troubler sensiblement l'année civile. Grégoire fit consulter tous les célèbres astronomes de l'Europe. Un médecin , nommé Lilio, né à Rome , eut l'honneur de fournir la manière la plus simple et la plus facile de rétablir l'ordre de l'année telle qu'on la voit dans le nouveau calendrier: il ne fallait que retrancher dix jours à l'année 1 58a , où l'on était pour lors, et prévenir le dérangement dans les siècles à venir par une précaution aisée. Ce Lilio a depuis été ignoré , et le calendrier porte le nom du pape Grégoire, ainsi que le nom de Sosigènes fut couvert par celui de César. 11 n'en était pas ainsi chez les anciens Grecs , la gloire de l'invention demeurait aux artistes.

Grégoire xui eut celle de presser la conclusion de cette réforme nécessaire:

il eut plus de peine a la faire recevoir par les nations qu'à la faire rédiger par les mathématiciens. [ 3 novembre 1 58a] La France résista quelques mois; et» enfin , sur un édit de Henri m, enregistré au parlement de Paris on s'accoutuma à comptercomme il le fallait; mais l'empereur Maximilien 11 ne put persuader à la diète d'Auesbourg que l'équinoxe était avancé de dix jours. On craignait que la cour de Rome , en instruisant les hommes, ne prit le droit de les maîtriser. Ainsi l'ancien calendrier subsista encore quel-

?ue temps chez les catholiques mêmes de Allemagne. Les protestons de toutes les communions s'obstinèrent à ne pas recevoir des mains du pape une vérité qu'il aurait fallu recevoir des Turcs, s'ils l'avaient proposée. (Essai sur les mœurs.)

CARLOS (don), fils de Çhilippe u roi d'Espagne. — sa moit (ao janvier i568).

— Personne ne sait comment mourut ce prince ; son corps , qui est dans les tombes de l'Escnrial , y est séparé de sa tête : on prétend que cette tête n'est séparée que parce que la caisse de plomb qui renferme le corps est en eflfet trop petite. C'est Une allégation bien faible; il esc aisé de faire un cercueil plus long. Il est plus vraisemblable que Philippe fit trancher la têt* de son fils. On a imprimé,

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