‹ Dictionnaire historique des hommes illustres du Canada et de l'Amérique [microforme]Chapitre 21 sur 66 · AO · texte numérisé non relu

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eux, les défit en plusieurs rencontres et détruisit leurs bourgades et leurs forts. Il commandait en troisième à la bataille de Mononghahela et succéda à M. Dumas dans le commandement du fort Duquesne. Il avait avant cette cpoque commundé sur la droite à l’attaque d’Oswégo par Montcalm. Menacé dans le fort Duquesne par le général Forbes, il battit à plate couture son avant garde sous le colonel Grant, et se retira avec ses prisonniers au fort Machault, qu’il commandait encore en 1759. Ayant reçu ordre de l’abandonner pour marcher au secours de Niagara, il fut pris par Sir William Johnson dans ce dernier effort pour la défense de son pays, à laquelle il avait si longtems-contribué, Voir pour les détails de sa campagne contre les Outagamis l’histoire du Canada de Bibaud. Il avait épousé Anne fille de Claude Robutel de St. André, Sieur de Lanoue.

Lillie (Adams) DD. ecclésiastique anglais contemporain, à publié à Toronto en 1850 : Canada Economical, physical and Socid en un volume in-12 avec cartes.

Limbé (Romain prince de) seigneur Haytien qui voulut en vain s'opposer au général Jean Pierre Boyer.

Lincoln (le général) officier américain de quelque réputation, qui défendit Charleston attaqua sans succès Savannah, et contribua aux défaites de Burgoyne et de lord Cornwaliis,

Lincopichion, toqui des Araucans redoutable aux Espagnols, força l’an 1641, le marquis de Baydar, officier renommé des guerres des Pays-Bas, à consentir une paix honvrable pour leur République.

Lind (Jenny) fameuse cantatrice contemporaine connue ici par son voyage et ses concerts aux Etats-Unis.

Livius (le docteur) Grand Juge de la Province de Québec sous Carleton, fut suspendu par ce gouvernant, qui ne goûtuit pas ses projets d’anglification dans le système judiciaire.

Locke [Jean] fameux philosophe anglais. Il rédigea uns constitution pour la province de la Caroline, qui devint pour quelque temps un état ou principauté féodale, sous un Palatin. Mylord Shaftesbury, autre philosophe renommé, l’aida dans ce travail, qui a trouvé récemment des critiques. Voir Revue de Législation de Wollowsky et mes Znstitutions Historiques.

Logan [Sir W. E.] célèbre géologue contemporain,,

natif de Montréal, Directeur de la Commission Géologi»

ue du Canada, membre de la Société Royale de Lon-

res, des Sociétés Géologiques de France et d’Angleterre, de la Société, Américaine pour l’avancement des Sciences et membre honoraire de l’Institut Polytechnique pour cette classe, chevalier du Bain et de la Légion &Honneur,a été nommé géologue Provincial sous le gouvernement de Sir Charles Bagot. Depuis cette époque, il a fait, assité de MM. Murray et Hunt, l’exploration géologique de presque toute la Province et a consigné ses travaux duns ses impérissables Rapports qui forment aujourd’hui plusieurs volumes, et qui ont été accueillis avec un vif intérêt à la Société Géologique de Londres et à l’Institut de France dès avant les expositions de 1851 et de 1855. Il était commissaire canadien et membre du jury internationnal à celle de Paris. A l’une et à l'autre il a fourni la plus magnifique collection géologique et remporté les grande Médailles d'Honneur. Sir Murchison, au sein de la Société Géologique d’Angleterre, et M. Dufresnoy, au sein de l’Institut de France, ont prononcé son éloge, de manière à ne pas laisser de doute que l’exploration géologique du Canada est un des plus grands événemens dans les annales de cette science, et son nom se trouve au niveau des plus grands noms de PEurope. Il a dressé la Carte Géologique du pays et résumé avec M. Hunt ses travaux par l’Esquisse Gévlogique du Canada pour servir à l'intelligence de la Carte (réologique et de la Collection des Minéraux Economiques envoyées à PEzxposition Universelle de Paris, Hector Bossange ct L'ils, Quai Voltaire, 25, 1855. Sir Wm. Logan a été un des représentans du Canada à Albany lan dernier.—Voir le Tableau Historique des Progrès et Biographique des Hommes [lustres du Canada à la suite des Znstitutions de l'Histoire du Canada.

Longueuil (les barons de)

La Seigneurie de Longueuil fut èrigée en Baronnie en 1699 ou 1700 en faveur de Charles Le Moine, Ecuier, fils de Charles Le Moine Ecuier, Sieur de Longueuil et de Chateauguay, en reconnaissance des services qu’il avait rendus et qu’il rendait tous les jours à la colonie, et ‘en considération de ce qu’il avait érigé sur sa seigneurie un fort en pierres À quatre bastions. Il naquit à Montréal le 10 décembre 1656 et épousa en 1683 Demoiselle Ely-

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zabeth Souart d’Adancourt. Après Sir William Johnson, il fut l’homme qui eut le plus d’influence sur les Sauvages, qui l’appelaient Akouessan ou la perdrix. Ce fut lui qui à l’anse de la Fumine, amena Garrangula et les députés d’Onnontagué à M. de Lu Barre. Ilalla avec les Sauvages reconnaître les mouvemens de Phipps, battit avec M. de Sainte-Hélène, son frère, les troupes anglaises de debarquement et fut blessé, [siege de Québec], Devenu Baron et gouverneur de Montréul, il quitta cette ville en 1710, pour aller garder la tête de :a colonie contre le général Nicolson. Il faisait porter devant lui une banuière brodée par sa cousine, Dile. LeBer, et qui lui fut remise solennellement duns l’église paroissiale par M. de Belmont, Supérieur du Séminaire : on le compara à Machubée. [ ] Nicolson fut obligé de retraiter en partie à cause de lu bonne contenance de la poignée d’hommes du baron de Longneuil, et surtout à cause des désastres de la flotte anglaise. T1 fut fait chevalier de St. Louis. En 1726, mugré tout ce que put faire Burnet, gouverneur de la Nouvelle-York, il persuada les Iroquois de souffrir qu’on bâtit où qu'on rétablit dans leur pays le fort Niagara. Il avait été Administrateur de la Colonie du 10 octobre 1725, en conséquence de la mort du marquis de Vaudreuil, jusque au 2 septembre 1726, époque de Parrivée du marquis de Beauharnoiïis. Il mourut à Montréal à 72 ans et six mois et fut inhumé dans l’église paroissiale le 8 juin 1729.

Il.— (Charles) fils du précédent, deuxième baron en juin 1729, était né à Longueil le 18 Octobre 1687. Il fut aussi gouverneur dé Montréal où il mourut à 67 ans le 17 Janvier 1755, après avoir été Administrateur de la Colonie comme son père, depuis la mort du marquis de

[*] Le baron de Longueuil, surnommé avec raison le Macbabée de Montréal, jugeant qu'il ne fallait pas laisser arriver les Anglais jusque à Ville-Marie sans leur dresser quelque embuscade, se résolut d'aller avec une poignée de monde les attaquer proche de Chambly où ile devaient passer, Il fit porter devant ldi un étendard qui était l’image de la Vierge avec uuc inscrir‘ion composée par la Sœur Le Ber, sa cousine germaine, fameuse recluse de la Congrégation, que M. de Belmont' bénit solennellement et remit lui-même dans les mains du brave capitaine en présence de tout le peuple. Elle est terrible comme ane armée rangée en bataille ! L'abbé Faillon,

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La Jonquière le 17 Mai 1952 jusqu’à l’arrivée du marquis Duquesne de Menneville le 6 août. On trouve dans les documens féodaux publiés par la Législaturé la concession d’un fief de trois lieues dans la baie Cataracoui aux Sieurs Desgrais et de Maricourt faite à Québec le 12 Juin 1755 et signée Longueuil et Bigot.

ITI.—(Charles Jacques) troisième baron, né à Longueuil le 26 Juillet 1724, épousa Demoiselle Henriette Deschambault et devint baron le 17 Mai 1755, jour de la mort de son père. Il se trouva à la bataille du lac George et périt dans la retraite au Portage du lac St. Sacrement entre les forts Edward et Lydius le 8 Septembre 1758. Il n’était âgé que de 31 ans.

IV.—(Paul Joseph) chevalier de Longueuil, frère du second baron, et prétendant à la Baronnie après la mort du troisième baron. I! épousa Demoiselle Marie Geneviève Joybert de Soulange, fille du chevalier Joybert de Soulange. Capitaine des troupes de la marine, et lieutenant de Roi au gouvernement de Québec, il accompagna Rigaud de Vaudreuil à l’expédition préliminaire cortre le fort George. Gouverneur du Détroit en 1747, y déjoua un complôt des tribus pour tomber sur la colonie et brûla leur camp. Il eut aussi le gouvernement des Trois-Rivières, fit les dernières campagnes, ne quitta pas le pays après la conquête et combattit pour les Anglais à St. Jean. L’auteur des Mémoires dit qu’il n’en cédait pas à Rigaud de Vaudreuil pour la bravoure ; qu’il avait de l’esprit et entendait assez bien son métier. Il mourut à Tours en France le 12 Mai 1778. Il est appelé Baron de Longueuil dans tous les écrits imprimés que j’ai vus.

V.—(l’honorable Joseph Dominique Emmanuel) fils du précédent, seigneur de Soulange, servit aussi contre les Américains, fut membre des Conseils Exécutif et Législatif, et Lieutenant Colonel commandant le bataillon bas-canadien des Volontaires Canadiens Royaux, régrment de réguliers levé en Canada en 1796. Il mourut à Montréal le 19 Janvier 1807.

VIL.—(Marie Charles Joseph ) fille de Charles Jacques, né à Montréal le 21 Mars 1756, baronne de Longueuil par la mort de son père le 8 Septembre 1758, fut pour-

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“vue d’un tuteur, [*] épousa à Québec en 1781 David Alexander Grant Ecuier, et mourut à Montréal le 17 Janvier 1841 à plus de 85 ans. [f] Elle était connue sous le nom de la baronne et se signalait à la tête de toutes les institutions charitables. Madame de Montenach est issue de son mariage.

VIT.—(Charles William) baron de Longueuil, fils de David Alexander, né à Québec le 4 Février 1782, dédédé, à Alwington-Flouse, près Kingston le 5 Juillet 1848. Il était du Conseil Législatif depuis 1815.

IV.—(Charles James Irwing) Baron actuel, né à Montréal le ler avril 1815, instruit et marié en Angleterre. Il s'intéresse aux expositions industrielles du Canada Supérieur.

Lopez nom de trois généraux. Lopez, Dictatenr du Paraguay en 1841, J. H. Lopez, Président de la Nouvelle-Grenade en 1847, et celui qui périt garotté, après avoir voulu faire la révolution à Cuba en 1851:

Loranger (T.J.J.) Ecuier, Conseiller de la Reine et membre du Parlement Provincial, membre de la Commission pour la revision des Statuts, membre honoraire de l’Institut Polytechnique, classe des Lettres. L’académicien Ampère loue son talent remarquable pour la parole dans sa Promenade en Amérique. Ila plaidé la cause des censitaires devant la cour -Seigneuriale en qualité de substitut du Procureur-Général.

Lorimier, famille :anadienne fort ancienne et très influente chez les Sauvages.--Un sieur De Lorimier fut commandant du fort de La Présentation sous les Français et écrivit une Relation.

Les frères De Lorimier, à la tête des Sauvages, forcèrent à s’éloigner le général Schuyler, lors de la première apparition des Américains devant St. Jean en 1775. L’un d’eux fut membre du Parlement pour le comté de Huntingdon en 1792.

Le capitaine Jean Baptiste de Lorimier combattit avec Ducharme à Beaverdam. On connaît le sort du Chevalier De Lorimier, de la r:ême famille.

[*1 Mors. D'Eeschambault, je crois.

41 Déjà la ‘baronne douair ière:avait épousé William Grant.

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Lotbiniére, illustre famille canadienne alliée à celle de Vaudreuil.

Elle commence à Réné Louis Chartier De Lotbiniére, nommé Lieutenant-Général Civil et Criminel du Canada par la Compagnie des Indes, qui croyait qu’on lui laisserait la justice, qui lui était donnée par son titre. Le Conseil Supérieur ‘fut maintenu, mais Mons. De Lotbiniére fut Lieutenant-Général en la Prévôté de Québec. Quand De Mésy prétendit révoquer le Procureur-Général Bourdon, il nomma à sa place le Sieur de Lotbiniére, que Louis XIV nomma Conseiller en 1774. Ce gentilhomme ayant obtenu une seigneurie qui appartenait aux Récollets, la leur remit de bonne foi.

Deux membres de cette maison entrèrent dans cet ordre,—Enustache Chartier de Lotbiniére, qui exerça le mistère de 1746 à 1776, et Valentin Chartier de Lotbiniére.

Louis Eustache Chartier de Lotbiniére, chanoine, archidiacre du Québec, ordonné je 14 avril 1726, mort le 14 février 1749, prit possession du siége de Québec pour Mons. de St. Vallier et pour Mons. Dosquet, et eut un démêlé avec le chapitre au sujet des obsèques du premier. Un autre Louis Eustache Chartier de Lotbiniére, ordonné en 1741, mourut le 17 octobre 1786.

Cette maison a fourni un ingénieur de note, qui fortifia Carillon et qui éleva ces retranchemens de l’Ile au Noix, qui firent perdre une campagne à Amherst.

Marie Françoise Chartier de Lotbiniére épousa De Marson, commandant de l’Acadie.

A la conquête, Michel Eustache Gaspard Chartier de Lotbiniére devint anquéreur des seigneuries de Vaudreuil, de Rigaud et dè Beauharnois. Il combattit à St. Jean, parut avec Mazéres, Hey et Carleton devant un Comité de la Chambre des Communes au sujet des affaires du Canada et fut élu membre du premier Parlement Provincial pour le comté d’York. Il fut élu Orateur ou Président en 1793; et en 1797 il fut sommé par le Roi au Conseil Législatif. Dans la dernière guerre, il fit Colonel de la division de milice de Vaudreuil. La lignée masculine de cette maison est éteinte. Deux demoiselles De Lotbiniére sont Madame Robert Unwin Harwood et EE Bingham, seigneuresse de Rigaud, qui réside à,

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celle | Louverture (Toussaint) un.des hommes les plus extraordinaires d’une époque fertile en grands hommes et le

iére, plus grand génie qu’ait produit la race noire, vit le jour nada à St. Domingue sur la plantation du comte de Noë, à ISSE- quelques milles. du Cap Français, lan 1743. Son père Con- était. dit-on, le second fils de Gaou-Guinou, roi d’une liére J puissante tribu de la côte d’Afrique. Pierre Baptiste, and 1 esclave sur la même plantation, avait reçu des.mission- OUT - naires une instruction peu commune ; il apprit à Tousque | saint tout ce qu’ilsavait,—à lire et à écrire, l’arithmétique, nime 1 un peu de Jatin et de géométrie. Toussaint avai :col- À quarante-huit ans quand la révolte des. nairs éclata en | ; 1791. [lsauva la vie à M. Bayou. et refusa d’abord de

cet 1 se joindre aux insurgés. Plus tard cependant, il s’enrôla

a le 1 sous les drapeaux de François et. de Biassou dans lartbi- ; mée desquels il se trouva en état d'agir comme officier. à et comme chirurgien (1793). Bientôt François, jaloux

ine, ; de ses talens, le mit dans un donjon, mais Biassou le rt le 1 délivra, et il y eut une réconciliation. François devint pour seul général en chef, et Toussaint fut élevé au grade de t'un ) lieutenant-sénéral, L'armée noire fit alliance avec le pre- 4 gouverneur de la partie espagnole. Il est digne de ére, remarque que les noirs préféraient le Roi aux Républicains, qu’ils redoutaient beaucoup plus malgré leurs

for- éloquentes déclarations en leur faveur. Toussaint répon- > alt dait aux avances. des Commissaires de la Convention : | “ nous ne pouvons. nous conformer aux volontés de la

De ; Nation, parce que, depuis que le monde est monde, nous n'avons jamais obéi qu’à. un Roi. Nous avons perdu le

r de nôtre ; nous nous soumettons au roi d’Espagne, .qui est ui], À très bon pour nous. Ainsi, nous n’avons rien à. vous dire an, 4 avant que vous n’ayez placé un nouveau roi.sur le trôhité : ne”. Servant sous les ordres de Joachin Garcia, Président du \ du Conseil Espagnol de l'ile, il délogea à lo tête de 600

Pro- 1 hommes 1500 Républicains qui s'étaient établis près de la. ou Ë ville espagnole de San Rafael, et enleva successivement

oi les établissemens de Marmelade, Hennera, Plaisance et,

fat Gonaives. Son fils nous dit dans ses notes que comme née les capitaines de l’antiquité, Lucullus, Pompée et César, les il dressa une carte toprgraphique du théâtre de la guerre et où il marqua soigneusement la position des montagnes

e à, et des accidens du terrain, le cours des rivières, etc. La

commissaire Polverel, disait de lui à l’occasion de la.

prise de Marmelade : cét homme fait ouverture partout. Ce mot se propagea, passa en France, et ce fut ainsi que le chef fut appelé Toussaint L'Ouverture. Le marquis d’Hermona, capitaine-général des Espagnols, le nomma lieuténant-général de l’armée et lui présenta une épée d’honneur au nom de Sa Majesté Catholiq'ie. Mais le marquis d’Hermona ayant été supplanté, Toussaint vit ‘ses services moins appréciés et François lui succéda dans la faveur des Espagnols. La Convention déclarait l’esclavage aboli en 1794; notre héros saisit cette occasion pour passer sous les drapeaux du général Laveaux, avec Jequel il combattit contre les Anglais. Il défit plusieurs détachemens anglais et espagnols et rendit en 1795 l’autorité à son supérieur, contre lequel les mulâtres s'étaient soulevés. Toussaint n’était jusque alors que brigadiergénéral, mais Laveaux le nomma Lieutenant-Gouverneur. Le roi d'Espagne et la Convention fesaient la paix et François quittait St. Domingue : Toussaint Louverture, devenu le véritable Chef de l’île, disciplina les Noirs, les rendit souvernables et chassa les Anglais des deux rives de l’Artibonite. “ Il faut convenir que si le ‘drapeau français flottait encore dans l’île, dit le général Lacroix, le mérite en était à Toussaint L’Ouverture.” La Convention le nomma Commandant en Chef de l’île en 1796, Ainsi un noir qui avait commencé sa carrière à cinquante ans parvint en trois ans au rang suprême. Il comprit alors sa mission et prépara l’île à sa domination. Le général Rochambeau, envoyé pour le surveiller, ayant voulu le resteindre, il l’envoya en France. Il se débarrassa de même du commissaire Santhonax enfesant de lui un porteur de dépèches ; il ne garda près de lui que Je commissaire Raymond, qui était mulâtre. En même temps, pour ne point donner d’ombrage au Directoire, il “envoya ses deux fils étudier à Paris: “ Je garantis, écrivait-il, le maintien de l’ordre et le bon vouloir de mes frères les Noirs envers la France ; vous pouvez attendre ‘citoyens Directeurs, d’heureux résultats, et vous verrez bientôt si j'engage en vain mon crédit—et vos espérances. ” Cependant le général Hédouville envoyé pour æemplacer Rochambeau, n’eut pas plus d'influence que lui ; mais Toussaint vint le voir à son bord et lui fit constamment un bon accueil. St. Domingue était bien gouvernée, les Anglais perdaient tous les jours du terrain

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