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notre histoire l'i irstiu»! de 4a
rie et transformer en oh**» lier» Uuvt», Charles Martel et cherteuwgn*.- L'ordrr àe l'Etoile . que certain* aatewi s
font remon ter jusqu'à Uohvrt W Pism, date réellement de Jean le Bon^Ce rai lin* s ti tua en i35i (0 novembre). Pan» le principe, cet ordre était confère aux plus grands seigneur» Les <hrwliert de l'Etoile* portaient comme signe- distinelif on • manteau de ohiïïji» blanc . surle o>»ié ga«che duquel était hroiée une étoile d'or à cinq poÏMlee; il» avaient de po»s, pour* marques de Pérore-, Unît chaîne» d'or é i aillées rie Manc et de roage et entre* mêler s de roses. La devis*, était : mon* sirant regibut asti a rinm < les astres montrent la route aux rois*, allusion à l'étoile des mages. L'ornre avait ho» siège à Saint-Ouen prés rie Paris, et les membres portaient quelquefois le nom de chevalier* de Noli e-Uame'de la noble maison , p ii allusion à et te de » eure royale. L'ordre de l Etoile ne tarda pas à s'avilir parce qu'il tut prodigué. Déjà, sous le règne de Charles V, il se CO" ferait sans aucune cérémonie et par une simj4e lettre du roi : il détint «lois m oins umudrede chevalerie qu'une marque honorifique, une faveur du souverain. Charles VII donna l'étoile, signe riisti nctif de oelordre, au capitaine du gnet ou de la garde chartrée de veiller à la sûreté de Pari» Cet officier orit alors le nom rieca«e/iji«r du ouel , et il communiqua les insignes de l'ordre aux archers nu guet, lu s lors l'ordre de l'Etoile cessa d'être même une distinction honorifique.
Les grands feudataires du royaume de France voulurentnussi, aux xtv* et xv»siècles, avoir leurs ordres de ct>er*lerie. On prétend qu* Bouchard IV, seigneur1 de .Montmorency, établit un ordre du chien en 1104. Les membres portaient-, «liton i, urr médaillon avec une tête de chien.
On ne sait rien de précis- sur cet ordrebizarie, dont l'exisl- nce même est trèsdouteuse. Cours II, duc de ltourbnn, institua, en I 63, l'O'dre de l'ecu d'or, puis en 1370, l'ordre du enardo». Jean IV, duc rie Bretagne, fut le iondateor.cn tJ8i , de l'cdre à- rhetmi»e Kn i3«0, Enguerrand , sire oe Cnucv et comte rie ^oisson-, in titua l'ordre de la rouro»net dont l'insigne éiait une couronne ren versée brodée sur la manche droite oe l'habit. Vorare du camnil et du pore-dfWC dot son ori-ine, en 1394 . à Louis duc d'Orléans , irère de Charles VI. L'ordre de iauneau ou du fer dor et d'argent , londé en 1 4 1 4 par Jean . duc de Bourbon, imposait aux chevaliers un serment par
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lequel ils juraient de s'aimer, de se défendre et de se battre à outrance pour l'amour des dames contre gens nobles provoqués à cet effet. Les chevaliers portaient à la jambe un anneau ou 1er de prisonnier ; c'était le signe de leur vœu. Cet ordre ne dura pas longtemps. Le plus célèbre des ordres de chetaùrie établis par les grands feudaiaires fut celui de la Toison d'or, qui date de 1 430, et eut pour fondateur Philippe le Bon, duc de Bourgogne. Mais l'extinction de la ligne masculine de la maison de Bourgogne et le mariage de Marie de Bourgogne avec Maxirailien d'Autriche tirent sortir la Toison d'or de France. Les autres ordres, fondés par des seigneurs féodaux , disparurent lorsque leurs domaines furent réunis à la couronne. Le dernier de ces ordres a été celui du cordon jaune, institué sous Henri IV, par le duc de Nevers. Cet ordre qui se composait de protestants et de catholiques , fut supprimé par Henri IV presque immédiatement après son institution. A partir du xvu« siècle, il n'y eut plus en France que des ordres royaux. On ne peut, en effet, compter parmi les ordres de chevalerie V ordre de la mouche a miel, qui fut établi à Sceaux , en 1713 , par la duchesse du Maine, et qui servait d'amusement à la société aimable et spirituelle qui se groupait autour de cette princesse. Depuis la fin du xv« siècle , la royauté , qui absorbait tous les pouvoirs, oe laissa plus subsister d'ordre militaire indépendant.
Dès i469. Louis XI avait établi l'ordre le Saint-Michel. Le collier, signe distinctif de cet ordre, consistait en coquilles d'or entrelacées , auxquelles était suspendue une image de saint Michel avec cette devise : immenai tremor Oceani ; allusion au mont Saint-Michel, battu de tous côtés par l'Océan. Dans le principe il n'y avait que trente-six chevaliers, mais dans la suite le collier de Saint-Michel fut prodigué à tel point, qu'on l'appelait un col" lier à toutes bêtes. Louis XIV réforma les statuts de l'ordre de Saint-Michel en 1665 12 janvier), fixa à cent le nombre des nouveaux chevaliers, dont six devaient • ire ecclésiastiques, t-ix de robe ou magistrats , et le reste d'épée ; tous devaient aire preuve de dix ans de service et de trois degrés de noblesse.
Henri III institua, en 1578 ( 31 décembre ) , l'ordre royal du Saint-Esprit.
Gomme il avait été élu roi de Pologne le jour de la Pentecôte et qu'à pareil jour il avait succédé à son frère Charles IX , il voulut manifester par cette institution sa reconnaissance envers le Saint-Esprit. Il limita le nombre des chevaliers à cent,
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sans y comprendre les commandeurs ecclésiastiques et les grands officiers. Le grand collier de l'ordre était formé do fleurs de lis d'or et de chiffres d'or entrelacés de nœuds ; au collier était suspendue une croix à huit pointes au milieu de laquelle était une colombe; de l'autre côté se voyait rimagedesaintMicbel terrassant le dragon. Les chevaliers du Saint-Esprit étaient en même temps reçus chevaliers de Saint-Michel , et prenaient pour ce motif le titre de chevaliers des ordres du Roi. Ordinairement les chevaliers du Saint- Esprit portaient la croix de l'ordre suspendue à un ruban de moire bleu, appelé le cordon bleu; de là l'usage d'appeler cordon bleu un chevalier du Saint Esprit. La fôte de l'ordre était fixée au premier jour de l'an. Les chevaliers paraissaient alors en grands manteaux de velours noir, brodés tout autour de fleurs de lis et de nœuds d'or entourés de chiffres d'argent et semés de flammes d'or. Sur le côté gauche du manteau était brodée la croix d'argent à huit pointes, avec la colombe au milieu. Le grand manteau était garni d'un manteletde toile d'argent.
En 1693, Louis XIV établit l'ordre de Saint-Louis en faveur des officiers qui se distinguaient dans les armées de terre ou de mer. La marque de cet ordre était une croix d'or, au milieu de laquelle était empreinte d'un côté l'image de saint Louis, avec cette légende : Ludovicus magnus instituit anno mocxcui; de l'autre côté était une épée nue flamboyante, et sur la pointe une couronne de laurier arec une bandelette blanche, et cette légende :
bellicae virtutis pracmium. Un officier ne pouvait être admis à cet ordre qu'après dix années de services éprouvés. Il y avait huit grand'eroix qui avaient chacun six mille livres de pension; vingt-quatre commandeurs qui en avaient les uns quatre mille , les autres trois mille; les pensions des simples chevaliers variaient de deux mille à huit cents livres. Comme les catholiques seuls pouvaient recevoir l'ordre de Saint-Louis, LouisXV, qui avait dans ses troupes un grand nombre de pro testants , institua pour eux , en 1759, l'ordre du mérite militaire. La décoration était une croix d'or à huit pointes, au mi lieu de laquelle était un médaillon de
f;ueules (rouge; chargé d'une épée d'or, a pointe en haut, avec ces mots pour légende pro virlute bellica.
L'assemblée nationale abolit les ordres de chevalerie par la constitution de 1791 . Elle ne conserva que l'ordre de Saint-Loui* comme décoration militaire; mais la Convention le supprima. Elle remplaça les anciennes distinctions par des armes d'hon •
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mur. Bonaparte, premier consul, institua !a décoration civile et militaire de la Légion d'honneur ( 19 mai 1802). Voy. LÉ- GION d'honneur. — La Restauration reconnut plusieurs des anciens ordres ne chevalerie, tels qui* l'ordre de Saint-Michel (ordonnance du 16 novembre 1816 ), l'ordre du Saint-Esprit, l'ordre de Saint- Louis , et Tordre du Mérite militaire ( ordonnance du 28 septembre 1 8 1 4 Ce gouvernement avait en même temps crée de nouvelles décorations, entre autres celle des Chevaliers du Lis. La révolution de 1830 les supprima , et ne reconnut parmi les anciens ordres que celui de la Légion d'honneur( ordonnance du 10 févrieri83l). Cependant les anciens chevaliers deSaint- Louis eurent la permission de jiorier la décoration de cet ordre comme récompense de services militaires. La loi des 13-16 décembre 1830, créa une décorai ion spéciale pour les citoyens qui s'étaient signalés dans les journées de juillet 1830. Louis-Napoléon Bonaparte, président de la République, a établi par un décret date du 22 janvier 1852 une Medatlle militaire destinée à récompenser les soldais qui se sont distingues.
CHEVALET. - Inbtrument do torture.
Voy. Tout lue.
CHEVALIER DU GL'ET. — Commandant du guet. Voy Guet.
CHEVALIERS BANNERETS. — Chevaliers qui avaient droit de porter bannière carrée dans l'armée royale. Les r.hevalicrs bannerets commencèrent à figurer sous le règne de Philippe Auguste et disparurent à l'époque de la création des compagnies d'ordonnance par Charles VU (voy. Akmée). Du Cange rapporte, d'après un ancien cérémonial , de quelle manière se faisaient les chevalieis bannerets et de quel nombre d'hommes ils devaient cire suivis. « Quand un bachelier, dit ce cérémonial , a grandement servi et suivi la guerre, et qu'il a terre assez pour qu'il puisse avoir gentilshommes s*-s hommes et pour accompagner sa bannière , il peut licitement lever bannière en bataille et autrement; car nul ne doit lever bannière en bataille , s'il n'a du moins cinquante hommes d'armes tous ses hommes, et les archers et arbalétriers qui y appartien nent, et , s'il les a, il doit, à la première ba.aille où il se trouvera , apporter un pennon de ses armes, et don venir au connétable ou aux maréchaux , ou à celui qui sera lieutenant de Yost pour le prince, requérir qu'il porte bannière , et , s'ils le lui octroient, doit sommer les hérauts pour témoignage, et doivent couper la queue du peunon. » Les chevaliers ban-
nerets de cavalerie payaient un marc d'or aux hérauts dTarmes , et les chevalierbannerets d'infanterie un marc d'argent Plusieurs passages des anciennes chroniques confirment ces détails Froissarl nous montrt* Jean Chamio» se présentant devant le prince de Galle» pour obtenir de lever bannière : « Là apporta messirc Jean Chandos sa bannière entre le» ba tailles , et dit au prince : Monseigneur, rot'ri ma bannière, je tous i<i baille pour qu'il roui .• 1 1 • • la développer et qu'aujourd'hui je la puisse lever: car, Dieu merci, j'ai terre et héritage pour tenir état comme appartient a bnnneret. Lor»
le prince prit la bannière et la lui rendit en disant : Messire Jean, voiri votre bannière. Lors se partit messire Jean Chandos et rapporta entre ses gens sa bannière et dît : Seigneurs, voit i ma bannière et /.* vôtre . gardez-la comme la votre. »»
l u bannièrecurrée, portée au haut d'une lance, était l'insigne du chevalier banne ret; celle des simples chevaliers se prolongeait en deux pointes ou banderoles Les chevaliers bannerets avaient toujours le pas sur les bannerets qui n'étaient pas chevaliers; le titre de bnwteret ne donnait pas celui de chevalier qui était tout personnel et ne s'obtenait que par de»
actes de valeur. Il y avait hiérarchie parmi les bannerets. On voit dans un arrêt de H42 que le vicomte deThouars, le plus grand et le premier vassal du com'e de Poitou , avait sous lui trente-deux bannières ; ainsi ce vie-. mie, qui était luimême banneret, avait sous ses ordres un grand nombie de bannerets. Les chevaliers bannerets avaient le privilège du cri de guerre ou cri d armes ; c'était le cri de ralliement autour de leur bannière.
CHEVALIERS BOURGEOIS. — La chevalerie était ordinairement réservée à la noblesse. Cependant on trouve des exemples de chevaliers bourgeois. Un acte de 1298 prouve que dans la sénéchaussée de Beaucaire , les bourgeois étaient armés chevaliers par les barons : «Savoir faisons, dit cet acte, que c'est l'us et coutume, obsenrès de toute ancienneté et de temps immémorial, que, dans la sénéchaussée de Beaucaire , les bourgeois aient pu recevoir, des nobles, barons et archevêques, les insignes de la chevalerie, les porter et jouir des privilèges de chevalerie. Le mardi après l'octave de la Pentecôte 1298. » Baluze eite, dans son Histoire de Tulle, des lettres du lieutenant général de Guyenne conçues en ces termes : « Savoir faisons que pour le bon rapport qui nous a été fait de la personne de Jacques Marce, bourgeois et marchand
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de la ville de Tulle, nous l'avons insinue chevalier à iofhce de marchandise, et nous a taii sernieni en tel cas accoutumé, en pivsence de plusieurs maîtres rheralietsen marchand' se. et a payé les droits accoutumés. I*aii à Bergerac le 16 nov. mbre Jiy3. » Les auteurs de l'Art de vérifier le» dates ont donc raison de dire, en parlant du replie de Charles VU! : « On avait fait sous les règnes précédents des chevalie s ès lois . on fit , sous celui-ci , de» chevalier* ès marchandise. »• Les chevaliers bourgeois étaient nombreux a la fin du xvr siècle ; ils avaient formé a Bourges une association de là T-ibie ronde, qui se composait, en 1499. de vingt-quatre membres. Ils se réunissaient dans l'église des carmes de cette ville.
CHEVALIERS D'HONNEUR. — Les chevaliers d'honneur étaient attachés a la personne des rois et des reines, d<-s princes et des princesses ; on les appelait quelquefois chevaliers de l'hôtel au roi: c'est ainsi qu'ils sont qualifies dan* un statut lait à Viucennes en 1285. Le testament d'Yolande . comtesse d'Angoulème, en date de i3i4, parle de chevaliers attachés à celte princesse. Voici le sens de ce passage : « Je lègue à Raoul Bruni , mon chevalier, pour les bons services qu'il m'a rendus, deux cents livres . et à FoucauldeLa Roche, mon cheralier. cinquante Iivts. » Les vheral>eri d'honneur > u chevalier* de corps, comme on les appelait quelquefois , accompagnaient partout les rois . nines , princes et princesses Ils étaient aita> hes au servi* e de leur chambre. Quant au nom de chevaliers d' honneur, il ne remonte piobablement pas au delà du xvi* siècle, époque ou la comtes»e de Furnes écrivait les honneu rs de ta cou r, c'est-à-dire les délai i s de l'étiquette royale. Le mot fcamnwy se prenait alors dans le sens de cérémonial; l'éoée d'honneur était celle qui se portail dans les cérémonies; le trône d'hooueur, le heaume d' honneur, le cheval d'/io .t/fur, le manteau d'honneur, la table d'Aonnrur, étaient les objets i|UÎ se déployaient a la vue oans les pom|>es solenmlles; les chevaliers d'honneur présidaient à cet appareil. Il y a eu des chevaliers d'honneur, tant qu'il y a eu une cour en France.
Un edit du mois de mars 1691 donnait le tilre <ie chevaliers dy honneur «des magistrats qui turent institues près de chacun des prësidiaux de France avec le litre de conseillers, t es chevaliers d'honneur étaient tenus de faire pr« uve de noblesse par-devant les officiers du presidial.dans lequel ils avaient séance, immédiatement
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après lea lieutenants généraux, présidents et autres chefs de ce» compagnie*, et usant les conseillers titulaire-» et honoraires, et même avant le- pré vôts. royaux qui pouvaient avoir séance dans lespresi.naux. In aut«e ed t de l.otii* XIV du mois de juillet i702 , créa, en titre d'offices héréditaires, deux places de £he«ali rs d haunew au grand conseil ; deux dans la < our des monnaies; ueuv on-chacun des parlements, chamnres des comptes ei cours des «ides d » royaume, a l'exception du parlement de l'aris , et un dans chacun des bureaux dea nuances, trsqueis éêroieiU aroir roua et séances dans-ces ntmrs et bureaux de finances , tant aux Uemtm qa'-iux chambre* du'conseili en habit noir, avec te manteau, te collet et Vrpêe au côte, sur le banc des conseillers et avant te doyen. Ces créations d'oflio s étaient une. des ressources trop souvent employées our la fiscalité. Pour engagti l acheter les charges de chevalieis dho'ineur, l'edit royal y attachait plusieurs prérogatives , droit de- commitïimus. francs >lé , etc. Une déclaration du ft décembre 1703 permit aux personnes non nobles d'acheter ces offices qui les anobliraient , - ensemble leurs entants et postenté, nés en légitime mariage, pourvu qu'ils meurent revêtus desdits offices ou les avant possèdes pendant vingt années accomplies. >»