FIL U
FIERTE. — Vieux mot dérivé du latin ferttrum , il se disait autrefois pour chasse. On appelait en Normandie farte de saint Botnaiu la châsse de oe saint. Tous les ans , à l'Ascension, avait Ueu a Rouen la levée de la fierts 4e tant /{<> main par un meurtrier q ne le chapitre av«it choisi et qui obtenait sa liberté. Ce nvilége de la he.rte remontait, disait-on, Dagobert. Saint Romain ayant délivré, avec l'aide d'un meurtrier, le territoire de Rouen d'un monstre qui le désolait et
3u'on appelait la gargouille , avait obtenu e Dagobert la grâce du meurtrier et le privilège que le chapitre de Rouen a exercé jusqu'à la révolution. Telle était du moins la légende. La levée de la fierté ■ était l'occasion de fêtes solennelles. On trouvera tous les détails relatifs à cet usage dans YHisloire du privilège de saint Romain, par M. Floquet.
FIBRTON , FIERTONNEUR. — Le fiertonneur était un officier des monnaies établi par Philippe le Bel, en 1**4; il était charge de surveiller le travail des monnayeurs et de s'assurer de la- pesanteur exacte des monnaies au moyen d'un poids appelé fierton.
FIÉVÉ. — Ce mot était employé , dans
quelques coutumes , pour feudataire.
FIL , FILAGE, FILATURE. - Voy. In-
DL'STRIB.
FILETS. — Voy. VÉNERIE.
FILLES. — Ce nom s'appliquait à un grand nombre de congrégations religieuses ; telles étaient les filles de V Assomption de Notre-Dame ou UaudrieUes . les filles de l'Annonciation ; les fUles de la Providence , les filles pénitentes , les fiiles de la Passion, etc. On appelait en général filles-Dieu les religieuses qui se consacraient au service des hôpitaux, parce que ces maisons étaient le plus souvent désignées sous le nom d'hôtels- Dieu. Les Filles-Dieu de Paris avaient été établies par saint Louis ; il les plaça hors de la ville , entre Saint-Lazare et Saint-Laurent et leur assigna un revenu de quatre cents livres par i sis sur son trésor. Environ cinquante ans après la fondation du monastère des Filles-Dieu , Pévêque de Paris fut forcé , à cause de leur pauvreté, de les réduire de deux cents à soixante. Leur couvent fut détruit, au xrv» s i -, le , à l'époque de l'invasion des Anglais ; elles furent alors transférées dans l'intérieur de Paris et chargées d'un hôpital établi dans la rue Saint-Denis. Elles j restèrent jusqu'en* 1483, époque où le monastère et l'hôpital des