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pu dû oublier, a rendu fa mémoire chère à tous ceux qui rendent la justice et à cens qui l'aiment. II a ordonné par cet édit , « qu'on suive toujours la loi , malgré (es ordres contraires à la loi, quel'importunité pourrait arracher du monarque. »
Le plan général suivant lequel vous étudiez ici l'histoire, n'admet que peu de détails; mai* de telles particularités» oui font le bonheur des états et la leçon des bons princes» deviennent on objet principal.
Louis zii fut le premier des rois qui mit les laboureur» à couvert de la rapacité du soldat, et qui fit punir de mort les geudarmes qui rançonnaient le paysan. Il en coûta la vie à cinq gendarmes , et les campagnes furent tranquille». S'il nefut ni un héros, ni un grand politique, il eut donc la gloire plus précieuse d'être un bon roi ; et sa mémoire sera toujours en bénédiction a la postérité.
Q Essai sur Ut mœurs. )
LOUIS XIII, roi de France. — 84 aaeonciLiAfioii a vie sa nias , a rais la mobt a'aKaai iv. (1619). — Le duc d'Epernon qui avait fait donner la régence à la reine , alla la tirer du château de Blois ou elle était reléguée, et la mena dans ses terres, à Àngoulème, comme un souverain qui secourait son alliée.
[1619] C'était là manifestement un crime de lèse-majesté , mais un crime approuvé de tout le royaume, et qui ne donnait au duc d'Epernon que de la gloire. On avait haï Marie de Médicis toute pubtante , on l'aimait malheureuse. Personne n'avait murmuré dans le royaume, quand Louis xiii avait emprisonné sa mère au Loutre , quand il l'avait reléguée sans aucune raison; et alors on regardait comme no attentat l'effort qu'il voulait faire pour ôter sa mère a un rebelle. On craignait tellement la violence des conseils de Lui* nés, et les cruautés de la faiblesse du roi, que son propre confesseur, le jésuite Àrnooz, en préchant devant lui, avant l'accommodement , prononça ces paroles remarquables : « On ne doit pas croire qu'un prince religieux tire l'épée pour verser lu sang dont il est formé : vous ne permettre! pas, sire, que j'aie avancé un mensonge dans la chaire de vérité. Je vous conjure , par les entrailles de J ésus-Christ, «e ne point écouter les conseils violens , et de ne pas donner ce scandale à toute la chrétienté. »
C'était une nouvelle preuve de la fai-
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blesse du gouvernement, qu'on osât parler ainsi en chaire. Le père Arnoux ne se •erait pat exprimé autrement, si le roi avait condamné sa mère à la mort. A peine Louis xiii avait-il alors une .armée contre le duc d'Epernon. C'était prêcher publiquement contre le secret de l'état, c'était parler de la part de Dieu contre le duc de Luines. Ou ce coufesseur avait une liberté héroïque et indiscrète , ou il était gagné par Marie de Médicis. Quel que fût son motif, ce discours public montre qu'il y avait alors de la hardiesse, même dans les esprits qui ne semblent faits que pour la soupière. £e connétable fit, quelques années après, renvoyer le Confesseur.
[161g] Cependant le roi , loin de s'emporter au s violences qu'on semblait craindre , rechercha sa mère, et traita avec le duc d'Epernon de couronne à couronne.
Il n'osa pas même , dans sa déclaration , dire que d'Epernon l'avait o&ensé.
(Essai rur Us mœurs.) LOUIS XIV, roi de France. — va roem la fbkmi&bk fois AU fablemsivt. (7 septembre i645.) — La régence d'Anne d'Autriche aurait été tranquille et absolue, si on avait eu un Colbert ou un Sulli pour gouverner les finances , comme on avait un Condé pour commander les armées ; encore même .est-il douteux si des génies , tels que ces deux hommes si supérieurs , auraient suffi pour débrouiller alors le chaos de l'administration ; pour surmonter les préjugés de la nation, alors très ignorante ; pour établir des taxes universelles dans lesquelles il n'y eût rien d'arbitraire ; pour faire des emprunts remboursables sur des fonds certains ; pour encourager à la fois le commerce et l'agriculture ; pour faire enfin ce qu'on fait en Angleterre.
Il y avait à la fois , dans le ministère , de 1 ignorance, de la déprédation et un empressement obstiné à te servir de moyens précipités pour arracher des peuples un peu d'argent , dont il revenait encore moins à l'état. La taxe sur les maisons bâties dans les faubourgs, n'avait presque rien produit. On voulut forcer lesciloyens d'acheter pour quinze cent mille livres de nouvelles rentes. U fallait persuader et non pas forcer. Le cri public , appuyé des refus du; parlement , rendit inutile* ces édita odieux.
Le ministère imagina de nouveaux édita banaux , dont l'énoncé seul couvrait
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de honte et de ridicule. C'était une création de conseillers du roi, contrôleurs de bois de chauffage, jurés-crieurs de vin » jurés- vendeurs de foin,agens de change, receveur!» des finances quatriennaux t augmentation de gages moyennant finance dans tous les corps de la magistrature, enfin vente de la noblesse.
[7 septembre 1645 ] II y eut dix-neuf édits de cette espèce. On mena au parlement Louis xiv en robe d'enfant , pour faire enregistrer ces opprobres. On le plaça sur un petit fauteud qui servait de trône, ayant à sa droite la reine sa mère, le duc d'Orléans son oncle , le père du grand Gondé , huit ducs ; et, à sa gauche, trois cardinaux , celui de Lyon , frère du cardinal de Richelieu , celui de Ligny , et Maxarin. Il prononça intelligiblement ces paroles : «Mes affaires m'amènent au parlement; monsieur le chancelier expliquera ma volonté. •
Le chancelier Séguier l'expliqua en lisant les dix-neuf édits. L'avocat général Orner Talon prononça une harangue en
Iwrtant le genoux sut- la banquette selon 'usage ; et , comme il était le harangueur le plus éloquent de la compagnie , il dit au roi « qu'il était un soleil; que, quand le soleil n'envoie que quelques rayons dans une chambre par la fenêtre , sa lumière est féconde et bienfesante; c'est le symbole de la bonne fortune : mais qu'il est périlleux de songer que ce grand astre y entre tout entier, parce qu il détruit par son activité tout ce qui entre dans ses voies, etc. ! •
Après cette harangue, <gui fut assez longue y surtout pour un roi âgé de sept ans, le chancelier demanda le suffrage des princes et des pairs ; les présidons se formalisèrent qu'on n'eut pas commencé par eux ; ils furent d'avis de faire des re • montrances. Les enquêtes dirent que leur conscience ne leur permettait pas d'enregistrer les édits. Le chancelier répondit que la conscience , en affaire d'état, était d'une autre nature que la conscience ordinaire ; et il fit faire l'enregistrement d'autorité.
(SiécUde Louis XIV, ) — DésnonoRK un officirb. (i4 septembre 1673.) — Pour mieux affermir encore la discipline militaire, il usa d'une sévérité qui parut même trop grande. Le prince d'Orange , qui n'avait eu pour opposer à ces conquêtes rapides que des officiers sans émulation et des soldats sans cou-
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rage, les avait formés à force de rigueurs, en fesant passer par la main du bourreau ceux qui avaient abandonné leur poste.
Le roi employa aussi les chatimens , la première fois qu'il perdit une plaoe. Un très brave officier, nommé Du Pas , rendit Naerden au prince d'Orange f i4 septembre 1670 ]. Il ne tint à la vérité, que quatre jours; mais il ne remit la ville qu'après un combat de cinq heures, donné sur de mauvais ouvrages, et pour éviter un assaut général , qu'une garnison faible et rebutée n'aurait point soutenu. Le roi, irrité du premier auront que recevaient ses armes, fit condamner Du Pas à être traîné dans Utrecht , une pelle à la main , et son épée fut rompue : ignominie inutile pour les officiers français, qui sont assez sensibles à la gloire pour qu'on ne les gouverne point par la crainte de la honte. Il faut savoir qu'à la vérité les provisions des commandans des places les obligent à soutenir trois assauts ; mais ce sont de ces lois qui ne «ont jamais exécutées. Du Pas se fit tuer , un an après , au siège de U petite ville de Grave, ou il servit volontaire. Son courage et sa mort durent laisser des regrets au marquis de Louvois, qui l'avait fait punir si durement. La puissance souveraine peut maltraiter un Drave homme, mais non pas le déshonorer.
{Siidô de Louis XIK) — sa mout ( 1" septembre 1715. ) — Louis xiv fut attaqué , vers le milieu du mois d'auguste 1715, au retour de Marly, de la maladie qui termina ses jours. Set jambes s'enflèrent, la gangrène commença à ae manifester. Le comte de Stair, ambassadeur d'Angleterre, paria, selon le génie de sa nation , que le roi ne passerait pas le mois de septembre. Le duc d'Orléans, qui au voyage de Marly avait été absolument seul, eut alors toute la cour auprès de sa personne. Un eropiriuc, dans les derniers jours de la malaie du roi, lui donna un élixir qui ranima ses forces. Il mangea , et l'empirique assura qu'il guérirait. La fonle qui entourait le duc d'Orléans diminua dans le moment. « Si le roi mange une seconde fois , dit le duc d'Orléans , nous n'aurons plus personne. » Mais la maladie était mortelle. Les mesures étaient prises pour donner la régence absolue au duc d'Orléans. Le roi ne la lui avait laissée que très limitée par son testament déposé au parlement, ou plutôt U ne l'avait établi que
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chef d'un conseil de régence , dans lequel il n'aurait eu que la voix prépondérante. Cependant il lui dit : . Je vous ai conservé tous les droits que vous donne votre naislance. » C'est qu'il ne croyait pas qu'il y eût de loi fondamentale qui donnât dans une minorité un pouvoir sans bornes à l'héritier présomptif du royaume. Cette autorité suprême, dont on peut abuser, est dangereuse ; mais l'autorité partagée l'est encore davantage. Il crut qu'ayant été si bien obéi pendant sa vie, il le serait après sa mort, et ne se souvenait pas qu'on avait cassé le testament de son père.
D'ailieurs personne n'ignore avec quelle grandeur d'âme il vit approcher la mort, disant à madame de Maintcnon: « J'avais cru qu'il était plus difficile de mourir; » et à ses domestiques : « Pourquoi pleurei-vous ? m'avez-vous cru immortel?»
donnant tranquillement ses ordres sur beaucoup de choses, et môme sur sa pompe funèbre. Quiconque a beaucoup de témoins de sa mort, meurt toujours avec courage. Louis lin, dans sa dernière maladie , avait mis en musique le De profundts qu'on devait chanter pour lui. Le courage d'esprit avec lequel Louis xiv vit sa fin , fut dépouillé de cette os- • tentation répandue sur toute sa vie. Ce courage alla jusqu'à avouer ses fautes.
Son successeur a toujours conservé, é cri les au chevet de son lit, les paroles remarquables que ce monarque lui dit en le tenant sur son lit entre ses bras; ces paroles ne sont point telles qu'elles sont rapportées dans toutes les histoires. Les voici fidèlement copiées :
«Vous allez être bientôt roi d'un grand royaume. Ce que je vous recommande plus fortement, est de n'oublier jamais les obligations que vous avez à Dieu. Souvenez-vous que vous lui devez tout ce que vous êtes. Tâchez de conserver la paix avec vos voisins. J'ai trop aimé la guerre; ne m'imitez pas en cela , non plus que dans les trop grandes dépenses que j ai faites. Prenez conseil en toutes choses, et cherchez à connaître le meilleur, pour le suivre toujours. Soulagez vos peuples le plus tôt que vous le pourrez, et faites ce que j'ai eu le malheur de ne pouvoir faire moi-même. etc. •
Ce discours est très éloigné de la petitesse d'esprit qu'on lui impute dans quelques mémoires.
On lui a reproché d'avoir porté sur lui des reliques , les dcrnièici aunées de btt
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vie. Ses seritimens étaient grands; mais son confesseur, qui ne l'était pas, l'avait assujetti à ces pratiques peu convenables, et aujourd'hui désusitées, pour l'assujettir plus pleinement à ses insinuations. Et d'ailleurs ces reliques, qju'il avait la faiblesse de porter, lui avaient été données par madame de Maintcnon.
Quoique la vie et la mort de Louis xiv eussent été glorieuses, il ne fut pas aussi regretté qu'il le méritait. L'amour de la nouveauté, l'approche d'un temps de minorité, où chacun se figurait une for* tune, la querelle de la Constitution qui aigrissait les esprits; tout Gt recevoir la nouille de sa mort avec un sentiment quia'llait plus loin que l'indifférence. Nous avons vu ce même peuple, qui, en 1686, avait demandé au ciel avec larmes la guérison de son roi malade, suivre son convoi funèbre avec des démonstrations bien différente*.
On prétend que la reine, sa mère, lui avait dit un jour, dans sa grande jeunesse : « Mon fils, ressemblez à votre grand pére, et non pas à votre père. » Le roi en ayant demandé la raison : « (l'est, ditelle, qu'à la mort de Henri iv on pleurait , et qu'on a ri à celle de Louis xni. •
Quoiqu'on lui ait reproché des petitesses, des duretés dans son zèle contre le jansénisme, trop de hauteur avec les étrangers dans ses succès, de la faiblesse pour plusieurs femmes, de trop grandes sévérités dans des choses personnelles, des guerres légèrement entreprises, l'embrasement du Palatinat , les persécutions contre les réformés ; cependant ses grandes qualités et ses actions, mises m tin dans la balance, l'ont emporté sur ses Lûtes. Le temps, qui mûrit les opinions des hommes, amis le sceau à sa réputation ;|et , malgré tout ce qu'on a écrit contre lui, on ne prononcera point son nom sans respect, et sans concevoir à ce nom i'idée d'un siècle éternellement mémorable. Si l'on considère ce prince dans sa vie privée, on le voit à la vérité trop plein de sa grandeur , mais affable ; ne donnant point à sa mère de part au gouvernement, mais remplissant avec elle tous les devoir» d'un fils, et observant avec son épouse tous les dehors de la bienséance; bon père, bon maître, toujours décent en public, laborieux dans te cabinet, exact dans les affaires, pensant juste , parlant bien , et aimable avec dignité. (SUttc tlê Louis XIV.)
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LOUIS XV, roi de Franc*. — towbx maladi a mbtx. (Haoût 1745.) I* j°ur qu'on chantait dans Metz un Tâ Dm m pour la prise de Château-Dauphin , le roi ressentit des mouvemens de fièvre ; c'était le 8 d'auguste [1745]. La maladie augmenta , elle prit le caractère d'une fièvre qu'on appelle putride ou maligns; et, dès la nuit du i4» il était à l'extrémité. Son tempérament était robuste et fortifié par l'exercice ; mais les meilleures constitutions sont celles qui succombent le plus souvent à ces maladies, par cela même qu'elles ont la force d'en soutenir les premières atteintes, et d'accumuler pendant plusieurs jours les principes d'un mal auquel elles résistent dans les commencemens. Cet événement porta la crainte et la désolation de ville en ville ; les peuples accouraient de tous les envi* rons de Metz ; les chemins étaient remplis d'hommes de tous états et de tout Age, qui, par leurs différens rapports, augmentaient leur commune inquiétude.
Le danger du roi se répand dans Paris au milieu de la nuit ; on se lève , tout le monde court en tumulte sans savoir où Ton va.%Les églises s'ourrent en pleine nuit : oh ne connaît plus le temps ni du «ommeil, ni de la veille, ni du repas. Palis était hors de lui-même, toutes les maisons des hommes en place étaient assiégées d'une foule continuelle : on s'assemblait dans tous les correfours. Le peuple s'écriait : • S'il meurt, c'est pour «voir marché à notre secours. » Tout le monde s'abordait , s'interrogeait dans les églises sans se connaître. Il y eut plusieurs églises où le prêtre qui prononçait la prière pour la santé du roi, interrompit le chant par ses pleurs , et le peuple lui répondit par des cris. Le courrier qui apporta, le 19, à Paris, la nouvelle de sa convalescence , fut embrassé et pres- «m'étonfTé par le peuple : on baisait son cheval, on le menait en tri.imphe. Toutes les rues retentissaient d'un çri de joie î « Le roi est guéri. » Quand on rendit compte à ce monarque des transports inouïs de joie qui avaient succédé a ceux de la désolation, il en fut attendri jusqu'aux larmes ; et en se soulevant par un mouvement de sensibilité qui lui rendait des forces: « Ahl s'écria-t-il, qu'il est doux d'être aimé ainsi 1 et qu'ai-je fait pour le mériter ? »
Tel est le peuple de France, sensible jusqu'à l'enthousiasme, et capable de tous
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les excès dans ses affections comme dans ses murmures. ( Siède de Louit X V. )
— ATTKHTAT COltTSB SA PBSSOKHB. ( 5
janvier 1/5^. ) — Le roi fut assassiné, le 5 janvier, dans la cour de Versailles, en présence de son fils, au milieu de ses gardes et des grands officiers de sa couronne. Voici comment cet étrange événement arriva.
Un misérable de la lie dn peuple, nommé Robert- François Damiens, né dans nn village auprès d'Arras , avait été long-temps domestique à Paris dans plusieurs maisons; c'était un homme dont l'humeur sombre et ardente avait toujours ressemblé à la démence.
Les murmures généraux qu'il avait entendus dans les places publiques, dans la grand'sallc dn palais et ailleurs , allumèrent son imagination. Il alla à Versailles comme un homme égaré ; et , dans les agitations que lui donnait son dessein inconcevable, il demanda à se faire saigner dans son auberge. Le physique a une si grande influence sur les idées des hommes, qVil protesta depuis, dans ses interrogatoires , « que , s'il avait été saigné comme il le demandait , il n'aurait paa commis son crime. •
Son dessein était le plus inouï qui fiit jamais tombé dans la tête d'un monstre de cette espèce : il ne prétendait pas tuer le roi, comme en effet il le soutint depuis, et comme malheureusement il l'aurait pu; mais il voulait le blesser : c'est ce qu'il déclara dans son procès criminel devant le parlement :
« Je n'ai point eu intention de tner le roi ; je l'aurais tué si j'avais voulu ; je ne l'ai fait que pour que Dieu pût toucher le roi , et le porter à remettre toutes choses en place , et la tranquillité dans ses états; et il n'y a que l'archevêque de Paris seul qui est cause de tous ces troubles. £ Interrogatoire du 18 janvier, art. i44 • pag. i3a du procès de Damiens, îo-4*3-» Cette idée avait tellement échauffé sa tête, que, dans un autre interrogatoire, il dit :
« J'ai nommé des conseillers au parlement, parce que j'en ai servi un, et parce que presque tous sont furieui de la conduite de M. l'archevêque. [ Interrogatoire du 6 mars, page 289. ]• En un mot , le fanatisme avait troublé l'esprit da ce malheureux au point que, dans les interrogatoires qu'il subit à Versailles, on trouve ces propres paroles :