DÉCIMES
DIMERIE. — Territoire sur lequel les seigneurs laïques ou ecclésiastiques levaient la dîme.
DINDONS. — L'introduction de ces volatiles en France ne remonte pas au delà du xvi« siècle. Champier, qui publia en 1560 un traité latin sur les aliments ( de re cibaria), parle des dindons en ces termes : « Depuis peu d'années, il nous est arrivé en France certains oiseaux étrangers qu'on appelle poules dinde, nom qui leur a été don né, je crois, parce qu'ils ont été pour la première fois transportés dans nos climats des lies indiennes qui ont été découvertes, il n'y a pas longtemps, par les Portugais et les Espagnols. Leur grosseur diffère peu de celle des paons , etc. » D'après ce passage , ce fut vers l'époque de François l*r que les dindons furent importés d'Amérique en Europe ; car il est probable qu'il s'agit ici des Indes occidentales et non des Indes asiatiques. Les dindons étaient fort estimés dans l'origine, et, lorsque Charles IX passa par Amiens, le corps de ville lui offrit, entre autres présents , douze dindons. On voit dans le Journal de Pierre de l'Étoile (ann. 1603), que des voleurs s'autorisant du nom du roi ou de la reine, enlevaient les dindons comme réservés pour leur table. Linocier ( Histoire des plantes , des animaux et des oiseaux, publiée en 1619), dit que cette espèce de volaille est un délicieux manger, digne de la table des seigneurs ( voy. Le Grand d'Aussy, Vie privée des Français).
DINER. — L'heure du dîner a beaucoup varié en France. Pendant plusieurs siècles, on dînait à dix heures; c'était encore l'usage au commencement du xvi* siècle.
Au siècle suivant, on recula le diner jusqu'à onze heures. L'auteur d'un traité latin, sur l'.4ri de conserver la santé (De sanitate tuenda) , publié en 1668, se plaint de ce retard, et rappelle l'ancien