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lions du règne de Louis xui, et surtout pendant la fronde , à quelques exceptions près qu'il faut toujours faire dans les vices comme dans les vertus qui dominent*
Ce fut alors seulement que l'on commença à dessiller les yeux dn peuple sur les superstitions qu'il mêle toujours à sa religion. Il fut permis* malgré le parlement d'Mxet malgré les carmes, de savoir que Lazare et Madeleine n'étaient point venus en Provence. Les bénédictins ne purent faire croire que Denis l'aréopagite eût gouverné l'église de Paris. Les saints supposés, les faux miracles, les fausses reliques commencèrent a être décriés. La saine raison, qui éclairait les philosophes , pénétrait partout , mais lentement et avec difficulté.
L'évêque de Châlons-sur-Marne , Gaston-Louis de Noaillcs, frère du cardinal, eut une piété assez éclairée pour enlever eo 1702, et faire jeter une relique conservée précieusementdepuisplusieurs siècles dans l'église de Notre-Dame , et adorée sous le n om du nombril de Jésus- Christ. Tout Châlons murmura contre l'évêque. Présidons, conseillers, gens du roi, trésoriers de France, marchands, notables, chanoines, curés, protestèrent unanimement, par un acte juridique, contre l'entreprise de l'évêque, réclamant le saint nombril , et alléguant la robe de Jésus-Christ conservée à Argenteuil ; son mouchoir à Turin et à Laon; un des clous de la croix à Saint-Denis ; son prépuce à Rome ; le même prépuce au Puy en Velay; et taut d'autres reliques que l'on conserve et que l'on méprise , et qui font tant de tort à une religion qu'on révère. Mais la sage fermeté de l'évêque l'emporta à la fi n sur la crédulité du peuple.
Quelques autres superstitions, attachées à des usages respectables , ont subsisté. Les protestans en ont triomphé :
mais ils sont obligés de convenir qu'il n'y a pas d'église catholique où ces abus soient moins communs et plus méprisés qu'en France. ( Siècle de* Louis XI y ).
ELEONORE de Guienne , reine de France, — sa répudiation (18 mai 11 5a.) — Le roi de France Louis-le- Jeune acquit un grand domaine par un mariage; mais il le perdit par un divorce. Eléonore «a femme , héritière de la Guienne et du Poitou, lui fit des affronts qu'un mari devait ignorer. Fatiguée de l'accompagner dans ces croisades illustres et malheureuses, elle se dédommagea des en-