GAZ
refuge aux Gaulois et qu'on nomme camp» u aidais. Une de» enceintes les plus célèbres est celle qu'on voit auprès de Dieppe et qu'on appelle la cite de Limes. Des excavations, appelées mardeliesy margelle», mardes, se trouvent fréquemment dans le Berry, et paraissent remonter aux Gaulois. On a supposé qu'elles servaient a conserver le blé ou à mettre des troupes en embuscade ; mais on est encore réduit sur ce point à des hypothèses. Voy. pour les détails les Instructions du comité' des art» et monuments , époque gauloise.
G Al' Tin EUS. — On a désigné sous le nom de gauthier» des paysans bas normands qui se soulevèrent de 1587 à 1589 con tre les exacti" n s des trésoriers royau x . Ils liraient leur nom de la Chapelle-Gauthier, village du Perclie. En 1589 , les gauthiers turent vaincus par le duc de Montpensier, lieutenant général de Normandie. Cette défaite entraîna la ruine de leur parti.
GAUTIER - GARGU1LLE. — Baladin célèbre qui vivait au commencement du xvn" siècle et dont le nom était devenu proverbial. Voy. Théâtre.
GAVACHE, GAVACHEME, GAVETS , GAVOTS. — Les gavaches , gavets , oavots sont des populations dégradées semblables aux cagots ( voy. Cagots ). On appelle gavacherie une contrée située dans les arrondissements de Libourne , la Réole et Marmande, et habitée parles descendants de ces populations qui paraissent d'origine étrangère.
GAVOTTE. — Danse qui était en vogue au xviii* siècle. Voy. Danse.
GAYVES (Choses). — Terme des anciennes coutumes. On appelait chose»
gayve» les animaux errants et les objets abandonnés, qui étaient aussi nommés épave». Voy. Épaves.
GAZ. — On a commencé à établir, en France , des usines pour l'éclairage par le gaz en 1818. Voy. Éclairage.
GAZE. — Tissu léger et très-clair, mélange de fil et de soie. Du Cange croit que ce nom lui a été donné parce qu'on fabriqua d'abord ces tissus dans la ville de Gaza en Syrie.
GAZETTE. — Feuille volante où sont relatées les affaires du jour. Le nom de gazette vient , selon Ménage, d'une petite monnaie vénitienne , appelée gazetta, que l'on donnait en échange de ces feuilles. La Gazette de France fut fondée en avril 1631, par le médecin Théophraste
Renaudot; elle paraissait une fois par semaine. Renaudot obtint de Louis XII I un privilège qui fut contirmé par Louis HIV. 11 est inutile d'ajouter que jusqu'à la révolution la Gazette de France était soumise a une censure préalable La gazette de Théophraste Renaudot recevait dans l'origine des communications de Richelieu qui voulait dominer et diriger l'opinion publique. Le nom de gazette ne tarda pas à devenir célèbre. On le trouve dans les poètes du temps. Molière a dit :
D'éloges on regorge, à U tét« on les jette ,
Et mon val ot do chambre est mis dans U gazttt*.
Et Boileau :
En cherchant sur la brèche une mort indiserette, Dr m folle râleur embellir la gaxetit.
Les grands voulurent avoir leurs gazittes particulières. C'est ainsi que M"« de Longueville , qui fut depuis la duchesse de Nemours, paya Loret pour lui dédier sa gazette en vers , qu'il appelait muze torique. 11 y rend compte d'une manière souvent bouffonne des nouvelles de la ville et de la cour. En voici quelques vers qui donneront une pauvre idée de cette muze historique. Loret s'adresse a Mn«de Longueville ( 21 mai 1 6 48 ; :
FiU pins sage que Minerve , r*our qui ton» les Jonrs Je conserve
Faut eneor rom entretenir Dei bruit» qui courent par U Tille , Tendant presque à guerre ci ville , Mal le plue g rnnd de tous les maux , Tant pour gena que pour animaux.
Une mauvaise intelligence Entre la Fronde et PEminence , Causa , cet jours passés , en cour.
Quelque chagrin . mais qui fut court , Car la duchesse de Cherf-ense .
De leur concorde désireuse , Leurs plus grands différends thI* Et promptement raccommoda Les froideurs «t noises fatales De ces deux jalouses cabalrs.
La gazette de Loret n'est pas toujours aussi platement insipide On trouve, au milieu des bouffouneries de Loret , quelques indications utiles pour l'histoire.
On ne se contenta pas longtemps de ces aazeMes censurées, et pendant la Fronde, les mazarinades ne fureni souvent que des gazettes qui, dans l'intérêt d'un parti, mêlaient le faux et le vrai , le bouffon et le sérieux. Lorsque l'autoi ité se relevait, elle punissait sévèrement ces excès de la presse ; mais alors les gazettes a la main remplaçaient les gazettes imprimées et répandaient les bruits les plus injurieux contre Mazarin, la reine Anne d'Autriche et les principaux personnages de la cour. Les gazette» à la matn exia-