ESS
villes de commerce fondèrent des comptoirs d'escompte , en 1848 , lorsque la crise commerciale mettait les maisons de banque ordinaires dans l'impossibilité d'avancer des capitaux. Voy.
Banque.
ESCOPETTE. — Espèce d'arquebuse dont on se servait sous Henri IV, Louis XIII et Louis xi v ; elle fut perfectionnée et devint la carabine. Il y avait une autre sorte d'escopette plus grande et dont le canon était évasé vers l'extrémité ; on s'en servait encore dans les années au commencement du xviit» siècle.
BSCOPHION. — Bonnet d'étoffe brocardée fait en forme de cœur ; il était en usage sous les règnes de Charles V et de Charles VI ; on le voit représenté sur les vitraux et dans les miniatures des manuscrits de cette époque.
ESCOUADE. — Subdivision d'une compagnie d'infanterie ou d'un escadron de cavalerie; le nombre des soldats qui la composent varie d'après la force numérique des compagnies et des escadrons.
ESCOUTRS ou ÉCOUTES. — Tribunes fermées d'où l'on pouvait entendre, sans être vu, les discours prononcés dans une salle. Les dames assistaient dans des écoules aux thèses de l'ancienne université de Paris et aux discours des académies.
ESPADON. — Épée grande et large que l'on tenait à deux mains ; elle était en usage principalement aux xtv«, xv»
et xvi« siècles. Dans la suite, on a appelé espadon un sabre de cavalerie à lame longue et droite.
ESPALIERS, — Arnaud d'Andilly, retiré à Port-Royal des Champs, en 1644, s'y occupa avec beaucoup de soin de la culture des arbres fumiers, et fut un des premiers qui enseigna à les placer isoles le long d'une muraille en disposant artistement les branches et à leur procurer le double avantage d'une chaleur plus grande et d'un abri plus sûr contre les vents. Il donna ainsi le premier exemple de la culture des espaliers, telle qu'elle s'est conservée jusqu'à nous. En 1652, il publia, sous le nom du sieur Legendre, curé d'Uénouville , le résultat de ses travaux dans un livre intitulé La manière de bien cultiver le* arbres fruitiers. « L'auteur, dit i.e Grand d'Aussy ( Vie privée des Français) y soutient que l'art véritable consiste à seconder les opérations de la nature et non à les contrarier ; que, si Ton est obligé de contenir par la taille la végétation trop vigoureuse d'un arbre , il faut se garder aussi
de le mutiler ; entin qu'on doit toujours lui conserver, autant qu'il est possible, une forme agréable et qui plaise a l'csU. »
ESPAKE. — Espèce de flèche dont le fer était recourbé ; on s'en servait principalement au moyen âge.
ESPINETTE. — Petite pièce d'argent qui valait quinze deniers tournois.
ESP1NG0LE. — Arme à feu portative dont l'orifice est évasé. L'usage de Yespinqole remonte au commencement du xvr» siècle, vers 1520.
ESPIONNAGE, ESPIONS. — Il serait difficile de fixer l'époque à laquelle l'espionnage a été organisé. Les Romains avaient dans les provinces des officiers, appelés tantôt frumentarii , tantôt curiosi et qui , sous ces différents noms, étaient chargés d'exercer une surveillance active et mystérieuse. Catherine de Médicis , dans les conseils qu'elle donne à son fils Charles IX , lui dit que son aïeul François Ier avait dan3 toutes les bonnes villes du royaume des hommes affidés qui lui rendaient exactement compte de tout ce qui s'y passait d'important. C'est peut-être là l'origine de l'espionnage en France. De Thou parle aussi (livre XXIV > des espion* que les Guises envoyaient dans les provi nces. Cette police régularisée au xvii*siècle , est devenue un des principaux instruments de gouvernement 11 en set a plus amplement question au mot Police.
ESPONTON. — Demi-pique que portaient les monsquetaires et les officiers d'infanterie sous les règnes de Louis XIV ctdeLouisXV. On s'en servait particulièrement sur les vaisseaux pour venir à l'abordage. Une ordonnance »1u iomaii690 fixait à sept pieds et demi la longueur de Vesponton.
ESPORLE. - — Ce mot s'appliquait à l'acte par lequel un vassal reconnaissait les droits de son seigneur.
ESPRIT (Ordre du Saint-). — Ordre de chevalerie institué 1 ar Henri III en 1579. Voy. Chevalerie ( Ordres de).
ESPRIT FOLLET, ESPRITS. — Voy.
Superstitions.
ESSAI. — Ce mot se prenait dans certaines congrégations pour l'épreuve que l'on faisait de la vie religieuse, en habit séculier. Cet essai était distinct du noviciat.
ESSAI DES VIANDES, DU VIN , etc. ~ L'usagede faire l'essai des viandes, du vin, du pain, etc.. s'était conserve à la table du roi jusqu'à la fin de l'ancienne monarchie, l/écuyer tranchant présentait les mets au maître d'hôtel avant de les