‹ Dictionnaire historique des hommes illustres du Canada et de l'Amérique [microforme]Chapitre 29 sur 66 · FE · texte numérisé non relu

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Tiftoe et Saloueh, Chefs d’Estatoe et de Keovi, il leva 46 guerre, bloqua le fort George et tua le commandant Coytmore. Les Carolines et la Virginie furent obligées d’armer touts leurs milices et lord Amherst, d'envoyer sept compagnies, puis douze autres de réguliers. Le territoire d: s C éolkis fut envahi à son tour, Kecovi et Estatoe détruits ; muis l’armée anglaise fut obligée de retraiter p'écipitamment après la bataille d’Etchoïi, où elle s’étuit crue victorieuse, et Occounostata emporta le fort London, et attaqua une seconde fois le fort George avec du canon, qu'il avait pris; mais Ambherst fit de nouveaux efforts et les Catawbus et les Chickasas prirent le parti des blancs. Occonostata-suceomba à la seconde bataille d'Etchoi, quinze bourgades furent détruites et les Angiuis accordèreuat lai paix à Atta-Kulla-Kulla,

Oueclin (Pabbé Jacques) inétuphysicien canadien, professeur de philosophie à Nicolet, puis à Québec, est connu par si pe ‘use polémique au suje t des doctrines de Lainmenais. À une époque où ‘tie grande partie du cargé AS comme celnide France, s'engouait facile nent pour les nouvelles doctrines, il Jutta avee beaucoup de force contre plusieurs adversutres habiles, et co puIon lui donuait dejà li victoire quand lPeueyelique de Gregoire XVI vint Soir lu cause. L'abbé Odelin metta t le sceau à sa réputation par ses pensees {héolozico-phitosophiques., publiées duns les Mélanges Religieux, Cuuud la mort Penleva à son pays.

O’Donell (Jacques Louis) premier Vicaire-A postolique de T'erre-Neuve—aujourd’hui évêché—en 1796, fut nommé évêque de Thyatire par Pie VI, et sacré à Québec par Mous. Hubert. Promu à l'évêché de Derry, en Irlande, en 1817, il fut remplacé par Mous. Thomas Gilow.

IL. —(Le Maréchal) chef du gouvernement de la reine Isibelle d’Espagne, ci-devant C: tpitaine- -Général de Cuba.

Un O’Donell à été l’urchitecte de ia grande église de Montréal, dont la façade ést un beau morceau.

Ogden, fuinille coloniale connue dans Tes annales parlemeutaires et de la magistrature dans le Bas-Canuda, fut à la tête du parti de l’anglification’et ne fut que trop

‘#oûütenue pr le bureau des colonies. Son iufluence se

termina avec celle de Churles R. Ogden, quaud PAngleterre fit une vuine tentative de faire des deux Canadas

‘ne province tout anglaise, et qu’il lui fallut recourir à

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Parcien parti de M. Papineau pour gouverner le pays. Je ciois qu'il fut fait Juge en Angleterre.

Oghlethorpe (James Edward) célèbre général anglais, .

servit sous le prince Eugène, puis sous le duc de Cum-

berland. Ayant obtenu une charte royale de George IT, il s'établit en Georgie en 1733, et distribua les terres à ses officiers.en fiefs nobles et héréditaires dans la postérité mâle. Il attaqua sans succès les Espagnols, mais se défendit. fort bien contre eux. Pope, Johnson et Thomson ont loué ce capitaine, qui mourut en 17855.

O’Higoins (Don Pedro) Lieutenant de San Martin, le seconda à Chacubuco. Ce capitaine ayant été nonmé Directeur Suprême du Chili, [ui laissa le généralat. O’Higgins repoussa le général royaliste Osorio à Tuba, le 19 murs 1818 ; mais celui-ci revint sur ses pas et dispersa son armée pendant la nuit. La bataille de Moypu, remportée après la jonction de Fan Martin et d’'O’Higgins, rétablit les affaires des patriotes. O’Iigoins délivra en 1821 le Chili de Benavides, qui s'était rendu redoutable, aidé des Araucans. Il résigna la churge de Directeur en

Olata Ouaé Outina, appelé le Grand. Olata, célèbre Paraousti de Floride, vainquit et tua Andusta, allié du capitaine Ribut, reçut une ambassade de Laudoniére en 1564, puis un secours. de 25 arquebusiers au moyen des quels il vainquit le Paraousti Potavou, fit arrêté traitreusement pa les Français, délivré par ses sujets, battit le Sieur D’Ottignv et assiégea la colonie française ellemême. Une partie des colons furent recueillis par le célèbre Jean Hawkins, capitaine de la reine Elyzabeth, et le reste, massacré par les Espagnols sous Don Pedro Menendez d’Avila. Olata pouvait armer cinq mille guerriers. Il avait à sa suite des ‘levins comrue les rois latins et grecs. El possédait des mines d’or et Lescarbot nous apprend que ses guerriers “fermuient l’estomac, bras, cuisses, jambes et front avec larges platines d’or. ?

O’Leary.—Voyez Cordova,

Olier (Jean . Jacques) Abbé de Pébrac, ami de St, Vincent de Paul, fondateur du Sémimiuuire de St. Sulpice de Paris et de celui de lile de Montréal, de la Compagnie de laquelle il était membre fondateur, mort en

odeur de sainteté. Il avait refusé l'évêché de Châlons -

sur Marne, quo lui offrait le curdinal De Richelieu.

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il Sa Vie écrite par l’abbé Faillon a fait oublier l’abrégé de P,. Giry.

Opechancana, roi de Virginie, d’abord Sachem d’A pa matuck ét gendre de Wuahunsonaca, fut capitaine des guerriers de ce prince et fit prisonnier dans un combat le Capitaine Smith. Sasapin, fils et successeur de Pohatan, incapuble de gouverner, lassocia à l'autorité sous le nom de Mangopeomen, car les Sachems de Virginie adoptaient un nom à leur avénement comme certaines de nos dynasties. Il ne renouvela l’alliance avec les Anglais en 1619 que pour se préparer à la guerre. Les Chickahomines, avaient offensé les colons, et le Président Yeardley allait les punir quand le Sachem leur persuiada de se reunit à la confédération pohutane. Il contracta ensuite une alliance avec Namenacus, Sachem de Patuxent, et fondit tout-à-coup sur la colonie en 1622, Trahi par Chanco, 1l rallia comine Attila à : rléans, ses guerriers et rentra sur -on territoire, apres avoir égorgé 347 colons. La guerre continua: en 1624, la population anglaise était réduite à 1700 âmes, et de 80 postes, il n’en restait que huit sur pied. Quand on envoya proposer la paix, l’implacuble Sauvage fit une répouse pleine de fierté et foula aux pieds l’image du Roi qu'on lui avait envoyée. Sir Thoimus Wyatt eatra alors sur son territoire. Opechancuuu l'attendit à Pamunky, où les Anglais se crurent un moment victorieux ; mais 1l ne purent pénétrer à Matapouy, à quatre milles du champ de bataille, et il fallut retruiter. De nouvelles ouvertures furent encore rejetées, et ce ne fut qu’en 1632 que le Roïse prêta à une trêve. il la rompit lorsque, à Parrivée d’un nouveau gouverneur, la guerre civile se mit duns la colonie, et 1l eut d’abord de grands succès. Cinq cent personnes furent tuées et uu grand nombre conduites en cuptivité. Cependant, Sir Johu Berkeley pénétra jusque an centre de son pays. Jeune, Opechancana aurait échappé à ses poursuites ; mais obligé dsormais de se servir d’une espèce de litière, il tomba entre ses mains, fut retenu captif et assassiné par un de ses gardiens. Beverley nous apprend qu'il était d’une haute stature et qu’il avait le port extrèmement noble. Stith l’appelle un prince fier et politique, et Burk, l’Annibal de la Virginie. Il a attiré l’attention de Locke dans son Essai sur l'Entendement Humain : ‘Si, dit-il, Opechancana, roi de Virginie, eût été élevé en

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Angleterre, peut-être aurait-il été aussi bon théologien et æmuthématicien que qui que ce suit dans ce royaume. Toute la différence qu’il y a entre ce roi et un Anglais consiste simplement en ce que l'exercice de ses facultés a été burue aux usages et aux idées de son pays.”

’Reilly (le général) Capitaine-Général do la Lonisianne après Ulua, soumit cette colonie. IT fit une expédition coutre les Maures et fonda l’École Militaire.

If. -(Le R. P. Bernard) ancien prêtre du divcèse de Québec puis du diocèse de Montréal, connu par ses effort s duus la cause de la colonisation des townships de PEst, est eutré depuis dans la Compaguie de Jésus, a brillé comme professeur aux Collèges de Fordham et de Ste. Marie, et est employé actuellement en Europe.

Orobou, héroïne Algonquine de la tribus des Muscogules.—lrisonniére de guerre chez les Iroquois, elle fut déposée duus une cabane pieds et mains liées, et demeura dix jours daus cette position, sans prendre de nouririture, que ce qu’il fallait pour empêcher de mourir. La onziéime nuit, pendant que ses gardes dormaient auprès d'elle, elle parviut à dégager un de ses amis, et bientôt après, à se détacher tout-à-fait elle même. Son premier soin fut d'assurer sa liberté par la fuite ; mais elle ne put se résoudre à laisser ainsi échapper l’occasion de la vengeance. lle rentra dans la cabane qu'elle venait de quitter, saisit un tomahawk, assoma celui des Iroquois qui se trouvait le plus à sä portée, s’élanca dehors et se cacha duus le creux d’un arbre qu'elle avait remarqué. Elle attendit que la police du Canton fut passee et dirigeant sa course d’un autre côté, elle s’enfonça dans les bois. Elle y errait depuis deux jours, lorsque tout-à-coup, elle s'uperçut que ses ennemis suivaient ses traces. Elle se plongen aussitôt dans un étang couvert de roseaux et y restu dans une attitude qui lui permettait de respirer sans être aperçue. Durant trente-cinq Jours elle parcourait les forêts et les déserts, vivant de racines et de fruits sauvages. Parvenue à une rivière large et rapide, elle fit avec des osiers une espèce fde radeau qui lui servit à Ja traverser. Hnfin rencontrée par des guerriers de sa nation, elle fut reconduite en triomphe dans son village au milieu des chants de guerre.

O’Sullivan (Michel) élève distingné du Collége de Montréal, contemporain et compaguon de classe de Mi-

chel Bibaud , membre dti Parlèment pour le comté de : Huntiugdon de 1815 à 1824, Solliciteur-Général, puis -

Juge e : chef de Montréal:

Ouikka , l’Eole des Esquimaux, fait naître les tempêtes, rer:ve.se liés barques et rend inutiles les p'us généreux eifvrts des conducteurs des pirogues. Ceux qui découvrirent les premiers 1 Amérique, n’avaient point avec eux de Camoëns. Dans la Lusiide, pur ce grand poëte, lorsque Vasco de Gama est près de doubler le Cap des Tepêtes, tout-à-coup, on aperçoit un personnage forniduble qui s'élève du foud des mers, sa tête touche aux nues, les vents-les tonnerres sont autour de lui, ses bras s'étendent sur: la surface des eaux, le génie est le gardien de cet Océan, dont nul vaisseau n’avait encore fendu les ondes, il menuce la flotte, il se plaint de laudace des Portugais, qui viennent lui disputer l'empire de ces mers et leur annonce toutes les calumités qui doivent traverser leurs entreprises. Cette fiction est une des plus belles qu’on ait à opposer aux anciens.

Ourehouuré, chef dè guerre Iroquois, ft attiré à Cataraccui avec les autres cüefs par Dencnville, suisi traitreusement et envoyé en France pour servir sur les galères. Louis XIV eut le bon sens de le renvoyer en Canada avec Frontenac, qui se l’attacha et l’adimit même à son conseil, Il devint un homme aussi poli que valeureux, et bien qu’il combattît plusieurs fois contre les siens, 1l put encore être utile auprés d'eux pour les relations diplomatiques. [Il fut à la tête de deux ainbassades des Goyogouins des et Onnevyoutlis en 1694 en 1695. Lors de la seconde il mourut d une pleurésie Québec. Un père Jésuite lui parlant des opprobres et des ignominies de la passion de J.-C.,1l entra dit-on dans un si grand mouvemenut d'indignation contre les Juifs quil s’écria : Que n’étai-je IA? je les aurais bien empêché de traiter ainsi mon sauveur.” Il fut enterré avec les honneurs militaires.

Ozuiapuiia.— Les Sioux'eurent leur Hélène comme les Grecs. Vers l’an 1660, selon Balbi, Ozalapaila, femme de Ouihanvappa, fut eulevée par Ohatampa, qui tua le mari et ses deux; fils, qui venaient la redemander. La guerre s’alluma entre les deux familles, les plus puissantes de la Nation. Les parens, les amis, les partisans

des deux côtés prirent fait et cause: une guerre cive.

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‘divisa la nation en deux peuples distincts, —Les Assiniboins, d’Achiniboina, faction du Paris Sioux, et les Datotahs ou Sivux proprement dits, de Sivuvaëé, faction de Ouihunou ppa.

Pachiriny, Chef de guerre Sauvage qui obtint des seigneuries de la Compagnie des Cent-Associés sous ie Chevalier de Montmugny, en 1647, et sous Mons. D’Aillebout, en 1649. Elle mandait au Grand Kénéchal De

Lauzon de mettre en possession le capitaire sauvage.

Paillamachu, fameux vieillard, togui des Aruucans, rallia les forces de ce peuple duns les landes de Lunaeo, Pan 1596, hurcela d’abord avec succès les Espagnols, fit périr le gouverneur Don Martin de Loyola dans une ambuscade en 1598, s’allia les Canches et les Iluilliches et ussiègea en même temps Arauco, Osorio, Valdivia, Villarica, Imperial, Caneto, Angol et Coya, franchit le Biobio, brûülu La Conception et Chillan, et retourna dans son pays chargé de dépouilles. Les Espagnols ne furent plus revus au-delà du Biobio jusque à l’année 1661,

Painchaud (Pabbé Charies François) fondateur du collége de Ste Aune de Lu Pocatrère en 1829. Il avait étudié les mathématiques avec Henry Hurdinge, (devenu plus turd field-marshal et commandant des Forces,) sous l’abbé Raimbaud.

Panet, maison canadienne qui s’est élevée depuis la conquéte Elle a produit un Gardien des Archives du gouveinenent de Québec et Greflier-en-Chef du Conseil de Guerre où Conseil Supérieur sous Murray. (Jean Claude), quatre Juges, un coronaire, un Grand-Voyer, un Président de la Chambre des Communes, un évêque et un Conseiller Exécutif.

Jean Antoine Panet entra au barreau aussitôt que PAngleterre leva la proseription qui.pesait sur les Canadiens, ainsi que Pierre Panet, qui avant d'être Juge, exerça à Montréal les professions de notaire et d'avocat. Il se fit une très grande clientelle. Elu .par la hauteville de Québec en 1792, après l'octroi de la constitution,

äl eut l’honneur d’être le premier l’résident des Commu-

nes. Le gouverneur recommanda en 1793 aux représen- ‘tans d’en élire un autre, parce qu’il allait.le créer Juge P

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