‹ Dictionnaire historique des institutions (volume 2)Chapitre 166 sur 300 · DR A · texte numérisé non relu

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le pouvoir tantôt de se rendre- invisible» , tantôt de se montrer sous la forme qui leur plait.

DRAGÉES. — On appelait autrefois dragée* ds confitures sèches, qui contenaient quelque peiite graine ou meuu fruit, comme ams, amandes, avelines, pistaches , morceau de cannelle ou de citron, etc. les unis de Verdun étaient fort estimés, et passaient pour les plus exa Uentes dragée*. Les dragées de Sedau avaient aus?>i dé la régulation. Il est question de dragées, dèsi3so, dans un compte « l'hôtel du roi, cité par M. Douet-d\\rcq {Comptes de l'argenterie des rois défiance).

DRAGEOIR. — I* drageoir était une petite boite en forme de montre, que les dames portaient autrefois à la ceinture comme ornement, et qui renfermait des dragées. Les hommes- se servaient aussi à&drageoirs. Henri de Guise s'élaut trouvé mal dans l'antichambre du roi Henri III, peu de temps avant son a> asMii.it ; i ssg », on lut donna des proues de Brignoies confites , et lorsqu'on le manda de la part du roi., il serra le reste nans son drageoir, disent les chroniqueurs de celte époque. Henri III lui-même portait un drageoir. comme les seigneurs de sa cour. L'auteur d'un pamphlet, dirigé contre ee prince , décrivant les détails de sa toilette, dit : « On lui apporta une boite carrée , oh il y avait certains morceaux de sucre d'une composition exc ellente, desquels, avec une cuillère d'argent, il fit mettre quelque quantité dans une petite boite d'argent doré , tort mignonnement travaillée, qu'on lui avait apportée, etc. » Ces drogeotr» sont devenus . comme le remarque Le Grand d'Àussy, les bonbonnières modernes.

Le même auteur fait observer qu'autrefois , à la table des rois et des grands seigneurs , il était d'usage de présenter dans un aragemi les epiees les plus niHicates. Ordinairement c était un eeuyer on un personnage de distinction qui offrait le drageoir, et il ne le présentait qu'à son maftre , à moins nue celui-ci ne voulût honorer particulièrement un de ses convives , en le loi envoyant ( Le Grand d'Aussy, Vie privée de» Français). On trouve des exemples de cette coutume dès le xiv« siècle. « On apporta vins et épices, dit Froissart, et servit du drageoir devant le roi de France tant seulement le comte de Harcourt. » Il était aussi d'usage , aux noces et baptêmes , de présenter des dragées dans une coupe de vermeil dore, qu'on appelait dragenir. De là est restée la coutume tfoffrir des dragées aux baptêmes.

DRAGON VOLANT. - Couleuvriaea ou

pièces d'artillerie.

DUAGONNADES. — Persécutions exercées contre les protestants , à l'époque de la révocation de l'édit de Nantes (1685). Ou avait unvoyé dans les provinces , oq les protestants étaient nombreux, des dragons, dont les violences ont donné lieu a ce nom de dragonnades. On appelait aussi missions bottées, les prédication»

qui étaient protégées par ces dragons.

M"*» de sévigné (lettre du 28 octobre 1685) en parle avec une approbation qui étonne, « Les dragons , dit elle , ont été de trèsbons missionnaires jusque* ici ; les orédicateurs qu'on envoie rendront I*ouvrage parfait. »

DKAGONS. — Soldats qui cerabattemà pied et à cheval . On trouve dan* V Hulotte de i i m iiv r française, nar le pore Daniel; tous les détails relatifs à l'institution de ce corps et à son organisation sous l'ancienne monarchie.* Il remontait à l'année 1548 , et fut d abord organisé par le maréchal de Cosse Briasac qui commandait les armées françaises en l'iémont. MeJzo, dans son traite italien sur la Cavedsrit , imprimé en itfit , dit « que les arquebusiers a cheval furent une invention des Français dans les- dernières guerre» de iHemont , et qu'eux-mêmes ss donnèrent le nom de drngonn qui leur est toujours resté. » Ils l'adoptèrent comme un nom terrible qui marquait leur activité eiJe» assimilait k tsm montres fabule a* enaiement redoutables sur terre, sur m or et dans les airs. Il* servaient à escorte» le» convois, à éclairer la marciie des ai tuées et à harceler l'ennemi dans une retraite» Ils se distinguaient des autres corps par leur costume et leurs drapeaux. En 186», Louis XIV créa en faveur de Lauser. 1* charge de colonel général des dragons.

Depuis cette époque jusqu'à nos jour» les dragons ont e:e un des principaux corn» de la cavalerie française-. Voy. uh<;ani*a.-

TtOX KM LIT AIK E.

DRAfîL'E. — Ontil en forme de pelle dont

on se sert pour tirer du sable des rivières, et pour en enlever les immondlcce.

DUAGLELLES. — Grandes chausses dont se servaient les pécheurs picards.

DRAINAGE. — Opération qui a* poor but d'assainir les terres en conduisant les eaux dans des fosses souterrain» ou à air libre.

DRAP D'OR (Camp du). — C'est i»

nom que Ion donne à une plaine eut ce Oui ne* et Ardres, oh eut lien iWrevma de Franco'* 1" «■<*• Cliarle*-Quint(l.a«û.

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