Trévoux 12 chàtellenies ou districts de recette
Ainsi il y avait en tout vingt- six géné- lesquelles il y avait trente-deux
plus sept intendances ; en somme, trente- intendants, faite en 1698 par les ordres de trois circonscriptions financières, pour Louis XIV, et résumée par le comte de
Boulainvilliers dans l'ouvrage intitulé Etat de la France, publié en 1T2T, % toI. in- fol., et en 1752 , 8 vol. in-n.
GÉNÉRAUX DES FINANCES. — On distinguait primitivement les généraux pour le fait des finances, et les généraux pour le fait de la justice Les premiers formèrent les bureaux des finances ou des trésoriers de France (voy. Bureau) ; les seconds , les cours des aide». Voy. les détails historiques à l'article Fihances.
GÉNÉRAUX DES RELAIS. — Un édit du mois de mars 1697, cité par belamarre ( Traité de la police , t. IV, p. 69»), créa deux généraux des relais, qui étaient chargés de parcourir la France pour affermer les relais de postes.
GENEST ou GENÊT (Ordre du). — Prétendu ordre de chevalerie dont on attribue TinsUtuiion à saint Louis. Yoy.
Chevalerie (Ordres de).
GENETTE (Ordre de la). — Prétendu ordre de chevalerie dont Favyn, dans son Théâtre d'honneur, fait remonter l'origine jusqu'à Charles Martel. Le père Menestrier soutient avec beaucoup plus de vraisemblance que l'ordre de la ge~ nette ne datait que de Charles VI, et 4ue le collier se composait de deux branches de genêt, l'une blanche et l'autre verte, avec cette devise : Jamais.
GENEVIÈVE (Congrégation de chanoines réguliers de Sainte). — La congrégation de Sainte-Geneviève ou des Génovéfains fut réformée, en 1621, par les soins du cardinal de La Rochefoucauld qui en était abbé. Voy. Génovéfains.
GÉNIE CIVIL. — Corps d'ingénieurs chargés de la construction et de l'entretien des ponts et chaussées. Voy. Ponts et chaussées. — On comprend aussi dans le génie civil les ingénieurs des mines. Voy. Mines.
GÉNIE MARITIME. — Corps d'ingénieurs chargés des constructions navales. Voy. Marine.
GÉNIE MILITAIRE. — Qorps d'ingénieurs chargés de la construction , de la réparation et de l'entretien des fortifications et des bâtiments destinés a recevoir le personnel ou le matériel de l'armée. Voy. Organisation militaire.
GENOUILLÈRE. — Partie de l'armure qui couvrait le genou et rattachait les
cuissards aux iambards. C'était une espèce de rotule de fer. Voy. Armks.
GÉNOVÉFAINS. — Les Génovéfains étaient des chanoines réguliers de Saint- Augustin. (Voy. Chanoi>ks séculiers).
Leur ordre prit un grand développement, surtout après la réforme introduite par le cardinal de La Rochefoucauld, en 1621 . Us avaient, au xvin* siècle, soixantesept abbayes, vingt-huit prieurés conventuels, deux prévôtés et tiois hôpitaux.
Les Génovéfains étaient employés à l'administration des paroisses et des hôpitaux , ainsi qu'à l'instruction des ecclésiastiques.
GENS DE MAINMORTE. — Ces mots avaient plusieurs significations. On ap-
fielaiv quelquefois gens de mainmorte es membres des communautés laïques ou ecclésiastiques qui payaient un droit d'amortissement pour acquérir des propriétés. Voy. Mainmortk. — On entendait aussi par gens de mainmorte des hommes de condition servile, qui étaient considérés comme morts quant aux droits civils. Ils ne pouvaient pas tester; on disait de ces moi*»morla6/««, qu'ils vivaient libres et mouraient serfs. On distinguait entre les gens de mainmorte, ceux qui étaient attachés à la frlèbe , et que les vassaux des seigneurs énuméraient dans les aveux et dénombrements ; ils ne pouvaient recouvrer la liberté. La seconde classe de gens de mainmorte n'était réputée telle qu'à cause des propriétés qu'elle occupait ; en y renonçant elle était affranchie.
GENS DE POURSUITE. — Serfs que la taille ou impôt auquel ils étaient soumis suivait en tout lieu. Voy. Serf.
GENS DU ROI. — On appelait gens du roi les magistrats chargés du ministère public dans l'ancienne organisation judiciaire. C'étaient les avocats et procureurs généraux dans les cours souveraines, les avocats et procureurs du roi dans les bailliages et sénéchaussées.
L'origine de ces magistratures n'est pas antérieure au xiv siècle. Primitivement, les avocats du roi étaient supérieurs aux procureurs du roi. En 1351, le chef du parquet commença à être désigné sous le nom de procureur général. Dès le principe, les gens du roi furent chargés de la police judiciaire; ils poursuivaient, les coupables , les faisaient arrêter, les traduisaient devant les tribunaux, soutenaient l'accusation et requéraient l'application de la peine. Ils avaient encore pour attributions de veiller aux intérêts
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des mineur* et antres personne» qui ne
pouvaient se défendre par eUes-mèmes, de protéger les communautés religieuses , et quelquefois les corporations industrielles , de vérifier tes posas et mesure»^ de soutenir les droits du
da roi près de toutes les juridictions : en i in, aux requêtes de l'hôtel , plus tard au grand conseil et près des sièges des eaux et foret». En 1553, on en institua -■'ans toutes les prévôtés , en 1557 dans lea présidiaux , en 1581 près des prévôt» des mar. chaox , et en i5Bî dans les greniers à sel ayant juridiction. En 1586, des substitut» de» procureurs généraux furent établis près de toutes les cours souveraines, et, en 1697. ils furent chargés de surveiller tous les agents du ministère public et les greffiers des tribunaux inférieurs. En 1639, les tribunaux ecclésiastiques eurent aussi leurs procureurs généraux et avocats généraux. Il y en avait dans toutes les justices seigneuriales, et ils devaient nécessairement prendre de» conclusions en matitre ciiminclle. Les chambres des comptes , intendances , généralité», justices des villes avaient aussi leur parquet. Les charges du ministère public étaient vénales comme tous Jes offices de judicature.
La révolution modifia le ministère public, comme toute l'organisation judiciaire. La constitution de i7»i (chap. v , , remplaçait les gens du roi par un (Accusateur public uommé par le peuple. La constitution de l'an m lui donna le nom de commissaire du gouvernement près des tribunaux civils, et attribua au Directoire le druit de nommer et de destituer ce magistrat et son substitut. Cette disposition fut confirmée par la constitution de l'an ?m. Avec l'empire reparut le nom de procureur général donne au chef du parquet près de» cours impériales. Le titre de procureur impérial fut appliqué aux magistrats qui dirigeaient le parquet des tribunaux de première instance. Depuis la restauration jusqu'à nos jours, les parquets des cours royales ou cours d'appel, ont été composés d'un procureur gênerai , d'avocats généraux et de substituts du procureur général. Les parquets des tribunaux de première instance sont dirigés par un procureur de la république (qu'on appelait sous la monarchie procureur du rot ) , qui est assisté d'un ou plusieurs substituts. En 1852 ( décembre) le titre de procureur impérial a remplacé celui de procureur de la république. Voy. Shenk, Traité du mii public, Paris 1813.
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près quelques anciennes coûtasse», le gentilhomme de p a rage était celai fui était noble par son père et qui pouvait aspirer à la chevalerie , taudis que cric i qui n'était noble que ou coté
nier cependant était aussi homme et pou fait tenir, des Le chapitre cxxx de» t;<ib lisse memtséi saint Louis, et le chapitre de ia Coutume de Beiucoius, par Philippe ée Beaumanoir, prouvent qu à Paris lamèrpouvait donner la noblesse. De suèssr Monslrelet ( liv. 1 , chap. x±.vn ). parias? de Jean de Montagu , dit qu'il était aéi Paris, fils de Girard de M-ntagu, et jemtilhomme par sa mère. 11 y avait — d'autres province» , comme l'Artois et ta Champagne, où le ventre anoblissait.
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GENTILSHOMMES. — Nobles de
par opposition à ceux qui noblesse à leurs charges ou à unefave&r du souverain. Le gentilhomme de nom et d'armes était celui qui portait te nom de quelque province, bourg, cbàteaa, seigneurie ou fief. — Les gentilshommes servants, dit le dictionnaire de Trévoux, étaient ceux qui servaient le roi & table. Us étaient au nombre de trente-six , d'après la déclaration de i654 ; ils servaient l'épée au côté et par quartier. — Les gentilshommes d'artillerie étaient chargés de veiller à la conservation de l'artillerie. — Les gentilshommes du drapeau colonel des gardes françaises étaient au nombre de quatre; ils avaient été établis en 1680, avaient pour principale fonction d'accompagner le roi partout et de combattre pour sa défense ; ils portaient des pertuisanes dorées et un baudrier de buffle bordé de deux calons d'argent. — Gentilshommes à bec de corbin. 11 y avait, dans la maison du roi, deux compagnies composées de deux cents gentilshommes armés de hallebardes appelées becs de corbin; ils remontaient aux années 1178 et 1497 ; la première compagnie avait été établie par Louis XI , et la seconde par Charles VIII. Les gentilshommes à bec de corbin marchaient deux à deux devant le roi les pompes de royauté ; ils forent primés en 1776.
Gentilshommes de la chambre. 11 y avait, depuis Louis XIII, quatre gentilshommes de la chambre. Lorsque François I" supprima, en 1545, la charge de chambrier, il établit un gentilhomme de la chambre pour le remplacer ; il n'y en a eu qu'un jusqu'à la mort de Henri UL
Henri IV, à son avènement , exigea que Bellegarde, qui était à la fois gentilhomme de la chambre et grand écuyer, partageât s a charge de gentilhomme de la chambre avec le vicomte de Turenne.
D'Éperaon parvint à faire créer en sa faveur une troisième charge de gentilhomme de la chambre. Kntin Louis XIII établit la quatrième pour M. de Morte m art. Les gentilshommes de la chambre servaient par année et avaient toutes les fonctions du grand chambellan en son absence. Ils recevaient le serment -d»- fidélité de tous les officiera de la chambre, leur donnaient des certificats de service, et aux huissiers, l'ordre pour les personne* qu'ils devaient laisser entrer; ils ordonnaient toutes les dépenses pour l'argenterie du roi et les menus plaisirs.
A la mort do Louis XIV (1715), il y eut contestation entre le grand écuyer et le premier gentilhomme de la chambre en exercice , qui prétendaient tous deux donner les ordres concernant la pompe funèbre. Louis XV, pour prévenir de nouvelles contestations à cet égard , fit un règlement le 8 janvier 1717. Il fut décidé que, dans les pompes funèbres des rois et reines , des princes et princesses du sang royal , *e ffentithomme de la chambre donnerait les ordres nécessaires pour la fourniture des ornements, tentures , décorations, luminaires, et généralement pour tout ce qui serait à faire concernant la pompe funèbre, tant aux maisons royales qu'aux églises de Saint-Denis, Notre-Dame de Paris et autres. Le même officier avait le droit , en vertu de ce rè-
Slement, d'ordonner les habits et robes e deuil pour le roi , pour les princes, princesses , et pour tous les officiers de la maison du roi. l/article 38 d'un arrêt rendu par le conseil d'État, le 1 8 juin 1757, plaçait les comédiens français et italiens sous la surveillance des quatre gentilshommes de /aenambre.qui avaient aussi l'intendance des menus plaisirs et la direction des réjouissances publiques. Vov. Goyot, Traité des offices.
Gentilshommes ordinaires. Outre les quatre premiers gentilshommes, il y avait les gentilshommes ordinaires du roi qui servaient par semestre. Leur nombre a plusieurs fois varié; il y en avait vingt-six vers la fin de l'ancienne monarchie. Les gentilshommes ordinaires de service devaient se trouver au lever et au coucher du roi, et l'accompagner partout, afin d'être toujours à portée de recevoir ses ordres. Lorsque le roi se rendait à l'armée , ils lui servaient d'aides-de-camp.
Gentilshommes- verriers. Il existait,
dans un grand nombre de provinces, des
gentilshommes-verriers y ou gentilshommes pouvant, sans déroger, se livrer à la profession de verrier. On s'amusait de cette noblesse un peu fragile. Le poète Maynard disait de Saint-Amant, qui était fils d'un gentilhomme-verrier :
Gentilhomme de vem , Si vmii tombes k ici re , Adieu yo» qualités.
Gentilshommes à merci de rats. — Cette expression proverbiale s'appliquait aux gentilshommes, dont la no* blesse reposait sur des parchemins. Ce nom leur avait été donné par la jalousie des gentilshommesqui ne pouvaient montrer de titres. Un chroniqueur du xvi» siècle, Bonivard, dit en parlant de ces derniers, qu'ils s'estimeraient « moins nobles s'il se trouvait par aucune écriture mémoire de leur noblesse , appelant ceux qui montrent lettres de leur noblesse:
Gentilshommes à merci de rats, à cause que si les rats mangeaient leurs lettres , leur noblesse serait perdue. »
GÉOGRAPHES. — Il y avait, aux xvn« et xvur siècles, des géographes du roi, parmi lesquels plusieurs se sont distingués, entre autres Nicolas Sanson (mort en 1647 ), et son fils Guillaume San§on, Delisle, mort en I7t8, et surtout d*Anville.— Un c-rps d'ingénieurs géographes avait été établi , au xvur» siècle , pour la confection de cartes spéciales qui exigeaient de longues études topographiqnes. Supprimé au moment de la révolution, rétabli dans la suite, ce corps a été définitivement réuni à l'état-mdjor en i83l. C'est surtout aux ingénieurs géographes que l'on doit la nouvelle carte de France qui a remplacé les cartes de Cassini.
GÊOLAGË , GÊOLB , GEOLIER. — Le mot geôle , dérivé du picard , signifie cage. H désignait et désigne encore une prison, dont le gardien s'appelle geôlier. On appelait geôlage , au moyen âge , un droit que les prisonniers étaient tenus de payer au geôlier pour leur nourriture. Ce mot s'appliquait aussi à la somme que ceux qui faisaient emprisonner leurs débiteurs, payaient pour leur gîte et leur entretien. Voy. Puisons.
GÊOMANCE , GEOMANCIE. —Espèce de divination qui se fait par plusieurs petits points marqués au hasard sur un papier. On prétend prédire l'avenir d'après las figures que forment ces points; on se servait autrefois de petits cailloux, et de là est venu le nom de géomancie qui signifie divination par le moyen de la terre.
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GÉOMÉTRIE. — Voy. SCIHKX8.
GERANT D'UN JOURNAL. — Le gérant responsable d'un journal est celui qui représente ce journal aux yeux de la loi, et peut être pourRuivi pour les délits dont le journal est accusé.
GERFAUT. — Espèce de faucon qui servait pour lâchasse. Voy. Vénerie.
GERMAINS. — On ne peut contester l'influence considérable que les Germains ont exercée sur la France , quoique aux yeux de certains écrivains elle ait été déplorable. Les Germains , tels que Tacite nous les représente , avaient des mœurs et des institutions entièrement opposées à celles des Romains , et ces mœurs et ces institutions nous les retrouvons en partie dans la France du moyen âge.
S Mœurs des Germains: influence sur Us mœurs de la France féodale. — Lee Germains préféraient la vie nomade à travers les furêls. m On sait, dit Tacite (Germanie y chap. xvi), que les Germains n'habitent pas dans des villes; ils ne sou firent même pas que leurs demeures soient contiguës. Us habitent dispersés et changent de pays , selon qu'une source ou un bois les attire. » Et au chap. xxvi : « Ils changent de terre d'année en année, m Ces mœurs germaniques se retrouvent en partie dans la vie féodale. Le Germain, après la conquête de la Gaule, vivait dans les domaines que le sort lui avait assignés , entouré de ses anciens compagnons d'armes , devenus ses vassaux, il aimait les longues chasses dans les forêts , et n'avait pour demeure
au'une rustique habitaion bien différente es élégantes villa construites par les Ro* mains d'une naissance illustre. Plus tard le seigneur féodal continua, au milieu de ses serfs et de ses vassaux, la vie d'isolement sauvage qu'avaient menée ses ancêtres. Le gentilhomme campagnard a été jusqu'à la révolution un type à part, rappelant quelques traits de ces mœurs primitives.
Des compagnons chez les Germains.
— Je n'insisterai pas sur l'intrépidité des Germain s , dont la guerre était l'élément : mats il est impossible de n'être pas frappé de leur organisation militaire, de ne pas remarquer cette troupe de compagnons qui entourait le chef et combattait à ses côtés. «« 11 n'y a pas de honte, dit Tacite ( G'erm., chap. xiti), à figurer parmi les compagnons. 11 existe une vive émulation entre les compagnons pour se placer au premier rang , et entre les chefs pour avoir les compagnons les plus nombreux et les plus intrépides.