LEY
amena au czar un renfort de troupes. La bataille recommença alors pour la troisième fois avec plus de furie et d'acharnement : elle dura jusqu'à la nuit : enfin le nombre l'emporta; les Suédois furent rompus, enfoncés, et poussés jusqu'à leur bagage. Levenhaupt rallia ses troupes derrière ses chariots. Les Suédois étaient vaincus, mais ils ne s'enfuirent point, lin étaient environ neuf mille hommes, dont aucun ne s'écarta : le général les mit en ordre de bataille aussi facilement que s'ils n'avaient point été vaincus. Le czar, de l'autre coté , passa la nuit sous les armes ; il défendit aux officiers , sous peine d'être cassés, et aux soldats, sous peine de iport, de s'écarter pour piller.
Le lendemain encore il commanda , au point du jour, une nouvelle attaque. Levenhaupt s'était retiré à quelques milles dans un lieu avantageux , après avoir encloué une partie de son canon , et mis le feu à ses chariots.
Le» Moscovites arrivèrent assez à temps pour empêcher tout le convoi d'être consumé par les flammes; ils se saisirent de plus de six mille chariots qu'ils sauvèrent. Le czar, qui voulait achever la défaite des Suédois , envoya un de ses généraux , nommé Phlug, les attaquer encore pour la cinquième fois : ce général leur offrit une capitulation honorable. Levenhaupt la refusa , et livra un cinquième combat , aussi sanglant que les premiers. De neuf mille soldats qu'il avait encore il en perdit environ la moitié , l'autre ne put être forcée; enfin, la nuit survenant, Levenhaupt, après avoir soutenu cinq combats contre quarante mille hommes , passa la Sassa avec environ cinq mille combattans oui lui restaient. Le czar perdit près de dix mille hommes dans ces cinq combats , où il eut la gloire de vaincre les Suédois, et Levenhaupt celle de disputer trois jours la victoire, et de se retirer sans avoir été forcé dans son dernier poste. 11 vint donc au camp de son maître avec l'honneur de s'être si bien défendu, mais n'amenant avec lui ni munitions ni armée. (Histoire de Charles XII. ) LEYDE (Jean de), réformateur du catholicisme. — sbs cbaadbubs bt sa h». (i536.) — 11 n'était plus possible à l'empereur Charles-Quint ni à son frère Ferdinand d'arrêter les progrès des réformateurs. [1529] En vain la diète de Spire fit des articles modérés de pacification.
villes et plusieurs princes pro-
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