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confirmation delà déposition doMnnassèf, ureli.^f.|»if de Reims; il tut «basse et mourut excommunié. Concile d« Lille" bonne . vu Normandie ( 1060), tenu en présence de Guillaume le Conquérant; on y lit un grand nombre de canons pour établir Tordre dans l'Etat et dans l'Eglise. Concile d'Avignon (1080*. Concile de Ho rd taux (1080 1; nouvelle condamnation de l'beresie de Bérenger, qui mourut peu de temps après, en 1088 Concile d'Issoudun\ 1081). Concile de Compiègne ( mss . Concile de Toulouse (1090V Concile de Narbonne (io9l). Concile é'fitampts 1 1091 ). Concile de Soissons ( I09'2 ) : con damnation de l'hérésie de Itoscelin qui attaquait le mystère de la sainte Trinité. Concile de Reims ( lOOT ) ; le concile force Robert le Frison, comte de Flandre, à rein» tu er au dp>n de di-pomlle , en vertu duquel il «'emparait de l héritage des clercs. Concile de Reims < 1094 ); Philippe l«r voulut faire approuver dans ce concile son mariaue avec Bertrade de Montfort qu'il avait enlevée h Foui-
Îiues le Béchin. Yves de Chartres reusa d'assister à une assemblée oh il n'aurait pu exprimer son avis avec liberté. Concile d'Auiun ( 1094 ) ; excommunication de Philippe 1er pour son mariage avec Bertrade de Montfort. Concile de CUrmont , en Auvergne ( 1095 }, ouvert le 18 novembre par le pape Urbain II, et terminé le Qfi du mAme mois. Il y avait à ce conoile treize archevêques et deux cent cinq prélats, tant évôques qu'abbés; quelques écrivains en comptent jusqu'à quatre cents, l.'aete le plus célèbre de ce concile fut la publication de la croisade prèchée par le pape et accueillie par le cri de Dieu le reutl Dieu le veutt On y renouvela le canon qui imposait la trêve de Dieu ; Philippe , roi de France , fut de nouveau excommunié. Concile de Rouen (1096); on y lit huit canons pour confirmer les décisions du concile de Clerment. Concile de Saintes ( 1096), sous la présidence d'Urbain H. Concile de Tours (1096) également présidé par le pape ; on y confirma les décrets du con cile de Clennont. Concile de Ntmes { 1096 1. sous la présidence d'Urbain; confirmation des décrets du concile de Clermont ; absolution de Philippe \" qui avait promis de quitter Bertrade de Montfort.
Conc.ilede Reims (1097). Concile de Saint- Orner ( 1099); injonction d'observer la trêve de Dieu, sous peine d'excommunication.
Concile de Valence (1100) ; suspension de Norgaud, évêque d'Autun , accusé de iéroonie. Concile de Poitiers (1100); confirmation de la déposition de Nor-
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gaud; Philippe 1er et Bertrade furent de nouveau excommuniés. Concile d'Anse (1100) ; excommunication de ceux qui, après avoir pris la croix, ne pariaient pas pour la Palestine. Concile de Troyee (1104}. Concile de Beaugency (1104); Philippe W et bertrade y assistèrent , mais sans obtenir l'absolution du pape.
Concile de Parie (1104); absolution de Philippe et de Bertrade qui promirent de n'avoir ensemble aucun commerce criminel. Concile de Reims (nos). Concile de Poitiers (1 1061 ; Bohémond , prince d'Antioche, y assista; la croisade y fut précitée. Concile de Lisieux (1106); Henri I«r, roi d'Angleterre, y assista.
Concile de Troyes ui07i; le pape Pascal II y prêcha la croisade; le concile excommunia tous ceux qui violeraient la trêve de Dieu. Les investitures données par des laïques furent condamnées dans ce concile. Concile d'Anse i 1112) Concile de Vienne ( 1 1 12 ) ; condamnation des investitures données par des laïques.
Concile d'Aix ( 1112). Concile de Beauvais (ui4); excommunication de l'empereur Henri V. Concile de Soitsons (1115). Concile de Reims ( 1 1 1 S ) tenu par le légat Cosson. Concile de Chdlons-eur- Marne (i 1 15 1 tenu par le même légat; on excommunia dans ces deux conciles l'empereur Henri V. Concile de Tournus (11 1S). Concile de Langres (lllt tenu en pleine campagne dans le diocèse de cette ville. Concile de Dijon (niO). Concile de Toulouse (ni8); croisade prêchée contre les musulmans d'Espagne. Concile de Rouen ( 1 1 18 1 ; Henri l«r et le légal du pape Gélase y assistèrent. Concile de Vienne fins» tenu par le pape Gélase.
Concile de Toulouse ( lift); dix canons dont le troisième est dirigé contre les manichéens. Concile de Reims (1119), présidé par le pape Calixte II qui avait près de lui quinze archevêques, deux cents évèques et environ autant d'abbés ; il s'ouvrit le 20 octobre et dura jusqu'au 30 du même mois. Louis le Gros y assista et y porta plainte contre Henri roi d'Angleterre, qui avait envahi la Normandie. On fit plusieurs décrets dans ce concile contre la simonie, les investitures données par des laïques, et l'incontinence des clercs. Un des canons défendit de rien exiger pour le baptême, les saintes huiles, la sépulture ou l'onction des malades. La trêve de Dieu fut de nouveau proclamée; mais le concile tenta vainement de conc lure la paix entre le pape et l'empereur. Concile de Rouen (1119); canon sur le célibat des prêtres. Concile de Beauvais (1120). Concile de' boissons (H20);Abélard fut obligé de
brûler lui-même son livre de la Trinité. Rn H24, le légat Pierre-Léon tint da& conciles à Chartres, à dermont, à Beauvais et à Vienne; mais on n'a aucun détail sur ces assemblées Concile de Nantes (H27); abolition du droit de bris, qui donnait au seigneur la dépouille des naufragés, et de la coutume qui, en Bretagne, attribuait au seigneur tous les meubles d'un mari ou d'une femme, après la mort de l'un des deux. Concile de Troyes ( 1 128); il fut décidé qu'on donnerait une règle écrite aux templiers , et qu'ils porteraient un vêtement blanc. Concile de Rouen (1128). Concile de Paris (U29\ réforme de plusieurs monastères, et, entre autres, du monastère d'Argenteuil.
Concile de Châlons sur-Marne ( 1 129 ). Concile de Toulouse (U30). Concile du Puy-en-Veiay tii30); excommunication de l'antipape Anaclet. Concile d'Étampes (U30); Louis VI assista a cette assemblée, qui, sur la déclaration de saint Bernard , se prononça en faveur d'Innocent II contre Anaclet. Concile de Clermont,en Auvergne ( 1 130 ), tenu par Innocent II. Concile de Reims (1130), également sous la présidence d'innocent 11. 11 y avait dans celte assemblée treize archevêques, deux cent soixantetrois évèques et un grand nombre d'abbés. Saint Bernard ttait le plua distingué des abbés. L'élection du pape Innocent II y fut approuvée , et l'antipape Anaclet excommunié. On y publia dixsept canons , qui sont à peu près les mêmes que ceux du concile de Clermont tenu l'année précédente. L'usage des tournois y fut prohibé. Le concile dura quinze jours. Le pape y sacra Louis VII qui y assistait avec son père. Concile de Cretsson dans le territoire de Narbonne ( 1132); le terriioire <.ù se tenait le concile fut déclaré inviolable; les évèques en marquèrent les limites avec des croix et prononcèrent l'auathème contre ceux qui ne respecteraient pas cette sauvegarde. Concile de Jouarre au diocèse de Meaux ( ii33 Concile de Sens (ii40); les doctrines d'Abélard y furent condam nées. Concile de Lagny (U42). Concile de Bourges C 1 1 45). Concile de Vézelai ( 1146 ); Louis VU y prit la croix, à la persuasion de saint Bernard, avec la reine Êléonore et un grand nombre dr seigneurs. Concile de Laon ( 1 146 ). Concile de Chartres ( 1 1 46 1 ; on s y occupa en core de la croisade, dont saint Bernard refusa d'être le chef. Concile de Paris ( 1147) . tenu par le pape Eugène III ; on y examina les doctrines de Gilbert de la Porée , évèque de Poitiers, sur la Trinité ; elles furent attaquées par saint Bornardl —
CON
(e concile ajourna la décision de cette question. Concile de Reims ( 1148) , sons la présidence du pape Eugène Itl ; condamnation des doctrines ue Gilbert de la Porée. Concile de Beauyenry ( H52); le mariage de Louis VII et d'Eléonore de Guyenne y fut annulé. Concile de Moret 1 154). Concile de Soissons ( 1155); Louis vil et ses barons y jurèrent la paix pour dix ans. Concile de Reims 1 1 57 ) ; on y lit sept canons sur la discipline ecclésiastique. Concile de Neuf-Marché , au diocèse de Koucn (U6r. Concile de Béarnais ( 1161 ); dans ces deux conciles on reconnut le pape Alexandre III. Concile de Toulouse (t tôt ; les rois de France et d'Angleterre , Louis VII et Henri II, avec plus de cent prélats, évéques et abbés , reconnurent le pape Alexandre III avec plus de solennité que dans les assemblées précédente*. Concile de Montpellier ( 1162 ), oh l'antipape Octavien , qui pren.iit le nom de Victo> , fut excom • munit'. Concile de Tours ( i 163 . sous la président e du pape Alexandre III, assisté de dix-sept cardinaux, cent vingt-quatre évéques, quatre cent quatorze abbés. Le quatrième canon fut dirigé contre les manichéens, qu'on nomma dans la suite Albigeois Concile de Reims (H64)tenu par le pape Alexandre III: un s'y occupa des secours a donner à la terre sainte. Concile de Lonthers près d'Albi ( 1165); ce concile condamna les hérétiques nommés alors Bons hommes et plus tard Albigeois. Concile d'Aix-la-Chapelle ( 1165); nous mentionnons ce concile ou plutôt cette assemblée mixte, quoique la ville d'Aixla-Chapelle ii appartînt plus à la France, parce que Charlemague y fut canonisé par les partisans de l'empereur rredéric Barberousse. La cérémonie de la canonisation se fit le 29 décembre 1 165. « Aucuti pape , disent les auteurs de Y Art de vérifier les dates , n'a contredit cette canonisation , quoique faite par les schisraatiaues et par l'autorité d'un antipape , et depuis ce temps on a célébré la féte de C arl» magne comme d'un saint dans quelques églises.» Concile d Avr anches \ H72); le roi d'Angleterre, Henri II , après avoir fait un serment, tel que les légats du pape l'exigeaient, cl s'être soumis à la pénitence publique , fut absous de l'assassinat de saint Thomas de Cantorbéry, qui avait eu lieu le 29 décembre 1171. Concile de Puy (U81). Concile de Bazas (i 181). Concile de Limoge» (U82i. Concile de Paris ( 1185) ; Philippe Auguste ordonna aux prélats assemblés d'exhorter tous les Français a se croiser pour la délivrance de Jérusalem. Concile de Charroux (UM); règlements de discipline ecclésiastique.
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Concile de Mouson uu M ou son (i 187 ; il y eut , en 1 188 , trois conciles pour la croisade : concile entre Gisors et Trie . ou les rois de France et d'Angleterre prirent la croix; concile du Mans, où le roi d'Anleterre ordonna que chacun donnerait la tme de ses revenus et de ses biens meubles pour l'expédition de Li terre sainte, concile de Parts , oh Philippe Auguste ni la même ordonnance. On appela cet impôt dtme saladine. Concile de Rouen ( 1179 ). Concile de Compiègne ( J193 ) ; cette assemblée mixte prononça la dissolution du mariage de Philippe Auguste avec Ingeburge de Danemark ; luge burgeen appela au pape. Concile de Mont pellier ( U95); on encouragea dans ce concile les expéditions en faveur de* chrétiens d'Espagne. Concile de Paris ( U96) tenu en présence de deux légat? du pape ; on s'y occupa du mariage de Philippe Auguste avec Ingeburge de Da nemark , mais sans rien décider. Concile de Sens 1 1 98 contre une secte de manichéens. Concile de Dijon( 1 199); Pierre de Capoue, légat du pape, assisté de quatre archevêques et de dix- huit évèques , y traita du mariage de Philippe Auguste avec Ingeburge. l e roi inteijeta appel au pape, et le concile ne décida rien.
Concile de Vienne . 1200) ; le légat étant sorti du royaume de France, jeta l'interdit sur toutes les terres qui dépendaient de Philippe. Auguste. Concile de Nesle en Vermandoie ( 1200); Philippe Auguste ayant repris Ingeburge et juré qu'il la traiterait en reine . le légal Octavien leva l'interdit. Concile de Soissons ( 1201 ) ; on s'y occupa encore d'In^eburge qui avait été entérinée au château dttampes. Concile, de Paris i 1201); Gérard de Nevera y fut condamné comme hérétique. Concile de Meaux ( 1204 ) ; on s'efforça de ré concilier les rois de France et d'Angleterre. Concile d'Arles ( 1205) tenu par le légat Pierre de Castelnau. Conr.tle de Montélimart ( 1109 ; le légat Milon li citer au concile de Valence le comte de Toulouse, lluymond VII, accusé du meurtre de Pierre de Casulnau. Concile de Valence ( 1209 ; ; le comte de Toulouse y comparut et consentit à livrer sept de ses châteaux ; il ne reçut pas encore l'absolu lion. Concile de Saint-Gilles ( 1209 ) ; le comte Kaymond se soumit à la pénitence publique et reçut l'absolution. Concile d'Avignon ( 1209 . Concile de Saint-Gil les ( 1210). Concile de Paris (1210 ); condamnation des erreurs d'Amauri et de plusieurs de ses discinles. Les livres de la métaphysique d'Aristoie, récemment apportés en France et traduits du grec en latin, furent aussi condamnés. Concile de
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Narbonne r 121 1 } ; on offrit au comte de Toulouse de lui rendre s<s États, s'il valait en chasser les hérétique*; le comte refusa. Concile d'Arles ( 1211 ); le comte de Toulouse ayant refusé les conditions
?u on lui avait offertes fut excommunie oncile dt Paris (1212); réforme du clergé séculier et régulier. Concile de Pamiers ( 1212 j réuni par Simon de Montfort. Concile de ljavaur (1213 ^;on y rejeta les propositions faites par le roi d'Aragon pour la réconciliation des chefs des AlbigeoK Concile dt Montpellier (m s); Simon de Montfort y fut proclamé comte de Toulouse en place de Haymond VI. Connu de Paris (1215 ); le légat Robert de wourçon y fit uu règlement pour l'école m Université de Paris; c'est le plus anrien règlement de cette nature qui soit parvenu jusqu'à nous. Concile de Melun ,1216) ; le pape Innocent III avait écrit à rarchevêque de Sens et à ses suffragants |ue Philippe Auguste était excommunié romme soupçonné de favoriser les entreprises de son fils Louis, qui, maigre la défense du pape, avait fait une invasion en Angleterre, où l'appelaient les barons du royaume pour remplacer Jean sans Terre.
Les principaux seigneurs de France, rénnis à Melun . refusèrent d'admettre l'excommunication lancée contre le roi. On place quelquefois en 1219 un concile de Toulouse qui doit être reporté en 1229 Concile de Houen ( 1223 .»: on y publia un résumé des canons du concile de Latran lenu en 1215. Concile de Parts ( 1223 ) contre les Albigeois. Concile de Montpellier (1224; ; Itaymond VII y demanda vainement à être réconcilié avec l'Église.
Concile de Paris ( 1225 ) ; le légat romain y traita avec le roi Louis VII des affaires ^Angleterre et des Albigeois. Concile de Melun (1225); le roi elles é*êques s'y occupèrent de la juridiction ecclésiastique.
Concile de Bourges { 1225} tenu par un légat du pape assisté d'environ cent évê-
3 «es de France; Raymond VII et Amauri e Montfort y soutinrent chacun leurs droits sur le comté de Toulouse. Concile de Pans 1226) excommunication de Haymond VII ; le concile confirma an roi et à ses descendants la possession du comté de Toulouse iiu'Amauri de Montfort leur avait cède. A la suite d'un nouveau concile tenu à Paris, le 20 mars 1226, le roi convoqua tous ses vassaux pour aller combattre les Albigeois. Concile de Narbonne 1 1227) ; quelques-uns descanonsde ce concile concernaient les juifs qui furent forcés de porter sur la poitrine une rouelle ou figure de roue. Conci'/p de Meauxt 1229 • ce concile fut bientôt transféré à Paris; Raymond Vil s'y soumit à ITÊglipe et y signa
CON
un traité avec le roi. Cotictfc de Toulouse {1229 pour l'extirpation de l'hérésie des Albigeois. Concile de Chdteau-Gontier { 1231;. Concile de Houen ( 1 231 ) ; parmi les règlements sur la discipline ecclésiastique, on remarque ceux qui ordonnent de raser entièrement les vagabonds appelés clercsnbauds: on vonlait qu'il ne restât pas de traces de la tonsure ecclésiastique qu'ils avaient profanée (voy. Clercs et Gouili-aros . Concile de Noyon (i233). Concile de Laon ( i233>. Conctte de Saint- Quentin 1 1233 1. Concile de Beziers ( 1234) contre les hérétiques. Concile d'Arles 1234; contre les hérétiques. Concile de ftarbonne (1235 ; règlement pour l'inquisition. Concile de Reims ou de Saint- Quentin (1235). Concile de Compiègne (1235.; on place vers cette époque rordonnance qui dispensait les vassaux du roi de comparaître,. en matière civile, devant les tribunaux ecclésiastiques. Concile de Sentis (1235); l'interdit est jeté sur une partie des domaines du roi. Concile de Tours (1236:; défense aux croisés et autres chrétiens de maltraiter les juifs. Concile de Cognac ; 1238 ); chaque église doit avoir son sceau portant le nom de la paroisse. Concile de Tours (1239). Concile de Saint-Quentin 1239) contre ceux qui maltraitaient les clercs et les emprisonnaient. Concile de Serw(i239). Concile de Meaur (I240>. Concile de Sentis (1240) qui accorde au pape le vingtième des revenus ecclésiastiques. Concile de Bourges (i240i; projet «l'une nouvelle croisade contre les Albigeois. Concile de Laval (1240 . Concile de Bésiers (1213); contestation entre les inquisiteurs et le comte de Toulouse qui porta ses plaintes au concile. Concile de Narbonne (i244>.
Concile de Lyon (1245); treizième concile général tenu par le pape Innocent IV en présence de Baudouin II, empereur de Constantinople. Il y avait cent quarante évéques, à la tète desquels étaient les patriarches de Çonstantinople. d'Antioche et d'Aquilée La première session s'ouvrit le 28 juin 1245 ; la seconde le S juillet, et la troisième et dernière le »7 du même mois. Ce fut duns cette dernière session
qof lo papclm M IV déposa l'empereur
Frédéric II et délia ses sujets du serment de fidélité, « sans dire dans la semence, avec l'approbation du concile , comme il est dit ordinairement dans les autres décrets, p (Art de vérifier les dates. ) Ce fut aussi dans ce concile qu'il fut décidé', suivant quelques auteurs , que les cardinaux porteraient le chapeau rouge. Concile de Beziers (t248*t règlement pour les inquisiteurs. Concile d'iïtampss (1247). Con-
cile de Paris (1248). Concile de Vaience
CON
(1248) ; renouvellera* nt de l'exconimun .. lion lancée contre l'empereur Irédéric It et ses adhérents. Concile de Provint ( 1251); canons sur la discipline ecclésiastique Concile de l'hle au connut \ (1251). Concile de Sent (J252). Concile de Paris f 1253). Concile de Saumur (1253 ; un des canons de ce concile prohibait les mariages clandestins Cotuile de ChAteau,Gontier(i25i). Concile d'Albi (1255N; canons qui ont principalement pour but l'extirpation de l'hérésie. Concile de Bordeaux (125b). Connle de Paris (1255). Concile de Paris (1256). Concile de Sens (1256); il y eut deux conciles tenus Ja même année'dans celte ville, l'un le 31 juillet et l'autre le 24 octobre. Concile de Ruffec (n&8). Concile de Montpellier (1258); canons relatifs à la discipline ecclésiastique et contre les usures intolérables des juifs. Concile de Paris (1.260 tenu par ordre de saint Louis p ur implorer le secours de Dieu contre les lartares 11 fui ordonné qu'on ferait des processions , qu'on punirait les blasphémateurs ; que le luxe des tables et des habits serait réprimé et les tournois défendus pour deux ans, ainsi que tous les jeux, hors les exercices de l'an- et de l'arbalète. Conale de Cognac (1260 : on voit par le premier article des constitutions de ce concile que le peuple assistait encore à cette époque aux offices de nuit; on défendit dans ce concile les combats de coqs. Concile d'Arles (1260 ou 1261 ): on y condamna l'hérésie de Joachim qui disait que le règne du Père avait doré depuis le commencement du monde jusqu à la prédication de Jésus-Christ; qu'ensuite était venu le règne du Christ jusqu'en 1260, et qu'après cette époque aurait lieu le règne du Saint Esprit qui durerait de 1260 jusqu'à la fin du monde; que, dans le premier âge, les hommes vivaient selon a chair, dans le second entre la chair et l'esprit et que dans le troisième ils vivraient plus parfaitement selon l'esprit.
Un des canons de ce concile prouve que la confirmation se donnait encore aux petits enfants. Concile de Paris ( net ). Concile de Cognac ( 12621; canons contre les excommuniés pour les forcer à se soumettre. Concile de Pari* (1263) : l'archevêque de Tvr, légat du suint-siége , y "htint le centième des revenus du cierge de France pendant cinq ans pour les besoins de la terre sainte. Concile de Nantes ( 1264 1 ; neuf canons , dont le second défendait de servir plus de deux plats aux prélats qui faisaient lu visite de leur diocèse. Concile de />ana(i264 v ; ordonnance très-sévère contre les blasphémateurs.
Concile de Boulogne (1264). Concile de
Pont-Audemer (1267). Concile ,u Ckdteau-Qontier ti268i; défense aux juges séculiers de s'emparer de biens de I Êglise. Concile de Sens ( vn<\> ( onale de i nmfiiègnê Ci27o». Concile d'Avignon (i2lo\ Concile de Saint-Quentin 1*27 1 1. Concile de Bennes { 1273.). Concile de Lyon (1274;; c'est le quatorzième concile général. 11 s'y réunit , sous la présidence de Grégoire X, cinq cents cvèques,et un
Prand nombre d'abbés On s') occupa de élection «In j>u|ic ci des cm <jues, rte l'ordination des clercs , etc. Les Grecs y abjurèrent le schisme et reconnurent la primauté du pape. Concile tt'Avles 1275).
Concile de Saumur » 1276). Concile de Bourges (1276). Concile de Langeais
(1278) tenu par l'archevêque de Tours.
Concile de Comptègne (1278). Concile de Pont-Audemer (1270). Concite de Béliers
(1279) . Concile d'Avignon 1279' contre les usurpations des biens ecclésiastiques. Concile d Angers ( 1279). Concile de Bourges (1280). Concile de Sens (i280\ Concile de Paris (1281); on s'y plaignit des religieux mendiants qui , mulgré les ëvôques, prêchaient et confessaient dans leurs diocèses. Concile d'Avignon (1282). Concile de Saintes (1282 . Concile de Tours ( 1282 >, Concile de Biez (1286^. Concile de Bourges U286>. Concile de Beims (1287). Concile de l ltle dans le comtat Venaissin ( 1288). Concile de A'oyarodans l'Armagnac { 1290) ; plusieurs canons contre les excommunies. Concile de Saumur ii294'. Concile de Uouen (1299).
Concile de Béziers (1299).
Vouale d'A uch { 1300). Concile deMclun (1301). Concile de Beims (1301 . Concile de Paris( 1302) ; assemblée de prélats et de seigneurs à l'occasion de la bulle ausculta fili. Les seigneurs écrivirent aux cardinaux une lettre où ils soutenaient que, pour le temporel, le roi ne 1 élevait que de Dieu seul. Les prélats s'adressèrent au )>ape, en le priant de conserver l'ancienne union de l'Église et de l'Etat. Concile de Beims ( tW2). Concile de Compiè^nei 1303). Concile de Paris ii303 ; Guillaume de Nogaret, procureur général du parlement de Paris, y présenta une requête contre le pape BonifuceVlll , qu'il accusait de simonie et d'hérésie. Assemblée mixte du Louvre ( 13 juin 1303 1 : nouvelle plainte portée contre Boniface VIII. Concii- de Nogaro dans l'Armagnac (1303) Concile de Cambrai ( 1303). Concile d'Auch (130b). Concile de Paris (1310) tenu par Philippe de Marigni , archevêque de Sens , a l'occasion du procès des templiers; cinquante-neuf templiers furent condamnés fc être brûlés v ifs, et subirent ce supplice près de la porte Saint-Antoine. Concile de Senlis (1310) ;
•m cor*
neuf templiers furent condamnés au feu.
Concile de Vienne [ 1 31 i-i3t2v, quinzième concile général tenu par le pape Clément V ; il y avait plus de trois cents evèques et un grand nombre d'abbés ; l'ordre des templiers y fut supprimé. Concile de Paris ( I3i 4). Concile de Saumur (I3i5). Concile de Nogaro en Armagnnc flSlS); on y condamna l'usage de refuser le sacrement de pénitence aux condamnés qui le demandaient. Concile de Sentis (i3i 5). Concile de Sentis ( lit**. Concile de Sens (1320); il y est fait mention pour la première fois de l'exposition et de la procession du saint sacrement. Concile de Paris ( 1324 ). Coneile de Sentis (1326). Concile d'Avignon (1326). Concile de Marciac au diocèse d'Auch (1326). Concile de Ruffec (1327). Concile d' A vignon ( 1 327 ) j on y condamna l'antipape Pierre de Cornières et ses adhérents. Concile de Compiègne (1329).
Concile de Marciac (1330). Concile de Notre-Dame du Pré ou de Bonne-Sourelie, près R»>uen ( 1335). Concile de Bourges (1336); un des canons interdit le » ommerce au clergé. Concile de Château- Gontier (1336; ; canons pour maintenir la juridiction et les biens temporels du clergé. Concile d'Avignon ( 1337). Concile de Saumur J34i . Concile deNoyon{ 1344); plaintes contre les perturbateurs de la juridiction ecclésiastique. Concile de Paris (1347); mêmes plaintes. Concile de Béziers (iS5i). Concile d'Apt (1365). Concile d'Angers ( 1 366 I. Concile de Lavaur (1363). Concile de Narbonne (l374).Concile de Paris < 1305) ; concile national où Ton délibéra sur les moyens de fairecesser le scbisme d'Occident; la plupart des membres du concile se prononcèrent pour la cession des deux papes de Home et d'Avignon. Concile de Paris (1398); second concile national auquel assistèrent onze archevêques, soixante évèques, soixantedix abbes, le recteur de l'Université de Paris , avec un grand nombre de membres des universités ; le patriarche d'Alexandrie y était présent. On déclara que le meilleur moyen de mettre un terme au schisme d'Occident, était de soustraire le royaume à l'obédience du pape Benoit XIII.
Concile de Parts , 1404) articles relatifs à la conservation des privilèges du clergé pendant le schisme. Concile de Paris (1406); on y demanda la convocation d'un concile général pour mettre un terme au M'hisme d'Occident. Concile de Reims (i408>. Concile de Paris (1408); on y fit des règlements pour le gouvernement de l'Eglise gallicane pendant la durée du schisme. Concile de Perpignan ( 1 4o8 tenu par Benoit XIII; ce concile n'est pas reconnu par l'Eglise. Concile de Parie
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(i 429) ; règlements concernant les mœurs et les devoirs des ecclésiastiques; on y condamna les fêtes des fous et de l'âne (voy. Fétcs) Concile de Nantes (1431); prohibition d'un usage qui consistait à surprendre , le lendemain de Pâques , les clercs paresseux dans leur lit, a les promener nus par les rues, à les placer en cet état sur l'auiel , et à les arroser d'eau bénite. Assemblée mixte de Bourges 1 440 ' , où fut maintenue la pragmatique sanction de Charles VII, empruntée en grande partie aux canons du concile de Baie. Concile de Rouen ( 1445); le septième statut condamne la superstition de « eux qui désignaient sous des noms particuliers certaines images de la sainte Vierge, tels que Notre-Dame de recouvrance, de consolation, de grâce , etc., parce que ces noms donnaient lieu de croire qu'il y avait plus de vertu dans une image que dans une autre. Concile d Angers (i 448). Concile de Soissons (1455). Concile d'Avignon (1457). Concile de Sens (148S).
Concile Je Tours (1510); ce concile soutint Louis XII dans sa lutte contre le pape Jules II. Concile de Paris 1 528 ; on v condamna l'hérésie de Luther. Concile de Bourges (1528) ; canons pour la condamnation de rherésie luthérienne et la réforme des mœurs du clergé. Concile de Lyon (1528). Concile de Boulogne 1 1548). Concile de Narbonne (1551). Concile de Vienne (î 557). Concile de Poissy (1561); il est connu sous le nom de Colloque de Poissy. Concile de Reims ( 1564 . ; reforme des mœurs et de la discipline ecclésiastique. Concile de Reims ( 1 565 ). Concile de Cambrai ( 1565). Concile d'Avignon* 1569). Concile de Rouen ( 1 581 ,\ Concile de Reims
(1583) . Concile de Tours (1583). Concile d'Embrun (i583 . Concile de Bourges
(1584) . Concile d'Aix (1585). Concile de Cambrai (1586L Concile de Toulouse (1590). Concile d'Avignon 1594 .
Concile d'Avignon 1 1606). Concile de Narbonne (1609). Concile de Grasse (1610). Concile de Paris (i6l2). Concile d'Aix (1612). Concile de Bordeaux (1624). Concile de Narbonne Ci635). Concile d'Avignon (1668). Concile de Narbonne (1671). Assemblée générale du clergé (1682); proclamation des quatre articles qui résument les libertés de l'Église gallicane.
Concile de Toulon (1704). Concile d'Embrun (1727). Concile national de Paris (i8U)sous la présidence du cardinal Fesch. En 1849 et 1850 , la plupart des églises métropolitaines de France et principalement les églises de Paris , de Lyon, de Uoucn, de lleims, etc., ont tenu
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des conciles provinciaux, avec l'autorisalion du gouvernement, comme l'exige le concordat de 1801 pour la réunion des synodes et autres assemblées ecclésiastiques. — On a publié plusieurs recueils des conciles. Le père Sirmond (Jacques) a donné les Concilia an tiqua G allia , Paris, 1629; on y a joint un volume de supplément et les Concilia novisiima Gallix, publiés eu 1 646 Le père Labbe et le père Cossart ont édité une colle«aion complète des conciles en dix-huit volumes in-folio, Paris, 1671-1672. Une réimpression a été publie à Venise, en 1728, et forme vingt-cinq volumes in-folio. Le p^re Hardouin avait donné à Paris, en 1715 et années suivantes, une nouvelle collection des conciles sous ce titre Concdiorum collectio regia mnxima. La dernière collection des conciles et la plus complète est celle de Mansi : Sacrorum conciliorura nova et amplissima collectio , Florence et Venise, 1 7 57 et années suivantes. Le trente et unième volume publié en 1778 finit à l'année 1509. On trouve dans V Annuaire de la Société de l'Histoire de France une Chronologie des conciles, par M. L. de Maslatrie.
CONCLAVE.— Quoique les conclaves ne soient pas une institution française, il est cependant nécessaire d'en parler, puisque la France y envoie ses cardinaux et participe ainsi à l'élection des papes. Ce Fut seulement en 1270 que commença l'usage du conclave Clément IV était mort à Viterbe en 1268. Les cardinaux (voy. ce mot) ne pouvant s'entendre sur le choix de son successeur voulurent quitter Viterbe. Hais les habitants instruits de leur projet fermèrent les portes de la ville et leur signifièrent qu'ils ne surtiraient qu'après avoir élu un pape. Depuis cette époque on en ferma les cardinaux dans un conclave pour qu'ils procédassent à l'eleotion du chef de l'Eglise. Ils doivent y entrer dix jours après la mort du pape ; ils s'y rendent en procession et prennent possession de la cellule que le sort leur a assignée. Les ambassadeurs des puissances peu- Tent rester dans le conclave pendant les premières vingt quatre heures de l'assemblée. Ils doivent ensuite se retirer.
Les portes sont alors fermées ; le conclave muré et des sentinelles posées à chacune des issues. Le cardinal doyen et le camerlingue ou chancelier font constater par le protonotaire apostolique que la clôture est complète. Chaque cardinal ne peut garder avec lui que deux conclavistes , run d'cpée , l'autre d'église : on en accorde quelquefois un troisième aux cardinaux-princes ou aux cardinaux vieux
et infirmes. Les autres personnes destinées au service du conclave sont le sscristai n,lesous-sacrislain,un sécrétai re, un sous-secrétaire , un confesseur, deux médecins, un chirurgien , deux barbiers , un apothicaire avec deux garçons apothicaires , cinq maîtres des cérémonies, un maçon . un charpentier et seize valets. Deux fois par jour, un maître des cérémonies parcourt le conclave une clochette à la main pour avertir les cardinaux de 6e rendre à la chapelle du scrutin. Chaque cardinal , en entrant dans cette chapelle , se revêt d'une chape et d'une espèce de' manteau cramoisi à longue queue, fermé avec une agrafe.
Le conclave est établi dans le palais du Vatican; il se compose de petites cellules faites de bois de sapin. Chaq ue cellule a un appartement séparé pour les conclavistes. Tous les jours à midi et vers le soir, les orhYiersde chaque cardinal viennent demander au maître d'hôtel du conclave le dîner de leur maître, ou ils v-nt le prendre, s'il a cuisine particulière , et ils le portent aux tours du conclave qui ne s'ouvrent que pour laisser passer les mets. On observe scrupuleusement les formalités consacrées par l'usage. D'abord marchent deux estatiers du cardinal portant chacun leur masse de bois de couleur violette avec les armes de Son Eminence. Le valet de chambre du cardinal vient ensuite portant la masse d'argent ; les gentilshommes suivent deux à deux et tète nue. Après eux paraît le maître d'hôtel la serviette sur l'épaule; il est accompagné de l'échanson et de l'écuyer tranchant. Les domestiques qui les suivent portent le dîner du cardinal avec tous les ustensiles de table. D'autres valets portent de grands paniers qui contiennent des bouteilles de vin , du pain , des fruits, etc. En arrivant au tour, ils nomment leur cardinal à haute voix, afin que son valet de chambre , qui attend dans l'intérieur du conclave , s'avance et fasse prendre ces provisions par des valets qui les portent dans la cellule du cardinal. Tous les mets sont exactement visités par le prélat qui est de garde au dehors avec un des conservateurs du peuple romain pour empêcher qu'il ne passe ni lettre ni billet. Us peuvent même ouvrir les viandes de peur de supercherie. Les bouteilles et les flacons doivent être de verre ou de cristal afin que l'on puisse voir ce qu'il y a dedans. Mais cet examen ne se fait pas rigoureusement, parce que toutes les précautions qu'on pourrait prendre n'empêcheraient pas les cardinaux d'entretenir des intelligences au dehors; après que les provisions ont été introduites dans le conclave , un curseur
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du pape qui assiste à cette opération en robe violette et tenant la niasse d'armes , ferme la porte des tours. Le prélat assistant s'assure si tout est bien fermé, et applique le sceau de ses armes sur la serrure.
L'élection a lieu au scrutin. Chaque car» dinal dépose son bulletin dans un calice placé sur l'autel de la chapelle du scrutin. Chaque billet est divise en huit parties. \jù premier espace doit contenir le nom du cardinal électeur; le second reste en blanc; le troisième renferme le cachet; le quatrième le nom du cardinal à qui l'on donne sa voix ; le cinquième son titre et ses qualités ; le sixième sert pour un second cachet; le septième reste en blanc , et le huitième est rempli par une sentence tirée de l'Écriture sainte. Avant le scrutin , on met dans un sac de petites boules sur lesquelles les noms de tous les cardinaux sont imprimés pouf que le sort désigne trois scrutateurs, trois infirmiers et trois réviseurs. Lorsqu'on commence le scrutin , chaque cardinal prend entre le pouce et l'index son billet écrit, plié et cacheté en le tenant élevé . aflh qu'il soit vu de tous les électeurs; il le porte à l'autel, se met à genoux , fait sa prière . prête le serment tout haut, monte à 1 autel, lève la patène , fait glisser le billet dans le calice et retourne a sa place. Les cardinaux infirmiers vont recueillir les billets des cardinaux malades dans une boite qui est ouverte eh présence de l'assemblée. Pour que l'élection ait lieu , il faut u'un candidat réunisse au moins les eux tiers des voix. Lorsqu'il n'y a pas de majorité suffisante on a recours à l'accessui . On appelle ainsi le scrutin dans lequel les cardinaux accèdent au* vote d'un autre cardinal et le déclarent par cette formule accedo domino. Ceux qui persistent dans leur premier vote le déclarent par ces mots : accedo nemini (je ne me joins à personne). Dès que l'élection est terminée, on fait entrer trois protonotaires apostoliques, qui dressent l'acte de l'élection sur l'inspection des billets , et tous les cardinaux signent cet acte. L'élection du pape a lieu quelquefois, mais rarement, par compromis ou par inspiration. Dans le premier cas, les électeurs s'en rapportent à un cardinal d'une probité reconnue à qdi ils donnent pouvoir de nommer celui qu'il croit digne d'occuper la chaire dè Saint- Picrie. L'élection par inspiration se fait par une déclaration spontanée du sacré collège en faveur d'un cardinal. Il y en a peu d'exemples. Enfin l'élection par adoration a lieu lorsque les deux tiers des électeurs vont saluer pape le cardinal sur lequel se portent leurs suffrages.
CONCORDATS. — Les concordat* sont
des traités spéciaux signés entre la papauté et les souverains temporels pour régler les relations de* deux puissances. H y a eu, en France , quatre concordats conclus par François I«r( 1SI6 ), Bonaparte premier consul f 18O1 ), Napoléon empereur (1813 et Louis XVUI ( 1817).
Les deux premiers seuls ont été exécutes; les deux derniers sont restés à l'état de projet. François conclut le concordat de Bologne avec Léon X , en 1516 , lorsque la victoire de Marignan venait de lui livrer le duché de Milan. Il sacrifia la pragmatique sanction de Bourges. Ce concordat abelit les élections des évêques et des abbés et accorda au pape le droit d'y pourvoir sur la nomination du roi. En réalité , les rois disposèrent de tous les archevêchés , évèchea et abbayes , et la puissance monarchique fut considérablement aecrae par le concordat de Bologne. Le parlement de Paris voulut vainement s'opposer à l'enregistrement de celte loi ; il fut rontraint de céder. Les états généraux demandèrent plusieurs fuis le rétablissement des élections ecclésiastiques.
Malgré ces réclamations, le concordat de Bologne fut maintenu jusqu'à la révolution. Sous la Constituante, les anciennes relations des deux puissances furent bouleversée* par la constitution civile du clergé ( voy. ce mot ». Lorsque la tourmente révolutionnaire fut apaisée, le premier consul conclut avèd le pape Pie VII le concordat du 15 juillet 1801 ; il fut ratifié le 10 septembre de la même année ( *i3 fructidor an IX ) , mais il ne fut exécuté qu'au mois d'avril 1802. Le premier consul nom niait les archevêques et évêques qui recevaient du saint-siege l'institution canonique. Les évêques nommaient les curés d..nt le choix devait être approuvé par le gouvernement. L'article 13 du concordat garantissait la sécurité des. acquéreurs de biens ecclésiastiques. Le concordat fut suivi d" article* organiques qui réglaient les circonscriptions nouvelles des di icèses , et ne permettaient d'assembler des synodes ou conciles qu'avec l'approbation du gouvernement. Kn 1813.
Napoléon conclut un nouveau concordat avec le pape prisonnier à Fontainebleau; mais, comme l'empire fut renversé peu de temps après , ce concordat ne fut jamais exécute. Enfin, le il juillet I8i7,un quatrième concordat fut conclu entre Pie VII et Louis XVII! ; il annulait le concordat de i SOI et rétablissait un grand nombre d'archevêchés et d'évêchés qui avaient été supprimés. Mais une opposition très-vive empêcha l'exécution de ce concordat. Plusieurs ouvmgcs parurent
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à cette occasion et contiennent de* détails étendus sur l'histoire des concordats. Tels sont les Quatre concordats , par l'abbé de Pradt, 3 vol., Paria, 1S18; V Appréciation du projet de loi relatif aux trois concordats, par Lanjuinais, Paris, 1818; V Essai historique sur les liberté* de l'Eglise gallicane, par l'abbé Grégoire , Paris , 1818.
CONCOURS, CONCOURS GÉNÉRAL. - Voy. INSTRUCTION PUBLIQUE et UNI- VERSITÉ.
CONCUSSION. — Crime d'un fonctionnaire publie qui abuse de son pouvoir pour extorquer de l'argent. On appelle celui qui commet ce
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CONDITIONNÉS. - On entendait par là, dans les anciennes coutumes , des hommes soumis à une condition analogue au servage. Voy. Sbrfs.
CONFÉDÉRATION DU RHIN. — Confédération des princes allemands sous le
Erotectorai de l'empereur Napoléon, 'acte constitutif de la confédération du Rhin fut signé à Paris le 12 juillet 1806. Les rois de Bavière ei de Wurtemberg, le grand-duc de Bade, l'électeur de Ratisbonne, le grand-duc de Berg, le landgrave de Hesse-Dartnstadt et d'autres princes allemands se déclurèrent séparés à perpétuité de l'empire germanique , indépendants de toute puissance étrangère et unis entre eux par une confédération , dont les intérêts devaient être réglés par une diète tenue à Francfort et présidée par le primat de Raiisbonne. Napoléon était protecteur de la confédération du Rhin. Une alliance étroite était conclue entre la France et la confédération du hhin ; en cas de guerre , la France devait fournir un contingent de deux cent mille hommes , et la confédération , soixantetrois mille.
CONFÉRENCES. - Voy. Colloque, Instruction publique, Relations extérieuhes.
CONFESSEURS ACCORDÉS AUX CON- DAMNÉS. — Voy. Supplices.
CONFESSION, CONFESSION PUBLI- QUE. — Voy. Rites relioibux.
CONFIDENCE. — On appelait confidence, en matière bénéficiaire (voy. Bénéfice» ecclésiastiques), une action simoniaque qui avait lieu lorsque le titulaire d'un bénéfice le conservait pour le céder à un antre, où quand quelqu'un jouissait des revenus d'un bénéfice sous le nom d'un autre qui n'en avait que le
litre. L'Église avait condamné les abu> comme de véritables simonies
CONFIRMATION. — V«y Rites reli gieux.
CONFISCATION. — Peine qui consistait dans la saisie des biens du condamne.
Voy. Peises.
CONFLITS. — Lutte entre divers tribunaux ou entre les autorités judiciaireei administrative. Voy. Justice et Tribunaux.
CONFRERES , CONFRERIES . CON- FRÈRES DE LA PASSION. — Des confréries, ou associations religieuses sous le patronage d'un saint, étaient presque toujours annexées aux corporations [\o\.
Corporation). Ainsi les orfèvres, une des plus anciennes et des plus célèbres corporations de Paris , avaient leur confrérie à Notre-Dame. Celle des avocats et procureurs de la même ville se réunissait dans la chapelle de Saint-Yvos, qui était située à l'angle formé par la rue Saint- Jacques et la rue des Noyers. Les confrères avaient droit de présentation pour les cbapellenies vacantes à Saint-Yves.
Les messagers de l'Université avaient formé la confrérie de Charlemagne dans l'église des Mathurins. Les libraires avaient leur confrérie dans la même église. Les marchands de vin se réunissaient à Saint-Gervais, où ils avaient fondé l'O de FAveut. Quelques joui s avant Noél , le prévôt des marchands, les échevius , le procureur du roi , le greffier et les autres officiers y assistaient. On leur distribuait des sucreries, d'où vint le nom d'O sucré donné à celle cérémonie. Beaucoup d'autres confréries avaient été fondées pour prier en commun j mais la plupart oublièrent le but primitif de l'institution et remplacèrent trop souvent les prières par des festins qui dégénéraient en orgies. On peut citer, entre autres, la confrérie de Notre-Dame de Liesse, fondée à Paris le 8 septembre Ui3 , dans l'église du Saint-Esprit. Chacun de ceux qui y étaient reçus était tenu de donner un grand repas aux confrères, et, pour ce motif, on appela cette réunion confrérie aux goulus. Il y eut d'autres con~ frériet. comme celle du rosaire établie dans l'église des Domiuicains ( rue Saint- Jacques) , du scapulaire dans l'église des Carmes (place Maubert*. de Notre-Dame des Sept-Doulcurs , dans l'église de Noire- Dame des Victoires, qui restèrent plus fidèles à leur caractère primitif. Il n'en fut pas de même de la confrérie royale des pénitents établie par Henri 111; elle ne fit qu'ajouter aux scandales que donnait ce roi dépravé.
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De toutes les confréries, la plus célèbre fut celle qui fut organisée au eomruemement du x v« siècle pour la représentation des mystères. On donnait depuis longtemps des spectacles de cette nature dans les églises et sur les places publiques , lorsque le prévôt de Paris , par une ordonnance du 3 juin 1398, fit défense aux habitants de Pans, deSaint-Mauret autres villes soumises a son autorité, de représenter aucun mystère ou autres jeux de personnages , sans congé du roi , à peine d'encourir son indignation et de forfaire envers lui. Peu de temps après , une des troupes d'acteurs obtint l'autorisation du roi (4 décembre 1402), sous le nom de maîtres, gouverneurs et confrères de la Passion et Résurrection de Notre- Seigneur fondée dans l'église de Sainte- Trinité à Paris. Les confrères de la Passion louèrent la grande salle de l'hô • pital de la Trinité, qui avait vingt-six toises de long sur six de large, et ils y représentèrent, penoant près de cent cinquante ans, des mystères et des moralités. ( L'hôpital de la Trinité était situé dans la rue nommée maintenant rue Grenétat. ) Ces représentations charmèrent tellement le public ? que, comme on ne les donnait que les jours de fête, on avança ces jour-.-là les vêpres dans plusieurs églises, atin qu'on put assister aux spectacles sans manquer à l'office divin. Les confrères de la Passion joignirent à la représentation des mystères des scènes burlesques , oh des bouffons amusaient le public par leurs bons mois. On appelait ces scènes des pois pilés. Ils s'associèrent avec les enfants sans souci, qu'on appelait aussi la confrérie des Sots pour la représentation des moralités , farces et soties. En 1547, l'hôpital de la Trinité fut enlevé aux confrères de la Passion et consacré au logement et à l'entretien des enfants pauvres que leurs parents ne pouvaient pas nourrir. Les confrères de la Passion achetèrent alors l'hôtel d'Artois ou de Bourgogne, qui était situé rue Mauconseil , et présentèrent requête au parlement pour obtenir la permission de continuer leurs représentations à l'hôtel de Bourgogne, avec défense à tous autres de donner de ces sortes de spectacles , à moins qu'ils ne fussent avoués par la confrérie. Le parlement leur accorda le privilège exclusif qu'ils réclamaient, par arrêt du 17 novembre 1548 ; mais en même temps il leur défendit de jouer le mystère de la Passion ni aucun autre mystère, sous peine d'amende ; il leur permit seulement oc représenter des pièces profanes. Dès lors la confrérie de la Passion n'exista
plus que de nom. Les confrères crurent au-dessous d'eux de représenter euxmêmes des pièces toutes profanes ; ils louèrent à d'autres l'hôtel de Bourgogne et leur privilège; ils se réservèrent seulement pour eux et pour leurs amis deux loges qu'on appela les loges des maîtres. Ce fut sur ce nouveau théâtre que furent représentées les pièces de Jodelle, G armer, Hardi, Mairet , Tristan , Corneille et Racine. Comme il y avait de fréquents démêlés entre les confrères de la Passion et les comédiens, auxquels ils avaient loué leur hôtel, Louis XIV finit par supprimer la confrérie de la Passton (édit de décembre 1676 enregistré au parlement le 4 février 1677}; il réunit les biens et revenus de cette confrérie à ceux de l'hôpital général pour être employés à la nourriture et à l'entretien des enfants trouvés. Les comédiens qui occupaient l'hôtel de Bourgogne en payèrent depuis cette époque le loyer à l'hôpital.
CONGREGATION. — Partie d'un ordre religieux. Voy. Abbaye et Clergé rêgo- < lier. 11 y a aussi des congrégations de laïques qui se réunissent pour la prière et 1 aumône.
CONGRÈS. — Réunion des représentants de plusieurs puissances. Voy. Relations EXTÉRIEURES.
CONGRÈS AGRICOLES ET SCIENTIFI- QUES. — On appelle congrès agricole la reunion des principaux agriculteurs pour le perfectionnement de l'agriculture. Les congrès scientifiques sont des réunions de membres d'académies provinciales qui se proposent d'encourager la culture des sciences , des lettres et des arts dans les départements.
CONJURATEURS ( conjuratores). Les conjurateurs , ou co-jurants, dans les lois des Francs , étaient ceux qui attestaient devant un tribunal l'innocence de l'accusé. Ce n'étaient pas des témoins dans le sens moderne d u mot ; mais des parents , des amis qui venaient certifier que la personne traduite 'devant le juge n'avait pu se rendre coupable du crime qu'on lui reprochait. Le nombre des conjurateurs variait suivant la qualité de l'accusé; il était le plus souvent de douze. Lorsque Frédégonde fut accusée du meurtre deChilpéric, elle comparut avec soixante-douze conjurateurs devant le roi Gontran, et se justifia par leur serment. Les anciennes lois de quelques parties de la Fr.tnce avaient conserve des traces de cette coutume.
D'après les usages de la vicomté de Veau de Rouen, l'homme qui niait une dette, et auquel les juges déféraient le ferment
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amenait avec lui un certain nombre d'assistants, ou, comme disent les anciennes coutumes , ô' autrui i y qui juraient en même temps que lui.
CONNETABLE. — Le connétable était ^n des grands officiers de la couronne, cbef des armées en l'absence du r««i. Son nom venait probablement des m<>ls latins cornes stabuli ( comte de l'etable ) , parce que primitivement le connétable n'avait que le commandement de la cavalerie , et était placé sous l'autorité du sénéchal ; mais lorsque Philippe Auguste eut supprimé , en 1191, la dignité de sénéchal , le connétable devint le chef suprême des armées. Ce fut surtout à partir de m s , époque où Matthieu de Montmorency devint connétable de France , que cette dignité prit une grande importance. La marque de la puissance du connétable était une épée nue qu'il recevait des mains du roi, et qu'il portait devant le prince au sacre et dans toutes les pompes de la royauté. L'écu des armes du connétable avaitpour ornementa extérieurs , de chaque cote , une épée nue, la pointe en haut, tenue par un dextrochère ou main droite , armée d'un gantelet et sortant d'une nuée. Il avait sa juridiction à la table de marbre de Paris. Le tribunal du connétable subsista même après la suppression de l'office de connétable en 1627 ; il partait le nom de connétabliê et de maréchaussée de France et était tenu par le corps des maréchaux , sous la direction du doyen ou du plus ancien d'entre eux.
Les privilèges du connétable, qui étaient nombreux et très-importants, sont énumérés dans les anciens registres de la chambre des comptes. 11 était du conseil secret et étroit, et le roi ne pouvait, sans son av is , ordonner de nul fait de guerre. Partout où se trouvait le roi , lu connétable avait son logement, et recevait des provisions de bois , pain , vin , etc. Il recevait trente-six pains, un setier de vin pour sa mesnie ( sa suite ) ; deux barils pour $a chambre, et, de chacun mets cuit ou cru, tant comme tien faut, et e table pour quatre chevaux. Quand il n'y avait pas de guerre, sa solde était de vingt-cinq sous parisis , et de dix livres à chaque fête de l'année. Chaque fois qu'on
G y ait au roi le droit de gite voy. Gîte), t gages du connétable doublaient. En temps de guerre , si l'on prenait une forteresse, tous les chevaux, harnais, vivres, et en général tout ce oui s'y trouvait appartenait au connétable, sauf l'or et les prisonniers qui étaient au roi , et l'artillerie au grand maître des arbalétriers, ou, depuis le xvi* siècle, au grand maitre de
l'artillerie. Nul n'avait juridiction sur les gens du connétable que lui et son maître
d'hôtel. 11 prélevait une journée de solde sur tous les officiers qui servaient dans les armées. Quand le roi, armé de toute*
fxèces , marchait pour assaut ou bataille . e connétable recevait cent livres ; quand le roi n'avait que les jambards, la solde du connétable était de cinquante livres. Si l'on amenait au roi plusieurs chevaux de bataille, le connétable choisissait aprè* le roi un destrier pour le combat. Les armures restées sur le champ de bataille appartenaient a cet officier. Tous les hommes d'armes étaient soumis à ses ordres, et, si quelqu'un s'éloignait de l'armée sans sa permission , son cheval et ses armes revenaient au connétable; le corps appartenait au roi. Dès qu'une forteresse avait été prise, on arborait sur les tours la bannière du connétable, à moins que le roi ne fut présent. En marche, le connétable avait le commandement de l'a van tgardc. Comme la puissance des connétables s'étendait à toute la France, qu'elle leur donnait une juridiction presque absolue sur les armées et des droits considérables à percevoir, elle inquiéta souvent les rois. Louis XI fit trancher la tète au connétable de Saint-Pol. et Richelieu supprima, en 1627, la dignité de connétable de France.
Voici la liste des principaux connétables depuis les premières années du xiii* siècle, époque oh commence réellement leur puissance Matthieu ne Montmorency reçut l'épée de connétable à la fin du r^gne de Philippe Auguste 02i8), et la conserva jusqu'à sa mort (24 novembre 1230). Il se distingua avant d'être connétable au siège de Château-Gaillard (1202), et à la bataille de Uouvines (1214), oii il enleva seize bannières aux ennemis. Sous le règne de Louis VIII , il contribua à la prise de la Rochelle, et emporta d'assaut Avignon Enfin , il fut un habile et puissant auxiliaire de Blanclie de Castille pendant les troubles de la minorité de saint Louis. Am Acav oe Mont fort, connétable de 1230 à 1241, fit une expédition malheureuse en Palestine. Gilles Le Brun oe Trasignies (1241-1276) accompagna saint Louis en Egypte, et Charles d Anjou en Italie; il se signala k la bataille de Bénévent (i?66)- En son absence, Robert d'Artois remplit les fonctions de connétable, et on voit pour la première !©is, sur son écu, les deux épées, signe de cette dignité. Humbert de Beaujeu remplaça (lilles de Trasignies, et fut connétable de W71 à 1285. llAOL'L DE NESLES (I28>I302) enleva la Guyenne aux Anglais , et périt à la bataille dé Courtrai , engagée , malgré