‹ Dictionnaire historique des hommes illustres du Canada et de l'Amérique [microforme]Chapitre 20 sur 66 · AL · texte numérisé non relu

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contre les Iroquois et contribué davantage à la païx qi avait été conclue avec eux. Cet honneur était réservé à son fils. Mais Charles Le Moine fut encore plus illustre par sa nornbreuse et puissante postérité que par luimême. Il donna naissance à Charles Le Moine, premier boron de Longueuil, à Jacques, sieur de Ste. Hélène, Pierre, sieur d’Iberville, Paul, sieur de Maricourt, François, sieur de Bienville, Joseph, sieur de Sérigny, Louis, sieur de Chateauguay, etc.—Voyez ces'noms.

IT.—(Marguerite) troisième Supétieure de l’Institut de Marguerite Bourgeois, née à Montréal, était cousine germaine de ces héros. Après avoir fait place à la Sœur Charly, elle fut élue une seconde, puis une troisième fois.

Lemoult (M) ex-officier de la Garde Impériale, mort en : 832, inspecteur des contributions indirectes à Angoutème, publia à Montréal, en 1831, de concert avec M. Potel, son compatriote, une grammaire française,

Leprohon (E. P.) M. D., jeune médecin canadien sorti des écoles de Paris, est Consul de France à Port. Jand, aux Etats-Unis, et a été un des Commissaires de P'Union à l'Exposition Universelle.

Léry, une des plus illustres maisons canadiennes issue peut-être de ce baron de Léry et vicomte de Gueu qui tenta en vain de s’établir en Canada l’an 1518, et dont Lescarbot dit qu’ “11 avait le courage porté à de hautes choses et désirait donner commencement à un établissement de Français par de là les mers.”

Le premier Léry dont il est ensuite parlé dans notre histoire est le Sieur Chaussegros de Léry, Ingénieur en chef du Roi dans les places de la Nouvelle-France, qui obtint une seigneurie en 1732. Il fortifin Québec, ses plans, envoyés à la Cour, ayant ‘été préférés à ceux des ingénieurs Beaucourt et Levasseur (1720). On conserve au Ministère de la Marine, ‘en France, son Mémoire sur l'état de Montréal (1717) qu’on résolut aussi de fortifier. Il y travailla ainsi que le ‘sieur Chaussegros de Léry, fils.

Celui-ci, déuommé Ingénieur du Roi, fit un plan des #ortifications de Montréal, et construisit le fort Beauséjour, en Acadie. Homme de main comme de science, il commanda un détachement à lattaque du fort Oswego, prit les forts Bull, Bridgeman et Clinton, et commanda «in poste à signaux dans l’île du Portage en 1799.

A la conquête, uue partie de cette maison passa en

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‘France; mais l’autre resta en Canada. Ce furent le

Chevalier et la Chevalière De Lery qui portèrent à George III l’hommage de ses nouveaux sujets. (*) Benoit Chaussegros de Léry fut contre-amiral et Commandant de Toulon sous la République française. François Joseph Chaussegros de Léry, célèbre ingémieur sous Napoléon, beron d’empire, puis vicomte, Grand- Croix de St. Louis et de la Légion d'Honneur, né à Québec le 11septembre 1754, était fils de Gaspard Joseph Chaussegros de Léry, Ecuier, lieutenant des troupes de la marine, et de Louise de Brouages. Ilcommença à huit ans ses études à Paris. Le génie des fortifications était héréditaire dans sa maison: admis à l’école du génie à quinze ans, il en sortit Lieutenant en 1773. 1! servit en Amérique en 1781 et 1782, assista à la bataille entre le comte de Guichen et l’amiral Kempenfeldt et à celles du 9 et du 12 avril, puis mit la Guadeloupe en état de défense. Décoré de la croix de St. Louis en 1790, le premier germinal, an T!T, Léry était nommé chef de bataillon et sous-directeur des fortifications. L’an IV, il devenait chef de brigade, puis Directeur des fortifications le 5. Ventose de Pan VI. L'an VIIT, cinq floréal, le premier consul le nomma Inspecteur des fortifications et Commandant du génie en Hollande: Ille créa général de division le ler février 1805, et l’on sait qu’il refusa ce grade à Jomini. Léry savait diriger les colonnes comme les travailleurs. L'an III de la République, il disposa les ouvrages pour le passage du Rhin de Dusseldorf à Vandangen. L’an IV, il commanda le siége de Bebirach et le blocus de Cassel. L’année suivante 1l suivit Jourdan, qui allait débloquer Manheim. Il fit ensuite. les campagnes du Danube et-du Rhin et servit dans le pays des Grisons. L’an XIT, il fut de l’armée des côtes de lOcéan, et de la grande armée l’année

(*) His Majesty, George IT, dit Madame Roy, had the gratification of receiving the homage of his new subjects. The Chevalier Chaussegros de Léry and his lady were the first of his Canadian subjects that had the honour of being presented at court. The young aud gallant monarch on receiving Madame de Léry, who was a very beautiful woman, observed to her: {If all the ladies of Canada are as handsome as yourself, I have indeed made a conquest.” Je pense que ce chevalier de Lery était le même que l'ingénieur,

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suivante: il se trouva à .Ulm.et à Austerlitz. Officier de la Légion d'Honneur en 1805, il commanda le génie en-Italie, .En 1809, il cammanda'en chef cette branche. du service au grand état major de l’armée d’Espagne. Il conduisit particulièrement le siége ou blocus de Cadix, et les ouvrages gigantesques des Français autour * de cette ville sont d’une célébrité qui ne le cède qu’à celle des travaux de lord Wellington à Torres Vedras, en avant de Lisbonne. Mais il fut tiré de la Péninsule pour commander le génie dans la campagne de Russie, c’est-à-dire, un corps d'ingénieurs proportionné à une armée de six cent mille hommes. Il échappa au désastre, et reparut en Espagne en 1813. En 18141il commanda de nouveau le génie sous les yeux de Napoléon. Il avait été créé baron d’empire en 1811 avec une dotation en Westphalie. A la restauration, Louis XVIII le créa Crand-Croix de la Légion d'Honneur, Commandeur 3 de St. Louis, mem're du Conseil de guerre et vicomte. Napoléon retraçant dans les Mémoires de St. Hélène ï ses grands projets défensifs de 1815, disait: “les tra- 4 vaux de la défense de Lyon avaient été confiés au général du génie Léry. Le 25 juin ils étaient élevés et armés.” Jomini ajoute, dans le Précis Politique et Militaire de la Campagne de 1815: “ Le général Léry eut la tâche de présider aux travaux défensifs de Lyon; ils étaient poussés avec vigueur : 450 pièce de gros calibre, en fer, amenées de Toulon, et 250 pièces en bronze, armuient les remparts ou servaient de réserve”. Malheureusement Napoléon rendit inutiles les travaux sous É Paris et Lyon en allant se faire écraser d’une seule fois 1 en Belgique. Louis XVIII remonta une seconde fois sur É son trône, n’en voulut pas encore à Léry, et le créa Lieu- 4 tenant-Général. Mis à la retraite le ler août 1818, il mou- É rut le 5 septembre 1824; (au moment où il allait obtenir l'honneur suprême de la milice, le bâton de maréchal) à Chartrelle, près Melun, chez le comte de Marchais, son parent. Le maréchal duc de Valmy, dont il avait épousé la filie, prononça l’éloge: funèbre sur sa tombe. On retrouve son portrait aux Invalides et son nom sur la Barrière de l'Etoile. Voir Notice Biographique du Lieutenant-Général Vicomte Ge Léry, par le Vicomte de Léry, 1 son fus, Paris, Imprimerie de Carpentier Méricourt, 1824. ë En Canada, lhonorable L. R. Chaussegros de Léry.. fut nommé au Conseil Législatif en.1818.. à

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L'hon. Charles de Léry fut Député Quartier-Maître-

‘Général de la Milice durant la guerre de 1812 et membre

du pouvoir exécutif en 1826.

C. E. De Léry fit partie du Conseil Spécial en 1838, On connait encore Louis Réné Chaussegros de Léry parmi les Grands-Voyers du District de Montréal.

Lesieur Desaulniers (les frères) — François, qui n’a jamais été fait prêtre, et Isaac M. A. se sont partagé depuis nombre d'années l’enseignement des hautes sciences aux collèges de Nicolet et de St. Hyacinthe, dont le dernier est aujourd’hui Principal. Il a eu une polémique avec abbé Duchaîns et le docteur Meilleur au sujet de l'électricité, et travaillé contre le schisme Chiniquy pour Mons. O’Regan, dont il est Grand-Vicaire. Les citoyens de Chicago et des villages voisins lui ont oflert un service en argent. ;

Lesieur, voyageur canadien de quelque réputation, qui suivit les traces de Nicolas Perrot. Ses voyages et ceux du sieur Juchereau de St. Denis servirent à lier une alliance avec les flinois, qui se trouvant placé entre le Canada et ja Louisianne, étaient utiles aux relations des deux pays.

Letondal [P.] artiste français aveugle domicilié à Montréal, professeur de musique aucollége St. Marie et membre de l’'astitut Polytechnique, classe des beauxarts. Il a eu une polémique avec M. Dessaules au sujet de Galilée.

Lévesques, honorable famille canadienne qui à fourni un des premiers Conseillers de la Province de Québec, M. François Lévesques. ù

Guillaume Lévesques, bachelier ès lettres, mort à la fleur de l’âge, écrivait admirablement bien en vers et en prose dans les evue périodiques. Il avait dû s’expatrier à la suite des troubles politiques de 37 +t 38 et fut employé de l’Assemblée Législative à l'avènement au pouvoir du parti canadien.

Lévis (le maréchal duc de) plus connu dans l’histoire du Canada sous le nom de chevalier de Lévis, fut lé second de Montcalm auquel il passait pour être supérieur. Il eut une grande part à l’impérissable victoire de Carillon et aux conquêtes qui précédèrent cette bataille. Avant l'invasion de 1759, il visita tous les postes militaires de

da tolonie avec une étonnante activité et avait le com-

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mandement immédiat au glorieux combat de Montmo-. rency, qui frustra le dessein de Wolfe de se rendremaître du camp retranché qui couvrait Québec. Quand: Montcalm succomba, Lévis était de nouveau malheureusement à visiter les points faibles. dun. pays, et ne fut pas là. our le remplacer. Le marquis de Vaudreuil l’appela à

farmée et on fit de concert ce qu’il fallait pour sauver la capitale ; mais. ceux. qui enavaient la charge la rendirent à la vue du secours. Notre compatriote n’était: pas homme à résister. aux Anglais après la perte de Québec ; mais. Lévis était le Mars de l’armée d'Amérique et possédait le véritable feu de la guerre. Non seulement il tenta de défendre les gouvernemens. des Trois-Rivières et de Montréal, au grand. étonnement de Raynal et de l’Europe ; mais même de reprendre Québec. L’évènement aurait probablement justifié sa témérité sans l’avanture du canonnier français, qui est bien connue. Il vengea au moins la défaite d'Abraham dans la plaine de Ste Foi. Il défendit ensuite pied à pied le pays contre les armées d’Ambherst, de Johnson, d’Aviland et de Murray, qui vinrent converger sur Montréal, alors place de guerre. Lévis proposa de se retirer dans l’île Ste Hélène pour la défendre, jusque à l’extrémité ; mais le marquis de Vaudreuil capitula sagement. Amherst exigea les drapeaux : Lévis les brûla. En Europe, on le retrouve à la victoire de Johannisbery remportée sur le prince Ferdinand par le prince de Condé en 1762. Ses services furent récompensés par le gouvernement de l’Artois. Il fut fait maréchal en 1780, et duc l’année suivante. Il mourut en allant tenir Îles états à Arras,en 1787. Ils lui décernèrent un mausolée dans la cathédrale.

Le duc de Lévis fils émigra à la révolntion, se trouva à l’expédition de Quiberon et fut sauvé blessé par une. chaloupe anglaise. Il a écrit sur les Institutions de l’Angleterre.

Lévrard (le Sieur Charles) Maïître-Canonnier à Qué-

bec, seigneur de Ste Anne les Becquets sous Lojonquière et Bigot.

Ligneris (Marchand de) un des plus illustres guerriers qu’ait produits le Canada, eut d’abord un commandement. dans lexpédition abortive de M. de Ramezai contre la Nouvelle-York en 1709. Les Outagamis étant devenus redoutables à la Nouvelle-France en 1729, il marcha contre.

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