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taient encore, lorsque Colbert parvint gteterre , avait incorporés dans ses girte
au pouvoir. U les poursuivit avec achar- et que le parlement le força de renvoya
nement, comme le prouve sa correspon- Louis XIV en fit une compagnie spv
dance administrative, et parvint à les sous le nom de gendarmes anglais u a
faire disparaître. Les presses de Hol- donna le commandement au c< nue IL:...
lande M chargèrent de reproduire les ton . La compagnie des gendarmes-hm-
pamphlet* , qui se multiplièienl s la fin guignons fut organisée en 1668. Celles
du règne de Louis XIV, et qui formaient, gendarme* d'Anjou, établie en 1669, F»
avec K chansons du temps , une espèce son nom de Philippe de France, 0»
de gazelle satirique de la cour. Elle de- d'Anjou, né en 1668 et mort en 1671-
vint plus hardie au xviu« siècle, jusqu'au gendarmes de Flandre furent établis»
tour où la révolution émancipa les j«»ur- 1673; enfin les gendarmes de Bourgoq*
naux et êéeàalnala liberté de la presse, et de Berri. en 1690. Les deux reù*
qui dégénéra malheureusement en une Anne d'Autriche et Marie-Thérèse, avsieï
licence furieuse , se compromettant et se aussi leurs compagnies de gendarmesM
ruinant par ses excès. nombre des compagnies de gendarx'
. . , . varia au xvme sfècle ; mais elles fore*
GAZONNAGE. — Droit féodal que les set- maintenues jusqu'en 1778. À cetteëptxn*
«leurs levaient sur leurs vassaux pour Louig XVI ies supprima, et ne consem
faire gazonner et consolider les fosses de «ue |a compagnie de gendarmes écosw' leurs châteaux. y avait depuis le règne de Henri I>
GELINAGE. — Redevance annuelle d'une des gendarmes de la garde qui /te*
poule, appelée geline de coutume, que licenciés en 1787, rétablis en m
dans quelques contrées les sert s payaient (15 juin)et supprimés définitivement p*
à leur seigneur. Cette redevance' était 1815 ( t«r septembre). Voy. pourU»^;
quelquefois convertie eu un cens. tails Y Histoire de la milice fronça** PT
GENDARME. — On donnait autrefois le ' nom de gendarme ou homme larmes à GENDARMES, GENDARMERIE. -D^s un cavalier armé de toutes pièces, et l'organisation actuelle de la France, U bardé de fer ainsi que son cheval ( voy. gendarmerie est un corps institué pou pour les diverses pièces de 1 armure le veiller à la sûreté publique et assurer I mot Armes). Les cavaliers des compagnies maintien de l'ordre et des lois. Le nom d'ordonnance organisées par Charles VU de gendarmerie nationale fut substitue (voy. Armée) s'appelaient gendarmes, et à celui de maréchaussée (voy. cemotjàh la cavalerie entière se nommait gendar- 1799 (22 décembre). Mais la gendarment merie. Il y avait primitivement quinze n'a été organisée que par la loi du 28 fercompagnies de gendarmes. On n'en con- minai an vi (9 avril i797vet par l'oroonserva que quatre après la paix des Pyré- nance du 29 octobre 1 820. Ce corps est dinees. U y eut aussi quelques compagnies visé en légions, lieutenances et brigades, de gendarmes de la maison des princes ; dont le nombre a plusieurs fois varié. 11 elles portaient leur nom. Dans la suite, y a maintenant vingt-cinq légions demies compagnies de gendarmes furent darmerxe. Elles se reciutent princjpaleréorganisées et portées à seize. La plus ment parmi les militaire* en activité ou ancienne était la compagnie écossaise; libérés, qui sont nommes gendarme par elle remontait à Charles V II comme le le ministre de la guerre sur la désignaprouvent des lettres patentes de Louis XII tion des inspecteurs généraux ou de* en faveur des Écossais ( 1513) ; il y est chefs de légion. Il existe auprès du mtdit que «pour les services que la nation nistère de la guerre on comité consulécossaise rendit à Charles VII à l'époque tatif pour la gendarmerie; il examine delà réduction du royaume, ce prince en toutes les questions qui intéressent U prit deux cents à sa solde ; que des cent constitution de ce corps ; et, d'après le» premiers, il ni les cent lances des an- rapports des inspecteurs généraux, Ctennes ordonnances.» Cette compaj-nie dresse les tableaux d'avancement pof écossaise conserva toujours le premier tous les grades de la gendarmerie, w rang parmi le* gendarme* à cause de son comité se compose de cinq officiers ç ancienneté. La compagnie des gendarmes néraux nommes par l'empereur, sur U d Orléans fut cré^e en 1647 pou (Monsieur, proposition du ministre de la guef*; frère de Louis XIV ; celle des gendarmes- Les inspecteurs généraux , qui ne fo°l davnhins en 1666. La compagnie des pas panie du comité, sont appelés»»» gendarmes anglais datait de 1667 ; elle se séances quand le ministre de la composait de catholiques anglais, écos- le juge convenable. La gendarmerie «lésais et irlandais que Charles II, roi d'An- pend du ministère de la guerre fort ■
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personnel, la discipline et re matériel; des ministères de l'intérieur et de la police, pour le maintien de Tordre public; du ministère de la marine, pour le service des ports et arsenaux; du ministère de la justice, poar la police judiciaire et l'exécution des arrêts rendus par les tribunaux. Chaque année des inspecteurs généraux, nommés par le ministre de la guerre, visitent toutes les brigades de gendarmerie, et s'assurent de 1 observation des règlements et ordonnances. Des colonels et lieutenants-colonels sont placés à la tête des légions; ils ont au-oessfàus d'eux les chefs d'escadron, capitaines , lieutenants , brigadiers et maréchaux des logis. Le service ordinaire de la gendarmerie consiste à faire des tournées et patrouilles dans la circonscription qui leur est assignée pour recueillir tous les renseignements sur les crimes et délits. Les préfets, premiers présidents, procureurs généraux, procureurs impériaux peuvent requérir le concours de la gendarmerie pour assurer l'exécution des lois et ordonnances.
GÉNÉALOGISTE. — Il y avait dans
l'ancienne monarchie une charge de généalogiste des ordres du roi ou de l'ordre du Saint-Esprit. Cet officier avait été établi dans l'assemblée générale du chapitre, le 9 janvier 1595, par lettres patentes en forme d'édit, qui portaient qu'il dresserait toutes les preuves de noblesse et généalogies des chevaliers et commandeurs, et qu'il n'en serait admis aucune qui n'eût été faite par lui. Les généalogistes les plus célèbres aux xvir» et xviii" siècles furent les d'Hozier. Louis XIT créa, en 1643, la charge de généalogiste de France en faveur de Pierre d'Hozier,
3ui, dèa 1641, avait été nommé juge 'armes de France, et lui donna, en 16S4, un brevet de conseiller d'État. L'abbé de Marolles l'appelle dans ses Mémoires « le nonpareil généalogiste, le premier homme de son temps dans cette sorte de curiosité. » Boileau, qui n'était pas prodigue d'éloges, a dit de lui:
Des illustres maisons il publia la gloire ; Ses talents surprendront tous les âgas mirants ; Il rendit tous les morts virants dans sa mémoire ; Il ne mourra jamais dans celle des virants.
Charles René d'Hozier remplit , après la mort de son père arrivée en 1660, les fonctions de généalogiste en France; et jusqu'à la révolution les d'Hozier restèrent en possession du droit de dresser les généalogies officielles.
GÉNÉRAL ( général de brigade, général de division , général d'ordre, etc.;. — Le
mot général a eu dan s la langue française des siçu incation g très-diverses. Il désigne ordinairementun chef militaire (voy. Hib-
RARCBIK MILITAIRE). — On donnait aussi
le nom de général au chef suprême des galères. — Le général des vivres était un officier qui avait l'inspection sur tous les commis des vivres. — bans un certain nombre d'ordres religieux, comme les jésuites, les capucins, les oratoriens, le supérieur général s'appelait général, — Enfin on nommait généraux des finança les receveurs et trésoriers généraux (voy. Finances). — Les aénéraux des monnaies étaient les conseillers de la cour des monnaies (voy. Coca oes Monnaies. )
GÉNÉRALISSIME. — Balzac rapporte que ce mot, oui indique uue autorité supérieure à celle de tous les généraux, tut inventé par le cardinal de Richelieu. Ce ministre se fit appeler généralissime , lorsqu'il alla prendre en Italie le commandement désarmées françaises.
GÉNÉRALITÉ. — Circonscription financière de l'ancienne Fiance. Il y avait un bureau de finances (voy. Bureau) on chambre des trésoriers de France dans chaque généralité. Comme les trésorier?
de France prenaient le nom de généraux des finances , on appela généralités le» pays sur lesquels s'étendait leur juridiction. Chaque généralité était administrée par un intendant (voy. ce mot) ; il y avait même des généralités, comme l'Alsace, la Flandre française, la Lorraine et quelques autres qui n'avaient point de bureau des finances ; mais seulement une intendance. Pour la facilité des recettes , on avait subdivisé les généralités ; les unes j appelées généralités des pays d'élection , étaient partagées en un certain nombre d'élections; les autres comprenaient les pays d'états , et étaient subdivisées en bailliages et en recettes , en diocèses et en recettes, en vigueries et en recettes, en pays et villes abonnés, en recettes proprement dites, en gouvernements, en districts de villes , en subdélégations et en gouvernances (voy. ces mots). Ces différents noms indiquaient les lieux où les états, qui avaient l'administration financière de ces provinces, avaient établi des bureaux de perception pour les impôts. On comptait vingt pays d'élection; mais il y avait quelquefois des districts enclavés qui n'étaient pas pays d'élection ; ainsi , dans la généralité d'Amiens, on comptait quatre gouvernements outre les six élections ; la généralité d'Auch comprenait six élections, cinq pays d'états , et neuf pays et villes abonnés. Certains pays d'états avaient
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des élections ; telle était U généralité de Voici le tableau des anciennes gé~
Dijon . qui renfermait quatre élection!. Il nëralites telles qu'elles existaient au
est nécessaire d'insister sur ces anoroa- xtiu* siècle. Nous donnerons d'abord
lies pour montrer tout ce qu'avait d'ir- les généralités des pays d'élection (*oy.
régulier l'organisation administrative de Élection )t puis celles des pays d'états • l'ancienne France.
Généralités des pats d'élection : Élections