‹ Dictionnaire historique des institutions (volume 2)Chapitre 174 sur 300 · ECU · texte numérisé non relu

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aux xiii» et xiv« siècles les bâtons qui servaient de soutien aux infirmes et qu'on nomme aujourd'hui béquilles.

ECHAUDE. — Espèee de pâtisserie faite avec de la pâte éehaurtec . de l'eau et du --.•1 et quelquefois avec du beurre et des oeufs, «lion est laii mention, dit Le Grand d'Aussy ( Vieyr ivéedes Fronça* • dans une charte de l'église caihédn»le de l'aria de l'année 1262 • Panei qui dicuntur eschaudali. Ces échaudés étaient beaucoup plus gros que les nètns, puisque la veuve Emeline ayant renoncé, en i23t, à un droit de chair et de poisson sur le monastère de Saint-Denis, les religieux , eu retour, lui acceidènnt c< lui rie venr prendre dans leur boulangerie, tune les jours de fêle, une miche de pain et un échamdé. Saint Louis, qui avait interdit tout travail aux boulangers les dimanche^ et jours de fête, leur avait permis cependant de cuire ces jours-là oes échau» dés pour les pauvres. Primitivement les échaudés n'étaient composés que de beurre et de sel; il n'y entr. it point de jaunes d'rcufs. On commença à s eu servir au xvne siècle. *»

ÈCHALiiUETTE. — Lieu couvert et élevé où l'on plaçait une sentinelle. Voy. Cbàtkaux fouis.

ECHECS. — Le jeu dYcnrrs, qui remonte a une très haute antiquité, est mentionné dès les premiers temps de notre histoire. Charlemagne reçut du calife Aronn-al-ltascliid un jeu d/échecs dont les pièces sont conservées comme une des curiosités du moyen âge. Jean rie Salisbury rapporte dans son Traité des bagatelles des cours [de nugis ciirialitius ) , qu'à la bataille rie Brenneville on Brenmule le roi Lirai* VI . au moment on un soldat ennemi saisissait la bride de son cheval et s'éc riait : <« le roi est pris!» l'abattit d'un coup de masse d'armes en disant : « Ne sais tu pas qu'r»t/:r échecs on ne prend pas le roi?» Les Comptes de l'argenterte des rois de France mention nent plusieurs pièces d'échecs. Les romans de chevalerie cités par Lacurne Sainte-Palaye, dans Sun Dictionnaire des Antiquités françaises, au mot ÈenECs, prouvent que l'on enseignait ce jeu aux jeunes nobles comme un complément de leur éducation. Le prince des Assassins, qu'on appelle ordinairement le l ieux ou seigneur (senior d' la montagne envoya à saint Louis, d'après le récit de Joinville, un échiquier de cristal, en voit encore an musée de Cluni un échiquier de cristal dont se servaient les rois de Frunce. Le jeu d'écaecs a excité une si vive passion

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que Jérôme Vida a composé en son honneur un poème latin traduit en français par des Matures. Ou a aussi un traite de Sarraztn , otl il expose les opinions sur l'origine et le nom du jeu d'échecs. Bassompierre rapporte dans ses Alémoirts qu'on dansa , a la cour, en 1607, le ballet des échecs.

ECHELAGE. — Terme des anciennes coutumes; droit d'élever une échelle sur le terrain d'auurui pour les réparations de murs, de maisons, etc.

ÉCHELLE. — nu Cange dit, au mot S9nla. que \'érhelle était autrefois le symbole de la haut-- justiee. C'était un éenafaud on l'on montait par des degrés qui avaient la forme d'e> helons , et où Von exposait à la vue du public ceux qu'on voulait noter d'infamie. On voit dans un canon du concile de Tonrs, tenu en 1236,

Sue cette ignominie était toujours snivie e la peine du fouet. On attachait à Vechelle les polygames, les parjures et les blasphémateurs. A Paris, les hauts justiciers avaient une échelle dans les lieux od ils faisaient exécuter les coupables. L'abbé de saint Germain avait la sienne ati mar. hé de Saint-Germain et à la barrière des Sergents L'archevêque de Paris, l'abbé de Suinte-Geno\ h-vc, les prieurs de Suint Eloi et de Saini^Mariin-des-Cbamps, le chapitre de Notre-l>ame avaient tous leur échelle sur le terrain oh se Taisaient les exécutions de leur haute justtee. Celle de l'évèque de Paris était dans le parvis : celle du prieuré de Saint-Eloi a la porte Kaudet , appelée plus tait! porte Baudoycr ; celle du prieur de Saint Marttn-des- Champs dans le cloître de Saint-Nicolas , entre la porte de l'église et la rue Auruaire; celle du chapitre de Notre-Qame près le portSaint-l.andri. An xvut* siècle, il ne restait de tous ces symboles de haute justice que Veclielle du Temple.

ECHELLES. — Ce mot désigne les ports d'Asie où relâchent las vaisseaux européens qui font le commerce du Levant, liés le xvii* siècle, la France avait des consuls dans les échelles du Levant et principalement à Smyrne et a Said.

ECHEVTNAGE. — Réunion des échevins. Ce mol désignait auhfii La charge d'echevin. Voy. Êchevins.

ECTTEV1NS. — Le nom d'eVnnwi* (scabini) vient , dit-on , de l'ancien allemand shnpene ou skafene (joyes constitues). On admet généralement que les echevins étaient primitivement des offlciersToyaux. Cependant quelques eaaitulaires de Charlemagne prouvent qu'en certains lieux

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