FIE
mettait le feu a un bûcher qui dévorait le
mannequin d'osier. Dans la suite on tira un leu d'artifice pour rendre la fête plus solennelle ; mais , comme ces feux allumés dans des rues étroites présentaient des dangers, le lieutenant général de police les interdit en i743, et n ne resta du feu de la rue aux Ours, qu'une cérémonie religieuse destinée à expier le sacrilège. Voy. pour lc3 détails la Collection des meilleures dissertations sur l histoire de France, par M. Leber , t. II, p. 486 et suiv.
FEUX FOLLETS. — Vapeurs mées que la superstition prend quelquefois pour des génies malfaisants. Voy.
Superstitions.
FÈVRE. — Ce mot était, dans la langue d'oil, synonyme d'ouvrier en fer. Le mot fabre avait la môme sigmficatien dans la langue d'oc.
FIACRES. — Voitures établies au commencement du règne de Louis XIV, par un nommé Sauvage, qui logeait rue Saint- Martin, à l'hôtel Saint-Fiacre, d'où ces voitures ont pris le nom de fiacres. Voy. Voitures.
FIANÇAILLES. — Voy. M A ni AGE.
FIARNAUX — Les fiamaux étaient les derniers chevaliers reçus dans l'ordre de Malte.
FIDÊICOMMIS. — Disposition par laquelle un testateur donne la totalité ou une partie de son bien à une personno de confiance , à la charge de le remettre à ua autre à qui le testateur n'aurairpu légalement le transmettre. On appelle l'héritier interposé fidéicommissaire.
FIDÈLES. — Nom donné aux leudes ou compagnons des rois francs. Voy. BÊxàncas et Lecdes.
FIEF. — Terre concédée par un seigneur dominant à un vaseal ; on fait dériver le mot fief tantôt de fides ( foi) , parce que le vassal jurait fidélité à son seigneur, tantôt des mots allemands feh-od, terre de service, à cause du service militaire auquel le vassal était obligé. On distinguait un grand nombre de nefs : le fief dominant, auquel on devait faire hommage ; fief servant, qui relevait d'un autre fief; fief de haubert, qu'on appelait aussi plein fief de haubert ou plein nef de chevalier. Le possesseur de ce fier était tenu de fournir un homme d'armes. En Normandie, le plein fief de haubert pouvait être divisé en huit portions entre filles seulement et non entre màlea; l'aînée rendait foi et hommage pour toutes les autres. La plupart des , fiefs de