‹ Dictionnaire historique des institutions (volume 2)Chapitre 103 sur 300 · MENT · texte numérisé non relu

MENT

CÊLESTINS. — Ordre religieux qui tirait son nom du pape Celestin V, son fondateur. Voy. Clergé régulier.

CELIBAT. — Dès les premiers siècles de l'Eglise le clergé devaii observer le célibat; mais, comme cette loi de la discipline ecclésiastique avait été souvent violée au milieu de l'anarchie des temps barbares , (îréuoire VU déposa tous les prêtres qui ne s'y soumettaient pas. Le concile de Trente a confirme la loi du célibat ecclésiastique.

Une loi du 23 décembre 1798 ordonna que la valeur des loyers serait taxée au double pour la contribution personnelle et mobilière des célibataires de trente ans et au-dessus Cette loi qui rappelait les lois romaines contre les célibataire* , n'a pas été Ungtemps en vigueur.

CELLE. — Habitation du moyen âge destinée à des personnes de condition servile. Voy. Serfs.

CELLERAGE. — Droit seigneurial sur le vin mis en cellier.

CELLF.RIER. — Officier claustral qui avait soin de l'approvisionnement du

couvent.

CELLÉBIÈRE. — Religieuse qui, dans les monastères de femmes, remplissait les mêmes fonctions que le cellerier dans

les couvents d'hommes.

CELLULE. - Petite chambre occupée par un moine.

CELTES. — Voy. GaclOiS.

CENDAL. — Etoffe de soie unie se rapprochant du taffetas. Il y avait du cendal de toutes couleurs ( Douët-d'Arcq, Comptes de l'argenterie des rois de France).

CENDRES. — La cendre a été de tout temps un signe de pénitence. Les Hébreux se couvraient de cendres dans les calamités publiques ou particulières. L'usage de recevoir les cendres bénites, au commencement du carême, annonce que l'on se prépare à faire pénitence.

CENE. — Cérémonie qui se célèbre tous les ans le jeudi saiot en mémoire de la cène ou dernier repas que Jésus-Christ fit avec ses apôtres, où il leur lava les pieds et leur recommanda de suivre son exemple. Autretois les rois et les princes lavaient les pieds des pauvres. Les prélats et supérieurs des communautés le font encore aujourd'hui.

Les protestants appellent cène la communion qu'ils reçoivent sous les deux es-

pèces en mémoire de l'institution de l'eucharistie.

CÉNOBITES. - Religieux qui vivent en commun. Voy. Abbaye, Clbrub réculish et Religieux'.

CÉNOTAPHE. - Tombeau vide, monument élevé en l'honneur de quelque personnage illustre.

CENS. — Impôt que l'on payait au roi ou au seigneur On distinguait deux espèces de cens. Le cens principal ou somme une Cois payée pour une terre que l'on tenait d'un seigneur ou du roi, et le cens périodique ou rente seigneuriale, que le champart remplaçait quelquefois. Voy.

Champ .m; t. Le cens était imprescriptible et non rachetable. On appelait chef-cens le premier cens, surcens celui qui y était ajouté, menu cens celui qui a consistait qu'en petite monnaie. Lu croix de cens était une monnaie qui servait à payer le cens et qui était autrefois marquée d'une croix.

CENS CATHÊDRATIQUE. — Impôt pavé aux évèques par les ecclésiastiques quand ils se reunissaient en synode. Il était de deux sous d'or à la tin du vi° siècle.

CENS ÉLECTORAL. — Quotité d'impôt exigée pour être électeur.

CENSE. — Terre donnée à condition qu'on payerait la redevance appelée cens.

CENSE ROYALE. — Partie du domaine royal soumis au cens.

CENSEURS DES LIVRES. — L'origine de la censure des litres remonte à l'epone de la réforme. La faculté de théologie e Paris en .fut chargée et l'exerça avec une grande sévérité , même à l'égard des évèqnes. En 1534, elle refusa son approbation au commentaire du cardinal Sadolet, évèque de Cm peniras, sur l'épltre de saint Paul aux Romains , et. en 1542, elle censura le bréviaire du cardinal Sanguin, évèque d'Orléans. Dans la suite, la faculté de théologie «'acquittant avec négligence de la censure qui lui était confiée, le pouvoir intervint , et, en 1624, choisit parmi les docteurs de cette faculté quatre censeurs qui reçurent une pension de l'Etat. Enfin, en 1653, il fut ordonné que le chancelier nommerait les censeurs et les chargerait de l'examen des livres qu'on se proposerait d'imprimer. De là, cette formule qu'on trouve à la suite des ouvrages imprimés à la tin du xvii* siècle et au xviii» : u J'ai lu cet ouvrage par ordre de M. le chancelier et n'y ai rien trouvé qui s'opposât à l'impression. » Les évèques seuls pouvaient se dispenser de soumettre leurs ouvrages à cette censure préalable.

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