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jours, elle en fit une nouvelle, par laquelle elle fut toute prisonnière de guerre. Klle consistait en douze bataillons , dont dix étaient hollandais.
(Siècle de Louis XV.) NARVA, (bataille de) buter chailes ni tx pibehb i"(le 3o novembre 1700.) — On était déjà au i5 de novembre quand le czar apprit que le roi de Suède, ayant traversé la mer avec deux cents vaisseaux de transport, marchait pour secourir Narva. Les Suédois n'étaient que vingt mille. Le czar n'avait que la supériorité du nombre. Loin donc de mépriser son ennemi, il employa tout ce qu'il avait d'art pour l'accabler. Non content de quatre-vingt mille hommes, il se prépara à lui opposer encore une autre armée , et à l'arrêter à chaque pas. Il avait déjà mandé prés de trente mille hommes, qui s'avançaient de Pleskow à grandes journées. 11 lit alors une démarche qui l'eût rendu méprisable, si un législateur, qui a fait de si grandes choses , pouvait l'être. 11 quitta son camp, où sa présence était nécessaire, pour aller chercher ce nouveau corps de troupes qui pouvaient très bien arriver sans lui, et sembla , par cette démarche, craindre de combattre dans un camp retranché un jeune prince sans expérience qui pouvait venir l'attaquer.
Quoi qu'il en soit , il voulait enfermer Charles xu entre deux armées. Ce n'était pas tout : trente mille hommes , détachés du camp devant Narva , étaient postés à une lieue de cette ville sur le chemin du roi de Suède; vingt mille strélitz étaient plus loin sur le même chemin ; cinq^ mille autres fesaient une garde avancée. Il fallait passer sur le ventre à toutes ces troupes, avant que d'arriver devant le camp, qui était muni d'un rempart et d'un double fossé. Le roi de Suède avait débarqué à Pcrnaw dans le golfe de Riga , avec environ seize mille hommes d'infanterie, et un peu plus de quatre mille chevaux. De Pernaw il avait précipité sa marche jusqu'à Revel, suivi de toute sa cavalerie, et seulement de quatre mille fantassins. 11 marchait toujours en avant, sans attendre, le reste de ses troupes. Il se trouva bientôt, avec ses huit mille hommes seulement, devant les premiers postes des ennemis. 11 ne balança pas à les attaquer tous les uns après les autres, sans leur donner le temps d'apprendre à quel petit nombre ils