‹ Dictionnaire historique des hommes illustres du Canada et de l'Amérique [microforme]Chapitre 19 sur 66 · DEL · texte numérisé non relu

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Labrie (Jacques) célèbre patriote et publiciste canadien, docteur en Mécecine et membre du Parlement, fit ses études classiques au collége de Québec, puis ses études médicales à Edimbourg, où il fut gradué. Un des pre: miers zélateurs de l’éducation en Canada, il fonda sur un grand pied des écoles modèles où académies pour les deux sexes. Rédacteur du Courrier de Québec en 1807, il publia vingt ans plus tard Les Premiers Rudimens de la Constitution Britannique traduits de l’Anglais de Brooks; et précédés d’un précis historique et suivis d'observations sur la constitution du Bas-Canada (1827). Il fit plus, il écrivit la première Histoire du Canada ; (*) mais il mourut le 26 octobre 1831 avant que d'avoir pu la publier. Dès le 30 novembre, M. Morin proposa à la Législature d’allouer cinq cents louis pour cette publication de trois ou quatre volumes in-8vo., en observant que depuis Charlevoix, plus d’un siècle s’étuit écoulé sans que le Can:da eût eu véritabiement un historien ; il fut chargé du soin de publier cetie histoire; mais nos troubles politiques survinrent et le mauuserit a déplorablement péri chez feu M, Girouard, au sac et à l’incendie de St. Benoit. Jacques Labrie, tout chaud Canadien qu'il était, se sépara de M. Papineau dans la question des subsides.

La Corue [la maison de] qu'il faut diviser en deux branches.—De La Corne La Colombière et De La Corne St. Luc.

I.—Mons. Deschamps de La Corne ia Colombiére, Chevalier de St. Louis, commanda en Acadie, où il s’opposa au major Lawrence, ct y bâtit le fort de Beauséjour. En 1756, il battit les Anglais au fort Lydius, puis il alla reconnaître l’armée de Ambherst jusque à Oswego, où il éprouva quelque perte. Il :ommanda enfin aux Rapides, et disputa pied à pied le terrain à ce général. Ayant émigré à la conquête, il devint l’ami et le compagnon d'armes du fameux bailli de Sufiren St. Tropez, dans ses campagnes. navales. Les La Corne et les Lanaudière du Canada se

€) “Il recueillit tous les matériaux que sa province put lui fournir

pour écrire une histoire du Canada... M. Morin a accepté la charge : honorable de publier ce livre. Heureusement, il écrit avec goût Île :

français, car ce n’est point par son style que’M. Labrie peut mériter

le titre de Tite-Live du Canada, que des amis lui ont décerné.” Lebrun, .

Tableuw Stutislique et Politique des deux Canada.

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‘trouvèrent parmi les reclamans lorsque la France fut

obligée de faire droit aux reclamations des alliés en 1815, parce que le Chevalier de La Corne avait placé des fonds sur la Municipalité de St. Malo.

IT.—Luc Deschamps de La Corne St. Luc, aussi Chevalier de St. Louis, et homme influent parmi les nations, sauvages, membre du Conseil Législatif sous les Anglais, prit le fort Clinton en 1747. Il se trouva à Carillon et enleva à Abercrombie un convoi de 150 chariots. Après la perte de Québec, il commandait les Sauvages à Montréal. Les Mémoires publiés par la Société Littéraire et Historique disent que “ M. de St. Luc, le Canadien qui avait alors sur eux le plus d'influence et aux sentimens duquel ils déféraient volontiers, avait étéchargé de les engager à ne pas se rebuter.” 11 les mena à la bataille de Ste. Foi. Demeuré dans le pays malgré la conquête et le traité de cession, i! fut un des premiers sénateurs de la province de Québec, combattit à St. Jean et commanda les Canadiens et les Sauvuges dans la campagne de Burgoyne ; les uns et les autres finirent par abandonner la partie, ce qui occasionua plus tard une guerre de plume entre le général angiais et notre compatriote. Au Conseil, M. de La Corne se voulait pas de la constitution anglaise ; il dénonça les Loyaux Américains et l’opposition, et soutint autant qu’il put celle de Pan 1774 Cette tactique, qui le rendit alors odieux à quelques uns, doit de nos jours lui mériter ln reconnaissance publique, car si nous eusions conservé cette première constitution, le Canada serait encore un pays presque exclusivement français.

Laët (Jean de) géographe Flamand dont on a: Novus Orbis, Seu Descriptio Indiæ Occidentalis, traduit en français l’an 1640, œuvre capitale. On trouve dans le second livre, une description du golfe et du fleuve St. Laurent, ainsi que celle de Québec. |

Lafayette (le général marquis de) créateur de la garde nationale, homme qui,—quel que soit le jugement qu’on porte sur lui,—a eu une immense influence sur la politique et les vicissitudes des peuples en sortant des rangs privilégiés pour embrasser la cause des Américains. Il

est mort en :834.

La Ferté (Jacques de) abbé de Ste. Marie Madeleine

Se Chateandun, et Chanoine de la Chapelle du Roi, un

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des Cent Associés et Directeur ce cette fameuse compas: gnie, fut aussi un des grands seigneurs immédiats de la Nouvelle-France. LesJésuites devinrentses vassaux pour le fief de Batiscan, qu’il leur concéda en fiéf absolu pour l'avancement du christianisme à foi et hommage avec une croix d'argent de la valeur de 60 sols tous les vingt ans.

I.—Lafontaine (Jacques Belcour de) Seigneur de Livaudière, Conseiller au Conseil Supérieur, suivit ce tribunal à Moutréal en 1759. Après la conquête le général Murray le fit collègue de Cugnet en le créant Procureur-Général et Commissaire de la Cour et Conseil de Guerre ou Conseil Supérieur dans toute l’étendue de la côte du sud du gouvernement de Québec.

IT. — Lafontuine-Muxrion jeune canadien duquel le baron de Luhontan dit qu’il connaissait les pays et les Sauvages du Canuda pur la quantité de voyages qu’il avait faits ; qu’il était homme d’entreprise et qu’il savait presque toutes les langues des tribus. Le marquis de Denonville ne le fit pas moins arquebuser.

III. —Latontaine (l'honorable Louis Hypolite) légiste et homme d'état contemporain, Baronet du Foyaume- Uni de la Grande-Bretagne et d’Irlande, Commandeur nommé de l’Ordre Romain de la Milice Dorée, membre du Conseil des Patrons de PEcole de Droit, deux fois chef responsable du pouvoir exécutif, et actuellement chef du pouvoir judiciaire de son pays. Quel que soit le jugement que lhistoire portera sur la politique de M. Lafontaine (voir mes Zrstitutions Historiques), il est de fait constant qu'après avoir proscrit la langue française et entendu faire des deux Canadas une province tout anglaise, l'Angleterre fut obligée de recourir à lui; et qu’après une tentative de se passer de ses services pour adopter un milieu, il fallut le rappeler au pouvoir. Mais on sait ce qui se passa en 1849. Il n’eût pas seulement pour adversaires les torys.. lei comme en Angleterre, les sectes politiques se réunissent contre l’ennemi commun, les rouges et les torys se: tiennent depuis longtems par la main. M. Lafontaine :se retira à temps et avec dignité de la vie politique. Tant que Robert Baldwin vécut, le Procureur-Général du Bas-Canada trouva dans le Procureur-Général du Canada Supérieur, un collègue dévoué, intègre et laborieux: je n’ai pas voulu séparer :

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deux noms que l'opinion a unis en désignant leur cabinet sous le nom de ministère Lafontaine-Baldwin. En sa qualité de Grand-Juge, M. Lafontaine a présidé la Cour Seigneuriale. 11 avait précédemment fait trève à la politique par deux voyages en Europe ; le second a été profitable pour la bibliothèque du Barreau. On doit au juge-en-chef l'Analyse de l'Ordonnance du Conseil Spécial sur les Bureaux d’Hypothèques, Montréal, 1842, 1 vol. in-8vo. Il y fuit bien l’anatonnie de ce corps mal organisé. Aussi les Observations sur les Questions Seigneuriales. —Voyez Metcalfe, Viger.

Lafiteau (joseph François de) de la Compagnie de Jésus, missivnnaire en Canada depuis l’année 1700 jusque à 1719, découvrit. dans les forêts de la Nouvelle- France le gingseng qu’on croyait particulier à la Corée et à la Tartarie Chinoise, et écrivit un savant Mémoire sur cette plante. 11 est encore célèbre par son livre sur les mœurs des tribus sauvages comparées à celles des anciens peuples.

Lafrenière (IHertel de) Canadien, dernier Procureur- Général du roi de France à la Louisianne, s’opposa avec succés sous Don Antonio d’Ulloa, lors de la cession du pays à l'Espagne, à la suppression du Conseil Supérieur et à l’altération des lois; mais il fut viciime de sa persistance sous O’Reilly, qui le fit arquebuser.

Lagny de Brigadières (Jean-Baptiste) reçut de Louis XIV en 1669 des Lettres Patentes lui accordant pour vingt ans le privilège de faire ouvrir ies mines et miniéres du Canada. .

Lagorce (Labbé) ecclésiastique eanadien, instituteur des sourds et muets.

Lahontan (le baron de) écrivain français, contemporain de M. de Lubuarre, qui laissa des Mémoires intéressans, mais bien peu fidèles sur le Canada.

Laica, nom de fée au Pérou. Elle était bi:nfaisante, au lieu que la plupart des magiciens se plaisaient à faire du mal.

Lajoie (A. Gérin) bibliothécaire de l’Assemblée Législative. On a de lui 10 Le jeune Latour essai de tragédie canadienne dont le sujet est tiré de l'Histoire du Canada de Bibaud ; elle est. dédiée à lord Metcalfe .II. Catéchisme Politique ow Elemens du Droit Public et Constitutionnel du Canada, Mis:à la Portée du Peuple. Montréal

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1851. III. Æloge de Vallières de St. Réal. Dans sou essai de tragédie, qui lui fait honneur, il a moins imité Fénimore Cooper, que Châteaubriand, qui ;‘êche souvent contre la vérité locale dans ses Natchez et autres romans.

Lalemant (le R. P. Jérome) qu’il ne faut pas confondre avec le P. Gabriel, fat Supérieur et Recteur 4 Québec et présida le consulte où les Jésuites se décidèrent à recueillir les malheureux Hurons sur leurs terres de Beauport (1650.) Il écrivit une relation.

Lamartine (Aïphonse de) le prince des poëtes contemporains de la France, homme d’état comme homme de lettres, associé étranger de l’Institut Polytechnique du Canada. Ila fait un Appel aux Américains et aux Canadiens en faveur de son Cours Fumilier de Littérature.

La Morandière [le sieur Abel Robert de] ingénieur canadien, sous la domination française, construisit le fort St. Sean l’an 1749 et recut en conséquence de Louis XV l'an 1753, un brevet d'ingénieur mandant au gouverneur de le faire reconnaître, et à l’Intendant Bigot de lui faire tenir ses appointemens. Il avait obtenu la même année une commission de capitaine d'infanterie. Après la conquête, Ralph Burton, gouverneur de Montréal, le nomma capitaine de la seconde compagnie d’un batuillon de 800 hommes levé pour marcher contre Pontiac. Nous avons connu un des derniers membres de cette famille, alliée aux Duvernay.

Lamy (François) curé de l'Ile d'Orléans. mort en 1715, est du petit nombre de curés qui aient été fixés par l’autorité ecclésiastique en Canada.

Lanaudière (Tarieu de) illustre familie canadienne qui S'allia aux De Verchères.

Charles François Tarieu Ecuier, sieur de de Lanaudière obtint une seigneurie.

II.—(Charles Tarieu de ) son fils, Chevalier Grand Croix de St. Louis, eut la gloire de commander une partie de la milice canadienne à la mémorable bataille de Carillon, puis commanda dans l’Ile d'Orléans un poste a signaux pour signaler les mouvemens de la flotte de Wolfe. Sous la domination anglaise, il fut aide de camp de Carleton, fit toute la guerre de l’indépendance, et accompagna ie général en Angleterre, où le Roi lui fit

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un'cadeau honorable. Lors de l’octroi de la constitution en: 1792, il fut sommé au Conseil Législatif et fut aussi Surintendant des Postes. Ayant fuit de grandes dépenses et se trouvant dans la gêne, il espéra devenir le propriétaire incommutable de ses scigneuries en se les fesant reconcéder en franc et commun soccage, et quoiqu'il ne réussit pas, 1l doit être regardé comme la cause éloignée du système de commutation puis de l'abolition du régime féodal. Il accompagna sa supplique d’un mémoire très bien fait; mais la plupart des servitudes féodales qu’il énumérait avec soin, n’existuient: plus où n” aient jamais existé en Canada.. M. de Lanaudière ‘s fut retenu prisonnier ainsi que M. de Tonnancour, pi. les censitanes, qu’il voulait forcer à marcher sous la bannière seigneuriule. :

TII.—(Angèle de) fille du précélent, décédée à Québec en 1856, dans un ge avancé, demeurait le type des dames de la haute société et voyait chez elles les dames des gouverneurs et leur suite. {lle avait bien connu les princes fils de George IIT. Elle disait au chevalier De Belvèze : Nos bras appartiennent à l'Angleterre, mais nos cœurs à la France !

Langevin (l’abbé Antoine) membre de la congrégation du Séminaire de Nicolet, l’un des bienfaiteurs du Collége de St. Anne de Lapocatiere, décédé en 1857 Vicaire- Général du Nouveau-Brunswick.

II.—(labbé Jean) du Séminaire de Québec. On lui doit : Traité Elémentaire du Culcul Différentiel et Intégral, avec planches, Québce 1848.

IIT.—[H. L.] avocat, ci-devant Rédacteur des Mélanges Religieux, puis second: du chevalier Taché au Courrier du Canada, auteur d’un des ÆEssais sur le Canada qui ont obtenu des prix inférieurs.

Langlade (le sieur de) gentilhomme canadien d’une très grande influence sur les tribus sauvages, fit avec elles les campagnes de 1756, de 1758 et de 1759. Après la conquête, il continua le commerce français des pelleteries avec les Tabeau, les Fromenteau, les De Rocheblave, les Giasson.: Il sanva la vie au commandant anglais de Michillimakinac dans la guerre de Ponthiac grâce à son empire sur les sauvages. Charles de Langlade fut dans la dernière guerre, un des Commandans des

Sauvages attachés aux bataillons des voyageurs, étse .trouva à Beavércam.

Langloiserie (Gaspard Piot de] Chevalier de St. Louis, Lieutenant du Roi au gouvernement de Québec, seigneur des Mille Isles en 1710.

AL.—(Marguerite Piot de) fille du précédent et neuviéème Supérieure-Générale de l’Institut de Marguerite Bourgeois, morte en 1781.

Langy Montegron, officier canadien qui conduisit un corps de Sauvages à l'Ile au Noix en 1758. Il alla reconnaître l'ennemi jusque à une lieue d'Orange et prit un caporal qui le mit au fuit de la force de l’armée d’Amherst. L'année suivante, il fut chargé de défendre les approches de l’Ile de Montréul. L'auteur des Mémoires publiés par la Société Littéraire et Historique dit qu’il était distingue par sa bravoure, actif, vigilant, toujours prêt à marcher et à se signaler.

Lanouiller (Jean E ustache) Agent-Général de la Compagnie des Indes, Grand-Voyer de la Nouvelle-France, entrepreneur des Postes entre Montréal et Québec sous les Intendans Begon et Dupuy.

IL(Nicolas) sieur de Bois Clerc.—Il reçut de l’Intendant Hocquart mission de visiter une mine de plomb au Portage des Chats (1334) et obtint pour dix ans de Louis XV: le privilége de construire sur le Saint-Laurent des moulins sur bateaux.

La Peltrie (Murie Madeleine de Chavigny dame de) jeune veuve qui non seulement fonda l'établissement des Ursulines à Québec, l'an 1639, mais sacrifia ses biens et sa personne même à ce qu’elle croyait être le bien de la colonie. Elle poussa son zèle et sa charité Jusque à se dépouiller du peu qu’elle s’était réservé pour son usage ; —à se réduire à manquer parfois du nécessaire et à cultiver la terre de ses mains, pour avoir de quoi soulager les nécessiteux et les enfans pauvres qu’on lui présentait. L'auteur de Histoire &u Canada sous la Lomination T'rançaise, trouve un tel zèle excessif et même peu éclairé ; mais il ajoute qu'on n’en doit pas moins priser sa bonne œuvre, dont le fruit s’est perpétué jusque à nos jours au grand avantage de notre capitale. Madame de La Peltrie assista à la fondation de Ville-Marie.

Lardizabal [Don Luis] Régent de l’Espagne contre Napoléon, était natif de la Nouvelle-Espagne. Devenu

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“ni des représentans de l’Amériquë au Cortez qui se créèrent en 1810, il fut élevé à la Régence avec Castanos, Pédro, évêque d’Orense, Escano, Saavedra et Joachim de Mosquera. On sait que cette régence fut saris autorité. Lardizabal s'enfuit dans les Algarves, où il donna beaucoup de trouble au gouvernement de Cadix de concert avec le Nônce du Pape en Portugal [1812-13-14]. Il ne faut ps le confondre avec le général du même nom, officier de célébrité.

Larkin [le R. P, John] de la Compagnie de Jésus, dernièrement appelé à Londres par le Cardinal Wiseman, a été Recteur de l’Université de St. Jean de New-York, après le P. Thébaud et,refusé l’évêéché de Toronto. D’abord Sulpicien, il avait été longtems professeur de philosophie au cullége de Montréal, où il avait publié une savante grammaire grecque allant jusque à la versification inclusivement. C’est un linguiste très fort en grec, en hébreux, allemand, etc.

Larochefoucault-Liancotirt [le duc de] seigneur français qui, après avoir voulu vainement sauver Louis XVI, voyaea en Amérique. Il visita ia chûte de Niagara, mais n'eut pas la permission de traverser les provinces infetieures [1795].

Larocque [Joséph] Condjuteur de Montréal sous le titre de Cydonia, successivement Administrateur de Montréal et de St. Hyacinthe, ci-devant Principal du collége de cette ville, puis chanoine et rédacteur des Mélanges Religieux,

IT.—[Charles] prédicateur et controversiste. Les plus remarquables de ses sermons sont celui pour la fête nationale de St. Jean-Baptiste et l’Oraison funèbre de Jean Jacques Lartigue, précédée d’une notice biographique. On lui doit la Revue des Dogmes Catholiques, Montréal

Larseneur (les frères) habiles tailleurs et sculpteurs en pierre connus aux Etats-Unis comme en Canada, où les colonnes de la Banque de Montréai sont leur plus bel ouvrage.

Lartigue (Jean Jacques) premier évêque de Montréal, naquit dans cette ville le 20 juin 1777. On a parlé dans la Vie de la Sœur Bourgeois d’un sieur Lartigue qui s’intéressa à l'établissement de son Institut à Louisbourg, et ‘un abbé Eartigne, contemporain de notre évêque, se

signale ou s’est signalé en France comme ,prédicateur, -

Jean Jacques fit ses études au collége de Montréal, y devint professeur et entra dans la communauté de St. Sulpice. Mons. Hubert avait déjà proposé au Saint- Siège l’érection d’un évêché à Montréal, Pie VII voulut donner suite à ce projet en érigeant le siége de Québec en métropole, et profita de la présence à Rome de Joseph Octave Plessis, qui menait avec lui l’abbé Lartigue,qu’on jugeait le plus digne d'occuper le siége qui devait être érigé à Montréal. La jalousie du gouvernement anglais retarda: l'établissement formel d’une province ecclésiastique, bien que ce que l’on fit fût quelque chose du genre : car. les prélats qui furent chargés de Montréal, de Kingston, des provinces du Golfe'et de la Rivière Rouge ne furent point appelés Coadijuteurs, mais Suffragans et Auxiliaires de l’évêque de Québec. Ils avaient l’honneur du dais et officiaient avec le même cérémonial que l’évêque métropolitain, Jean Jacques Lartigue fut nommé par Pie VII le ler Février 1820, évêque de Telmesse en Lycie, Suffragant et Auxilialre de l’évêque de Québec pour le District de Montréal, et il fut sacré par Plessis le 21 janvier 1821 dans l’église paroissiale de Montréal. Une des gloires de St; Sulpice, Mons. Lartigue résida d’abordau Séminaire ; mais en conséquence du mauvais accord dans lequel ce prélat, M. Roux et M. Lesaulnier eurent chacun leurs torts et leurs raisons, il se retira d’abord à l’Hôtel-Dieu, puis s’étublit avec l’aide de MM. Viger et Papineau, ses puissans cousins. Il fonda l'église, la maison épiscopale et l’école de St. Jacques, et établit des classes de théologie dans sa maison, où se sont formés nombre d’ecclésiastiques distingués. Toute opposition cessa quand Montréal fut définitivement érigé en siége épiscopal. indépendant en 1836. Durant nos troubles politiques, Mons. Lartigue sacrifia ses sentimens privés à la doctrine théologique concernant la soumission à l’autorité, et exhorta dans un mandement remarquable les Canadiens à demeurer paisibles. Son suecesseur eut à exécuter des projets qu’il méditait pour le bien de son église quand il mourut à l’Hôtel-Dieu le 23 avril 1840. Jean Jacques Lartigue prêchait, savemment et conversait encore mieux; aussi voyait-il chez lui, outre

ses,cousins, les gouverneurs et les premiers personnages :

de, la Province, qui prisaient fort son commerce. I] s’étais

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eut. - rendu habile dans la jurisprudence. Très petit de taille, 1, y ‘ æa figure annonçait du caractère et une sévérité que St. démentaient son bon cœur et une charité pour laquelle int satisfaire il avait parfois exposé sa prenne ou fait ulut : des actes extraordinaires d’humilité. L'abbé Larocque bec 1 a publié loraison funèbre de ce prélat éminent, dont eph : le supérieur Quiblier prononça aussi le panégyrique. Le u’on service qui eut lieu à l’église paroissiale, fut le plus pomêtre . eux qu'on eût vu en Canada ; l’inhumation se fit à rlais 4 a cathédrale. Après l'incendie de 1852, les sœurs de iA Se | l’Hôtel-Dieu dont il avait été l'hôte, obtinrent la translaren tion de ses restes dans leur chapelle.

|, de j La Salle (Robert Cavelier de) domicilié à Montréal Juge comme agriculteur et commerçant, était d’abord venu 1S et N en Canada pour y chercher par le nord de ce pays, un 1on— i passage aux Indes et à la Chine. Un accident qui lui nial : arriva à trois lieues audessus de Montréal, fit donner à igue F l’endroit le nom de La Chine, en dérision de son projet e de | de se rendre dans l’empire da ce nom par le Canada, que Après le retour du sieur Joliet il changea de projet ; et acré À persuadé que ?’> Mississipi se déchargeait dans le golfe e de du Mexique, il ‘ésolut de le reconnaître lui-même jusque Lar- à sa source. 11 s’en ouvrit au comte de Frontenac, qui ence l’encouragea à passer en rrance, où le marquis de Sei- , M. gneulay accueillit favorablement sa proposition. La Sale il se obtint du Roi la seigneurie de Catarocouy à condition e de F qu’il bâtirait un fort en pierres, et reçut des pleins pouonda ; voirs et des fonds pour continuer les découvertes com- [ues, ; mencées. il quitta La Rochelle en 1678. Il s’embarquait i se 1 sur le lac Erié l’année suivante accompagné du P. Henoute | nepin, Récollet, suivit une route différente de celle battue rTigé | par Joliet et Marquette et atteignit le Micissipi le 2 fé-

vrier 1582. Il poursuivit jusque au golte du Mexîque le cours de sa navigation et le nom de Louisianne fut donné aux contrées qu’arrose le grand fleuve. Il reconnut alors que l’entrée de ce pays par le’ golfe était la plus directe et la plus courte et repassa à Québec puis en France, d’où il revint avec quatre vaisseaux. On sait qu’il périt dans cette nouvelle entreprise victime d’u:: guet-à-pens, et que d’Ibervilie eut:la gloire de consommer son œuvre.

Laso, peintre Péruvien, qui a obtenu une Médaille de - seconde classe à l’Exnosition de Paris (1855.)

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Lataignant [aoble homme Gabriel] Major de la ville de Calais, un des Cent Associés de la Nouvelle France.

Lataure, noble Arancan prisonnier des Espagnols, suivit partout Valdivia, qui se croyait sûr de lui, quand il s’échappa, passa dans le camp de ses compatriotes, les rallia quoique tout jeune, et causa ln défaite de Valdivia en 1553. Créé vice-toqui, il commanda un corp+ séparé avec le quel il fut chargé de garder le passage de l’Arauque par le mont Mariguenu. Villagran, repoussé de la Montagne, l’attaqua avec une batterie de six canons. Lataure la prit en queue et la fit enlever de vive force par l’intréride Leucoton : Villagran s’échappa presque seul. Lataure tomba alors sur La Conception, capitale des Espagnols, et la détruisit de fond en comble. Villagran l'ayant rebâtie l’an 1555, le héros Araucan franchit de nouveau le Biobio, fit main basse sur les Paumociens, alliés des Espagnols, se fortifia sur les rives de la Rio Claro, où il défit complètement don Pédro, fils de Villagran, et détruisit de nouveau la ville. Villagran le surprit cependant et le tua l’an 1556. “Kes ennemis eux mêmes, dit Molina parlaient hautement de sa valeur et de ses talens militaires, et le comparaient aux. plus grands capitaines qui eussent paru sur la scène du monde. Ils. Pappelaient même l’Annibal du Chili, bien que par quelques côtés de de son caractère, il ressemblât d’avantage à Scipion.”?

Laterrière (De Sales) Directeur des Forges de St. Maurice. à la fin de la. domination française et au commencement de la domination anglaise, travailla beaucoup pour les Américains en 1775 et s’attira les mauvais traitemens.de Sir Fréderiok Haldimand.

II.—(lhonorable M. P. De Sales) contemporain, écrivain politique; membre du Parlement Provincial pour la cité de Québec de 1825 à 1829 et pour le comté Saguenay de 1830 à 1834,avait été chirurgien du sixième batail: lon de milice d’élite incorporée en 1812. Il fut sommé au Conseil Légistatif en 1832, et fut du Conseil Spécial en 1838. Il a publié à Londres: An Account of Canada. bon écrit politique, et a aussi beaucoup écrit en faveur du régime féodal tel qu’il était ici.

Latour (Charles de St. Etienne Sire de) renommé par sa fidélité au Roi en résistant au Cap de Sable à son pére même, lorsque toute la Nouvelle-France tombait au pouvoir des, Anglais, obtint ensuite la concession d’ung |

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partie de l’Acadie et nommment le fort et habitation de La Tour ainsi qu’une concession de dix lieues pour Claude, son père, bien qu’uutrefuis, il eût accepté la chevalerie en Angleterre, épousé une fie d’honneur de la reine et levé la guerre contre la France. Charnisé et Denis étaient après Charles de Latour les plus grands seigneurs de l’Acadie. Tous trois jou£rent le rôle des châtelains du moyen âge. La Tour, attaqué au fort St. Jean par Chanisé, obtint du gouverneur du Massachusetts le permis de lever des solduts, repoussa son antagoniste et le poursuivit jusque sous ses murailles, mais l’Anglais fit bientôt un traité avec Charnizé, et St. Jean fut de nouveau assiégé., Madame de La Tour, fameuse héroïne de ces tems de chevalerie, le repoussa cette fois; mais au troisième siége, elle dût se reudre après a voir souffert les dernières extrémités, à des conditions honorables, qui furent violées pur le vainqueur: Chauizé fit pendre la garnison et força l’héroïne acadienne d'assister au supplice la corde au cou. M. de La Tour erra en diverses parties de l'Amérique. I vint à Québec en 1646 ; 1l fut salué à son arrivée par le canon de la ville et logé an château St. Louis. La fortuue devait lui sourir de nouveau. On le retrouve plus tard, par un assez bizarre caprice du hazard, en possession, non senlement de St, Jean, mais du Port Royal et de la veuve de son rival.— Voyez Menou, Vendôme.

IT.—(Louis Bertrand de) homme célèbre dans les annales ecclésiastiques du Canada, naquit à Toulouse vers l'an 1700, Il arriva à Québec en 1729, pourvu de Lettres Patentes qui le créaient Conseiller Clerc au Conseil Souverain, charge qui le fesait en même temps Grand- Vicaire ad hoc. de l’évêque. Il était docteur en droit. Mons. Dosquet le révêtit des dignités de Doyen de Québec et d’Official. Il quitta le pays en 1731et non en 1736, comme l’a fait voir M. le Commandeur Viger, qui a prouvé l’inexactitude des dates du Grand-Vicaire Noiseux, qui fait arriver ce dignitaire en 1706. Il écrivit sur Mons. De Laval des Mémoires qui laissent beaucoup à désirer. (Cologne 1761.)

III.—(Huguet) Vice-Président de la Société d’Histoire Naturelle de Montréal et Membre Correspondant de la Société Historique de Pensylvanie. Il a offert une médaille d’or pour le meilleur Essai sur l’histoire natu-

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relle du Canada, qui doit être lu à la réunion de la Société Américaine pour l'avancement des Sciences, qui aura lieu à Montréal au mois d’avût prochain. A

Lavaltrie (Marganne De Chapt de) puissante famille canadienne aujourd’hui éteinte.

Laurens (Henry) né à Charleston, dans la Caroline du Sud, en 1724, fut d’abord Président du Conseil du Sureté, puis du Congrès. Ayant résigné en 1779, il fut nommé ministre plénipotentiaire à La Haye, pris en mer et confiné dans la Tour de Londres. Enfin relâché, il négocia la paix de Paris. A son retour, il fut reçu avec toutes les marques d'estime, mais refusa tout emploi et mourut retiré en 1792.

Laurier (Charles) Arpenteur canadien et homme de génie au commencement de ce siècle, inventeur du /ock terrestre dont on voit la description dans le tôme cinquième de la Bibliothèque Canadienne.

Lauzon, puissante maison française liée à l’histoire de la Nouvelle-France. On connait :

I.—(- ————) Conseiller du Roi en ses Conseïls d'Etat et Privé, Président au Grand Conseil, Maître des Requêtes Ordinaires de son Hôtel, Intendant de la Compagnie de la Nouvelle-France ou des Cent Associés.

IT.—(Jean de) Gouverneur et Lieutenant-Général de la Nouvelle-France pour le Roï et la Compagnie.

IIT.—(François Louis de) Conseiller au Parlement de Bordeaux, qui reçut une concession de soixante lieues de pays en Canada, et qui est désigné seigneur de La Citière et de Gandarville. L’abbé de La Madeleine et lui furent les premiers seigueurs du Canada qui eurent des vassaux,—les jésuites au Cap de la Madeleine et à Batiscan, et les Lemoyne à Longueuil ainsi que les Jésuites à La Prairie de la Madeleine.

IV.—(Messire Jean de) Chevalier, fils du Gouverneur, Grand Sénéchal de la Nouvelle-France, tué dans un combat contre les Iroquois.

V.—(Charles de) Chevalier de Charny, seigneur sur la rivière de l’Assomption en 1652, avec foi et hommage et appel de la justice à la Cour du Grand-Sénéchal.

VL.—(Charles de Lauzon Charny) prêtre, Official de Mons. de Laval-Montmorency, mort le 22 avril 1673.

Law (Jean) fameux économiste Ecossais, connu par

. le système de crédit et la Compagnie d’Occident qu'il

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fonda sous le Régent Duc d'Orléans. Il futcréé Duc

d’Arkansas à la Louisianne.

Lebeau (le sieur C.) avocat, auteur du Voyage Curieux et Nouveau au Canada et parmi les Sauvages de l’Amérique Sepntentrionale, au milieu du XVIIIème siècle.

LeBer (Demoiselle) célèbre recluse canadienne, cousine germaine du premier baron de Longueuil et fille du plus riche négociant du Canada, excellait dans les ouvrages de broderie et travailla le drapeau avec lequel son cousin marcha contre les Anglais, Elle quitta le monde, donna son patrimoine à la Congrégation de Notre- Dame et se renferma dans une cellule où elle mourut en odeur de sainteté en 1714. Le P. Charlevoix devait écrire sa vie à la suite de son Journal, mais il ne le fit pas. M. de Belmont fit son oraison funèbre, puis écrivit son Eloge dédié à M. Le Pelletier, Abbé de St. Aubin.

. [la compare à Ste. Rose de Lima. Bacqueville de La

Potherie la mentionne dans son Histoire et M. de Mongolfier a écrit sa vie. Le jeune LeBer Duchène, tué en fesant des prodiges de valeur à la tête des Canadiens au combat glorieux de La Prairie de la Madeleine, était son parent. Un autre frère de cette sainte, Pierre LeBer, entra dans la Communauté des Frères Charron, ‘où il mourut en 1707.

Lebrun [Isidore] en son vivant rédacteur de la Revue Encyclopédique de Paris, auteur du Tubleau Statistique: et Politique des deux Canadas, Paris et Tondres, 1833, livre ou l’on trouve quelques fautes et des erreurs d’appréciation, mais aussi une infinité de renseignemens, qui, cependant, n’ont pas attiré à cette époque l'attention de la France.

Le Chaptais [Aglaë] dite Marie du Sauveur, première Supérieure des Marianites ou Sœurs de Notre Dame de Ste Croix, établies à St. Laurent, district de Montréal, en 1847. Cet Ordre a été fondé au Mans en 1839, par le P. Bazile-Marie-Antoine Moreau, Missionna#c postolique.

Leduc [Clovis] habile artisan canadien de Montré al, a exposé à Paris une voiture de luxe qui a, ainsi que celie d’'Edouard Gingras, de Québec, attiré l’attengion du prince Napoléon. M. de Tresca, auteur d’un ouvrage sur ue sole place ces deux véhicules parmi les premiers .ce grand concours: ‘ Ces. voitures, ajoute-t-il, sont

dune forme élégante et la ferrure a été surtout traitée avec beaucoup de soin ; elles font honneur au goût des constructeurs ; M. Clovis Leduc a cependant conservé à son américaine un genre de capote (soufflet) qui n’est plus en usage depuis longtems et qui lui ôte beaucoup de sa grâce, et M. Edouard Gingras a monté la sienne sur un train et des roues trop peu élevées, ce qui nuit à l’harmonie qui. doit toujours régner dans toutes les parties d’une voiture.” La voiture Leduc fut vendue, et la voiture Gingras envoyée au Palais de Chrystal de Sydenham.

Ledyard [Tohn] célèbre voyageur américain, né à Groton, dans le Connecticut, en 1751, déserta du eollége de Dartmouth où il avait été placé, et erra longtems sur les frontières du Canada et parmi les six nations [roquoises. D’Amérique il passa, on ne sait comment, à Gibraltar, où la vue d’une parade l’engagea à se faire enrôler comme soldat. Son colonel eut le bon sens de le décharger au bout d’un an, et il revint en Amérique; mais il se fit matelet et passa de nouveau l’Atlantique. Il eut le bonheur d’attirer l’attention de Cook, qu’il accompagna dans son troisième voyage, dont il écrivit une relation intéressante. [Il refusa de servir-contre les Américains en 1775, et conçut le projet de faire à pied le tour du monde. Arrivé en Finlande, il attendit trois mois un passeport, puis entra en Sibérie. À son arrivée à. Yakutsk, il reçut du commandant russe une défense de passer outre, et à Irkutsk, il fut arrêté comme espion: français et conduit par ordre de Catherine sur la frontière de Pologue, où il fut relàché. Quand il reparut à Londres, Sir Joseph Banks lui proposa un voyage dans l’intérieur de l'Afrique, d'Alexandrie au Caire, du Caire à Sennaar, et de là dans la direction supposée du Niger. Il périt dans cette entreprise en novembre 1788. Une activité sans pareille et un courage indomptable, joints à une belle. intelligence, signalérent la carrière briève mais remarquable de cet enfant de l'Amérique.

Lee (Charles) celébre général américain, était natif du pays de Galles en Angleterre, futiofficier à onze ans: et commandait une compagnie de grenadiers à Carillon, puis servit ensuite sous Burgoyne en Portugal. IL écrivit en faveur des colonies mécontentes et: entra dans le service Polonais, puis dans celui.des Américains. Nommé

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Général Major, il fut avec Washington devant Boston, que les Anglais évacuèrent. Il commanda bientôt en chef dans le Sud, où. sa conduite à l’attaque de l’île Sullivan par l'ennemi, fit grandir sa réputation. Mais il fut fait prisonnier par Howe en allant se joindre à Washington et ne fut échangé qu'après la défaite de Burgoyne. Une jalousie contre Washington, auquel il était probablement supérieur comme tacticien, empêcha le Congrès de mettre ses services pleinement à profit ; et à la suite d’une altercatiou qui eut lieu durant la retraite de Clinton de Philadelphie, du jugement de la Cour Martiale et de la réprimande qui s’en suivit, Lee se retira sur.sa terre en Virginie, et y vécut dans.une hâte où il s’amusait avec ses chiens et ses livres sur l’art militaire. Ily mourut le 2 octobre 1782. On a publié en 1792 sa correspondance ainsi que des essais sur des sujets militaires, politiques et litiéraires.—On connaît Thomas Lee de Québec, élu au Parlement en 1810 et un des plus chauds patriotes de 1837.

Lefebvre [Thomas] Interprète de la langue Abénaquise, seigneur de Kouessanonkee en Acadie sous MM. de Callières et Beauharnais [1700] sans justice, mais avec dtoit de chasse, de pêche et de traite avec les Sauvages.

Legardeur, puissante maison canadienne divisée eit plusieurs branches, —Legardeur de Repentigny, de Tilly, de St. Pierre, etc.

[.—Pierre Legarde‘i,=cuier;Sieur de Repentigny, Médecin ordinaire du Roi, alla en France en 1645, pour régler avec les Cent Associésleurs difficultés avec les habitans de la Nouvelle-France, et y conclut un compromis par le quel la Compagnie leur abandonnaït le commerce des . pelleteries à la charge de payer les dépenses de l’administration. et un tribut d’un millier pesant de peaux de castors. El commanda souvent la flottille qui: allait de. Québec en France, et on lui donnait dans ces circonstances le nom d’amiral. En 1647 il obtint en toute propriété, seigneurie et justice le fief de l’Assomption.

II.— [Jean-Baptiste Legardeur, Ecuier,] Sieur de Repentigny, obtint plusieurs seigneuries, et lan 1662) quand les Canadiens tentèrent d’implanter en Canada le régime municipal, il fut élu maire de Québec et assermenté comme tel par le Conseil Souverain.

IITI.—Le plus illustre de ses Cescendans fut le Cheya+ . -—

lier de Repentigny, de l'Ordre Militäire de St. Loris, officier Supérieur dans l’armée régulière. Il fit toutes tes campagnes de Montcaln. À Montmorency, où Wolfe échoua contre le camp de Beauport, il suutint le principal effort de l’ennemi. A Ste ‘Foi il commanda une brigade du centre qui fut la seule qui se soutint toujours contre les Anglais. Elle ‘arrêta l’ennemi, repoussa deux corps détachés de l’ailé droite anglaise et donna aux grenadiers délogés du moulin de Dumont la facilité de se rallier. Il fut ensuite établi commandant à li Pointe aux Trembles puis au fort Jacques Cartier. Ayant émigré lors de la capitulation, il fut fait par Louis XVI brigadier-général et marquis, et fit ia guerre de l’indépendance américaine. Après avoir êté gouverneur du Sénégal, qu'il avait aidé le comte de Vaudreuil, son compatriote, à conquérir, il mourut en 1776 gouverneur de Mahé.

TTI.—Louis XIV nomma en 1674 un Legardeur de Tilly conseiller au Conseil Souverain de Québec. Un de ‘ses descendans émigra à la conquête, se signala dans la marine et devint comte de Tilly.

IV.—M. Legardeur de St. Piérre fut chargé par le marquis de La Jonquière de renouveler la tentative de Varenne de La Verendrye pour découvrir la Mer de d'Ouest. IL était associé au Sieur Marin, capitaine redouté et qui avait fait des actes de bravoure dignes des flibustiers. S'ils firent peu de découvertes, ils réaréalisèrent d’immenses profits pour eux et pour le gou- ‘ verneur, dont le lucre mercantile était ambition. Quant "à M. de St. Pierre, c'était selon l’auteur des Mémoires ‘ un officier renommé par sa valeur et une certaine intrépidité qui le faisait craindre et aimer des nations, et qui joignait à la connaissance parfaite du commerce des sauvages, une grande intégrité”. Washington, qui eut une entrevue avec lui au fort Le Bœuf, dont il fut commandant, vante sa politesse et son air martial.

Légaré (L’honorable Joseph) célèbre paysagiste canadien, mort conseiller législatif, s'était fait lui-même ce qu’il était:m’ayant eu pour guide que son génie, qu’annonçait en lui un chef très remarquable. Il recueillit une gallerie de peinture dont il a publié le catalogue en seize pages, Québec. 1852, On'ne connait guère d'artistes

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devenus sénateurs. M. Joseph Légaré a euccela tie.vcommun avec le peintre.David.

II.—(l’abbé) du Séminaire de Québec, étudiant à J’Ecole des Carmes à Paris avec MM. Beuudet et Hamel, a brillé par un travail “ sur l’autorité temporelle des Papes au moyen age” dans une séance présidée par l’archevêque de Paris et où se trouvaient Villemain, Mgr, Boudinet, évêque d'Amiens, Mgr. Bourget, évêque de Montréal et d’autres somnités ecclésiastiques .et laïques. L’abbé Légaré doit devenir professeur à RUniversité Laval, ainsi que ses deux compatriotes.

Leiber et Wrigglesworth, ont publié l’Encyclopédic Antéricaine en treize volumes, de 1829 à 1833.

Leif, fils d'Eric le Rouge, navigateur Danois ou Norvégien qui peut passer pour celui qui .a vraiment découvert PAmérique, avant l’onzième siècle. Il descendit dans le Vinlanud. Thorwald, son frère :et Thorstin son fils, commercèrent avec les Esquimaux. Voir mes Znstitutions Historiques, Discours Préliminaire.

Le Maître (noble homme Simon) marchand de Rouen, Conseiller du Roi et Receveur-Général des décimes en Normandie, un des Cent Associés de la Nouvelle-France, seigneur de Lauzon en ce pays l’an 1636, en pleine seigneurie, propriété et justice comme la Compagnie tient elle-même du Roi, avec hommage au Château St. Louss, accompagné d’une maille d’or dn poids de demi-once et.avec appel de la justice au bailli que la Compagnie établira.

Lemoyne ou plutôt Le Moine, célèbre famille cana-

dienne originaire de Normandie , où les Le Moine

remontent jusque à Guillinme le Conquérant.

Le premier Le Moine du Canada, qui fut le père ou l’aïeul d’un grand nombre de héros, est Charles Le Moine,

Ecuier, sieur de Longueuil et de: Chateanguay. François .

De Lauzon lui concéda cinquante arpens en fief, haute,

moyenne et basse justice, l’an 1657.° De Lauzon Charny :

y ajouta l’île Ste. Hélène,.l’île Ronde, etc., l’an 1664, et ces concessions furent encore étendues parles Intendans Talon et Duchesneau. M. de La Barre, dans une -dépêche qui fut portée en France par d’Iberville, fils de Charles Le Moine, conseillait au ministre de la marine de créer le père Gouverneur de Montréal, comme étant

’hormme. du.Canada.qui avait le plus fait à la guerre .

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