‹ Dictionnaire historique des événemens remarquablesChapitre 26 sur 183 · CHR · texte numérisé non relu

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connaissances el aux talcus, renversa les plus grands desseins.

On fut étonné à la Chine de voir de* sages qui n'étaient pas d'accord sur ce qu'ils venaient enseigner, qui se persécutaient et s'anathématisaient réciproquement , qui s'intentaient des procès criminels à Rome, et qui lésaient décider dans des congrégations de cardinaux si l'empereur de la Chine entendait aussi bien sa langue que des missionnaires venus d Italie et de France.

Ces querelles allèrent si loin, que l'on craignit dans la Chine, ou qu'on feignit de craindre les mêmes troubles qu'on avait essuyés au Japon. Le successeur de Cam tu détendit l'exercice de la religion chrétienne, tandis qu'on permettait la musulmane et les différentes sortes de bonzes. Mais celte même cour, sentant le besoin fles mathématiques autant que le prétendu danger d'une religion nouvelle, conserva les mathématiciens, en leur imposant silence sur le reste, et en chassant les missionnaires. Cet empereur, nommé Yontching, leur dit ces propres paroles, qu'ils ont eu la bonne loi de rapporter dans leurs Lettres intitutulecs curieuses et édifiantes :

• Que diriez vous si j'envoyais une troupe de bonzes et de lamas dans votre pays? comment les recevriez-vousr Si vous avez su tromper mon père, n'espérez pas me Iroinper de même. Vous voulez que les Chinois embrassent votre loil Votre culte n'en tolère point d'autre, je le sais : en ce cas que deviendrons-nous? les- sujets de vos princes. Les disciples que vous faites ue connaissent que vous. Dans un temps de trouble ils n'écouteraient d autre voix que la vôtre. Je sais bien qu a présent il n'y a rien à craindre; mais , quand les vaisseaux viendront par milliers , il pourrait y avoir du désordre. • Les mêmes jésuites qui rendent compte de ces paroles, avouent avec tous les autres qu,c cet empereur était un des plus sages et des plus généreux princes qui aient jamais régné; toujours occupé du soin de soulager les pauvres, et de les faire travailler , exact observateur des lois réprimant l'ambition et le manège des bonzes, entretenant la paix et l'abondance , encourageant tous les arts utiles, et surtout la culture des terres. De son temps les édifices publics, les grands chemins , les canaux qui joignent tous les lieuve» de ce grand empire furent entre-

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