‹ Dictionnaire historique des institutions (volume 2)Chapitre 258 sur 300 · GER · texte numérisé non relu

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C'est la dignité , c'est la força d'être toujours entouré de l'élite des jeunes guerriers, honneur pendant la paix, force pendant la guerre. On est renommé et illustre . non-6eulement chez son peuple .

mais même parmi les nations voisines, si l'on se distingue par le nombre et le courage de ses compagnons. Les chefs reçoivent alors des ambassades , des présents , et leur réputation suffit pour terminer des guerres. Dans les batailles, t est honteux pour un chef d'être vaincu et. courage et pour les compagnons de ne pas éaaler la bravoure du chef. C'est ai opprobre, une tache infamante pour tonte la vie de survivre à son chef tué dans on combat. Le défendre , le couvrir de ni corps, ajouter à sa gloire par de gloriem exploits, tel est le serment des compagnons.... Us reçoivent de la libéralité du chef un cheval belliqueux, une framee sanglante et victorieuse. » Qui ne reconnaît dans ces usages le germe des insotutions féodales, le dévouement du vassal pour son seigneur , la récompense qu'il en reçoit et qui deviendra , après la conquête, une terre appelée bénéfice?

Influence des mœurs germanique* sur la chevalerie. — La chevalerie a aussi son principe dans les mœurs germaniques. Est-il nécessaire de rappeler, d'après Tacite, que les Germains allaient chercher au loin des aventures, et qu'ils portaient, comme le firent plu> tard les chevaliers , un signe distinctif, jusqu'à ce qu'ils eussent accompli leur vœu ? « Si le pays, dans lequel ils sont nés, dit Tacite ( Gerro., chap. xir ) , est engourdi dans la paix et l'oisiveté , lu plupart des jeunes gens de famille noble se rendent dans les contrées où l'on fait la guerre; le repos leur déplaît et les dangers leur offrent une occasion de gloire . « tes plus braves portent un anneau de fer ( ce qui est honteux pour celte nation); c'est une chaîne qu'ils ne déposent qu'après s'être absous de leurs vœux par le meurtre d'un ennemi. • ( Chap. xxxt). Je n'insisterai pas sur ce bardit qu'ils chantaient en marchant au combat, et dont on retrouve l'écho dans» le chant de Roland , répété par les chevaliers du moyen âge , au moment de la bataille. Le respect des Germains pour les femmes dans lesquelles ils croyaient voir quelque chose de divin (Tacite.

ibid., chap. vin); le courage des femme? germaines qui plus d'une fois ramenèrent les guerriers au combat (tbirf .chap. vu), sont encore des traits de ressemblance avec les mœurs i hevalererques, où éclataient de la part du chevalier une si vive admiration pour la dame de ses pensées,

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