‹ Dictionnaire historique des institutions (volume 2)Chapitre 201 sur 300 · ÉTR · texte numérisé non relu

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voulurent sopnoser à ce que les curés la portassent en leur présence. Ttiers , curé de Champrond, au diocèse de Chartres publia à cette occasion un livre latin qui fit beaucoup de bruit II est intitulé : Dissertation sur le droit qu'ont les curés de

5 or 1er l étole pendant la visite des arckiiacres (de stola in archxdiaconorum visitationibus geslanda a parochù disceptatio, Paris., i674).Thiers défend dans ce livre les droits des curés contre les archidiacres.

ÉTRANGERS — Nous avons parlé, au mot At* bain , de la condition que les 'lois féodales , conservées eu partie jusqu'en 178», faisaient aux étrangers. La législation moderne distingue deux classes d'etrangers , l'étranger domicilié et IWranger passager. Le premier, lorsqu'il a obtenu l'autorisation de résider en France y jouit de tous les droits civils. Le second B a que les droits garantis par les traites à sa nation. Tous peuvent recevoir des legs et successions, droit que la loi du 17 juillet i8t9 leur a reconnu dans toute sa plénitude. Quant aux droite politiques tels que le droit d'être électeur, de siéger comme juré dans les tribunaux , d'exercer des fonctions publiques, et de représenter la nation dans les assemblées politiques , les étrangers ne peuvent en jouir que s'ils ont obtenu des lettres de naturalisation. Les médecins étrangers, pourvus des diplômes que l'on délivre dans les universités de leur pays, peuvent être autorisés à exercer la médecine. Un étranger peut être naturalisé français lorsqu'après avoir passé dix ans en France, avec l'autorisation du gouvernement, il demande et obtient des lettres de

naturalisation qui ne peuvent être accordées que par le chef de l'Etat. Sous le gouvernement monarchique qui g duré de 1815 à 1848, un étranger ne pouvait siéger à la chambre des pairs ou à la chambre des députés, que quand il avait obtenu des lettres de grande naturalisation vérifiées pur ces chambres.

ÉTRENNES. - Le mot étrennes vient du latin sirènes, nom que l'on donnait chez les Romains aux présente offerts le 1" janvier. On prétend que l'origine des étrennes remonte à Tatius, roi des Sabins , et collègue de Romulus , qui reçut comme un heureux présage des branches coupées dans le bois de la deease Sirenua (la Forée); d'où ces présente prirent le nom de strenss. Il est beaucoup plus probable que ce mot venait, comme le dit Symmaque, au livre VI de ses épltres, quia vtris sTRENUis dabantur ( de ce qu'on ne donnait des étrennes qu aux hommes cou-

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rageux). 11 était d'usage de se souhaiter le ier janvier une heureuse année, et de se faire des présents de figues , de dattes, de miel. Les clients offraient des étrennes à leurs patrons. Tibère défendit , comme le rapporte Suétone, de prolonger les présents des étrennes au delà du jour des calendes de janvier ( i" janvier); il ne voulait pas recevoir les ef raines que le peuple présentait au souverain. Son successeur Culigula, au contraire, se tenait, dit Suétone, sous le vestibule de son palais , où il recevait à pleines mains les étrennes qu'on lui apportait. La coutume des étrennes fut adoptée par les Gaulois, avec d'autant plus de facilité, que le t«r janvier étati consacré chez eux par une ancienne cérémonie religieuse. Le chef des druides coupait ce jour-là le gui sacré avec une faucille d'or; aussi les étrennes sont-elles appelés aguignetlea ou au gui l'an neuf, dans plusieurs provinces ( voy. aguionette). A l'époque oh l'année commençait à Vaques, on donnait toujours les étrennes au 1er janvier. Entre autres preuves ou peut citer le passage suivant de l'inventaire de la bibliothèque du duc de Berri : Un giand livre de Valerius F l accus, historié, garni de quatre fermoirs d'argent émaillés aux armes de monseigneur, lequel sir Jean Cour au lui envoya à ÉTMlUtM , le premier jour de janvier Moi. Prisé soixante livres pariais. Voy. sur l'usage des étrennes quatre dissertations dans le tome X de la collection des mi et Heures dissertations sur l'histoire de France , par 0. Leber.

ETUIERS. — Les anciens ne faisaient pas usage d'efn'ers. L'empereur Maurice, qui vivait vers la fin du vie siècle , est le premier qui en parle dans son Traité d§ l'art militaire. Les Arabes les ■adoptèrent et les Français s'en servirent également à l'époque des croisades. On peut voir, au mot Armes (fig. L^, un spécimen d'étriers emprunté aux monuments inédits de Willemin. Les étriers étaient presque carrés à cette époque.

L'expression proverbiale coup de l'étrier, s'employait en parlant du vin que l'on buvait avant de monter à cheval.

ÉTUDES, ÉTUDIANTS. — Voy. Instruction publique et Université.

ÊTUVES, ETUVISTES. - Les bains publics s'appelaient étuves au moyen âge, et ceux qui les tenaient portaient les noms d'étuveurs . éluvistes, barbiers-étuvistes. Voy. Baigneur.

EUBAGES. — Prêtres du second degré dans la hiérarchie druidique. Voy. Druides.

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