‹ Dictionnaire historique des institutions (volume 2)Chapitre 211 sur 300 · EXP · texte numérisé non relu

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amende de seize francs à deux ceniâ francs.

EXIL , EXILÉS. — On confond ordinairement l'exil avec le bannissemeut dont nous avons parlé (voy. Ban). Dans l'ancienne monarchie, l'est Z n'élait souvent qu'un éloignement temporaire de la cour imposé par une lettre de cachet. Les ministres disgraciés étaient presque toujours exilés dans leurs terres. Cet éloignement de la cour n'entraînait la perte d'aucun des droits de citoyen, tandis que le bannissement était presque toujours suivi de la confiscation des biens et de la mort civile.

EXOINE. — Terme de pratique employé dans les anciennes coutumes. L'arôme était une excuse présentée en justice pour se dispenser de comparaître en personne ; on appelait aussi exoine l'excuse adretpar un vassal à son seigneur lorsqu'il ne pouvait raccompagner à la guerre , lui rendre foi et hommage, comparaître à son tribunal , etc.

EXORCISTE. — Clerc d'un ordre inférieur, qui était primitivement charge de chasser les démons. L'esorctsle occupe le troisième rang dans les ordres mineurs.

« Il n'y a plus que les prêtres , dit Fleury ( Institution au droit ecclésiastique ) qui fassent les fonctions d'ejcorct*/e«, encore ce n'est que par commission particulière de l'évêque. Cela vient de ce qu'il est rare qu'il y ait des possédés et qu'il se commet quelquefois des impostures , sous prétexte de possession du démon ; ainsi il est nécessaire de les examiner avec beaucoup de prudence. Dans les premiers temps, les possessions étaient fréquentes, surtout entre les païens, et, pour marquer un plus grand mépris de la puissance des démons , on donnait la charge de les chasser à un des plus bas ministres de l'Eglise. C'étaient eux aussi qui exorcisaient les catéchumènes. Les (onctions des exorcùtes , suivant le pontifical , sont d'avertir le peuple que ceux qui ne communient point lassent place aux autres , de verser l'eau pour le ministère, d'imposer les mains sur les possédés. Le pontifical leur recommande d'apprendre les exorcismes par cœur. >»

EXPECTATIVES (Grâces ). — Terme de matière bénéficiale. Les papes donnaient des ordees expectatives ou bulles pour obtenir les premiers bénéfices qui viendraient à vaquer. « Au commencement , dit Fleury {Institution au droit ecclésiastique ) , ce n'étaient que de simples recommandations que le pape faisait aux prelata en faveur des clercs qui avaient

été à Rome ou qui avaient rendu quelque service à l'Eglise. Comme les prélats y déféraient souvent , par le respect dû au saint-siége , elles devinrent trop fréquentes et furent quelquefois sans résultat. On changea alors les prières en commandements, et aux premières lettres nommées momtotre* on en ajouta de preceploires, et enfin on y joignit des lettrtt ezécutoriales portant attribution de juridiction à un commissaire pour contraindre l'ordinaire à exécuter la grâce accordée par le pape ou la conférer à sou refus. Cette contrainte allait jusqu'à l'excommunication. » On trouve des traces de cet usage dès le xu« siècle; il fut portés son dernier excès pendant le schisme d'Avignon à la fin du xiv" siècle et au commencement du xv*. Les conciles de Pise , de Constance et de Bâle y mirent des bornes , et enfin le concile de Trente supprima les grâce» expectatives, Voy.

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