FIE
relevaient immédiatement du roi. On appelait encore le fief de haubert hef chevet ou fief ckevel, fief en nuesse , c estrà-dire fieftenu de nu à nu ou immédiatement. Le fUf de dignité était celui auquel était attaché un titre, comme duc. c> nue, marquis, baron , etc. Le fief noble avait justice , château, motte, fossés et autres signes d'ancienne noblesse. Les fiefs roturiers ou ruraux étaient des terres ou métairies qui ne jouissaient pas de tous ces droits. Les fiefs boursiers ou boursaux, qu'un appelait aussi quelquefois coutumierst étaient sans domaine et consistaient simplement en redevances. Les fief* de revue ou de caméra étaient des rentes ou pensions que les seigneurs donnaient à des serviteurs qui les tenaient d'eux en forme de fiefs. «Anciennement, dit Loyseau, on inféodait des pensions aussi bien que des héritages, m Le fief de corps obligeait le possesseur à rendre, en personne, au seigneur dominant, les devoirs féodaux.
Le fief de condition' feudale admettait succession ; le fief jurable et rendable devait être rendu au seigneur pour qu'il s'en servit dans les guerres. Le fief dcpaisse devait tous les ans un on plusieurs repas à une communauté. On appelait pié ou pied de fief, un fief morcelé. Le fief de danger était un fief dont on ne devait prendre possession qu'après avoir fait foi et hommage, comme on le voit dans la coutume de Troyes; on ne pouvait aliéner le fief de danger sans le consentement du seigneur. Le fief en l'air était un fief qui ne consistait qu'en une redevance appelée censive, le domaine du fief ayant été entièrement aliéné au profit d'une autre personne. La puissance de fief était un droit seigneurial qui donnait au suzerain le pouvoir de prendre un héritage dépendant de lui pour le prix auquel il avait été vendu à un étranger, ha comjmise de fief était une dénégation que faisait un vassal de tenir son fief d'un seigneur-, ce qui emportait confiscation, en vertu de la maxime qui fief nie, fief perd. Arrière-fief, fief relevant d'un autre fief. Pour tout ce qui concerne les droits et devoirs féodaux, voy. Fkodaut*.
FIEFPE. — Ge mot désignait autrefois tous ceux qui tenaient un droit ou héritage à condition de foi et hommage. Un tailleur fieffé était celui qui tenait en foi et hommage du roi le droit de tailler les monnaies de France. Un héritier fieffé était un vassal qui était saisi et investi du fief, dont il héritait par le seigneur suzerain. Le mot fieffé s'employait aussi dans les anciennes coutumes pour indiquer un bail à rentes.