PUISSANCES TEMPORELLE ET SPIRITUELLE
et temporelle apparut plus nettement. La puissance monarchique s'appliqua avec persévérance à faire du clergé de la France un clergé réellement national, uni à Rome par la communauté de* croyance», mais attaché à la patrie par sa constitution. De là les pragmatiques de saint Louis et de Charles VII, qui s'opposaient aux empiétements du spirituel sur le temporel, et rendaient au clergé le droit d'élire ses pasteurs ; de là aussi le concordat do François I" qui, attribuant au pouvoir temporel la nomination aux dignités ecclésiastiques, rendit le clergé de plus en plus gallican. Les célèbres propositions de 4682, défendues par Bossuet, avaient le même but. Enfin, le concordat de 4802, qui est encore en vigueur, a resserré les liens qui unissent le clergé catholique au pouvoir temporel, en lui laissant la liberté dont la religion n'use que pour le bien des peuples. En mémo temps le gouvernement a étendu la protection de l'État aux cultes protestant et israélite *.