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en prose la résolution qu'ii disait avoir prise de mourir, et je n'eus pas de peine à le détermioer â vivre. Je lui conseillai d'entamer uoe négociation avec le maréchal de Richelieu, d'imiter le duc de Cumberland; je pris enfin toutes les libertés qu'on peut prendre avec un poète désespéré, qui était tout près de n être plus roi. 11 écrivit en effet au maréchal de Richelieu; mais, n'ayant i>as de réponse, il résolut de nous battre. Il me manda qu'il allait combattre le* prince deSouhise; sa lettre finissait par des vers plus dignes de sa situation, de sa dignité, de son courage et de son esprit:
Quand on e«t voisin du naufrage , Il faut , en affrontant l'orage, Penser, vivie et mourir en roi.
En marchant aux Français et aux Impériaux , il écrivit à madame la margrave de Bareith, sa sœur , qu'il se ferait tuer; mais il fut plus heureux qu'il ne le disait et qu'il ne le croyait. Il attendit, le 5 de novembre 1-57, l'armée française et impériale dans un poste assez avantageux, à Hosbach, sur les frontières de la Saxe; et, comme il avait toujours parlé de se faire tuer, il voulut que son frire, le prince Henri , acquittât sa promesse à la téte de cinq bataillons prussiens qui devaient «outenir le pn-mier eilort des armées ennemies, tandis que son artillerie les foudroierait, et que sa cavalerie attaquerait la leur. ^
En effet le prince Henri fut légèrement blessé à la gorge d'un coup de fusil ; et