‹ Dictionnaire historique des institutions (volume 2)Chapitre 232 sur 300 · KO · texte numérisé non relu

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fleur de èis pour contre-sce!. Sons saint Louis le» prince* du sang royal commencèrent à porter des /leur* de in d*ns leur» armes avec différentes brisures.

Enfin, depuis Charles V, les fleurs de lis de l'ecusaon royal furent réduites a trois. Déjà, sous Philippe 111, oa trouve les trois /leur* de lis . mais cet usage ne devint constant qu'a partir du règne de Charles V ; il faut peut-être l'attribuer à la triangulaire de récusaon royal qui cette disposition plus commode.

FLIBUSTIERS. — Les flibustiers étaient des corsaires qui , dans la première moitié du xvii* siècle , parcouraient les mers des an tilles. Dans l'origine, ils n'étaient pas moins redoutables à leurs compatriotes qu'aux étrangers; mais, vers la lm du xvii* siècle, le gouvernement français disciplina les flibustiers et s'en servit pour dévaster les colonies espagnoles. On fait dériver le nom de flibustiers de flibot, petit navire de quatre-vingts à cent tonneaux. VHtstoire des flibustiers a été écrite par JExroelin et Archenbokz.

FLORAUX (Jeux). — L'Académie des jeux floraux fui établie à Toulouse dès le commencement du xiv« siècle ( 1323 ).

Elle existe encore aujourd'hui. Voy. Aca- ■ÉMtl.

PLORETTES. -Monnaies frappées sous Châties VI et marquées de trois fleurs de lis | on les appelait aussi grands blancs.

FLORIN. — Monnaie qui tirait son nom de Florence ou de ce qu'elle était semée de fleurs de lis. Le florin était primitivement une monnaie d'or; mais dans la suite on douna ce nom à des monnaies U.

FO!-ME5rrfE. — Ce mot composé était synonyme, au moyen âge , de déîoyaaié , félonie, trahison. Accuser un chevalier de foi~meni\e c'était lui faire une insulte qui ne pouvait être lavée que dans le sang. Le chevalier convaincu de foi -menti e par le duel ou par le jugement de ses pairs, était dégradé et livre an dernier supplice ( vov. Dégradation ). Le chevalier 00a pable de trahison était lui-même appelé foi-mentie ou foi-menti. Les Assises de Jérusalem ( chap. lxii ) emploient ce terme. L'acte d'acquisition du château de Joseelin par Olivier de Clisson l3TO)sc termine ainsi : Et si je fais et souffre U contraire, je veux être tenu et re'ouU parjure chevalier et foi-uestie (flirf de Brel., t. U, p. 540).

FLOTTAGE. — Co fut en iM9 que Jean Kouvci imagina do faire flotter des trains de bois que lo cours des rivières apporte dans lea fleuves qui les conduisent dans les grandes rivières. Les premiers essais de flottage eurent lieu dans le Morvan.

FLOTTE, FLOTTILLE. — Voy. Marine.

FLUTE. — Voy. Musique.

FLUTES.— Bâtiments chargés ordinairement du transport des vivres. Voy. Ma-

FOÎRE (Théâtre de la). — Voy.l

FOIRES. — Les foires avaient , au moyen âge, une importance qu'elles n'ont pu conserver dans les temps modernes.

A une époque où les communications présentaient de grandes difficultés, il était nécessaire qu'à des jours déterminés, les habitants des campagnes pussent venir s'approvisionner dans quelques centres principaux. La France avait plusieurs foires annuelles tres-importantes. On cite entre autres les foires de Saint-Denis ou du Lendit ou Landit , de Narbonne , de Beaucaire , de Lyon, et surtout les foires de Champagne. Les denrées de l'Orient, apportées a Marseille , remontaient le Rhône jusqu'à Lyon et de là se répandaient dans toute la France. Mais c'était principalement en Champagne que les marchands venaient faire leurs acquisitions. Ces foire* étaient un rendez-vous des principales nations de l'Europe; on y improvisait des villes, dont les divers quartiers étaient occupes par les principaux métiers. Un poète du xm* siècle donne une idée de ces réunions oh s'étalaient le luxe et les arts du moyen âge. Il parcourt une de ces foires , où il a

Au boa», por deçà refra tiers, Trouvé •

FOI. — Le vassal devait à son seigneur foi et hommage. Voy. Féodalité , S IL — Les serments de foi et hommage prêtés au roi par ses vassaux directs ne pouvaient être reçut qu'en la chambre des comptes.

FOI (Pères de la). — On aux jésuites rétablis en règne de Louis XVIII.

Assez, pré* d'oux sont les A lu cote dn grand chemin Est la foire du parchemin ; F.t après trouvai lot poarpor Puis la grande peDcieria....

Pu s m an revois en âne LA où i\.n rend cuirs «ras «t M'en Tins p*r U féronerie ; Après trouvai U batterie (les C<mrd> usai ers et boureiiers , Se II tara at framiera «t cordrors...

A pré s laa joyaux d'argent Qui sont ouvres d'orfèvrerie....

Si n'oubli pas , comment qu'il Ceux qui amènent la bestaUJe.

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