IV.—(L'honorable William) fils du précédent, membre
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du Conseil Législatif, a laissé une Histoire du Canada er: deux volumes, allant jusqué à l’année 1915, mais qui n’est estimée ni par les Anglais ni par les Canadiens.
Sohier (I. W.) sculpteur natif de i'ile de Jersey et domicilié à Montréal, membre de lInstitut Polytechnique, classe des Beaux Arts. Il a exposé à Paris, une figure en bois pour navire, qui a été laissée dans la trophée de la marine anglaise. Sa figure de l'innocence, er marbre et dont les draperies sont d’un fini exquis, « obtenu un premier prix à l'exposition Provinciale de cette année. Soissons (Charles de Bourbon comte de) pêre de l’adversaire du cardinal De Richelieu et premier Vice-Roi propriétuire de la Nouvelle-France, nomma Champlain son lieutenant et mourut peu de temps après. Par la commission que ce prince donna à notre fondateur, il le charge de commettre des officiers pour la distribution de la justice, l'entretien de la police et l'observation des règleinens et ordonnances (1612). Le lac des Deux Montagues a autrefois porté le nom de lac Soissons.
Sorel (le Sieur de) capitaine au régiment de Carignan, fut fuit seigneur en Canada, et c’est de lui qne le bourg de Sorel tire son nom, que le prince anglais depuis Guil- Jaume IV n’a pu lui eniever. M, de Sorel commanda l'arrière garde dans lexpédition de M. Tracy contre les Cantons lroquois. Dans une autre occasion, il se laissa tromper par le Bétard “lamand, fameux chef Iroquois qui, se voyant plus fuible, se donna comme ambassadeur.
Soto (Fernand) navigateur et capitaine espagnol, découvrit le premier le Micissipi. Parti d'Espagne en 1538, avec douze cents hommes, il débarqua dans une baie de Ja Floride qu’il nomma De Spiritu Santo. Ii remonta vers Je nord jus tue aux pieds des Apalaches ; puis, se dirigeant vers Ouest, à travers les contrées arrosées par le Coosa, l’Alabama, le Tombigbi, il gagna successivement le Micissipi, la Rivière Rouge, le Brazos de Dios, qui devint le terme de son expédition. Revenant sur ses pas, :1 atteignit de nouveau le Micissipi, près de l'embouchure de PArkansas, où il mourut. Ses gens s’embarquérent sur le fieuve et le descendirent jusque à son embouchure, d’où ils se rendirent sur les côtes du Mexique ou aux An- . tilles. L’Espagne ne retira que peu de fruit de ses tra-. vaux.
Souard (Gabriel) bâchelier en droit canon de la Com--
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munauté de St. Sulpice, arriva en Canada en 1657. 1] exerça les fonctions de Supérieur dans les circonstances les plus critiques en l’absence de M. de Queylus.
Soulbièche, l'être suprème chez les Alibamons, ancienne peuplade de la Louisianne.
Sparks (Jared) L. L. D., écrivain américain contemporain, ci-devant Président de l’Université de Harvard aux Etats-Unis, auteur des vies de Franklin et de Washington.
St. Castin (le baron de) natif d’Oleron, en Béarn, un des héros du régiment de Carignan-Salières, se jeta chez les Sauvages après la réforme de ce régiment. Il se maria avec une Abénaquise, préférant, dit Lahontan, les forêts de l’Acadie aux Monts Pyrénées. Il vécut avec eux de maniére à s’en faire estimer au delà de ce qu’on peut dire. Is le firent Grand-Chef (K igamo) qui est comme le souverain de Ja nation, et peu-à-peu, il travailla à se faire une fortune en retirant de ce pays-là deux ou trois cent mille écus qu’il avait dans ses coffres en belles monnaies d’or. Il ne s’en servait qu’à acheter des marchandises pour faire des présens à ses FRANS les Sauvages, qui jui faisaient ensuite, au retour de leurs chasses, des présens de castor de triple valeur. Les gouverneurs-cénéraux du Canada le ménagenient et ceux de la Nouvelle-Angleterre le craig paient. {1 contribua à Ja défense de Port- JLoyal contre le colonel Mark, délit quatre cents hommes dans une sortie et appuya d’Iberville dans ses faits d'armes en Acadie. Avant eu plusieurs filles, 1l les maria toutes très avantageusement et leur donna à chacune une riche dot.
Ste. Hélène (Jacques Le Moyne Sieur de) fils de Charles Le Moyne de Longueuil et de Chateauguay, et frère d’Iberville, naquit le 16 avril 1659. 11 suivit le chevalier de Troye à la Baie d'Hudson, et euleva les forts Rupert et Quitchitchouen (1686). In 1690, il conduisit
ne expédition dans la Nouvelle-Angleterre et prit Scherctady. Au siége de Québec par Phipps, il puinta tous
$ canons et fut blessé mortellement au combat du 20
‘obre, où il défit avec son frère aîné, les troupes an-
ses de débarquement et enleva leur artillerie, Il expi-
le 4 décembre. Charlevoix dit que ce guerrier canadien ait un des plus estimables chevaliers et un des plus raves hommes qu’ait jamais eus le Canada. D’Iberville it son élève,
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T1.—(La Mère Luplessis de) une des Supérieures de V’'Hôtel-Dieu de Québec, qui laissa une relation.
St. Ours, noble famille canadienne dont la ligne masculine est maintenant éteinte, date en Canada du régiment de Carignan-Saliéres dans lequel le premier Sieur de St. Ours était capitaine. Quand ce fameux régiment fut licencié, il s’établit dans le pays et vécut à la sueur de son front. Le marquis de Denonville écrivait au ministre de la marine et des colonies en 1686: “ Je dois rendre compte à Monseigneur de l’extrème pauvreté de plusieurs nombreuses familles qui sont à la mendicité et toutes nobles ou vivant comme telles. La famille de St. Ours est à la tête. Il est bon gentilhomme du Daupniné (et parent du maréchal d'Estrades), chargé d’une femme et dix enfans...... Le père et la mère me paraissent être dans un véritable désespoir de leur pauvreté. Cependant ses enfans ne s’épargnent pas, Car J'ai vu deux grandes filles couper des blés et tenir la charrue.” Il était pourtant seigneur ; Imais quels travaux ne fallait-1l pas pour mettre les concessions en valeur dans le Canada à cette époque, bien que les agitateurs de l'abolition du régime féodal ne s’en soient pas douté. Il obtint le fief de St. Ours Pan 1672, et y est dénommé chevalier Roch de St. Ours. Une Une seigneurie fut aussi accordée, la même année, à DT de St, Ours, fils: % en considération du nom à lui imposé en celui du Roi sur les fons baptismaux.” Plusieurs îles furent jointes à la seigneurie du père lan 1674.
M. de $t. Ours est dit : “premier capitaine,” aux funérailles de Kondiaronk.
Le fief D’Eschaillons fut aussi accordé au chevalier de St. Ours, ct l’on vit bientôt deux branches de cette famille, dont l’une fut appelee St, Ours d’Eschaillons.®Un sieur de St. Ours D’Eschaillons se trouva à la prise d'Haverhill en 1708, pris à l’expédition de Monsieur de Ramezay contre la Nouvelle-York, l’annee suivante.
Roch de St. Ours, écuyer, sieur d’Eschaillons, tendit avec succès des ambuscades aux Anglais sur la rivière Chambly en 1799.
Le plus célèbre membre de la maison de St. Onrs sous les Français fut celui-ci qui brilla à la tête de la milice canadienne à la bataille de Carillon, devint chevalier de St. Louis, et fut blessé mortellement à la bataille d’Abraham, où il commandait en troisième, après le marquis de
Montcalm et le baron de Sennezergues. Il avait conduit au combat de Montmorency, gagné sur Wolfe, et durant toute la campagne, la brigade du gouvernement de Québec, forte de 3,500 hommes.
Sous les Anglais, on retrouve un St. Ours combattant à St. Jean. Quinson de St. Ours, le même peut-être, fut Commissaire du Roi pour le cadastre des biens des Jésuites, et dénonca la conduite partiale des commissaires anglais, de concert avec Panet.
L’hon. Paul Roch de St. Ours, écuyer, fut membre du Conseil Législatif de la Province de Québec, puis membre du pouvoir exécutif en 1791. Lors de la constitution, l’année suivante, il fut sommé par le Roi au Conseil Législatif. L’honorable Charles de St, Ours et le même honneur en 1810.
L'honorable Roch de St. Ours, après avoir été membre de la chambre basse de 1825 à 1830, puis reélu, fut aussi membre du Conseil Législatif et shériff du district de Montréal Madame de St. Ours a été une des bienfaitrices des Dames du Sacré Cœur.
La charge d’Aide-de-Camp Provincial du gouverneur et capitainc-sénéral a été quelque temps dans cette maison.
St. Picrre (Eustache, comte de) premier écuyer de la duchesse d'Orléans, chef en 1719 d’une compagnie formée pour coloniser l’île St. Jean, à laquelle on n’avait pas encore fuit attention, maloré son voisinage de l’Acadie. Louis XV lui concéda les îles de St. Jean et de Miscou en franc aleu noble sans justice, que Sa Majesté se réservait, et à la charge de porter la foi et hommage au chàteau de Louisbourg. Il obtint aux mêmes conditions en 1720, les îles de la Madeleine, Botou où Ramées, îles et îlots adjacens, tant pour la culture desterres, exploitation des mines, que pour les pêches des morues, loups-marins et vaches-marines.
St. Simon, maison canadienne qui a fourni deux Prévôts des Maréchaux de France en Canada.
Un sieu: de St. Simon (l’un d’eux probablement) fut envoyé avec le P. Albanel à la Baie d'Hudson par Talon, qui cherchait un chemin à ce pays par le Saguenay.
Ce ne fut pas le seul voyageur que produisit cette fa-. mille. Carlo-Carli parlant du voyage de Bougainville . autour du monde en 1765 dit ; “ L’Ætoile était comman-..
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dée par le sieur Giraudais, qui avait à son bord le sieur de St. Simon, capitaine d’inffterie, fort versé dans la langue et les usages des Sauvages. Il était né au Cunae da.” In 1759, il avait pénétré à Montréal avec les dé- | ra dun gouvernement français, malgré la prise de Qué-
ec. Brigadier-général sous Rochambeau à York-Town, il commanda, une attaque.
Lui ou un autre membre de cette maison émigra en Espagne lors de la révolution française. Il était devenu Marquis, commanda une division de 7000 hommes dans Pinvasion de la France en 1793, puis dans la défense du territoire espagnol en 1794. En 1801, il commanda contre le Portugal le corps espagnol dénommé l'armée du nord, et repoussa uue irruption. Napoléon, par qui il fut pris les armes à la main à la défense de Madrid, allait violer le droit des gens en le fesant fusiller, pnisque il était officier genéral au service d’un souverain, quand Mademui:elle de St. Simon obtint sa grace par son héroisme.
On a les Mémoires complets et authentiques sur le siècle de Louis XIV et la Régence, Paris 1829-30, 21 vols. 8vo pur le marquis de St. Simon, et la vie et les écrits du duc de St. Simon, par Eugène Poitou, Revue des Deux Mondes, 1855.
Claude François Denis de St. Simon prêtre canadien, fut ordonné en 1720 et mourut l’année suivante.
Steuben (le baron de) officier allemand, organisateur de l’armée américaine durant la guerre de l’indépeudance.
Stewart (le Très Révérend Charles James) DD. deuxième lord évêque de Québec, né en 1775, décédé en 1837 était le troisième fils du comte de Galloway. Il fut admis membre du collége de All Souls à Oxford en 1795. Présenté à l’évêque Mountain par l’évêque de Lincoln en 1807, il fut nommé à la cure de St. Armand dans la baie de Missisquoui. Il était allé en Angleterre négocier l’érection du Haut-Canada en évêché, quand le Docteur Mountain mourut [1825]. Il le remplaça et fut sacré à Lambeth par larchévêqie de Cantorbeiy !e ler Janvier 1826. Il était dénommé avant d’être évêque, l’honorable et révérend Charles Stewart DD. [1 mourut à Londres, chez le comte de Galloway, son neveu.
Story [J] célèbre jurisconsulte américain qui a écrit sur
Ja constitution des Etats-Unis, le Droit International, Phistoire du droit et le droit comme:cial,
Stuart, famille canadienne originaire des Etats-Unis, qui commence au Rev. John Stuart DD, successivement Recteur de Kingston et Official du lord évêque de Québec pour le Haut-Canada, Ilavuit émigré des Etats-Unis à la paix de 1783, et y avait eu deux fils, George, depuis archidiacre de Kingston, et James Andrew qui vit le jour à Kingston même.
Il.— [Sir James] Baronet du royaume Uni de Ja grande-Bretagne et d'Irlande, né au sort Hunter le 14 mars 1780, décédé à Québec le 14 juillet 1853, fit ses études avec M, Christie au collége du Roi à Windsor [Nouvelle- Ecosse) depuis érigé en Université. De retour en Canada, il fut clerc avocat chez M, Reid, alors protonotuire, puis chez le Procureur-Général Sewell : il n’y avait pas alors d'école de droit. Cependaut ses talens étaient si transcendens que Sir Robert Shore Milnes le fit son assistant secrétaire avant l’expiration de sa cléricature ; puis Solliciteur-Générul pen après qu’il eût été reçu avocat, Il y a lieu de croire qu’il était de la politique de Milnes, son patron ; mais Cruig ne l'ayant pas assez caressé, et même ayant nommé Procureur-Général M. Bowen, au lieu de le promouvoir lui-même, il joignit le parti canadien dans le Parlement Provincial, Craig le destitua alors en faveur de Stephen Sewell, frère du Juge en Chef, Mais Jumes Stuart s'ucquit des richesses au moyen d’une immense cl'entelle., Il fut reélu en 1810 et devint de plus en plus le favori de la Chambre en se fesant l’accusateur des Juges Sewell et Monck. Elle le nomma agent pour poursuivre luffaire en Angleterre ; muis Je Conseil Législatif refusa son concours. La Chambre basse en fut indignée et témoigna avec éclat de sa confiance envers cet homme de parti, qui s'était offert cependant à Sherbrooke, qui fut autorisé à l'acheter par lord Bathurst, L’uppat de la charge de Procureur-Général le portait à changer de politique, et bien qu’en 1829, la Chambre exprimât sa confiance inaltérable dans les talents, l’'intégrité et le dévouement de cette girouette politique, il se fit zéluteur du projet de l’Union et porta en Angleterre en 1823 la supplique de ses fauteurs. Lord Bathurst le caressa beaucoup cette fois, et en 1824, qu’il visita de nou veau l'Angleterre, (en même temps que lord Dalhousie !) ;
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et il remplaça finalement M. Uniacke. Il se fit porter au Parlement pur le bourg de William Henry et s'y montra le serviteur obscquieux du gouverneur à son propre détriment, cor le docteur Wolfred Nelson lui enleva son siége et la chambre se vengea de lui en le fesant suspendre sous lord Aylmer. Il suivit M. Viger à Londres et se défendit: cn vit alors aux prises deux des premiers hommes du barreau canadien, M, Viger eut gain de cause, Juines Stuart revint en Canada en 1834 et se remit à pratiquer comme avocat. Il échangen avec lord Aylmer des lettres violentes et Ini envoya même un cartel. NM. Stanley, successeur de lord Goderich, voulut le faire Juge en Chef de Terre-Neuve ; mais il refusa, et il fut créé Grand-Juge sous lord Durham, Baronet sous lord Sydenhum, Député-gouverneur et Président de la Cour d'Appel sous Sir Churles Bagot. Ila laissé une fille et trois lils légitimes, Sir Charles l'aîné, Maître ès Arts du Collége Universitaire à Cambridge et membre de l'honorable société de Inner Temple, ne à Montréal en 1825, lui a succédé, L'honorable L. EL, La‘ontuine, Baronet, l’a remplacé comine Grand-Juge.
Sir Juimes Stuart à joui d'une réputation colossale, mais sujette à coutestation. S'il avait été qu'avocat, on ne saurait nier qu'il nefût comme tel fort brillant par son éloquence et son érudition ; mais comme oflicier de la Couronne et comme Grand-Juge, il a prêté le flanc à la critique, non moins que comme politique. Il avait de belles facultés, une mémoire heureuse et une très vaste lecture du droit anglais et français ; mais on ne voit nullement que ces notions fussent bien classée dans son esprit ou qu'il eût de la méthode, chose si indispensable dans lPétude de la jurisprudence. Son Ordonuance des Bureaux d'Hypothèque est extrêmement indigeste., Il s’est trompé dans son opinion non motivée en faveur de l'amovibilhté des curés, et dans sa décision sur les titre des Sulpicieis eu sa qualité de Procureur-Général, il prétend que la capitulation de Montréal leur refuse des droits qu’au contraire l'article 34 leur reconnait expressement, sans parler des instructions de lord Dorchester. Il avance à fauxque les ecclésiastiques n’instruisent plus les Sawvages selon leur but primitif, et que si (contre son opinion) uns corporution a continué d'exister en Canadn après la con. quête, ce ne pouvait être que du vivant des derniers.
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membres qui «étaient trouvés dans le pays en 1759, et qu’elle ne pouvait se perpétuer, comme si le gouvernement anglais ne l’avait pas perpétuée par son fait en y envoyant les Sulpiciens victimes de la révolution française. Son opinion n’est qu’un tissu de sorhismes de la sorte. Quant aux règies de pratique, son cheval de bataille dans l'affaire des Juges, il devait savoir qu’un statüt du Parlement Provincial lui-même ieur avait permis de les faire. Ses contemporains et M. Christie, son ami de Collége, ont donc exagéré son mérite. Il n’était pas époux aussi exemplaire qu’il le dit. ÆEn politique, ilne consultait que son avantage et ses ressentimens personnels ; il manqua de patriotisme en 1812, et compromit ,;sa réputation par son incunsistance. Il n’avait pas de principes ; violent au point d’êtie factueux coinme député, il a manqué de calme et de dignité comme magistrat.
IT.—(Andrew) né à Kingston, décédé soll.-gén., génie beaucoup plus universel que le précédent.—Il fut élu au Parlement pour Québec en 1815, puis reélu en 1820 et en 1830. Qnand M. Caron résigna son siège, il fut élu pour la faute-Ville en 1836. Son éloquence raisonnée, sa logique pressante, son bon sens politique, ses talents oratoires en un mot, sont loués dans l’histoire du Canada et des Canadiens sous la domination Française. Il fut le plus redoutable adversaire de Papineau. Commissaire pour Pexploration du Saguenay en 1830, il fit un rapport qui fat imprimé en un volume in 8vo. Il fournit à la Société Littéraire et Historique de Québec, dont il était meinbre, des notes précieuses sur l’histoire et l’étimologie. Il écrivit dans un autre sens que le juge Vallières dé St, Réal sur la question des writs d'Habeas Corpus. Enfin il est auteur de deux traités sur la politique coloniale, savoir : Notes upon the South Western Boundary Line of New- Brunswick, and the United States of America Québec 1830, 8vo, et Review of the lroceedings ofthe Legislature of Lower Canada in the session ef 1831, with an Appendix containing some vmportant documents now first guen to the public, Montréal 1932, Svo.
On a de G. Okill Stuart, maire de Québec puis Bâtonnier de l’ordre des avocats : Reports of Cases in the Court of Queen's Bench and in the Court of Appeals of Lower Canada, Québec 1834, un volume in 8vo.
1759, et rouverneten y enfrançaise.
la sorte.
aille dans du Parle-
les faire.
> Coilége, )OUX aussi sultait que | manqua ation par violent au anqué de
én., génie fut élu au 1820 et en it élu pour sonnée, Sa alents ora- Canada et fut le plus ssaire pour rapport qui
la Société it meinbre, >. Il écridé St. Réal Enfin il est ile, savoir :
ie of New- 1ébec 1830, re of Lower containing the public,
puis Bâtonithe Court
s of Lower
Î k F à ê Le
Henry Stuart, Ecuyer, est Bâtonnier de l'Ordre à Montréal.
St. Vallier (Jean-Baptiste de Lacroix Chevrière de) deuxième évêque de Québec, d’abord Aumônier de Louis XIV, naquit en 1653 à Grenoble, d’une maison qui fournit à cette ville deux évêques et un Président au Parlement. François de Laval l’ayant désigné pour son successeur, il vint en qualité de Grand-Vicaire et publia à Paris un volume intitulé : Ztat Présent de l'Eglise de la Nouvelle- France, que l’on vient de réimprimer à Québec. Il fut sacré à St. Sulpice de Paris par Jacques Nicolas Colbert, archévêque de Carthage et Coadjuteur de Rouen (1688). Il reparut en Canada la même année, fonda l’Hôpital- Général de Québec en 1691, et les Ursuline des Trois- Rivières en 1627. Il passa plusieurs fois l'Océan et tomba aux mains des Anglais : ses vertus attirèrent l’attention de la reine Anne. En 1702, il était à Rome, où il fut créé Assistant ax Trône Pontifical. (*) Il mourut à l’Hôpital- Général le 26 décembre 1727, et ne fut inhumé que le 2 janvier 1728, en conséquence de la quereile odieuse survenue entre le chapitre de l’Intendant Dupuy. Les funérailles furent fuites à l'Hôpital conformément à son testamenut et par ordre du Conseil Souverain par le chanoine Leclerc, le P. de la Chasse, Jésuite, et les PP. Délinio et Bertrand, Franciscains réformés, Les autres chañoines, loin d’y assister, voulurent troubler l’accomplissement des obsèques.
Suarez (J.) Gouverneur de PUraguay pour l’empereur du Brézil (1843).
Sureau Blondin (Marie Esther) fondatrice et premiére supérieure des fiiles de Ste. Anne de Vaudreuil, sous Îles auspices du Graud-Vicaire Paul Loup Archambault. (1848) Elles ont fondé une mission à St. Geneviève.
Sydenham (Poulett Thompson lord) le Castlereagh du Canada, naquit à Londres en 1793, de parens engagés dans un commerce étendu. Il fut lui-même, tout jeune encore, à la tête des affaires de cette maison à St, Pétersbourg. Membre du Parlement Impérial pour Douvres en 1826, puis président du Bureau de Commerce en 1834, il fut
(*) Le même honneur a été fait par Pie IX à Ignace Bourget, Evè que de Montréal,
nommé Gouvérneur-Général de l'Amérique Septentrionale Britannique en 1839, et effectua l’Union grâces à la suspension de la constitution dans le Bas-Canada. I! fut peu diflivile quant aux moyens, mais déploya une grande habileté. Une chûte de cheval le conduisit à la mort en 1841. Ilavuit été créé lord Sydenham et baron de Toronto. Son frère a écrit sa vie.
Syquahiam, ou le Cadmus Chéroki.— Une députation que sa nation envoya à Washington, lui fournit une heureuse occasion d'observer une civilisation et des arts que son g nie naturel était fait pour comprendre et apprécier. Les plus sages d’entre les Sauvages attribuaient des pouvoirs surnuturels aux instrumens à l'aide desquels les blancs fabriquent ces feuilles parlantes qui étaient pour eux une ? incompréhensible merveille, Tout ce que l’on en racontait n’excitait pas moins leur surprise que leur admiration et était depuis ougtems Pobjet des méditations de Syqua- 1 hiam. Son esprit, moins crédule et plus réfléchi que ce- ) lui de ses frères, entreprit de percer ce mystère. Ses ef- É forts furent conrounés d’un plein succès. Un mal de jam- 4 be l'ayant forcé de gurder la cubane pendant une saison 1 entière, la solitude dans laquelle il se trouva et linactivité à laquelle il était condamné, le servirent admirablement en cette occasion, en lui permettant dv se livrer avec Lu toute la tranquillité désirable, à la recherche des moyens de procurer à sa nation le bienfuit de l'écriture. Il commença pur distinguer soigneusement tous les sons de sa Jangue. Cette première opération devenait diflicile par les différentes nuances de prononctiition qui sont si nombreuses dans tout idiome qui n’est pas fixé : pour l’esécuter a .ec le plus de perfection possible, 1l soumit sa femme et ses enfans à des épreuves reitérées. Quant 1l se crut bien assuré de ses observations, il s'occupa du moyen de représenter ces sons par des signes. Il choisit d’abord des figures d'oiseaux et de difflérens animaux et affecta à chacune l’idée d’un son. Mais bientôt, trouvant trop de dificultés dans cette méthode, il abandonna ses images et inventa d’autres signes, Il en créa d'abord deux cents ; puis voyant que ce nombre rendait l'écriture trop compliquée, il les réduisit à qu'itre-vingt deux, aidé par sa fille qui le seconda parfaitement dans ce travail. Il ne s’occupa plus qu’à perfectionner les figures qu’il avait inventées, afin de les rendre faciles à tracer et à distinguer les
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