‹ Dictionnaire historique des institutions (volume 2)Chapitre 132 sur 300 · COUR · texte numérisé non relu

COUR

COUR DR CASSATION. — Tribunal su* prème établi par la constitution de 1191. Voy. Tribunaux.

COUR DES COMPTES. — Voy. Chambre DES COMPTES et FINANCES.

COUR DES MIRACLES. — Quartier réservé aux vagabonds ou truands. Voy.

Truanderie.

COUR DES PAIRS. — Voy. Pairs de

France.

COUR DU ROI. — Voy. Conseil d'Etat et Parlement.

COUR MARTIALE. - Voy. Tribunaux extraordinaires.

COURONNE. — La couronne , symbole de puissance , prenait des formes et des ornements différents d'après la hiérarchie des dignités. Pendant longtemps , toutes les couronnes furent ouvertes. Sous la première race les rois de France portaient en général un diadème de perles, pareil à celui qu'on voit sur les médailles des empereurs romains. Charlemagne et ses successeurs qui furent en même temps rois de France et empereurs d'Occident, adoptèrent la couronne fermée, surmontée du globe et de la croix. Sous Charles le Chauve , la couronne impériale était composée d'uu diadème d'un double rang de perles et d'un bonnet surmonté d une croix. Mais , après l'extinction des Carlovingiens , les rois de France revinrent a la couronne ou^rte. Au commencement de la troisième race, les rois portaient un cercle d'or qui dans la suite fut rehaussé de fleurs de lis. Quelquefois la couronne

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s'adaptait à un bonnet, comme le prouvent des portraits authentiquée de Charles V l i . de Louis XI et de Louis XII. François 1" reprit la couronne fermée, pour ne pas laisser à Charles Quai t nn signe de supériorité. On conserve à la Bibliothèque nationale la wuronne qu'on plaçait sur la tète des rois à la cérémonie de leur sacre : c'est un bonnet de velours violet , orne de fleurs de lis brodées en or. La couronne est fermée et composée de huit ares, et surmontée d'une fleur de lis au lieu d'un globe impérial. Les ducs, marquis, comtes et vicomtes portèrent toujours la couronne ouverte. Les ducs de la maison de Bourgogne avaient udopté les premiers une couronne comme signe de leur dignité; ils ne la portaient pas sur leur casque, mais sur leur écu. Au X VIe siècle, les marquis, les comtes et les vicomtes placèrent aussi une couronne sur leurs armes. I.a couronne des ducs était toute à fleurons. Quelques-unes , comme celle des ducs d'Orléans, étaient garnies de huit lis; celle des Coude n'avait que quatre lis mélangés de quatre autres fleurons. La couronne du dauphin différait de celle des autres prim es en ce

au'elle avait deux arcs , chacun compose e deux dauphins dont les queues se touchaient, et en ce qu'elle était surmontée d'une fleur de lis comme la couronne royale. Les couronnée de marquis consistent en un cercle garni de quatre feuilles; l'espace d'une feuille à l'autre était occupé par trois pointes ornées de perles. Celles des comtes étaient composées d'un cercle garni loui autour de pointes avec de grandes perles. Les couronnes des vicomtes consistaient en un cercle avec quatre doubles pointes surmontées d'une grande perle. Celles des barons se composaient d'un cercle entouré de plusieurs cordons de perles.

COURONNE D'OR ET D'ARGENT. - Monnaies qui ont eu cours en France sous Philippe de Valois et Jean le Bon. Elles tiraient leur nom de ce qu'elles portaient l'empreinte d'une couronne.

COURONNE ( Officiera de la). — Voy.

Officiers.

COURONNE (Ordre de la). — On a prétendu que Charlemagne avait fondé sous ce nom un ordre de chevalerie; mais celte tradition ne mérite aucune confiance.

COURONNEMENT. — Voy. Sacre.

COURRIER. - Yoy. Postes.

COUHS. Lieux destinés primitivement aux courses de chevaux. L'usage de ces cour» nous vient d'Italie , où l'on ap-

pelle quelquefois cour» ( corso ) la plus belle et la plus grande rue; c'est là que, dans les jours de fête, ont lieu les course* de chevaux. Ces courses se font le plus souvent dans de longues allées droites qui en ont pris le nom de cour». Ainsi , a Paris, la grande allée plantée sous la régence de Marie de Médias s'appelait le cours ou le cour» la Reine, c'est maintenant la principale avenue des Champs- Elysées. Les coure sont devenus pour presque toutes les villes des promenades publiques qui en augmentent la beauté et

COURS D'AMOUR. — Réunions de dames, de chevaliers et de troubadours qui jugeaient des questions délicates sur l'amour.

COURS D'APPEL. — Voy. Appel (Cour d'J et TitmiMArx.

COURS DES AIDS s. — Les cot»r« de»

aide» étaient des tribunaux chargés de juger et décider, en dernier ressort, tou* procès civils et criminels, concernant le* impôts appelés aides, «abelles et tailles. La cour des aide» de Paris fut établie en 1355. Les étals ayant accordé, à ceut?

époque, une aide d«- huit deniers pour livre sur toutes les denrées qui seraient ven • dues, nommèrent des receveurs généraux pour la perception de cet impôt II y eut ainsi t\eu( généraux pour la justice des aides qui constituèrent la première cou r des aides. Leur juridiction, longtemps contestée par les parlements et les chambres des comptes, ne rut définitivement reconnue que sous Charles VII. Depuis Henri II, ce tribunal ne fut plus designé que sous le nom de cour des aides. Il avait seul le droit d'interpréter les ordonnances relatives aux impôts. De nouvelles cours des aides furent établies successivement a Montpellier en 1 437 , à Périgueux ( cette dernière fut transférée à Clermont-Ferrand en 1557), à Bordeaux en 1637, et k Montauban en 1681. Dans d'autres villes les cours des aides étaient réunies aux parlements ou aux chambres des comptes.

Ainsi la cour des aides de Itouen fut unie au parlement de Normandie en 1629; celle de Grenoble, créée en 1638, eut le même sort en i658; il en fut de même des cours des aides de Dijon, Rennes, Pau, Mefe et Dôle.

COURS DES MONNAIES. — Les cours des monnaies étaient des juridictions souveraines établies à Paris et à Lyon , et jugeant en dernier ressort tous les procès relatifs aux monnaies. La cour des monnaies de Paris datait du règne de Jean (1358,; celle de Lyon avait été instituée

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