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mit aucune dispense. On distingua alors les Frères mineurs en Observantins, qui avaient adopté la réforme , et en Conventuels, qui conservaient leur ancien état. Vers la tin du xv« siècle s'accomplit en Espagne une autre réforme qui fut approuvée par le pape Innocent VIII. On appela en espagnol ces Franciscains Recogxaos ( réformés ) t ce qu'on a traduit en français par Récollets. On les nomme aussi quelquefois Frères mineurs de l'étroite observance.
Enlin au xvi» siècle la réforme de Matteo Baschi, frère mineur observantin, donna naissance aux Capucin*. Voy. Capucins.
— Frères convers ou Frères lais. Il y avait dans les abbayes des religieux subalternes non engagés dans les ordres, qui faisaient des vœux monastiques et qui étaient en quelque sorte les domestiques des moines du chœur ou pères. On fait remonter l'origine des Frères lais ou laïques à l'an 1040, époque à laquelle saint Jean Gualbert en reçut dans son monastère de Vallombreuse. Fleury prétend que cette institution devint pour les monastères une cause de relâchement et de division. «D'un côté, dit-il, les moines du chœur traitaient les Frères lais avec mépris comme des ignorants et des valets, et se regardaient comme des seigneurs. Car c'est ce que signifie le titre de dom qu'ils prirent vers le »• siècle. De l'autre , les frères lais nécessaires au temporel que suppose le spirituel ( car il faut vivre pour prier), ont voulu se révolter, dominer et régler môme le spirituel; ce qui a obligé les religieux à tenir les frères fort bas. »
— Frères barrés. Voy. Carmes. — Frères mineurs. Voy. Franciscains. — Frères mineurs de l'étroite observance. Voy.
Franciscains. — Frères prêcheurs. Voy.
Dominicains. — Frères-sacs. L'ordre des Frères -sacs ou de la pénitence de Jésus-Christ , était établi en France avant saint Louis. La décadence de leur institut les fit remplacer par les Augustins en 1293. Leur couvent devint celui des Grands-Augustins. — Frères de la charité. Cet ordre fut institué à Grenade par l'Espagnol Jean de Dieu ; il fut introduit en France en 160 1 , et établi à Paris en 1602. Les Frères de la charité s'oecu-
fmient principalement du soin des maades, et la plupart restaient laïques. Les frères qui étaient promus aux ordres étaient chargés d'administrer les sacrements aux malades La maison des Frères de la charité, au faubourg Saint-Germain, est devenue l'Hôpital de la Charité. — Frères de la pénitence. Voy. Franciscains. — Frères des écoles chrétiennes.
Cette congrégation, qui se consacre à 1 instruction de l'enfance , a été instituée,
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en 1660 , par J. B. de la Salle. Elle choisit, en 1705, pour chef-lieu d'ordre, la maison de Saint-Yon près de Rouen ( et non près d'Arpajon, comme on l'a dit par erreur au mot Abbaye t; de là est venu le nom de Frères Saint-Yon, qu'on donna quelquefois à ces religieux. Sup-
f>rimés à la révolution, rétablis en 1802 , es Frères de la doctrine chrétienne se consacrent encore aujourd'hui à l'instruction de l'enfance.
Génovéfains. Chanoines réguliers (voy.
ce mot) établis à Sainte-Geneviève. Un décret du 22 mars 1852 a rétabli une communauté de chapelains de Sainte-Geneviève , dont la mission est : i° de prier Dieu pour la France et pour les morts inhumés dans les caveaux de l'église; 2° de se former à la prédication. Ils sont nommés pour trois ans à la suite d'un concours ; à leur tète est un doyen nommé pour cinq ans par l'archevêque de Paris. — Grammont ou Grandmont (Ordre de).
Mordre de Grammont ou des Bonshommes fut fondé au commencement du xii* siècle par Etienne, vicomte de Thiers. Grammont ou Grandmont dans la marche Limousine était le chef-lieu de Tordre.
Cet ordre avait un collège à Paris rue du Jardinet et plusieurs couvents dans les provinces. — Guillemites ou Guilletnins.
Un gentilhomme français nommé Guillaume de Malaval fonda en Italie l'ordre des Guillemites en 1 1 5T . Us s'établirent en France en 1256 Leur premier monastère fut à Montrouge près de Paris, d'oh. Philippe le Bel les transféra dans cette ville en 1298, et leur donna le couvent des Blancs-Manteaux ou Servites, dont l'ordre avait été récemment supprimé (voy.
Blancs-Manteaux). Les Guillemites y restèrentjusqu'en 1618, époque oh le prieur introduisit dans ce monastère des Dénédictins de la congrégation de Saint-Maur. Les Guillemites se retiièrent alors à Montrouge oh le dernier mourut en 1680. — Haudriettes. On appelait ainsi à Paris les Religieuses de l'Assomption. Elles tiraient leur nom d'Etienne Haudri qui avait suivi saint Louis à la terre sainte et était ensuite allé en pèlerinage à Saint- Jacques deCompostelle. Sa femme, Jeanne Dalonne, n'ayant pas reçu depuis longtemps de ses nouvelles, se persuada quYil était mort, fit vœu de chasteté et se consacra avec quelques autres femmes à des exercices de piété dans une maison qui lui appartenait. Étienne Haudri, à son retour, voulut la faire relever de son voeu ; mais il n'obtint la dispense du pape qu à la condition qu'il abandonnerait la n.aison où Jeanne Dalonne s'était retirée à douze pauvres femmes avec le revenu nécessaire
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)xmr les entretenir. Haudri se soumit à ces conditions et ces religieuses furent appelées Haudriettrs du nom de leur fondateur. En 1622 , elles furent transférées dans la rue Saint-Honoré, où elles bâtirent un monastère sous le nom de ['Assomption de Notre-Dame, avec une église en rotonde qui existe encore aujourd'hui. Depuis cette époque, on les appela Dames ou Religieuses de l'Assomption. Elles étaient habillées de noir avec de grandes manches et une ceinture de laine; elles portaient un crucifix sur le cœur. — Hospitalières de Saint-Thomas de Villeneuve.
Cette congrégation de religieuses hospitalières fut établie en 1661 par le père Ange Proust , Augustin réformé ; elles se proposaient pour modèle saint Thomas de Villeneuve, archevêque de Valence en Espagne , qui venait d'être canonisé et qui s'était particulièrement distingué par son ardente charité pour les pauvres. Les Hospitalières de Saint Thomas de Villeneuve s'établirent d'abord en Bretagne; elles ne vinrent à Paris qu'en 1700. Depuis cette époque, elles ont dans cette ville une maison oh résident la directrice générale et la procuratrice générale de leur ordre.
Jacobins. Vi>y. Dominicains. — Jésuites. Les Jésuites s'établirent en France en 1550 et en fuient bannis en 1763.
Cet ordre a joué un rôle si important que nous lui avons consacré un article spécial. Voy. Jésuites.
Lazaristes. Cette congrégation fut fondée par saint Vincent de Paul vers 1632 et destinée à former des missionnaires.
Le général des Lazaristes était français et résidait à Paris. Ils avaient la direction d'un grand nombre de séminaires et de plusieurs cures. On enfermait aussi dans les maisons de cet ordre les jeunes gens que leurs familles désiraient soumettre à la discipline d'une maison de correction. Il existe encore aujourd'hui des Lazaristes en France.
Malnurins. L'ordre des Mathurins ou Trinitaires fut établi au xii" siècle pour la rédemption des captifs; il eut pour fondateurs, en 1198, saint Jean de Matha et saint Félix de Valois. Les statuts de cet ordre furent approuvés par le pape Honorius III. Le nom de Mathurins leur vint d'une ancienne église dédiée à saint Matliurin qui leur fut cédée par le chapitre de Paris. Le chef-lieu de l'ordre était à Ccrfroi qui leur fut donné par Marguerite, comtesse do Bourgogne. Outre les vœux ordinaires, les Mathurins faisaient un vœu particulier de se consacrer au rachat des captifs sur la cote d'Afrique. Avant la révolution ils possédaient environ deux cent cinquante
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maisons, tant en France, qu'en Italie en Espagne et en Portugal. — Minimes. L'ordre des Minimes fut tondé par saint François de Paule, approuvé, on H73 . par le pape Sixte IV, et, en 1507, par Jules IL On leur donnait quelquetois en France le uom de llonshommes.
Mtserxcorae (tilles de laL Voy. Miséricorde (Filles de N.-D. do l'a).
Oratoire {Congrégation de V). u société ecclésiastique de I Oratoirt fui établie en France, en 1611, par le cardinal de Bérulle, sur le modèle de la rongrégation de l'Oratoire que saint Philippe Néri avait fondée à Rome vers 1558 Elle eut bientôt un grand nombre de maisons qui relevaient du supérieur général établi à Paris ; on en comptait soixante-quinze • en France avant la révolution. Les Oratoriens prêchaient, faisaient des missions, enseignaient la jeunesse et dirigeaient les séminaires. Cet ordre est resté célèbre par les savants et pieux personnages qu'il a produits. Missillon est un des plus illustres. Les Oratoriens ne faisaient pas de voeux. — Observantins.
Vov. Franciscains.
Pauvres femmes. Voy. Franciscains.
— Petites sœurs des pauvres. Ordre de religieuses fondé depuis quelques années pour soigner les vieillards pauvres. — Petits Pères. Voy. Augustins déchaussés. — Picpus. Voy. Franciscains. — Prémontrés. I. es Prémontrés étaient des chanoines réguliers (voy. Chanoines), dont Tordre fut institué en 1 120 par saint Norbert, Allemand, qui se retira avec quelques disciples à Prémootré, en Picardie,dans la forêt de Coucy a quelques lieues de Laon. Le pape Honorius II approuva en 1126 l'ordre de Prémontrc. Ces religieux portaient la robe blanche.
Récollets. Voy. Franciscains.
Sachets. On les appelait encore Frères- SacSj parce qu'ils étaient vêtus de robes sans ceinture qui avaient la forme d'un sac ( voy. Frères-Sacs . Il y avait aussi des religieuses nommées Sachettes, qui suivaient la même règle que les Frères de la pénitence et portaient le même costume. — Saint -Sacrement {Religieuses du) Les religieuses du Saint - Sacrement ou de l'Adoration perpétuelle sont des Bénédictines qui ajoutent aux trois vœux ordinaires de chasteté, de pauvreté et d'obéissance, celui de l'adoration perpétuelle.
Elles furent établies à Taris, en 1652, par la protection de la reine Anne d'Autriche. Des lettres patentes de 1 654 conlirmèrent cette institution ; elle fut approuvée, en 1668, par le cardinal de Vendôme légat du pape et confirmée par le pape Innocent XI, en 1676 - Saint-Sul-
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pice. La congrégation de Saint-Sulpice fut fondt-e, en 1641 , par Jean-Jacques 01 lier, qui devint peu de temps api ès curé de Saint-Sulpice, sans ces er de diriger la congrégation qu'il avait fondée En 1652, il donna sa démission de la cure pour *e consacrer t<»ul entier au séminaire >aim- Sulpiee; il établit des membres de sa congrégation dans un grand nombre de villes de France et n-éoie d'Amérique.
L'abbé Le Ragois de Br» tonviiliers remplaça l'abbé Ollier comme curé de Saint- Sulpice et directeur de la congrégation; mais, après lui , la cure et le séminaire forent séparés, et c'est seulement en j 85 1 que la congrégation de Saint-Sulpice a été de nouveau appelée a partager 1 administration de la cure avec le clergé séculier. Avant la résolution la congrégation de Saint-Sulpice a ait cinq séminaires à Taris et une douzaine dans les provinces. Parmi les successeurs de l'abbé ollier, les plus connus sont l'abbé Tronson , mon en 1700, et l'abbé Emery mort en isii. Fénelon professait la plus grande estime pour cette congrégation. « il n'est lien, disait-il , de si apostolique et de si vénérable que Saint- sulpiee. >• Cette congrégation a survécu à la révolution et dirige encore aujourd'hui plusieurs séminaires.
— Servîtes. Les moitiés de cet ordre étaient aussi appelés Blancs Manteaux.
Voy. Blancs -Manteaux. — Sœurs de la charité ou Sœurs arises. Cette congrégation fut ét.blie par saint Vincent de Paul et Mn,« Louise de Marillac pour le service des malades et des pauvres. Ce fui en 1633 ( 29 novembre ) que M"« Louise de Marillac dirigée p«tr saint Vincent de Paul commença à réunir ces pieuses tilles qui s'intitulaient Servantes dtt pauvres malades. En 1642 , elles s'établirent au faubourg de Saint- Lazare. Leurs statuts et règlements , rédigés par saint Vincent de Paul , furent approuvés en 1655 , et des lettres patentes du mois de novembre 1658 confirmèrent leur congrégation. On les appela Sœurs grises à cause de la couleur de leurs vêtements. Soigner les malades et élever les jeunes filles pauvres , tel est le principal but de cette congrégation. — Saint- Victor (Chanoines réguliers de Saint- Victor). Voy. CBAMOftOtS RÉGULIERS
Théatins. L'ordre des Théo tins fut fondé, en 1524, à Chieli autrefois Tbéate, d'où vint le nom de Théatins ) par le cardinal Marcel-tiaetan de Vicence, et Je Napolitain Pierre Caraffa, évèque de Chieti , qui fut plus lard pape sous le nom de Paul IV. Les Théatins ne possédaient rien ni en particulier ni en commun; il ne leur était pas permis de men-
dicr et ils devaient se contenter de ce qud la Providence leur envoyait. Leur principale occupation était la médication; ils s'occupaient spécialement des missions étrangères. Ils tondèrent un couvent en France à l'époque de la Ligue (1594 ; mais il sut bientôt détruit. Les Théatins ne s'établirent réellement à Paris que m ni s le ministère du cardinal Mazarin ( 1644 . ie couvent des Théatins, fondé sur le quai M «laquais, a été supprimé en 1790.— Trappistes L'abbaye de la Trappe, de l'ordre de Cit^aux, fat fondée, en 1 1 40, par i.otrou comte du l'erche, et réformée, en 1663, par Armand-Jean l e Boutillierde Ha née, abbé comraendalaire de la Trappe. Il y établit l'étroite observance, de Cfteaux , et depuis cette époque la frappe . devenue chef dVitire. a multiplié ses maisons renommées par leur austérité. — Triuiiaires. Voy. JUaihurim.
Ursulines. I ès Ursulines s'établirent à Paris, en 1608, dan- le faubourg Saint- Jacques. Elles suivaient la règle de Saint- Augustin,et tenaient «les écoles pour l'instruction des jeunes filles.
Visitation (Reliaieuses.de /aV Les Religieuses de la Visitation furent instituées par saint François de sales et M"- de Chantai. Files s'établirentà Paris, en iU9: leur pri> ci pal couvent était au Jaubourg Saint-Antoine. Il y avait un autre monastère de la Visitation fondé à Cbaillot, en 1651 , par Henriette de France , veu»e de Charles roi d'Angleterre. Voy. Hôliot, Histoire des ordres monastiques.
CLERCIE. — Vieux nuit qui se prenait dans le sens de science et sagesse.
CLElllCATURE. - État et privilèges dos clercs qui devaient être jugés par des tribunaux particuliers et eurent exempts
d impôts. Voy. Cleugb.
CI.INABARIL - Soldats gaulois couverts d'une armure de fer. Voy. Aimée.
CLINIQUES ( Chrétiens ). — Chrétions qui ne recevaient le baptême que sur le lit de mort.
CLOCHES. — La cloche servait , au moyen âge, pour annoncer les fêtes, les dangers et même les travaux ordinaires de la journée. Les ordonnances des rois de France parlent plusieurs fois des heures auxquelles les cloches devaient être sonnées i voy. Ordonn.. t. II, p. 79; V, 428, 621 et 702 i pour appeler les ouvriers au travail. Dans quelques villes, ou 6onnait les cloches pendant les exécutions t Nouveau Coutumier général .
t II, p. 218 et 219). Voy. Connu» ei Eglise.
CLOITRE, — Partie d'un monastère en-
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tourée de galeries ou se promenaient les religieux. Au milieu était ordinairement le cimetière du couvent Yoy. Abbaye.
CLOS. — INom que l'on donne, en cerlietJX , a l'espace qui entoure une maison. Voy. Maison.
CLOSES (Lettres). - Yoy. Lettrés.
CLOTURE. — Eneeîme réservée aux religieux et religieuses. Yoy. Abbaye et Religieux.
CLOUTIERS. — Yoy. Corporation.
CLUB. — Les clubs sont des associations politiques dont l'usage et le nom ont éie empruntes a l'Angletene. lin premier club s'ouvrit à Pari»» en i7t)J. Un se cond, éiabli en i7»5, reçut le nom de club deBoston oudes Aniér icai ns. Pluaieurs autres s'organisèrent m<us diflerenis noms ; mais ces association?» ne commencèrent a prendre une grunde imp rtance qu'après 1789. Le premier oub organise, après la convocation des étals généraux , lut le club breton ; il se « omposaii principalement de députes bretons, entre lesquels on remarquait Lanjuinais. Sieyes, harnave, Lameth, Chapelier liront aussi partie du club breton , quoique députés par d'autres provinces Etabli d'abord a Versailles il suivit l'assemblée a Pan> après les journées des 5 et 6 octobre , il se réunit alors dans la bibliothèque du codent des Jacobins de la rue saint- Honoré et prit le nom de Société des an< is de la t'o/istitution. En 1792, cette réunion fut désignée sous le nom de< lub des J.icobius ; mais à cette époque elle avait entièrement changé d'esprit et était < omoosee de membres nouveaux d'une opinion exaltée.
Les fondateurs du club breton Relaient séparés des membre* violents et avaient fondé une nouvelle société appeléeeJubt/M Feuillants (Util , du nom du couvent où elle siégeait. La KaveCte s'était mis à latète des Feuillants, qui voulaient e maintien de la constitution de I79i, taudis que les Jacobins , dirigés par Kobespicrrc , demandaient la république l-e club d»s Jacobins avait de^ ramiiications dans toute la France. La chute de i.obespierre prépara sa ruine, et, en effet, il fut lermé peu de temps après, le 19 novembre 1794. Outre les clubs célèbres des Jacobins et des Feuillants, i s'en était formé un grand nombre d'autres , entre lesq els nous ne citerons que les plus importants Le < lub des Corde tiers, établi dans l'ancien couvent de ce nom, fut dirigé, dès i79i, par Marat, Danton, Camille Desmoulins. Comme les Jacobins, les Cordeliers repoussaient la constitution de nui; ils préparèrent la pétition du Champ de Marsan juillet i7»i)
con
pour demander la déchéance tle Louit XVI, et prirent une part active nux journées du 20 juin et du to aoùi 1792. i-'as^assinat de Marat et e» suite l'exécution de Ikantan et de ses principaux partisans enlevèrent au club des « ordeliem ses chefs les plus célèbres. Vaincu par les Jacobins, les Cordciier» devinret-t, a partir de J7f4 ( avril , une sorte de succursale deccderm«T club, et diopui ment avec lui. boas le liirecloirc, les démocrates ardent» <se réunissaient au club du Pantkionnuj*diriKeaiH.ratxhus Babeuf. Ce du-, fuidermé en 1796. Les royalistes avaient, à cette époque, ouvert le < lu'i de Clichy. qui lut fermé en 1797 Les clubs ne disparurent qu'après la chute >tu Directoire 1 1799: En février 1848, le- club* se réorganisèrent ; mais pour peu de icmp". H» ont été fermé» ap< es l'émeute de juin j 8 18.
CLUNI. — Ordre religieux. Vay. Abbaye et ClEHCÉ KECI'MEK.
COADJUTEUR. — Evèque adîoint à un évèq'ue ou archevêque que les ionrmités ou la vieillesse empêchent de remplir ses fonction». Paui de Goudi , un de» chefs de la ► ronde, éiaii ronnu s us le nom de condjuteuTy parce qu'il était adjoint dan» les f nctions episco,ales a rarebevèque de Paris son onde
COCARDE.— Signe distinclif que portent les so date depuis le règne de Louis XIII. Cette bouffelle de rubans rappelle l'usage decai'acteriser les partis par une couleur. Au moyen âge, les chevalins portaient dans les tournois les couleurs de leurs dames. Sous Henri II , a l'époque du duel de Jarnac et La rhateigneraie , les parems et amis de chacun des ..dvoreaires assistaient au comnat avec des rubans de couleur différente. Au xvti-Siètde, les Croutes-mireut à la mode ies plumes de coq , d'ou vint, d après Lo nuchat, le mot cocarde. On donna ensuite ce nom aux bou Dette* de rubans qui ne tardèrent pas à remplacer les plun.es do eoq.
COCHE, COCHE D'EAU. — Voy. VOI- TURES et KIVIEKES.
COCHON — Pendant longtemps il fut d'usage de laisser les c<>chons errer dans les villes. Les rois multiplièrent les règlements pour déti uirv une coutume aussi dangereuse pour la santé que -contraire à la propreté. Paint Louis en 1261 ; les prévois de Paris en i348 , I3tt>eti502; François I", en 1539, défendirent on- vain de nourrir des porcs dan» Parts. Lahourreau lut charge de saisir h s uyrea qu il trouverait dans les mes, à moins qu Us n'appartinssent aux antomns ou religieux de Saint-Antoine. Les autres porc» étaient