DES COMPTES
COMPTOIUS D'ESCOMPTE. — La Banque de France établit, dès 18O8, des comptoirs d'escompte à Lyon et à Rouen; en 1810, elle en fond* un troisième à Lille. Elle renonça, en 1818 , à ces succursales qui devinrent banquet départementales ; mais en 18J8 , comme les banques départementales se multipliaient, la Banque de France établit de nouveau des comptoirs dans les départements , entre autres à Reims et Saint-Etienne (i 836); Saint-Quentin (1837); Montpellier 1 1838' ; Grenoble et A ngoulè<ne (1840); Besançon. Caen . Chàleauroux et Clermont-Ferrand (1841); Mulhouse (1843). Une loi du 30 juin 1840 statua que les comptoirs d'escompte de la Ranque de Fiance ne pourraient être établisou >>uppririié8 qu'en vertu d'une ordonnance royale , rendue *ur la demande du conseil général de la
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Banque, dans la forme des règlements d'administration publique. Une ordonnance du 25 mars « 84 1 . confirma à la Banque de France le privilège exclusif d'émettre du panier- monnaie dans les villes où elle a fondé des comptoirs. Le chef de l'Etat nomme le directeur de chaque comptoir d'escompte : le gouverneur de la Banque nomme les administrateurs, et le conseil général de la Banque les censeurs. Les divers comptoirs payent les billets qu'ils ont émis. Néanmoins, avec l'autorisation du conseil général , ces billets peuvent être payés, à Paris, par la Banque de France et" réciproquement les billets érais à Paris peuvent être remboursés dans les comptoirs des départements. Depuis i848, toutes les banques départementales ont été changées en comi'toirs d'escompte de la Banque de France.
COMPULS01RB. — Le compuhoire ou lettres de compulsoire étaient accordés en chancellerie pour contraindre les »otaires , greffiers , curés et autres, à représenter les titres , contrats , aveux , dénombrements, sentences , actes de décès , de mariasses, de baptêmes , etc., qui étaient en leur possession et pouvaient être nécessaires pour l'instruction d'un
COMPTJT ECCLESf ASTIQUE. —On donne le nom de comput ecclésiastique à l'ensemble des calculs nécessaires pour déterminer l'époque de la fête de Pâques.
Ceux qni s'occupent de ces calculs se nom- , ment computistes. Les éléments nécessaires pour cette détermination sont : la lettre dominicale , le nombre d'or, et léparte.
i* Lettre dominicale. — On désigne dans le calendrier, dit perpétuel, les sept jours de la semaine parles sept premières lettres de l'alphabet Le t«r janvier est ma r- )iié A ; le 2, B , etc. ; le 7, 6. On voit, d'après cela, que l'année étant composée de cinquante-deux semaines, plus no jour, la lettre A servira à marquer le dernier jour de l'année. La lettre qui, pour une année, répond au dimanche, se nômme la lettre dominicale pour cette année.
Ainsi . 18S1 a commencé un mercredi. A a désigné le mercredi, et E pour tonte cette année a désigné le dimanche. E a été la lettre dominicale pour 1851. L'année suivante, elle a été D, c'est-à-dire que la lettre dominicale rétrograde d'un rantî d'une année à la suivante. Pour les années bissextiles, on compte deux lettres dominicales; la première sert du irr janvier au 24 évrier, jour de la Satnt- Mathias; la deuxième pour tout le reste
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de l'année; ainsi, pour Tannée bissex- de comte remonte à l'empire romain. On nie 1 852 , les lettres domitn cales sont D voit, en effet, dans les derniers temps du etc. Depuis longtemps on estdans l'image l'cnipire romain, un comte des largesses de changer la lettre dominicale à partir sacrées (comrs sacrarum iargitionvm • , du irr mars seulement l.a première an- un comte de» do mextiqu es ou des gardes née de noire ère a commencé un samedi ; de l'empereur cnmes domesticorven).l\y la lettre A indiquant le sa-i edi, la lettre eut aussi des comtes charges du gonver- R fut la lettre dominicale de l'an i ; A celle neraeni des provm- es Le* barbares, après de l'an it; G celle de l'an m, etc On a la conquête de la Gaule, conservèrent le« dressé des tableaux donnant la lettre do- titres ne comtes \ yrafs ou qrahons ). Dans minicale pour une longue suite d'années, le principe , les comtes étaient des gouverli'iliustre astronome Delarai-re a égale- neurs de provinces n< mimés par les rois; ment donné une formule propre à cette niais peu a peu Un se rendirent presque détermination. Cette formule est assez indépendants. Knrtn , charl» s le Cbaeve, compliquée, puisqu'on do<t y avoir égard par lecapiulairedeKiersy sur-OiseiiT7) , aux réformes julienne et grégorienne. proclama que l'^uioii é des comtes serait 2° Le nombre d'or répond a une période héréditaire. Voici h traduction de quelastronomique remarquable, découverte qurs passages importants de ce eapitapar les Athéniens Melon et fcuctemon. laire: « >i un comte -ie ce royaume vient Elle consiste en coque, dans une période a mouiir, et que son tils soit auprès de de dix-neuf années tropiques, les mêmes nous, nous voulons que notre fils, avec lunaisons reviennent périodiquement, ceux de nos fidèles qui ont eie les plus Ainsi, si la lune a été nouvelle le i*r jan • proches parents du comte déiuut. et avec vier d'une certaine atmee, elle le sera les autres officiers du comté, eil'évèque, encore et à peu près à la même heure, dans h diocèse duquel le comté est sifttte, au 1er janvier, dix- neuf ans plus tard, pourvoient S l'adminisiration jusqu'à ce Cette période de dix-neuf ans >e nomme que la mort du comte nous ait été uiuncycle lunaire ou de Melon , et le numéro cee , et que nous ayons conféré à «on fils, d'ordre d'une année dans ce cycle se présent a notre « our, les honneurs dont nomme nombre a'or. son père était revêtu. Si le tils du comte 3° On appelle épacte l'âge de la lune défunt estenfant, que les autre* officiers et au i" janviei d'une certaine année. La l'évèque aient l'administration du comte, lettre dominicale, le nombre d'orei l'e- jusques a l'époque où nous pourrone coupacte sont inscrits en tète de tous les lerer au tiis les mêmes honneurs.» ( Jtecalendriers. On y trouve encore le cycle cueil des cupituluires , par baluze, 11, «olatre et J'indtcfiot», dont nous ne dirons 263-269.) sous le régime féodal, le titre qu'un mot , leur considération n'étant pas de comte désigna le troisième degréde la utile pour la détermination de la fête de hiérarchie des seigneurs. Le comie venait Pâques. Le cycle solaire est une période aurès le duc et le roi. i.a couronne, signe de vingt-huit années, au bout desquelles distmetit des comtes , était un ■ crele d'or les mêmes jours reviennent aux mêmes enrichi de pierreiies et de perles, redates du mois, i i i diciiun est une pé- haussé et orné de seize grosses perles, riode de quinze années qui ne repond à La femme d'un comte por ail te lurede aucune péi i •de astronomique, mais à une comtesse: leur domaine s'apoelait comte. division cadastrale <iui servait de ba.-e à Dans l'origine, les comtes étaient les dil'impôt et revenait tous les quinze ans. visions géographiques et administratives Cette période date du temps de Consian- des Etais mérovingiens et carlovingieas. lin ; les papes , depuis Giégoire XIII , ont
fait commencer celte période le Ier janvier COMTE l>U PALAIS OU COM T R PALATIN .
de l'an 313; les dates qui se rapportent — Le comte du valais, sous les deux pre-
à cette supposition portent le nom d'in- mières races, étaii juge de tous les officiers
diciion romaine de la maison du ro ; il réunissait les ofli-
D'après une décision du concile de Ni- ces de b< uteiile> , chambrier, eebanson,
cée, tenu en 325, la féie de l'aques doit graud prévùi de l'notel, grand makrede
se célébrer le premier dimanche après la maison du roi , connétable , etc. Sous la
la pleine lune qui suit l'équinoxe, qu'on troisième r..ce. ceue diguiU: fut abolie. Le
regardait alors comme tombant invariable- sénéchal eut une parte des attributions
ment le 21 mars La pleine lune qui suit du comtedu palais : mais cet office tut sup-
cette époque se nomme lune pascale, c'est primé en im, et on divisa les fonctions
de la date de celte lune oascale que dé- qui donnaient une puissance excessive ii
pend celle de la fêle de l'aques. un seul titulaire. Voy. Omo tas * Grands).
COMTE, COMTESSE , COMTÉ. — Le titre CONARDS. - Confrérie burlesque ; le
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chef des cowMik prenait le titre d'abbé. Voy. AunÉ.
CONCEPTION C Puy de la). — Académie fort ancienne qui se tenait à Rouen. Elle avait clé fondée en 1484, en l'honneur de l'Immaculée Conception de la Vierge, et s'appelait aussi Académie des Palmods.
Voy. Palinods.
CONCIERGE DU PALAIS. —Le concierge du Palais était primitivement un juge royal. Vers la tin du \« siècle, il avait moyenne et basse justice dans l'enceinte du Palais, dan;; le faubourg Saint-Jacques , a Notre-Dame des-Champs et dans le fief de Saint-André compi is dans ce laubourg. Kn 1348, Philippe de Valois changea le nom de concierge en celui de batlli du Palais. Des lettres patentes de Charles, régent de France, en date de 1358 , accordent au concierge-bailli du Palais , avec la moyenne et basse justice dans l'enceinte du Palais, la justice sur les auvents ou petites boutiques adossées aux murs du Palais, des c« ns cl rentes sur plusieurs maisons, le droit de donner et ôter les places aux merciers qui vendaient en haut et en bas du Palais , et d'en recevoir un présent une fois l'an. Lorsqu'on admettait un boucher dans la boucherie du Chàtelet, il donnait au concierge du Palais trente livres et demie de viande, moitié bœuf et moiiié porc , la moitié d'un chapon plumé, un demi setier de vin , et deux gâteaux. Celui qui allait recevoir cette redevance devait payer deux deniers au changeur placé dans* la salle des bouchers. Le concierge-bailli du Palais avait le droit de faire enlever tous les arbres secs qui se trouvaient en toutes les voiries et chemins royaux du ressort de la banlieue et vicomté de Paris. Lorsqu'il écrivait à Gonesse pour faire venir 4u blé ou autre chose au grenier du roi , Jes éeorcheurs de la boucherie étaient tenus de porter ses lettres nu de les envoyer à leurs l'i ais. Il avait l'inspection sur le portier et les gardes du Palais. En 1416, cet office fut réuni au domaine.
CONCIERGERIE. — Voy. Prisons.
CONCILES. — Nous avons déjà dit quelues mots en parlant du clergé ( voy.
LERGË)des assemblées ecclésiastiques ou conciUs ; mais elles ent eu unetrop grande importance pour ne pas leur consacrer un article spécial. Nous ne reviendrons pas sur les conciles œcuméniques ou universels; nous n'insisterons que surlescoriciles nationaux et provinciaux. Sous les deux premières races, les conciles nationaux intervinrent souvent dans les affaires civiles, et eurent le caractère d'assemblées politiques (voy. Assemblées
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politiques); on les voit même au commencement de la troisième race imposer aux seigneurs l'observation de la trêve de Dieu, qui suspendait les guerres privées pendant plusieurs jours de la semaine.
Depuis l'avènement des Capétiens . en 987, jusqu'à la tin du xu* siècle , il se tint deux cent quarante-deux conciles nationaux en France. Ces assemblées jouissaient alors d'une grande indépendance. Il en était de même des assemblées des évêques de chaque province ecclésiastique, qu|on appelait conciles provinciaux, et qui, d'après un canon du concile de Nicée , devaient se tenir deux fois par an , au printemps et en automne. La première se réunissait avant le carême, afin que touteanimosité étant effacée, on piésentàt à Dieu une offrande pure. Par la même raison , il était recommandé aux évêques de tenir leur audience le lundi , afin que les parties eussent tonte la semaine pour se réconcilier, et pussent le dimanche lever à Dieu des mains innocentes, sans colère ni dispute, selon les paroles de l'Apôtre (Ep. à Tim., I, il). Les conciles s'occupaient spécialement de la discipline ecclésiastique; c'étaient, comme dit Fleury, des tribunaux , où l'on corrigeait les fautes , mais en esprit de compassion et de charité.
Le matin du jour où devait se tenir le concile , on faisait sortir tout le monde de l'église, et on fermait toutes les portes hors une, où se tenaient tous les portiers (les portiers étaient alors des clercs qui avaient reçu le premier des ordres mineurs). Les évêques entraient, puis Jes prêtres et les diacres , qui devaient assister au concile, et qui étaient ordinairement ceux de l'église où il se tenait. On introduisait aussi des notaires ecclésiastiques , on clercs exercés à écrire en notes tachygraphiques ( voy. Notes tironiennes), pour lire les actes et rédiger les procès- verbaux. Les évêques s'asseyaient en rond, et les prêtres se plaçaient derrière eux; les diacres demeuraient debout. Après un assez long silence, l'archidiacre les avertissait de se mettre en prière; ils se prosternaient tous ; alors le plus ancien évêque faisait une prière, et invoquait le Saint-Esprit pour obtenir la rémission des péchés et la grâce de rendre de justes jugements et de ne se laisser fléchir ni par la faveur, ni par les présents, ni par la considération des personnes. Un diacre faisait la lecture de lÉvangile ou des canons; puis, le métropolitain exhortait ses confrères à recevoir avec chariié, bonté et respect, tout ce qui serait dit de leurs devoirs, et à dire aussi leur avis sans esprit de querelle Les trois premiers jours se passaient ainsi en prières et en- exhor-
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talions, et on permettait a quelques laïques d 'assister à ces premières séances pour leur édification. Mais, quand on en venait à la discussion des question» ecclésiastiques , on les faisait sortir, et l'archidiacre se tenait à la porte, afin que si un prêtre de dehors, un moine ou un laïque voulait faire quelque plainte ou quelque proposition au concile, il eût a qui s'adresser. Toutes les affaires terminées , avant que les pères du concile se retirassent . on leur faisait souscrire le procès-verbal des actes. On publiait les canons du concile le jour de Pâques , et on indiquait le jour du concile prochain. L'assemblée se terminait par des prières pout demander la rémission des fautes que Ton y avait commises, et la conservation de l'esprit d'union. Tous les évèques se donnaient eusuite le baiser de paix , et l'assemblée recevait du métropolitain la bénédiction solennelle. Le concile de Saint-Jean de Latran , tenu par le pape Innocent ni, renouvela la prescription du concile do N'icée pour la tenue des conciles provinciaux, mais en les réduisant a un concile par année, l.e concile de Valence (1322) ordonna qu'ils se tinssent tous les deux ans, et le concile de Baie ( |4Sl ) seulement tous les trois ans. Cette règle a été confirmée par le coucile de Trente, qui prescrivit de tenir de nouveau des conciles provinciaux partout où ils avaient été négligés, l.'édit de Melun , rendu en février i58o. ordonna l'exécution en France de ce décret du concile de Trente; la même prescription fut renouvelée en 1610 et en 1646. Cependant, aioule Fleurs, auquel nous empruntons ces détails ( instit au droit ecclésiast.* troisième partie, c. 11 ), on ne tînt que très-peu de conciles provinciaux aux xvii» et xvitr siècles L'usage des -•on ci les provinciaux ne s'est renouvelé en France qu'eu 1849. Les évèques de la plupart des provinces e« clésiastiques, après avoir obtenu , comme l'exige le concordat, l'autorisation du gouvernement, se sont réunis sous la présidence des métropolitains, et ont traite les questions de dogme et de discipline ecclésiastique. I es décisions des conciles portent le nom de canons , d'un mot grec qui veut dire règle.
Les auteurs de Y Art de vérifier les dates ont publié une liste complète des conciles; j'en ai extrait la liste suivante des conciles qui ont été tenus en France. Un place vers 197 le premier concile des Gaules; il se réunit à Lyon ; saint Irénée , alors archevêque de cette ville , écrivit au pape Victor pour l'enuager à ne pas rompre avec des chrétiens d'Asie qui n'étaient lias d'accord avec l'Église romaine sur
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l'époque où l'on devait célébrer la pàque. Conctle d'Arles ( 1 3 1 4 ) . convoque par Constantin ; la plupart des eveques de l'empire d'Occident y assistèrent. Les donaiistes v furent condamnes. Second roncile d'Arlet ( 353 ou 354); dans ce concile dominaient les ariens soutenus par l'empereur 1.0 ns tan ce. Saint Albanase et plusieurs autres y furent condamnes Concile de* Gaules 355 , tenu selon les uns à Poitiers, selon d'autres à Toulouse. Saint Hilaire et les évèques catholiques des Gaules se séparèrent des s riens et de ceux qui soutenaient leur parti. Concilê de Béiievs 356. ; les ariens y dominaient; saint Milaire y fui peut-être dépose par ces hérétiques, ce qui e>t certain, c'est que peu de temps après il fut exile. Concile de Paris ( 360 j ; on V rejeta , à la sollu iiation de saint Uilaire, la formule de Kimmi qui avait été dressée par les ariens et on conserva ce Ile de. Nicée. «On tint dans le même temps, disent les auteurs de l'.l ' < de vérifier les di es ..plusieurs autres conciles dans les Gaules, par les soins de saint Milaire de Poitiers, dont Dieu se servit
fiarliculièremeni pour préserver et déivrer l'Occident de l'hérésie arienne. » Concile de Bordeaux (384), où les priscillianisles, secte de gnostiques , furent condamnés. Concile de Trêves (385\ où l'évéque llhace fut reçu à la communion; il en avait d'abord été repoussé pour avoir fait mettre à mort l'héresiar-
?ue Priscillien. Concilt de Mimes ( 389 ). oncile de Troyes ( 429 ) ; ce concile fut dirigé contre l'hérésie des pélagiens ; on choisit saint Germain d'Auxerre et saint Loup de Tryea pour aller combattre flans la Grande-Bretagne l'hérésie de Pélage.
Concile de Btez ( 439 ) ; on y déposa l'archevêque d'Fmbrun dont l'élection n'avait pas été régulière. Concilt d'Orange (44t);onade ce concile trente canons importants pour la discipline ecclésiastique. Concile de Vaison (442). Second concile d'Arles ( 442»; Il en reste cinquante-six canons. Concile de Besançon (444); suint Hilaire d'Arles et saint Germain d'Auxei re y assistaient. Concile des Gaulet; Tillemont suppose qu'il fut tenu à Arles: quarante- quatre évèques des Gaules approuvèrent la lettre par laquelle le pape saint Léon condamnait les néréaics de Nestorius et d'Futychès. Concile d'Angers (458 ); douze canons relatifs à la discipline ecclésiastique. Troisième concile d Arles (455 1; il y fut question d'un difféi end entre Faustus, abbe de Lérins, et Théodore, évêque de Frejus.
Concile de Tours <46i >; H en reste treize canons. Quatrième concile d'Arles (463), à l'occasion de l'ordination d'un évôquc
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de Die, faite par saint Mamert de Vienne, bans égard pour l'ordonnance du pape saint Léon, qui, en 450, avait soumis l'église de Die a l'archevêque d'Arles. Le concile écrivit au pape Hilaire pour se plaindre de la conduite de saint Mainert, et le pape la blâma dans sa réponse. Concile àe Vannes <465); Perpétuus, archevêque de Tours, tint ce coueile pour donner un 'évoque à Vannes. On y tu seize canons. Le dernier ordonnait de chasser de l'église les clercs qui observaient les augures, et condamnait l'usage de consulter les sorts des saints, eu cherchant un présage dans le premier verset d'un livre de 1 Ecriture sainte. Concile de Châlons-sur-Saéne (470) , sous la présidence de saint Patient, archevêque de Lyon ; ou y élut un évèque de Chàlons-sur-Saône.
Concile de Bourges ( 473 .< ; Sidoine Apollinaire, évèque de Clermonl et président du concile, proclama Simplicius évèque de Bourges , et, à cette occasion, fit au peuple un discours qui est parvenu jusqu'à nous. Concile de Vienne ( 474 ) , présidé par saint Mamert7 archevêque de Vienne; on y établit le jeune et les prières des Rogations, suivant la chronique de Cambrai. Conciles d'Arles et de Lyon ( 475 ) ; on prétend que , dans le premier, le prêtre Lucide rétracta des opinions outrées qu'il avait avancées sur la prédestination ; le second roula, dit-on, à peu près sur les mêmes matières. Ces deux conciles ne nous sont connus que par les ouvrages de Fauste, évèque de' Kiez, ouvrages, dit le père Pagi, qui contiennent tout le venin du semi-pélagiauisme, et qui, comme tels, ont été mis entre les apocryphes par le concile tenu par le pape Gclase et soixante-dix évêques. en 496.
Concilede Lyon joo uti 50i);ce fut plu lot une conférence des catholiques avec les ariens , le 14 et le 15 octobre ? en présence du roi Goudebaud qui était luimême arien. Les ariens furent réfutés par saint Avitus de Vienne, et plusieurs embrassèrent le catholicisme; mais Condebaud persista dans l'hérésie. Concile d'Agde • 506 ) , ou se trouvèrent vingtquatre évêques et dix députes ; on y fit quarante-huit canons sur la discipline ecclésiastique, on trouve dans le douzième l'origine des bénéfices ecclésiastiques ( voy. ce mot), en ce qVil permet aux prêtres et aux clercs de retenir les biens de l'Eglise avec la permission de l'évèque , sans pouvoir néanmoins les vendre ni les donner; le vingt et unième canou autorise l'établissement de chapelles domestiques. On voit encore , par ce concile, que, quoique les Gaules ne fissent
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plus partie de l'empire, on y datait toujours les actes ecclésiastiques par les consuls romains. Ce concile porte la date du consulat de Messala, vingt-deuxième année d'Alaric II, roi des Visigoths. Concile d'Orléans (511), oh trente évêques se réunirent sur la convocation de Clovis.
Il fit trente et un canons sur la discipline. On remarque entre autres celui qui garantit le droit d'asile. Quelques canons regardent les moines ; il leur est défendu de quitter la congrégation sans la permission de l'abbé pour bâtir des cellules séparées. L'érôque , qui aurait ordonné un serf sans le consentement de son maître , était tenu de payer à celui-ci une indemnité; mais l'ordination était maintenue. Les évêques envoyèrent ces canons à Clovis, en le priant de les appuyer de son autorité. Concile de Saint-Mnurice en Valais (515, ou, selon d'autres, 523), convoqué par le roi de Bourgogne Sigismond, qui avait embrassé la religion catholique. Concile de Lyon (516); on ne le connaît que par une lettre de saint Avitus. Concile d'Espaçne (Albon.
au diocèse de Vienne, 51T). convoqué par saint Avitus; vingt cinq évêques s'y réunirent. On y fit quarante canons parmi lesquels on remarque le vingt et unième qui abolit la consécration des veuves appelées diaconesses. D'autres canons défendent aux évêques , prêtres ei diacres d'avoir ni chiens de chasse ni faucons et aux abbés de vendre les biens des monastères. Celui qui tuera un cerf devra expier cette faute par une pénitence de deux ans. Concile de Lyon ( 5i7), ou assistèrent onze évêques. Concile d'Arles (524), sous la présidence de saint Cesaire, archevêque dvArles. Concile de Carpentras ( 527 ), sous la présidence du même archevêque. Concile d'Orange (529). où l'on s'occupa principalement de la doctrine de la grâce. Le concile condamna le semi-pélagianisrae qui s'était répandu en Gaule , et p <sa dans vingt-cinq canons la doctrine de saint Augustin. Concile d« Laison (529), sous la présidence de saint Césaire. Parmi les canons de ce concile, on remarque ceux qui ordonnent que le Kyrie eleison et le Sanctus , sanctus soient dits tous les jours à la messe, comme dans les églises d'Orient et d'Italie ; que le nom du pape soit récité dans toutes les églises; qu'on ajoute an Gloria pntri , etc., sicut erat in principio; que chaque année les métropolitains convoquent les évêques au concile provincial . Second concile d'Orléans < 5S3 ) ; vingt et un canons contre la simonie et divers abus. Mansi a placé ce concile en 536. Concile de Clermont (530 ). Troisième
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concile d'()rléans (538). Quatrième concile d'Orléans ( 54 1 > , auquel assistèrent trente-huit évêques. On s'y occupa exclusivement de discipline. Cinquième concile d'Orléans ( 549) ; cinquante évoques et vingt et un députés y assistèrent, (.es erreurs d'Eutycbês , de Nestorius et d'Ariusy furent condamnées. 11 porte la date de là trente-huitième année du règne de Childebert; c'est le premier concile daté du règne des rois francs. Second concile de Clermont (549^ ; on v adopta les canons du cinquième concile. d'Orléans. Le concile détend de remettre en servitude les esclaves qui ont été affranchis dans les églises. Concile de Toul (550); on n'a tas les actes de ce concile. Concile de Metz ( 550 ou environ ). Concile de Paria ( 55 1 ou 555); vingt-sept évêques, dont six étaient métropolitains, déposèrent l'évoque de Paris. Concile d'Arles ( 554 ); sept cations, dont plusieurs sont destinés à retenir les monastères dans la dépendance des évêques. Concile de Paris (S57); canons qui ont principalement
Eour but de s'oppo>er à Pusur Dation des iens des églises. Concile de Saintes (562); déposition d'un évêque de Saintes nommé par Clotaire l«r. Concile de Lyon (566 ) ; déposition des évêques d'Embrun et de Gap. Concile de Tours ( 567 ); canons sur la discipline et les cérémonies du culte. Concile de Paris ( 573 ); déposition de l'évêque de Chàteaudun. Concile de Paris ("577); déposition de Prétextât, archevêque de Rouen. Conct7« de Châlons-sur-Saône (579) ; déposition des évêques d'Embrun et de Gap. Concile de #ra t nés près de Soissons , où Grégoire de Tours se justifia par serment d'une accusation que le comte Leudaste avait portée contre lui. Concile de Mâcon ( 582), concile de Lyon ( 583), concile de Valence (585); ces divers conciles firent des canons disciplinaires. Un nouveau concile tenu à Màcon (585) interdit toute oeuvre servile le dimanche , défendit aux juges de prononcer sur le sort des veuves et des orphelins, sans en avoir prévenu l'évêque, leur protecteur naturel , etc. Concile d'Auœerre (586 ou, selon d'autres, 578). Concile de Clermont ( 587 ); on y termina un différend entre les évêques de Cahors et de Rodez. Concile de Narbonne (589) tenu parRécarèdé, roi des Visigoths. Concile de Poitiers (590ï Concile de Metz 590) ; déposition de l'archevêque de Reims.
Concile de Gévaudan ( 590 ). Concile de Chdlons-sur-Saône (594); canons relatifs à la liturgie.
Concile Sens fvers 601 ) ; canons sur la réformation des mœurs, la simonie, etc. Concile de Châlons-sur- Marne ,
oh Brunebaut fit déposer Didier, évêque de Vienne. Concile de Paris ur> , soixante-dix-neuf évêques y assistèrent.
Les canons ont en partie pour but de protéger les biens de l'Eglise. On remarque quelques dispositions favorables à la liberté personnelle. Si un ingénu s'est vendu comme esclave, il peut toujours recouvrer la liberté en payant la somme pour laquelle il a été acheté. Concile de Mâcon(62i). Concile de Heime(67$r, défense de vendre des esclaves à des juifs. Concile de Clichy près de Paris (028 ); les actes sont perdus. Concile d'Orléans < 634 ). Concile de Clichy (638 '. Concile de Châlons-sur-Saône (643): vingt canons sou* sertis par trente-neuf évêques présents.
Concile de Clichy (653 ou 669 ). Concile de Nantes (vers 660); vingt canons. Concile d'Autun (6T0) tenu par saint l.éger. Concile de Sens (670). Concile de Bordeaux (673 ) tenu par les métropolitains de Bourges, ae Bordeaux et d'KauSe. Concile de Urécy (676); Mabillon remarque que ce concile a été quelquefois placé à Auttin ; les actes qui en restent concernent specialement la discipline monastique. Concile de Morlay au diocèse de Toul ( 077). Pugt en fait le concile de Marly près de Paris. Les évêques de Neustrie et de Bourgogne assembles par ordre et en présence du roi Thierry III déposèrent Chramlin , qui B'était emparé de l'évèché d'Embrun , et lui déchirèrent ses habits pour marque de sa dégradation. Concile des Gr.ules ( 678) assemblé par ordre de Thierry III et d'Êbroin , dans un palais qu'on ne désigne point. Saint Léger, évêque d'Autuu, y fut pressé de s'avouer coupable de la mort de Childéric II, et, quoiqu'il protestât de son innocence, il fut déposé. Concile des Gaules (679) contre le monothélisme.
Concile de Rouen (689) tenu par saint Ansbert et six évêques ; on y consacra les privilèges de l'abbaye de Fontenelle ou Saint-Wandrille.
Concile de Worms 700); douze canons sur la discipline. Concile ds Maestricht (719) ; saint Boni face fut envoyé pour prêcher le christianisme en Germanie. Concile de Gertname 7 42 ) ; ce concile préside ar saint Rom l'ace se tint probablement Ratisbonne et eut pour mission principale de rétablir la discipline ecclésiastique qui était en pleine décadence. Concile de Leptines en Gambrésis (743) ; ce concile eut aussi pour but de corriger les abus qui s'étaient introduits dans l'Eglise. Concile de Soissons (744); vingt-trois évêques y assistèrent. Conciles de Germanie (745 et 747). Concile dè I>uren(748). Concile de Vermerie ou Verberie (753) tenu en présence de Pépin. Concile de Metz
(753). Concile de Veme (755) ; on place Verne entre Paris et Compiègne ; on v ht vingt- cinq canons et on ordonna qu'il se tiendrait deux conciles tous les ans , l'un le i" mars et le second le i,r octobre. Concile de Leptines ; 756 ; on s'y occupa de la restitution des biens qui avaient été enlevés aux églises par Charles Martel.
Concile de Compiègne (756) ; vingt évôques y assistèrent. Concile de Compiègne (757) ; Tassillon , duc de Bavière , y prêta serment de fidélité à Pépin. Concile de Germanie (759). Concile d'Attigny (765), ou assistèrent vingt-sept évèques et dixsept abbés. Concile de Gentilly près de Paris (767); il y avait des légats du pape et des ambassadeurs grecs; ceuxci reprochèrent aux Latins (ravoir ajouté au symbole le mot Filioque. Il fut aussi question dans ce concile du culte des images. Concile de Ha Lisbonne (768 ou 768). Concile de Worms t770). Concile de Genève (773). Concile de Duren (775). Concile de Worms (776). Concile de Paderbom (777). Concile de Duren (779).
Concile de Paderborn (780) ; Charlemagne y décida la fondation des cinq évèchés de Minden, Halberstadt, Verden , Paderborn et Munster. Concile de Cologne (782); soumission des Saxons occidentaux. Witikind continua cependant de lutter contre l'empereur. Concile de Paderborn (782) , ob l'on examina le gouvernement qui devait être impose aux Saxons. Concile de Paderborn (785\ ob l'on arrêta définitivement la constitution de la Saxe. Concile d'ingelheim (788), assemblée mixte ob fut condamné Tassillon , duc de Bavière. Concile de Worms (790). Concile de Narbonne (791 ); on l'a placé à tort en 788 : on s'y occupa de l'hérésie des adoption s, don t l'auteur était Félix , évèque d'Urgel. Concile de Ratisbonne (792); condamnation de Félix, qui se rendit à Home et abjura son hérésie dans l'église de Saint-Pierre. Concile de Fran- fort-sur-Mein ( 794) ; nouvelle condamnation de l'hérésie des adoptiens. Le concile de Francfort se prononça aussi contre l'adoration des images, « Le mot d'adoration, disent les bénédictins . auteurs de VArt de vérifier les dates y n est pas ici pris dans le même sens que les pères du deuxième concile de Nicée l'expliquent. Les livres carolins entendent aussi mal ce mot. » Concile des Gaules ( 796 , tenu probablement à Tours ; on y déposa Joseph , évèqne du Mans.
Concile d'Aix-la-Chapelle (797). Concile de Risbach, au diocèse de Ratisbonne (799) ; on a confondu Hisbach avec itatisboime. Concile d'Urgel (799), tenu par ).eidrade , archevêque de Lyon , pour mettre un terme à l'hérésie des adop-
tiens. Concile d'Aix-la-Chapelle (799), où fut déposé Félix, évèque d'Urgel, qui était retombé dans ses erreurs.
Concile d'Aix la-Chapelle \802 ou 803):
réforme de la discipline ecclésiastique et monacale ; tous ceux qui étaient présents jurèrent fidélité à l'empereur. Concile de Ratisbonne (803 >; interdiction aux chorévêques de faire les fonctions épiscopales. Le même concile défendit de nommer dans la suite de nouveaux chorévèquea.
Concile de Salzbourg (807); on y décida que les dtmes devaient être partagées en
3uatre portions, dont la première serait onnée à l'évèque, la seconde aux clercs, la troisième aux pauvres, la quatrième consacrée à l'entretien des églises. Concile d Aix-la-Chapelle 809); on y traita celte question : Le Saint-hsprit procèdet-ll du Fils comme du Père? Le concile envoya consulter le par* Léon III et ne décida rien. Conciles d'Arles (813). de Reims (8i3\ de Mayence (813), de Vhdlons-sur-Saâne (813) et de Tours (813) ; ces cinq conciles tenus la même année et à des intervalles assez rapprochés se proposèrent le rétablissement de la discipline ecclésiastique dans toute sa pureté. Le concile de Tours recommanda aux évèques de faire en sorte que chaque prêtre eût à lui les homélies des Pères traduites en roman rustique ou en langue tliéotisque (germanique : ce qui prouve que le latin avait cessé d'être la langue vulgaire. Concile d'A ix -la- Chapelle (8i 3 ; au mois de septembre , Charlemagne fit relire dans une grande assemblée tous les canons des cinq conciles précédents et tit publier un capitulaire en vingt-huit articles contenant ceux des canons dont l'exécution avait le plus de besoin du concours de la puissance temporelle. Concile de Noyon (8l4) , où l'on régla les limites des diocèses de Noyon et de Soissons. Concile de Lyon (8l4);Àgobard y fut nommé archevêque de Lyon en place de Leidrade qui s'était retire dans un monastère à Soissons. Concile d*Aixla-Chaf telle i8i6 ; on y fit une règle pour les chanoines composée de cent quarantecinq articles ; on en fit aussi une pour les chanoinesses. Les chanoines et chanoinesses étaient soumis, à peu de chose près , à la vie monacale. Concile d'Aixla-Chapelle (817); décrets sur la discipline monastique. Concile de Thionville (821). Concile d'Attigny (822); pénitence publique de l ouis le Débonnaire. Concilt de Compiègne (823). Concile de Paris (825) ; on s y occupa du culte des images. Concile d'Aix- la -Chape lie (825) ; même sujet. Concile d'Inqelheim (826 ). Concile de Paris (829); la K^e gJUHte qja're
CON
conciles furent tenus à Mayence, à Paris, à Lyon et ù Toulouse. On y régla surtout les relations des deux puissances temporelle et spirituelle Concile de Mayence (829). Conciiede Lyon <829\ Conctle de Toulouse (82i>). Conciiede Worms(Vï9)\ un des canons défend lVpreu*e de l'eau froide. Concile de Nimègue (830); déposition de Jessé, évéque d'Amiens, qui avait pris parti contre Louis le Débonnaire. Concile de Samt - Dcnu s .j réforme de ce monastère. Concile de Compiigne (833); déposition de Louis le Débonnaire. Concile de Saint-Denis (834 ; rétablissement de Louis le Débonnaire.
Concile de Metz ( 835). Concile de Thionrsille (835 j, où assistèrent quarante-trois évêques ; l'empereur y foi solennellement réhabilité. Agohard, archevêque de Lyon, Bernard , archevêque de Vienne, et Ebbon , archevêque M lieims, y furent déposés. Concile de Crémieu dans le Lyon* nais (835). Concile d'Aix-la-Chapelle (836): discipline ecclésiastique. Concile de Kiersy -sur-Oise (838). Concile de Châ Ions -sur-Saône r 839). Concile d'ingelheim 840 1. Conciiede Germanie{9it ) ; on y décida que la bataille de Fontenai qui venait d'avoir lieu était le jugement de Dieu. Conctle d'Auxerre (841); même objet. Conrile de liourq.es (842). Concile d'Atx-la-Chapelle( 842 t. Concile de Toulouse (843). Conrile de Coulaine en Touraine ou Coulene près du Mans (842).
Concile de Loiré ou /Loire près d'Angers (843). Concile de Germigny 843 ; canons pour la réforme de l'ordre uionastiqur.
Concile de Thionville 844). Conciiede Vern (844). Corn Ue de Beauvais (845) ; Hincmar y fut élu archevêque de lieims. Concile de M eau x 845). Concile de Vannes (846 ou 848). Concile de Paris (846). Concile <ie Sens (846 >. Concile de Mayence (847). Conciiede Afayenc«(848^; condamnation du moine Gottschalk ou Gothescalc qui soutenait la doctrine de la prédestination. Conciie de Redon (84»>. Concile de Lyon { 848 I . Concile de Limoges %k%). Concile de Kiersy ou Quierci-iur-Oise (849). Concile de Chartres i 849). Concile de Parts (8491. Concile de Moret (850). Concile de Soissons (85i) ; déposition de Pépin roi d'Aquitaine. Concile de Mayence
(852) . Concile de Soissons < 853>. Concile de Kiersy-sur-OiseilM*. Concile de Paris
(853) . Concile <ie Yermerie (853). Concile de Valence (855 ; canons relatifs h la doctrine de Gotlschalk. Concile de ffoneuil près de Paris (855). Concile de Kiersy- sur-Oise (857): sur les troubles politiques et religieux. Concile de Mayence (857). Concile de Worms (857). Concile de Kiersy-sur-Oise (.858; ; reproches
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adressé? par les évêques à Louis le Germanique nui envahissait les Etats de son frère Chartes le Chauve. Concile de Tours
(858) . Concile de Soissons ' 858) tenu par Louis le Germanique. Concile de Langres
(859) . Concile de Metz (859). Concile de Toul (859). Concile d Aix-la-Chapelle
(860) ; divorce de Lothaire et de Teutberge. Concile de Coblence (860 '; les rois Lothaire, Louis le Germanique et Charles le Chauve se réunirent avec leurs neveux Louis et Lothaire et se promirent mutuellement des secours. Conctle de Mayence (860). Conctle de Tusey près de Vaucouleurs au diocèse de Toul <860i. Concile de Soissons (86t) ; Hincmar y fil excommunier Kothade , évéque de Soissons.
Concile de Pistes ou Pitres, au confluent de l'A ridelle et de la Seine (861); Rothade appela û ce concile de sa déposition ; capitulaire au sujet des dévastations exercées par les Normands. Concile de Soissons (862) ; suite de l'affaire de Rothade. Concile d'Aix-la-Chapelle (862 . Concile de Sent iv 8 c..;). Concile de Metz (863). Concile de Verberie ou Vermerie (863).
Second concile de Pitres (864). Concile d'Attigny (865); l'innocence de Rothade y est reconnue. Conciiede Soissons (866;.
Concile de Troyes (866 ou 867). Concile des Gaules (868); on ne sait pas précisément en quel lieu se réunit ce concile ; on y répondit à deux lettres du pape Adrien sur l'ordination des évêques nommés par l'empereur. Concile de Vermerie ou Verberte(869). Troisième concile de Pitres 1 869). Concile de Metz < 869); Charles le Chauve obtient le royaume de son neveu Lothaire mort en Italie. Concile de Vienne (870). Concile d'Attigny i 870 ). Concile de Cologne (870). Concile de Douzi-les-Pre's (871). Concile de Compiègne (871) Concile de Senlis (878). Concile de Cologne (873). Concile de Douzi - les- Près (874). Concile de Reims '874 >. Concile de Pontion au diocèse de Chàlons-sur-Marne (876) ; confirmation de l'élection de Charles le Chauve qui venait d'être nommé empereur d'Occident. Concile de Compiègne (877). Conciiede Neustrie (878) , ■tôt désignation plus précise. Concile de Troyes (878'. Concile de Mantaille entre Vienne et la rivière d'Isère (879) ; ce concile composé des grands et des évêques de la Bourgogne cisjurane donna le titre de roi à Boson. Conciiede Finies, dans le diocèse de Reims(88i); Hincmar y présidait. Concile de Toulouse , 883 ; le père Labbe regarde l'authenticité de ce concile comme douteuse. Concile de Châlons sur- Saone (886 >. Concile de Cologne (887).
Conrile de Port, sur les confina des diocèses de Mmes et de Muguelone (887).
CON
fui reconnu
roi de la Bourgogne transjur.me. Concile de Maycncc > 8»8). Concile de Metz (M») ; jeûne de trois jours pour obtenir lu paix et la retraite des Normands. Concile de Valence (890) ; Louis, (ils de Boson , y fut sacré roi de la Bourgogne eisjurane. Concile de Meun- sur-Loire ou Mehun-sur- Loire (89i'i. Concile de Vienne (89*2 ». Concile de Reims «893); Charles le Simple y fut couronné. Conct/e <fe (/'/iâioru-<ur« Satfue (894)1 CoïKile dé Tribut ou Tewer près de Mavence (895).
Concile de Reims \ 900>. Concile d'Asille ou Asillan au diocèse de Narbonne 1 902) ; on y décida par l'épreuve du feu et de l'eau, un différend entre deux ecclésiastiques. Concile de Barcelone (.906); ce concile se composait principalement de suffraganls de l'archevêque de r<arbonne. Conçue de Saint-Tibéri , en Languedoc (907). Concile de Jonquières , au diocèse de Maguelone. Concile de Troli ou Tro- /«t, près de Suisse ns , 90y ; les actes de ce concile tracent le plus triste tableau de la situation de l'Eglise à cette époque. Concile de Fontaine-Couverte , près de Narbonne (9ii). Conctle de Tours (912).
Concile de Châlons-sur-Saône{9ib). Concile de Troli ou Trolei , près de Soissons (92i\ Concile de Coblence (922); celui qui vendait un chrétien y fut déclaré coupable d'homicide. Concile de Reims (923). Concile de Fîmes (935). Concile de Soissons (941). Concile de Narbonne (947). Concile de Verdun (947 ). Concile de Mouson ou Mouzon (948). Concile d'Ingelheim1 948): excommunication d'Hugues le Crand, comte de Paris. Concile de Lacn (9*8). Concile de Trêves ;948); confirmation de l'excommunication prononcée contre Hugues le Grand. Je no parle nas de plusieurs conciles, dont le lieu et la date sont incertains. Concile du Mont- Sainte-Marie-en-Tardenois , au diocèse de Soissons ( 972 ) , tenu par Adalbéron , archevêque de Heims. Concile de Reims 1 975 1 : excommunication de Thibaut, évèqiie d'Amiens. Concile de Sens (980).
Concile de Reims ( 987 ). Concile de Reims ( 988 ) ; élection d'Arnoul en qualité d'archevêque de Heims. Concile de Senlis i988); continuation de l'excommunication lancée par l'archevêque de Reims contre ceux qui avaient occupé cette ville. Concile de Charroux, abbaye du Poitou ( 989). Concile de Narbonne (990); plusieurs seigneurs y assistèrent; on y délibéra sur les moyens d'empêcher l'usurpation des biens ecclésiastiques. Concile de Reims ou de Saint- Basle,près de Reims (991 ); H gnes Ca-
CON
pet força les cvèques à déposer l'archevêque de Reims Arnoul , comme coupable detruliison, et A nommer (lerbert à sa place. Concile de Reims (993) tenu par Herbert contre les usurpateurs des biens de l'Église. Concile d'Anse, près de Lyon i 994 ), tenu par Uurchaid , archevêque de Lyon. Concile de Mouson ou Mouzon i 995). Concile de Saint-Denis (996K Concile de Poitiers (»99 ou 1000). L'Art de vérifier les dates n'indique plus de concile dans les pays qui formaient le royaume de France avant l'année 1022.
Concile d'Orléans (1022) ; le roi Itobert et la reine Constance y assistaient; on y condamna au feu treize manichéens. Conciled'Airxf. au diocèse d*Auxerre( 1022 on 1023). Conctle de Paris (1024). Concile d'Arras ( 1025 ); on y proclama le dogme de l'Église surla présence réelle dans Feu- « liaristie. Concile d Anse | 1025 ). Concile de Charroux en Poitou (1027) contre lef manichéens. Concile de Limoges (1029).
Concile de Bourges ( 1031). Concile de Limoges ( 1031 r, excommunication contre ceux qui n'obéiraient pas aux canont du concile et ne garderaient point la paix. Les conciles s'efforcèrent a cette époque de mettre un terme aux guerres privées qui étaient le fléau de la France. Plusieurs conciles, tenus en Aquitaine (1034), s'occupèrent du rétablissement de la paix et de la pureté de la discipline ecclésiastique. Use tint aussi plusieurs conciles en France, en 104 1 , oh l'on ordonna d'observer la trêve de Dieu, qui défendait que depuis le mercredi soir jusqu'au lundi matin on prit rien par force, qu'on tirât venceance d'aucune injure, ni qu'on > \igeat aucun gage pour les dettes. On excommuniait et on bannissait ceux qui contreviendraientà lafre't* de Dieu. Concile de Saint-Gilles, enUnguedoc(io42); vingt-deux cvèques y tirent plusieurs canons et confirmèrent la trec« de Dieu.
Deux conciles de Narbnnne (1042), l'un , le 17 mars, et l'autre, le 8 août. Conctle île Tuluje au diocèse d'F.lne dans le ftoussillon; on y confirma la fre*re de Dieu. Concile de' Sens ( 1048 ). Concile de Reims (1049); on y condamna plusieurs abus . el , entre autres, la simonie. Concile de Mayence ( 1049 > dirigé également, contre les prêtres simoniaques. Concile de Rouen {ioA9): la plupart des dix neuf canons de ce concile sont diriges contre la simonie. Concile de llrmnne , en Normandie 1 1050), contre l'hérésie de Bérenger qui niait la présence r •elle dans l'eucharistie. Concile de Tours (1050) contre la même hérésie. Concile de hsrit ioso tenu en présence du roi Henri H; < n y lut une lettre de Bérenger, dont l'hérésie
CON
fut condamnée ainsi que le livre de Seou Erigène sur l'eucharistie. Concile de Saint-Gilles , eu Languedoc ( lOSO); proclamation de la trêve de Dieu. Concile de Xarbonne 1054 >; continuation de la trêve de Dieu. Concile de fa Gaule lyonnaise ( 1055) tenu par Hildebrand; en v condamna la simonie. Concile de Toute (1055 j; Bérenger y abjura son hérésie.
Concile de Lisieva; ( io55i ; déposition de Manger, archevêque de Kouen; il lut remplacé par Maurilie- Concile de Rouen ( 1055 <>u I06J >; profession de foi contre l'hérésie de Bérenger; le concile déclara qu'après la consécration , le pain et le vin fiaient changés au corps et au sang de Jésus-Christ, et anathemulisu quinuiquiattaquerait cette croyance. Concile de Aorbonne \ 1055 ». Concile d' Angers ( 1055); la doctrine de Bérenger y fut encore condamnée. Concile de Toulouse ( 10501 ; ce concile condamna la simonie et ordonna aux ecclésiastiques de garder le célibat. Concile d'Arles (1059). Concile de Vienne ;i060 ; dix canons dirigés prin» -ipale- Dient contre la simonie et l'incontinence ées clercs. Concile de Tours ( lotto, tenu , rommo le précédent, par Etienne, légat du pape; mêmes décisions. Concile de Toulouse 1060 J, sous la présidence de Hugues, abbé de Cluni et légat du pape. Concile de C ndlontsur-Saône 1063 , sous ia présidence de Pierre Damien . léuat du (tape. Concile d'Auch (1068); il fut ordonné que toutes les églises payeraient à a cathédrale le quart de leurs dîmes.
VoncUe de Toulouse (1068 •; on y coniamna la siuionie. Concile d Anse, an iiocèse de Lyon ( lOTO). Concile de Chdlons-sur-Sadne io'2 . Con< ile <ir Rouen ;i072); vingt-quatre canons sur la discipline ecclésiastique; le quinzième canon ondamnales clercs n;ariés. Concile de Rouen (1073) tenu en présence du roi Guillaume le Conquérant, à l'occasion d'un tumulte arrive dans l'église Saint- Ouen de Houen. Concile de ChAlons-sur- Saône ( 1073). Concile de Poitiers ( 1074) ; nouvelle condamnation de l'hérésiarque Bérenger, qui faillit être tué dans ce concile. Concile de Rouen (1074); quatorze canons sur la discipline ecclésiastique.
Concile de Paris (1074); ce conciliabule n'est pas reconnu par l'Église. Concile de Dijon (1077 ; déposition de clercs simoniaques. Concile dWuiun (1077) tenu par Hugues de Die, légat de Grégoire VII; l'archevêque de Heims, Manassès, fut suspendu comme simoniaque. Concile de Poitiers (1078\ Concile de Bretagne (1079). Concile de Toulouse ( 1679); l'évô que d'Albi y fut déposé comme simoniaque Concile de Lyon (1079 ou 1080);