‹ Dictionnaire historique des hommes illustres du Canada et de l'Amérique [microforme]Chapitre 44 sur 66 · A DE RE ES · texte numérisé non relu

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puis ministre d’état sous Louis-Philippe, avait fait ses études au collége de Montréal en même temps que le Commandeur Viger et d’autres Canadiégs marquants.

Saint-Clair ou St Clare, maison américaine qui a fourni un général malheureux et un gouverneur du Missouri. Madame Beecher Stowe la dite originaire du Canada. °

Saint-Germain [l'abbé Jean-Baptiste] archiprêtre du diocèse de Montréal et curé de St. Laurent, y a fondé un collége et un couvent pour l'instruction des demoiselles ayant appelé de France les religieux et religieuses de l’ordre de Ste. Croix, fondé en Franee en 1839. Je crois que les Religieux de St. Viateur occupent anjourd’hui le collége.

Saint-Pé [le R. P. Jean! de la Compagnie de Jésus, Supérieur des Missions de la Nouvelle-France et Recteur du collége de Québec [1758].

Salaberry, illustre maison canadienne originaire de Navarre.—Un Salaberry figure sur les bancs de la noblesse dans un lit de justice tenu par Louis XV, et un autre a écrit l’histoire de l'empire Ottoman, Paris, 1817, 4 vols. 8vo.

L’honorable Michel-Ignace-Louis-Antoine de Salaberry, seigneur de Beauport, colonel de plusieurs bataillons de milice, père du héros de Chateaugnay, naquit en 1732 et fit d'excellentes études en Europe. (f) De retour en Canada, il marcha à la défense de la frontière et fit à ses frais la campagne de 1775 et celle de 1776, et le reste de la guerre comme officier à pleine paie. En 1792, lors de l’octroi de la constitution, Québec et Huntingdon l’élurent à l’envi membre du Parlement. Quatre ans plus tard, il fut fait major du bataillon bas-canadien des Volontaires Canadiens Royaux, régiment de réguliers levé dans les deux provinces. $S. A. R. le duc de Kent, le fit nommer Surintendant des Indiens, et sa notice néchrologique lui attribue aussi la charge de Maître des Eaux et Forêts. En 1812, il fut utile avec son fils, le major De Courcy et M. D’Eschambault, pour l’organisation de la milice. Il forma le premier bataillon de milice d’élite et incorporée

€) Il parait qu’il fut aussi le premier élève admis au petit séminairQ de Québec postérieurement à la conquête.

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à la Pointe-aux-Trembles, et marcha contre le général Dearborn. Ce vétéran fut sommé au Conseil Législatif en 1810. Aucun gentilhomme ne fit jamais de plus grands sacrifices pour le service de son prince. À part des sommes considérables qu’il dépensa à la guerre, il eut quatre fils dañs l’armée du Roi, et celui dont nous allons donner la notice survécut seul aux dangers des batailles. Le père mourut en 1826 à 76 ans.

IL. (L'honorable Charles Michel d’'Irumberry de) C. B,, seigneur de Beaulieu, surnommé le Léonidas Canadien, vit le jour au manoir de Beauport, le 19 november 1778. Il épousa Demoiselle IHertel de Rouville, et suivit, comme on l’a dit, la profession des armes ainsi que ses frères. Il servit d’abord durant onze années aux Indes Occidentales, et assista au siége du fort Matilda sous le général Prescott, qui le chargea. quoiqu'il n’eût que seize ans, de surveiller l’évacuation de la forteresse par l’ennemi. En 1795, il servit à la tête des grenadicrs à la conquête de la Martinique. Devenu aide-de-camp du général De Rottembourg, 1l Paccompagna à l'expédition d'Anvers et servit avec les troupes légères au siége de Flessingue. Il alla ensuite achever d'apprendre la guerre à la meilleure école, sous lord Wellington, dans la Péninsule. IL servit au siég: de Badajos, que lingérnieur canadien De Léry avait fortifiée, et y perdit un de ses frères ; il en perdit un autre à la bataille fameuse de Salamanque ou des Arapiles, à laquelle il eut l’honneur de se trouver. TI était devenu major du fameux régiment de troupes légères à quatre bataillons, 60e Rifles ou Royal American, fondé par le duc de Cumberland, quand les évènemens le rappelèrent dans sa patrie, où le peu de temps qu’il lui fallut pour former les Voltigeurs, lui fit le plus grand honneur comme organisateur. Lieutenant-Colonel, Commandant et Surintendant de ce beau corps, il fut aussi choisi pour être un des chefs de l’état-major de la Milice. Attaqué à Lacolle avec la garde avancée de M. D'Eschambault par 1400 Américains de l’armée de Dearborn, il combattit jusque au soir: en voulant le cerner, ils tirérent les uns sur les autres, ce qui détermina bientôt leur retraite. Telle fut la première victoire de Salaberry et des Volti-. geurs. Une partie de ce corps participa à la défaite non moins humiliante de l’armée américaine à Chrystler’s. Farm. Dearborn et Wilkinson déjoués ainsi dans leurs.

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projets d’invasion, il restait le général Hampton. Sala» berry, qui alla le reconnaître, embarrassa devant lui les chemins d’Odeltown à l’Acadie par des abattis. Après plusieurs escarmouches, l'Américain n’osant risquer une action générale dans les bois, se retira à Four’s Corner. Son adversaire fit une irruption dans son camp à la tête de 200 Voltigeurs et de 150 guerriers des tribus du Basle. Canada, et y sema le désordre, sans éprouver lui-même ol aucune perte. Hampton, repoussé sur la route d’Odeltown, | résolut sagement d’opérer sa jonction avec son général en chef en prenant la route de Chateauguay, qui l’en rapprochait, et qu’il croyait trouver ouverte ; mais on l’avait prévenu partout et les routes avaient été embarrassees et couvertes d'ouvrages de campagne. Il balayait, cependant, les piquets anglais, et le major Henry avait peine à le retarder, quant Salaberry opéra habilement un chan- 1h gement de position pour faire face à Hampton. Le héros canadien, qui avait eu l’avantage de reconnaitre tout le

| pays au-dessus de Chateauguay dans une expédition sur la EL frontière américaine, quelques semaines auparavant, remonta la rive gauche de la rivière Chateauguay pour

gagner l’autre extrémité d’un bois où il savait qu'il y avait une excellente position, sur un terrain uligineux et coupé de ravins profonds, sur quatre desquels il établit autant de lignes de défense l’une après Pautre ; la quaï trième était à peu près à un demi mille en arrière et commandait sur la rive droite de la rivière un gué qu'il était très important de défendre afin de protéger la rive gauche. 11 fit faire sur chacnne de ces ligires une espèce de para-

pet qui s’étendait à quelque distance dans le bois, pour

garantir sa droite. Le parapet sur la première ligne for-

mait un angle obtus à la droite du chemin. Toute la jour-

née fut employée à fortifier cette position, qui avait

l'avantage de forcer l'ennemi, s’il était disposé à attaquer,

de traverser une grande étendue de terrain inhabité et de

s'éloigner de ses ressources, tandis qu'au contraire, les

Voltigeurs avaient tout à souhait et etaient bien soutenus,

L 4 : ar en seconde ligne, après les Voltigeurs et les Indiens, { ‘taient les Watteville. Sir George Prevost était en troi-

ième ligne à Caughnawaga, pour s’opposer à la jonction | les armées américaines, avec quelques troupes et Ja ini- 1 ice du district de Montréal, qu’il avait entraînée avec lui 4 n descendant de Kingston. Salaberry ne borna pas son

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attention aux ouvrages ci-dessus. T1 ordonna à un parti de trente bûcherons de la division de Beauharnoi® de se porter en avant de la première ligne afin de détruire les ponts et de faire des abattis. Tous les ponts furent dé: truits dans l’espace d’une lieue et demie, et il fut fait un abattis formidable à environ un mille en avant de la première ligne, s’étendant du bord de la rivière à trois ou quatre arpens dans les bois, où ii joignait sur la droite une terre marécageuse où savanne qu'il était presque impossible de passer. Les quatre lignes étaient ainsi complètement à couvert et il était impossible de pénétrer avec du ‘canon. C’es à la force de la position choisie et fortifiée de la sorte non moins qu’à lhéroïsme, que fut due la victoire qui devait suivre. Les talens et l’habileté d’un commandant ne se distinguent pas moins, sans doute, dans le choix et l'emploi de son terrain avant le combat, que dans la disposition et la conduite des troupes au fort de la mêlée. Aussi le général de Watteville, qui vint voir le camp de Salaberry, approuva t-il toutes ses dispositions. 11 y eut d'abord quelques escarmouches, à la suite desquelles les travailleurs et leur escorte retraitèrent au camp à environ deux lieues au-dessous de l'entrée de la petite rivière des Anglais dans celle de Chateauguay, appuyée à gauche à la rivière, en front et à droite par les abattis et des espèces de chevaux de frise. Le 24 octobre, ayant ouvert un large chemin à travers les bois et les marécages jusque à la distance de quatre à cinq milles du camp canadien, dans lequel Salaberry, à la tête de 309 Voltigeurs, Fencible et Indiens, venait d’être renforcé par quelques compagnies de milice sédentaire, le général américain, qui s’avançait avec 1000 fantassins, 400 chevaux et 12 canons, envoya durant la nuit le colonel Purdy, pour s'emparer du gué et tourner la position ; mais cet oflicier s’égara dans les bois. Le lendemain, Ilampton s’avança lui-même vers les abattis avec 3500 hommes, et en donna 1500 à Purdy pour tenter de nouveau de tourner les Canadiens, laissant en réserve le reste de ses troupes. Salaberry, averti de ce mouvement par le feu fait sur les piquets avancés, voyait maintenant devant lui un ennemi avec lequel il s'était deux fois eflorcé d’en venir aux mains; 1l marcha en avant et donna le signal du combat, se plaçant ‘ui-même au centre de Ja première ligne et confiant la seconde au Lieutenant-Colonel McDonell, le même qui avait pris

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Ogdensburg. Le feu fut vif de part et d'autre, mais mai dirigé d’abord par les Américains. Ils tirèrent mieux ensuite ; cependant, entendant sans-cesse le son des cers, placés à différents intervalles, ils cerurent que les Canadiens s’avançaient sur eux en grande force, et leur ardeur se ralentit. La division du colonel Purdy, parvenue au gué pendant le combat, fut repoussée et mise en désordre pat Salaberry, qui avait porté son attention de ce côté là. Voyant son plan déconcerté pur, la défaite de cette division, Hampton prit le parti d’ordonner ia retraite. Salaberry coucha sur le champ de bataille et, le lendemain, au point du jour, il fut joint par la compagnie des Voltigeurs du Capitaine De Rouville, les grenadiers Waiteville et quelques Sauvages. Le 98, il envoya en reconnaissance le Capitaine Ducharme, héros de Beaverdam, et 150 guerriers, qui s’assurèrent que l’armée américaine avait abandonné son camp de Pipers Rond pour retourner à Plattsburg. Wilkinson, qui était à Cornwall, ayant appris la défaite de son collègue, se retira à la Rivière aux Saumons et s’y fortifian. Chateauguay permit encore au baron De Rottemburg, puis à Sir Gordon Drummond, son successeur, de reprendre l’oflensive dans le Canada Supérieur, La Grande-Bretagne commémora la victoire par une médaille d’or, les Voltigeurs reçurent solennellement des drapeaux ornés de devises, et Salaberry, outre la médaille, eut l'Ordre du Bain transmis avec upe lettre autographe du prince Régent. Les deux Chambres du Parlement Canadien lui votèrent les remercimens du pays. Les Voltisgeurs eurent encore part à la seconde victoire de Lacolle, en mars 1824 De la carrière des armes, Saulaberry passa à celle de sénateur : 1l fut sommé au Conseil Législatif en 1818. Il mourut à Chambly, le 26 février 1829, à 51 ans. On doit au Commandeur Viger son portrait, peint en 1844, par Dickinson et ravé par Durand. Salaberry est représenté revêtu de l'uniforme des Voltigeurs, décoré de la médaille de Chateauguay et de Ja Croix du Bain, le sabre sous le bras. Ou voit aussi les armes de sa famille, (*) et un médaillon représente un combat en plein bois. Sur un tronc d’arbre renversé est écrit:

.. [*] L'écusson de Salaberry potte le motto qui convient au parfait, chevalier : Force d Superbe ; Mercy à. Faible?

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Chateauguay, 26 Octobre 1813. Un serpent se morant la queue, symbole de limmortalité, entoure le médaillon. Quant à la médaille anglaise de Chateauguay, on y voit la Grande-Bretagne tenant à la main une palme et couronnant le lion britannique couché à ses pieds. Sur le revers est gravé Chateauguay. Salaberry aurait été un merveilleux officier de troupes légères même dans les armées de Bonaparte, et serait certainement parvenu aux premiers grades. On l’a admirablement peint en deux Vers :

Au camp Leonidas, au champ, Cineinnatns.

Théinistoeles au conseil, à table Lucullus.

Son fils est Député Adjudant-Général de la milice canadienne pour le Bas-Canada.

On connait encore l'honorable Melchior Alphonse, sommé au Conseil Législatif en 1837, et Charles, qui est employé dans l'expédition exploratrice dernièrement organisée à la Baie d’Ifudson.

Salion (Madame Batilde de) première Supérieure et fondatrice de la maison du Sacré Cœur en Canada (1812) avee Paide du véuérable Jean Romuald Paré, curé de St. Jacques de l'Achigan.

Santa Anna (le général) contemporain, ex-président du Mexique et l’un des hommes les plus célèbres de son siècle, couitribua dans sa jeunesse à renverser Iturbide. Il eut ensuite l’ascendant sur plusieurs rivaux, puis fit avec une fortune diverse la guerre aux Texiens révoltés. La guerre du Mexique, dans jaquelle il a été malheureux contre les Américains, n’a pu lui faire perdre sa réputation d’habile capitaine ; mais elle a occasionné sa retraite et, nouveau Marius, il a erré à la Jamaïque, à Hayti.

San Martin, le plus grand capitaine de l'Amérique Méridionale après Bolivar, prit part à la révolte de Buonazaires et devint général de l’armée. Il entreprit la conquête du Chili en 1816, passa les Andes en 1817 avec des fatigues incroyables, gagna la grande victoire de Chacabuco et entra à Santiago, où il fut nommé Directeur Suprème. Ayant abdiqué en faveur d'O’Higgins, son lieutenant, il commença la conquête du Pérou, quand la défaite de son second Le força à revenir sur ses pas. La bataille de Maypu décida finalement du sort du Chili et San Martin put poursuivre le cours de ses victoires. À

Maypu, 2000 royalistes furent tués, et 3000 pris avec cinq généraux, les drapeaux et les canons. — Voyez Carreras.

Sarrasin (Michel) Médecin du Roi à Québec et mem-

bre de l’Académie des Sciences, épousa en Canada Marie Anne Hazeur, et en eut un fils qui étudia à Paris ct qui devait succéder à son père, quand il mourut en 1739. Sarrasin fut membre du Conseil Souverain, où il succéda au conseiller Delino dans la garde dn sceau du Roi en 1733. Il mourut à Québec le 9 septembre de l’année suirante à 75 ans. Charlevoix s’étonnait de voir dans une colonie un homme d’un mérite aussi universel, On a de lui une Descriprion du Castor dans les Mémoires de PAcadémie des Sciences, année 1704, page 48, une Lettre sur les eaux minérales du Cap de la Magdeteine, dans les Meémoires de Trévoux, annee 1736, page 956, et la description de la plante qu’il découvrit, et qu'il appela sarracenia purpurea, description copiée par Charlevoix. Ka famille s’est perpétuée dans le pays.

Sayri Tupac, descendant des Incas, marquis d’Oropesa dans l'Amérique Méridionale au milieu du XVIllème siècle, Après sa mort sans postérité, le marquisat fut en

rain reclamé pur le far eux Tupac Amaru.

Schoolcraft (Ieurv) L. L. D., historien et ethnologiste américain contemporain, à publié à Philadelphie en 1851: Historical and Statistical Lnformation respecting the L'istory, Condition and prospects of the Indian Tribes of the United States, grand ouvrage, dont l’auteur cependant n’est pas toujours juste envers la race rouge.

Sehuyler, famille coloniale qui origine à ce fameux major Schuyler qui rendit de grands services aux froquois et qui les conduisit avec quelques Anglais jusque à Laprairie de la Madeleine, où se livra un combat douteux et célèbre dans les annales canadiennes. Dans une autre occasion, il secourut à propos les Cantons et fut digne d’être appelé le précurseur de sir William Johnson, Le général Schuyler, formé sous celui-ci et dans les campagnes de Amberst, appuya l’expédition des Américains en Canada et fit probablement contre Burgoyne tout ce qu’il pouvait faire ; mais d’autres que lui recueillirent le fruit de ses travaux.

Scott (le général Winfield) contemporain, le plus habile capitaine de l'Union Américaine, avait déjà brillé dans la guerre de 1812. Colonel aux batailles de Chippewa ei

avec cinq arreras.

et memnada Maà Paris ct it en 1739.

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de Lundy's Lane, il enleva momentanément l'artillerie anglaise à cette dernière bataille, En 1838 il fut chargé de neutraliser les préparatifs des sympathiseurs contre le Canada, et désarma plusieurs bandes. La guerre du Mexique le range non-seulement parmi les capitaine heureux, mais encore parmi les stratégistes du premier rang. Il a pris San Juan d’'Ufloa, gagné trois batailles rangées et pénétré jusque dans Mexico, après celle de Cerro Cordo, qui fut décisive. Une paix honteuse a été imposée au Mexique qui a cédé une grande partie de son territoire. On doit au général Scott trois volumes sur la tactique de l'infanterie, 1825, 1835 et 1854,

Seaton (Colborne, lord) plus connu en Canada sous le nom de sir John Colborne, servit dans Ia Péninsule dès le temps de Moore, dont il était un des officiers de confiance. Dans l'armée anglaise, il était ce que Tête, Nègre, Fxcelmans étaient dans l’armée française,—l’homme propre aux coups-de-main. Ce fut lui qui poursuivit plus Jongtems la vieille garde à Waterloo. Après avoir été Lieutenant-Gouverneur du Canada Supérieur, il devint commandant des Forces dans Amérique Britannique. Il occupait ce poste quand Lord Gosford quitta le pays après avoir proclamé la loi martiale ; mais sans avoir institué de tribunaux militaires. Colborne, devenu Administrateur n’en fit pas davantage, ce dont ses ennemis po'itiques ne lui ont guères tenu compte. De nouveau Administrateur puis Gouverneur-Général au moment le plus critique, c-à-«d\ lorsque lord Durham quittait furtivement le pays après l’insuccès le plus signalé, et au moment où sir George Arthur venait lui dévoiler les mouvements de la société secrète des Chasseurs, il resta maître de la position. Les mécontens ctaient récidifs, grâce peut être à la première impunité : cent huit personnes furent mises en jugement devant la Cour Martiale, présidée par le général Clitherow, sur lesquelles neuf furent acquittées, et quatrevingt dix-neuf condamnées à mort. Il n’y en eut cependant que douze d’exécutées, ce qui n’empécha pas que sir John a été injustement signalé comme un odieux tyran ; Bonaparte et ses lieutenans n'auraient pas attendu une seconde prise d’armes, pour faire passer par les armes tous les condamnés. Malheureusement pour ce gouverneur, l’insuccès de la politique de l'Angleterre, qui fut bientôt obligée de recourir en suppliante aux mécontens politique

ne laisse que trop un semblant d’inutilité, ou de cruauté même à ses actes de pure justice. Déja Grand-Croix du Bain, il fut créé pair d'Angleterre sous le nom de lord Seaton et doté d’une pension de trois mille louis. Dans le débat sur ses procédés en Canada, le due de Wellington disait : “ [had the honor of being connected with the noble and gallant lord in service at an early period of his life ; and [ must declare that at all times, and under all circumstances, he gave that promise of prudence, zeal, devotion and ability, which he has so nobly fulfilled in his services to his sovereign, and his country during the recent proceedings in Canada, 1 entirely agree in all that has been said respecting the conduct of my noble and gallant friend in remaining under all cireumstances, at his post ; and in taking command of the troops, although it was not thought expedient by the government to place him again in the government of the provinces.” Lord Seaton a été depuis Vicaire-Général ou lord Cominissaire des Îles Toniennes ; il a figuré aux funérailles du grand Capitaine comme pleureur, et était encore, il y a quelque temps, Commandant des Forces en Irlande, où il a reçu Ja visite du maréchal Pélissier. Notre compatriote, sir Richard England, parait lui avoir succédé.

Sebron (T.) peintre canadien contemporain, né dit-on à la Rivière du Loup, mais établi en Angleterre. Son plus beau morceau est la famille royale d'Angleterre dans la chapelle du château de Windsor, peint pour le roi de Hollande. Un premier groupe se compose de la reine, ua prince Albert et du chapeluin, qui s’avance au devant d'eux la tête un peu inclinée. Sur sa figure, le respect pour la souveraine s'allie bien à la gravité et à cette expression de bonté et de mansuétude qui sied à son ministère. Derrière la reine, se trouve un autre groupe composé du duc de Wellington et de deux dames d'honneur et derrière ceux-ci on reconnaît sir R. Peel. Cet intérieur de chapelle gothique toute pavoisée, est du plus bel effet ; la lumière entrant par les vitraux coloriés, répand ses plus chatoyantes teintes sous ces grandes voûtes imposantes, qui s'étendent au loin ; elle se joue bien dans les boiseries, en estampe les sculptures et donne au tout un magnifique relief. Ainsi deux artistes canadiens , Sebron et Falardeau, nous font honneur en Europe.

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cié à Montréal, mais instruit en Allemagne, M. Seebold, professeur de musique, a en même temps une manufacture de pianos qui ont obtenu le prix à l'Exposition de cette année.

Selkirk (Alexander) célèbre jar son séjour, de 1705 à 1709 dans l’île déserte de Juan Fernandez, séjour qui a inspiré à De Foe son Robinson C'rusoé.

II.— (Thomas Alexander comte de) mort en 1820, est connu comme fondateur d’une colonie à Ja Rivière Rougé et par des écrits sur la politique et la statistique, :

Serigny (Joseph LeMoine Sienr de) frere du chevalier d’Iberville et marin célèbre, naquit le 22 juillet 1668, II prit part aux actes de son frère à la Baie d'Hudson et servit plus tard à la Louisianne et en Floride, Il repoussa Don Alonzo Carascosa à l'Ile de Dauphin et prit Pensacola en 1719, Ces services Ini méritérent le grade de capitaine de vaisseaux à Ja paix (1723) Il mourut en 1734 gouverneur de Rochefort, poste qui lui suppose uu moins le grade de contre-amirul.

Sewell (Jonathan) homme d’une fatate célébrité dans les annales canadiennes, était fils dun dernier Procureur- Général anglais de la Provinces de Massachusetts, et devint lui-même Procureur-Général.puis fuge en Chef en Canada, poste qui le plaçait à la téte du Conseil Législaüil, Il fut le chef de loligarchie, et sa famille envabit toutes les places les plus lucratives : on vit méme un Sewell chapeluiu des biens des jésuites, Le juge Sewell a proposé le premier là confédération où Funion des Provinces de PAmérique Britannique, qui semble aujourd’nui sur le point de se réaliser. Il travailla aussi beaucoup pour faire reconnaître la suprémacie du Roi par le clergé catholique. Malgré ses cfforts pour anglifier les Canadiens, il s'était rendu assez habile dans la juri prudence française, et on a de lui, outre son Mémoire à Kir James Craig, où il propose de neutraliser les Canadiens par Pémigration américaine, où des Îles Britanniques, et son plan d'union des colonies, publié à Londres : An Essay on the judicial History of France, so fur as it relates to the Lan of the Province of Lower Canada, Québec, 1834, lue le 31 mai devant la Société Littéraire et Historique, présidée par Sir Francis Nathaniel Burton et dédiéé à lord Dalhousie, fondateur et Patron, qui était aussi présent. Cet écrit est un petit chef d’œuvre. Accusé par la cham-

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bre d'Assemblée, le juge Sewell était allé se défendre & Londres, où 1l s’insinua dans les bonnes grâce de lord Bathurst, qui le recommanda à Sherbrooke. Son fils fut Solliciteur-(rénéral lors de la destitution de Stuart.

Shaltesbury.—Voyez Locke.

Shea (John Gilmory) écrivain contemporain ci-devant professeur au collége Ste. Marie de Montréal, membre de plusieurs sociétés Ilistoriques des Etats-Unis. Il est anteur d’un livre sur le Micissipi, d'un autre sur les Missions, et prépare aussi je crois une histoire des Cantons Iroquois plus ainple que celle du gouverneur Colden,

Shephard (Monsieur et Madame) savans Canadiens.-— L’honorable William Shephard, dont il sagit ici, fut second vice-président de la Société pour lencouragement des Arts et des Sciences en Canada (1827) et Conseiller- Exécutif sous lord Gosford. Sa dame mérita une médaille de la Société Littéraire et Historique peur son Essai sur la Conchologée des environs de Québec. En 1842, ces deux époux, qu'on peut comparer à Monsieur et à Madame Dacier, eurent la douleur de trouver brulés au retour de l’église, un eufhant, une galerie de peinture, un beau cabinet d’histoire nuturelle et une bibliothèque de trois mille volumes.

M. Lorest Shephard a eu en 1846 la direction de l’exploitation des mines du lac Supérieur, et une demoiselle Shephard a exposé à Paris des fruits du Canada dessints d’après nature et quiont été envoyés au palais Syden han.

Sherbrooke (Sir John Coape) général et gouvernant respectable, se signala aux Indes à la conquête de Seringapatan, puis en Espagne, où il fut même le second de Wellington. Dans la guerre d'Amérique, il s’'empara de Pétat du Maine. Après avoir été lieutenant gouverneur de là Nouvelle-Ecosse, il devint gouverneur et Capitaine- Générii des Provinces en 1816, Ilse montra moins machiavélique que lord Bathurst, secourut les peuples dans la disette, admit la Chambre d'Assemblée à payer la dépense de l1 Province, rendit aux Américains les cendres de Montgommery et résigna pour +a santé.

Shoolbred (Sir S.) seigneur dans la Province de Gaspé en 1755. (‘) C’est une des première inféodations faites par les rois d'Angleterre.

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Signay (Joseph) premier archévêque de Québec en

1844, avait été successivement curé, puis coadjuteur, sous le nom d’évêque de Fussala, en 1825, et administrateur en 1832. Quoique ce prélat ne passât point pour un homme supérieur, sa figure et toute sa personne étaient fort imposantes, et ses manières très distinguées

Sillery (le chevalier Noël Brulart de) prêtre, Commandeur de l'Ordre de St. Jean de Jérusalem, né en 1577, descendait de Nicolas Brulart de Sillerv, Chancelier de France. Ilentra dans la compagnie des Cent Associés et fonda la mission sauvage de Killery, près de Québec, qui fut organisés par le P. Le Jeune. Il mourut en 1610 et St. Vincent de Paul prononça son ornison funèbre. Voir de plus la notice de cet homme illustre publiée par Pabbô Bois ( ).

Silliman, nom américain qui rappèle un journal est mé des arts et des sciences, un Voyage en Canada, PEXxploration des Mines du Lac Supérieur et le Congrès Keientifique tenu à Montréal. La soc'été ambulaute pour avancement des sciences serait très respectable si l’on ne recevait dans son sein que des Silliman ; mais quand on voit la science descendre dans les derniers rangs, on peut craindre qu'elle ne périclite entre Iles mains de nos voisins, conne les institutions politiques. On dit que le docteur OCallagian a baptisé cette société du nom de Congrès des Admirations Réciproques,

Simcoe (le général) Lientenant-Gouverneur du Canada Supérieur lors de l'octroi de la constitution (1791) fonda York on Toronto. Il servit depuis à St. Domingue et dans la Méditerrante et devait conduire 12,000 hommes à l& défense du Portugal, si le prince régent de ce pays y eût consenti. Un des lacs du Haut-Canada a reteuu son nom.

Simpson (sir George) de la paroisse de la Chine dans le Bas-Canada, gouverneur de Ja Baie d'Hudson, était orig'uirement marchand à Montréal, Il puraît actuelle-

[*] Les Notices Biographiques des évêques de Québec, Laval et St, Vallier, du Commandeur de Sillery et du docteur sarrazin, avec l'Etat de l'église ete., l'Expédition sur le Saint Laurent et l'Eloge de Montcalm publiées par ce monsieur, forment déjà en dépit de quelques erreurs un@ collection plus variée plus large et autrement impor'ante que les frag mens arcléologiques mis au jour jusqu'ici a ma connaissance,

ment devant le comité de la Chambre des Cominunes au snjet de la charte de la Compagnie, et se rend utile au parti d’explorateurs envoyé par son avis entre la Rivière Rouge et des Montagnes Rocheuses. Voyageur des plus célèbres, sir George a fait son voyage le plus extraordinaire de 1811 à 1842, Dans l’hiver de 1841 à 1844, il traversa le continent de l'Amérique Septentrionale depuis les comptoirs de la Baie d'Hudson jusque à lembouchure de la riviére Columbia : de là aux établissements russes de Sitka, de $Sitka, aux établissements espagnols de la Californie, puis aux Iles Sandwich, d’où il revint à Sitka. Il sv embarqua en 1842, et naviguant au nord par Onolaska et le Kamschatka, 1l arriva au commencement de juillet à Otchotsk dans la Sibérie Orientale, et traversa Ja Russie jusque à St. Pétersbourg. Le 29 octobre 18142, il étai‘ à Londres. Il avait parcouru 36.850 milles, dont 18,700 milles par paquebot où bateau à vapeur, 5,165 par terre eten voiture, 2,150 en canot, 3,750 en chaloupe, 6,985 à cheval et 160 milles à pied. Voyez Nurrative of a Voyage round the World in 1841-1842, ? vo's. Svo, London, ISF7.

Skey (Joseph) savant membre de la société pour l’encoutasgement des “ciences et des Arts en Canada, a le premier attiré l'attention'sur Pà-propos d’une exploration seientifique du Canada, dont il savait apprécier les nombreuses TYESSOUISCS CN Ce genre,

Sloane (Sir Hans) savant anglais, membre de la Société Royale de Londres au XVIIème siècle, fit un voyage en amérique, fut lPami de Bartram ct écrivit l’Ifistoire- Naturelle de Ia Jamaïque.

Smith (ir David) premier Orateur de la chambre des Communes du Canada Supérieur en 1792.

JI.—(L'honorable Samuel) Conseiller-Exécutil, Administrateur de cette Province en 1817 puis en 1820.

II. (L'honorable William) d’abord juge en chef de Ja Province de New-York, puis troisième juge en chef de Ja Province de Québec, fit de grands eflorts pour altérer la législation du pays ; mais les juges de la Cour des Playdoyers Communs s’opposèrent à lui. Sous lord Dorchester, il présida les enquêtes sur Péducation, le commerce et la tenure. On trouve de s°s décisions dans Chal/mer’s Oprintons.

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